Bonjour,
je sors d'un partiel où j'ai eu à commenter cet arrêt.
J'ai eu la (il faut le dire) bêtise de ne pas avoir été assez "téméraire" car je n'ai pas osé penser que la Cour de cassation ne retenait pas la qualification de convention pour cet acte. Cela ne peut, à mon sens, pas non plus être un acte unilatéral de l'AG puisqu'il s'agit d'une décision collective car il y a un vote.
J'ai donc établit un plan plutôt timide et j'aimerai avoir votre appréciation: observations et note approximative, si possible.
Voici mon plan:
I/ Le rapport entre le montant de la rémunération du gérant associé et les conventions réglementées:
A/ La rémunération du gérant: un principe admis par la Cour de cassation:
J'explique que la jurisprudence admet tout à fait que le gérant soit rémunéré, ou pas. Je cite quelques jurisprudences et j'explique que cela découle d'une décision de l'AG. Il y a également une petite phrase dans le 2ème moyen au pourvoi qui énonce explicitement que la jurisprudence admet ce principe.
B/ Exclusion du champ d'application de L223-19:
J'explique pourquoi en plusieurs points: la Cour d'appel a considéré qu'il s'agissait d'opération courante effectuée dans des conditions normales, que l'absence de distribution de dividendes n'excluait pas le caractère normal de cette opération et que la jurisprudence considère que le juge ne peut se substituer aux organes sociaux pour fixer la rémunération du gérant. Je déduis cela de l'argumentation de la Cour d'appel.
II/ Le rapport du montant de la rémunération du gérant associé avec le droit de vote:
A/ L'absence de convention réglementée: possibilité de voter:
J'explique que l'éviction du conflit d'intérêt permet de voter et que la jp a auparavant considéré que le gérant pouvait participer au vote de sa propre rémunération: arrêt du 31/03/2009.
B/ La fixation de la rémunération dans les statuts? (ouverture...)
J'explique pourquoi ce serait très délicat et inopportun.
Si vous pouvez me donner un avis là dessus, même bref...
Merci d'avance.


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