Le Bâtonnier de Paris, dans un éditorial, l'affirme et le souhaite comme beaucoup d'entre nous :
"Nous avons besoin d'une "MEILLEURE gouvernance".
c'est à dire d'une véritable Institution représentative qui ne laisse plus son entière place aux "petits arrangements et autres protections" à dessein exclusivement "politique" (le mot étant ici employé dans son acception la plus pauvre).
"Le contexte a changé; le marché du Droit est en expansion certes, mais nous n'y sommes plus seuls. Au contraire il attire beaucoup de monde et les frontières s'estompent ; désormais nous sommes contestés sur des territoires sur lesquels, il y a encore 5 ou 6 ans, nul n'aurait osé s'aventurer.
Nus n'avons pas besoin de plus de périmètre, de numérus clausus, de protection réglementaire : nous avons besoin d'être plus forts, plus rapides dans les décisions, plus audacieux, plus réactifs COLLECTIVEMENT"
Nous avons besoin aussi de dirigeants moins prétentieux qui postulent que l'élection rend forcément pertinent et ce, quel que soit le sujet examiné.
L'exemple du RPVA en est la cruelle illustration qui scellera, dans les mémoires, l'incapacité du CNB à entendre, à écouter, à vérifier, à défendre les intérêts des confrères dans toute leur diversité d'exercice.
La commission informatique du Barreau de Marseille, présidée par M° Jacques JANSOLIN, a mis au point techniquement une "solution nomade et mutualisée" à moindre coût, le Président de la Conférence des Bâtonniers a obtenu l'inquiétante expertise HATTAB, le Bâtonnier de Paris a "offert généreusement et confraternellement la solution parisienne à toute la France", et le CNB dans une démarche paradoxale et incompréhensible s'est cramponnée à l'adoption d'une solution archaïque et déjà obsolète.
Il suffit pour s'en convaincre, si besoin était encore ..., de lire les conclusions de la Commission Nouvelle Technologie du Barreau de Grenoble qui souhaite, enfin, une possibilité de "mise en avant de son Barreau" au niveau national sur ces questions !!!
LES CONCLUSIONS
1° Le niveau de satisfaction
De nombreux confrères ont regretté l'instabilité du système et les lenteurs générées par le choix complexe d'architecture proposées par le CNB.
Une grande majorité d'entre eux souhaiterait pouvoir utiliser ce système de façon nomade, c'est à dire sans avoir la nécessité de passer par un système "boîtier plus clé" pour une identification, d'autant que des possibilités plus simples et économiques existent.
D'un point de vue purement technologique, la Commission Nouvelles Technologies vous alerte sur le fait que le système proposé est d'ores et déjà dépassé.
De la même façon il est de mon devoir de vous informer que contrairement aux affirmations du CNB :
2° Le système n'offre pas une grande sécurité.
Lors de l'installation du boîtier NAVISTA et en totale contradiction avec le contrat passé entre les confrères souscrivant au RPVA et l'Association CNB.COM, il est nécessaire, pour pouvoir installer le matériel, d'appeler un numéro surfacturé, pendant une durée moyenne d'une heure.
Ce numéro est géré par la société NAVISTA qui demande un accès total au réseau interne du cabinet.
Or cette société NAVISTA n'est pas le cocontractant de l'Avocat qui souscrit au RPVA.
Cela signifie qu'un tiers au contrat prend le contrôle de l'informatique d'un cabinet, sans qu'aucune garantie de confidentialité des informations du réseau privé ne soit fourni.
3° Sur la fabrication du matériel
Le CNB a exclu l'appel de l'appel d'offres les sociétés qui ne sont pas françaises, au profit de la société NAVISTA.
Or la société NAVISTA qui n'a pas publié ses comptes depuis trois ans et qui ne compte qu'un seul salarié, n'est pas en mesure de fabriquer les boîtiers loués 25 € HT aux confrères.
4° Sur le coût du service
Il est difficilement contestable aujourd'hui que le coût du service est négligeable comparé au gain de temps qu'il génère lorsque celui-ci est opérationnel.
Néanmoins, outre les interrogations qui suscitent la surfacturation du numéro permettant l'installation du boîtier par un tiers au contrat, la société NAVISTA, le coût de location du matériel, eu égard à son prix d'achat, semble aujourd'hui, totalement démesuré.
Je ne doute pas que le CNB, malgré la pertinence de ces critiques développées dans le seul souci de l'intérêt des confrères, que d'aucun devrait avoir vocation à partager, répondra par un mutisme indifférent, peut être brandira une convention, ou encore utilisera la censure pour que cesse LA proposition différente, vécue comme une agression ou une contestation "politique" outrageante.
Des ordres ont appelé à la vigilance : Marseille, en son temps, bien sûr, mais Metz et le Val d'Oise, et Dijon et d'autres encore ...!
NAVISTA est à vendre, de surcroît ....!
Il est urgent de continuer à refuser ce système inadapté à notre activité professionnelle !
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