les inclassables (75)
J'aurai bien été incapable de répondre à une telle question qui a sa réponse sur un forum ouvert sur futura services ici
<<Un promoteur électrochimique est une espèce générée à l'électrode qui va induire une réaction chimique.
Un médiateur de transfert d'électrons est une espèce qui réagit à l'électrode et qui va ensuite transférer ou abstraire un électron à une molécule en solution. Souvent le médiateur est catalytique. >>
dont acte !
Nous, voilà rassurés, ce n'est pas un médiateur professionnel comme ...espèce ! Mais voilà une catégorie que j'ajoute à mes inclassables..pour mon blog.
Bonne journée !
Dans le prolongement du précédent billet, voilà une initiative par "le cri du contribuable" qui ne manque pas d'humour !
C'est sur dailymotion ICI.
Le Conseil d'État a présenté au Premier ministre le mardi 30 mars 2010 son étude relative aux possibilités juridiques d'interdiction du port du voile intégral, que l'on retrouve sur le site du Conseil d'Etat, ici.
Le rapport in extenso est téléchargeable ici.
<<S'agissant des personnes qui dissimuleraient leur visage en méconnaissance des interdictions édictées, le Conseil d'Etat propose de créer une injonction de se soumettre à une médiation organisée par un organisme agréé, à titre de peine principale ou, si le juge l'estime nécessaire, de peine complémentaire à une amende. Ses modalités pourront être adaptées en fonction des motifs et de la nature de la dissimulation : il est clair qu'on ne peut traiter le problème du voile intégral comme celui des cagoules.>>
Il s'agirait selon ce rapport (page 40) d'<<une injonction d'avoir un entretien avec un représentant d'un organisme de médiation agréé ou de participer aux actions de cet organisme pour une durée limitée. Il s'agirait, en d'autres termes, d'une injonction de médiation sociale. Les organismes en cause seraient, notamment, des associations investies, selon la nature de la dissimulation du visage sanctionnée, dans la promotion et la défense des droits des femmes (en cas de port prohibé du voile intégral), ou dans la prévention de la délinquance des mineurs (en cas de dissimulation du visage par un mineur auteur d'infractions pénales). La peine serait une peine complémentaire ou alternative, qu'il appartiendrait au juge de prononcer en fonction des circonstances de chaque espèce.>>
la médiation deviendrait une peine !?
C'est d'un spectacle qu'il s'agit écrit en 1998 par Muray et de son ouverture par Fabrice Luchini.
C'est Sébastien Le Fol, journaliste au Figaro qui en parle sur son blog ici et là que je conseille vivement d'aller lire intégralement.
C'est drôle et de circonstance.
Extrait du dernier article du blog précité:...<<L'essayiste y imagine un immense défilé des « emplois-jeunes » créées par celle qui était alors ministre de l'emploi. Dans le cortège de cette immense job pride se côtoient des agents de toutes sortes : de gestion locative, de sécurité, de médiation, d'accueil des victimes. Parmi eux, on croise aussi des promoteurs des ressources touristiques et des facilitateurs de décloisonnement.
L'intention de Muray n'était évidemment pas de se moquer de ces emplois et de ceux qui les occupaient, mais d'en souligner l'irréalité. « Les métiers d'autrefois avaient une histoire, un passé, un poids, et je parle même pas de leur utilité », écrit-il. Tandis que les emplois-jeunes de Martine Aubry « s'avancent légers. Ils ne pèsent rien. Ce sont des professions sans emploi (...) Des mots sans engagement. Des vocables à durée déterminée » Et de s'interroger (lu par Luchini, c'est encore plus ravageur) : « Qu'est-ce que ça peut être, le comportement d'un type en train d'aiguiller des familles ou de faciliter le décloisonnement ? ». >>
A cette folle époque de création d'emplois jeunes, j'avais été affligée de voir qu'à Lille, tant de "nouveaux emplois" dits jeunes avaient été inventés comme pour alimenter les chiffres du succès de la formule en berçant les jeunes d'illusion sur la pérennité de ces emplois ou d'un avenir meilleur et plus prometteur que d'ouvrir "nouvellement" par exemple les portes d'une administration en vous disant bonjour et au-revoir. Sympathique mais je pouvais ouvrir et fermer cette porte quand elle n'était pas ouverte par un autre administré ! Quel argent public mal utilisé pour les jeunes à la recherche d'un vrai emploi !
C'est aussi en effet l'utilisation d'une terminologie qui ne veut plus rien dire si ce n'est la recherche emphatique et illusoire de métiers à plus value sociale introuvables.
Hélas, la médiation n'y échappe pas et le coaching non plus. Aujourd'hui, combien de personnes se définissent médiateurs ou coachs de tout et de rien dans tous les secteurs d'activité et particulièrement dans celui des services car il y a des intermédiaires en toutes choses mais de là à en devenir un vrai médiateur formé aux techniques de médiation, il y a un pas qui n'est pas franchi et s'arrête au seuil du mot.
Cela fait bien et pose une situation professionnelle quelle qu'elle soit préexistante ou non, un métier qui pouvait avoir un sens et qui est en mal de reconnaissance à ce jour devient un médiateur de ...mais voilà l'illusion retombe aussi vite qu'un tour de magie ou de passe-passe.
Nous avons tous en tête des médiateurs en tous genres sans qu'il soit besoin de les citer ici pour éviter de jetter l'opprobe sur une définition de poste plus qu'un vrai nouveau métier mai scombien sont réellement des négociateurs et non des interfaces, des intermédiaires, des agents de liaison entre une administration et ses administrés par exemple.
Plus encore, n'y a t'il pas désormais de la médiation animale !? Bientôt, vos animaux domestiques et même les moins domestiques seront aussi désormais vos médiateurs car ils vous aident sans doute à vivre mieux votre quotidien dans une société de communication à outrance où paradoxalement la communication justement avec l'alter ego est plus difficile qu'avant sans doute parce que moins directe.
Avant, on prenait le temps d"échanger, de se parler, d'apprendre sans assistance permanente, d'être bien dans son métier et mieux dans sa vie, de se responsabiliser, de savoir que le risque zéro n'existe pas et tout simplement d'être un Homme et le faire respecter dirait Kipling !
Alors si on recommençait ou si on essayait de vivre ensemble en essayant d'abord de se parler sans que cela ne soit pris pour une agression ou que cela en soit une aussi !
Dans la série des inclassables, on trouve la médiation numérique laquelle peut se définir selon Silvère MERCIER comme "Tout dispositif technique, éditorial ou interactif mis en oeuvre par des professionnels de l'information-documentation favorisant l'appropriation, la dissémination et l'accès organisé ou fortuit à tout contenu proposé par une bibliothèque à des fins de formation, d'information et de diffusion des savoirs."
Vu sur Vagabondages qui est un blog sur le monde des bibliothèques et les Sciences de l'information. Il est tenu par Thomas Chaimbault, bibliothécaire responsable de documents numériques dans un établissement d'enseignement supérieur lyonnais.
Comme on le voit, un outil d'accès à l'information et donc une chose constituerait une médiation. Cela laisse rêveur et démontre que décidément, le mot médiation peut être source de confusion. C'est la Cour des miracles dans tout domaine.
Dans la série des insolites, je vous propose aujourd'hui de rafraichir vos classiques en géométrie avec la notion géométrique du médiateur et de la médiatrice.
Le plan médiateur tel que repris dans sa définition par Wikipedia est "Dans l'espace euclidien à trois dimensions, le plan médiateur d'un segment est constitué des points équidistants des extrémités de ce segment. Il s'agit du plan passant par le milieu du segment et orthogonal à ce segment."
La médiatrice est une notion analogue en géométrie plane.
J'évoque régulièrement ici les confusions qu'engendre le mot médiation repris à tort et à travers car "fashion victim" des uns et des autres en mal de valorisation.
J'avais déjà parlé de la médiation animale et bien maintenant c'est la TAC.
Quel étrange mot ou plutot abréviation ! "La T.A.C. est une thérapie qui s'inscrit dans le cadre des «thérapies à médiation corporelle » : Médiation corporelle car c'est bien le corps du sujet en difficulté qui est mis en mouvement et qui est engagé dans cette thérapie, mais l'originalité de celle-ci vient du fait que le moyen utilisé est l'emploi d'un autre corps, le corps du cheval..
Le but de la T.A.C est de soigner des personnes de tout âge qui présentent des divers troubles psychologiques, physique, du comportement où quelconque en leur faisant découvrir des émotions, des sensations corporelles, en leur apportant un bien-être.
Cette thérapie est susceptible de s'appliquer à tous les types de handicaps : physiques, mentaux, ainsi qu'aux personnes présentant des comportements de type psychotique, troubles du caractère et de la conduite.
Le travail avec une équipe pluridisciplinaire (médecins, médecins psychiatres, psychologues, équipes éducatives, psychomotriciens...) est indispensable pour mettre au point l'indication d'une telle thérapie.
La concertation avec cette équipe doit être constante pendant toute la durée des séances de thérapie. Le résultat de la thérapie doit toujours être analysé avec l'équipe qui en a pris la décision...."
C'est hors sujet et je classe ce billet dans les insolites ou inclassables.
c'est un extrait paru ici sur le blog de l'association à cheval sur soi
Dans le prolongement du dernier billet, je découvre cet article étonnant qui se passe de commentaires:
<<Des animaux et des hommes
Des fouines rongeant les câbles des voitures, des chauves-souris dans les combles, des faucons-crecerelles bruyants, un écureuil percuté par un vélo, autant de problèmes générés par la cohabitation entre les hommes et la faune sauvage. Le service « Médiation faune sauvage » y répond en Alsace.
.... Le bon réflexe, c'est de contacter le pôle « Médiation faune sauvage », un service unique en France proposé par la ligue de protection des oiseaux (LPO) Alsace et le groupe d'étude et de protection des mammifères d'Alsace (GEPMA). ... >>
Voir l'article des DNA ici
Une psychologue clinicienne raconte son expérience sur le blog de la médiation animale déjà évoqué en ce sens ici en intégral
Extrait:
<<Dans le cadre de l'ASE, nous rencontrons fréquemment une population jeune « à la limite des institutions », c'est à dire des jeunes pour lesquels nous tentons plusieurs modes de prises en charge (sanitaire, sociale, médico-sociale, judiciaire). Le plus souvent, ils ont mis à l'épreuve, voire en échec, des équipes professionnelles successives dont le cadre de travail ne convenait pas à leur problématique situationnelle.
Outre une sémiologie lourde et variée pour chacune de ces situations, il est repéré une rupture dans la communication avec la plupart de ces jeunes. Ces personnalités carencées, maltraitées, malmenées ont souvent perdu confiance en elle d'une part mais également trop souvent perdu confiance en la parole de l'adulte.
Aussi, le cheval peut être un prétexte nous permettant de travailler sur la communication et le relationnel. A l'intersection des prises en charge pluri-institutionnelles, le médiateur cheval va venir prendre en compte le jeune dans son ensemble psychosomatique.
Selon moi, cet accompagnement atypique dans le cadre de l'ASE doit être humble car il s'agit de rencontrer le jeune là où il en est dans ses difficultés, ses capacités relationnelles, ses angoisses.
L'idée étant de travailler, au travers de cet accompagnement psycho-éducatif, un éventuel rétablissement de la communication et une restauration de la confiance.>>
Il vise à rassembler au sein d'une association les agents travaillant dans les secteurs suivants:
<<MEDIATION ET SECURISATION,
MEDIATION SOCIALE,
PROXIMITÉ,
LIAISON,
(D') AMBIANCE,
CORRESPONDANTS DE NUIT,
MEDIATION INFORMATION SERVICE,
PREVENTION ET MEDIATION,
PREVENTION ET SECURISATION,
VIE DE QUARTIER,
PRESENCE,
ADULTES RELAIS,
MEDIATEUR SOCIAL ET CULTUREL,
MEDIATEUR URBAIN,>>
Le site s'intitule mediationfrance.net. la page d'accueil s'ouvre sur deux motards qui m'ont de prime abord laissé penser que j'étais tombée sur un site de la gendarmerie nationale. voir ici ou là
A titre personnel, je trouve assez désolant que ces agents de sécurité ou de sécurisation cherchent un tel mimétisme avec les forces de l'ordre. Cela ajoute un peu plus de confusion aux missions de pacification plus que de médiation proprement dite qu'ils remplissent.
Est-ce un besoin de reconnaissance ? Sûrement mais cela me fait penser à une publicité qui a si bien marché sur une boisson américaine rendue célébre grâce à elle qui vantait ce soda comme ayant la couleur et l'apparence de l'alcool sans en être....(pas de publicité merci surtout que je ne doute pas que tout le monde ait compris !).
C'est donc tout à fait dommage même si l'intention est louable. De même présenter un code de déontologie qui s'arrête à l'article 1 avec la mention "en construction" comme la rubrique droits et obligations depuis la création du site en mai 2005 ne fait pas très sérieux !
C'est une décision de la cour d'appel de Mons qui en a décidé ainsi le 15 juin 2009 en condamnant un notaire de Feluy "à cesser dans les huit jours ses activités immobilières, considérant qu'elles portaient atteinte aux usages honnêtes en matière commerciale et aux intérêts professionnels des agents immobiliers."
Comme souvent la proximité de la Belgique conduit à relancer réciproquement des polémiques. on peut imaginer que ce sujet s'il n'est étouffé va redémarrer en France: est il normal que les notaires soient aussi des vendeurs immobiliers même si l'activité est accessoire selon eux à leur activité monopolistique de vente immobilière ?
Cela dit, est ce que les taux de courtage des agents immobiliers sont raisonnables est une autre question tout aussi légitime que peuvent se poser les consommateurs.
C'est un article de trends tendances.be avec Belga qui évoque l'affaire.
«La cour a reconnu que le courtage immobilier, c'est-à-dire la recherche d'un acquéreur pour un bien immobilier, est un acte commercial qui ne cadre pas avec l'activité notariale, précise Me Taquin, avocat d'IPI. Le notaire est un officier de droit civil, une personne assermentée, à qui la loi interdit tout acte de commerce.»
Les agents immobiliers estiment la pratique déloyale car, dispensés de payer la TVA, de nombreux notaires tireraient abusivement profit du monopole dont ils bénéficient en matière de transactions immobilières en pratiquant le courtage, dont ils facturent les frais au vendeur du bien immobilier.
En fait, la fédération professionnele des agents immobiliers est pour un accord qui limiterait les notaires aux ventes publiques si bien qu'il semble la fédération royale des notaires réfléchisse avant de se pourvoir en cassation car il lui serait opposable en ce qu'elle s'est rangée aux côtés du notaire incriminé outre que dans certaines provinces, il y aurait eu des accords.
Cela étant, les notaires mettent en avant quant eux l'activité accessoire que cela serait pour eux en se prévalant d'un arrêté royal daté du 14 novembre 2006, dû à Laurette Onkelinx, qui balise l'activité de médiateur immobilier que peut jouer un notaire.
Et là, on peut s'interroger sur la fonction de médiateur d'un notaire dans ce cadre de ventes immobilières et disons le de petites annonces affichées dans une vitrine.
Même dans le cadre de son activité principale où il n'est pas neutre, en quoi le notaire peut il être médiateur puisqu'il est souvent le notaire du vendeur et a intérêt à la poursuite de la vente s'il y a conflit. Il n'est ni neutre, ni indépendant. Le notaire a aussi un devoir de conseil et d'information. Il est donc même souvent mal à l'aise devant deux interlocuteurs en conflit qui n'ont plus qu'à aller trouver un avocat.
Pourtant, comment ne pas être interpellé dans notre fonction d'avocat de voir le notaire d'un vendeur conseiller une tierce personne comme un voisin du nouvel acquéreur. Peut on penser que le notaire n'a pas de conflit d'intérêts ou une simple faculté d'oubli devant le monopole des actes de vente immobilière.
Alors bien sûr, la médiation peut intervenir à tout moment mais le notaire qui a en charge une vente est le plus mal placé pour jouer ce rôle qui ne peut être accessoire à l'activité principale laquelle le contraint à certains devoirs qui ne pourraient être remplis. I
Certes ici, il faudrait aller pouvoir consulter cet arrêté pour savoir ce que cela veut dire et si le terme employé ne serait pas non plus une pure extrapolation journalistique !
C'est un communiqué du journal du net:
<<Jeudi 25 juin 2009, 08h25
Software AG présente la nouvelle version de webMethods 8.0, qui se présente comme un référentiel de services métier intégrés, liant l'architecture SOA aux initiatives d'amélioration des processus. Software AG assure que cette nouvelle version réduit de 25% les délais et les coûts de l'amélioration des processus et l'intégration des systèmes et des partenaires. Les principales innovations de cette version sont la gestion améliorée des processus métier et webMethods Mediator, une nouvelle solution de médiation de services.>>
Dire que le mot est à la mode et un symbole d'innovation pour le marketing est un doux euphémisme ! Maintenant, ce serait bien que l'on puisse expliquer en quoi, ce logiciel produit de la médiation !?
voilà une annonce pour Saintes (17) qui ne manque pas de sel ici
<<MEDIATEUR/MEDIATRICE DE LA REUSSITE SCOLAIRE H/F (expiré)
Saintes
Cette offre d'emploi n'est plus disponible sur ANPE...
MEDIATEUR/MEDIATRICE DE LA REUSSITE SCOLAIRE H/F
(Code Métier ROME 23112)
SOUS LA RESPONSABILITE DU CHEF D'ETABLISSEMENT, VOTRE PRINCIPALE MISSION SERA DE PARTICIPER AU REPERAGE ET AU TRAITEMENT DES ABSENCES LORS DES HEURES DE COURS. VOUS SEREZ EN RELATION AVEC LES PARENTS, PAR LES MOYENS MIS EN PLACE PAR LE SERVICE DE VIE SCOLAIRE >>
Quid de la qualification requise ? est-ce un nouveau métier de surveillant et finalement de "pion" moderne ?
On ne sait décidément pas quoi inventer. Le mot médiateur est magique et désormais associé à la réussite scolaire. Un médiateur scolaire, c'est un faiseur de miracle social !
Va t'on les doter d'une flüte pour rassembler les absents et les ramener dans le bon chemin de l'école ?
<<HANOVRE, Allemagne (AFP) -- La Chine a ouvert un "bureau de médiation" à l'occasion du salon des hautes technologies Cebit en Allemagne, alors que les fabricants chinois du secteur sont régulièrement accusés de piratage, a-t-on appris mercredi auprès des organisateurs du Cebit.
Le ministère chinois du Commerce a pris cette initiative pour "écarter des conflits sur place avec des entreprises chinoises sur d'éventuelles contrefaçons", selon un communiqué...>>
En savoir plus lire sur Source AFP
On a bien compris qu'il s'agit plus de communication externe et de diplomatie que de médiation stricto sensu.
un article amusant mais sérieux sur agora vox à lire dont extraits:
<<Ce « troisième sexe » - ni macho ni nympho - est une construction sociale. Elle a existé chez certains peuples dans l'histoire, elle se développe aujourd'hui chez les individus qui se retrouvent médiateurs ou tout simplement « sympathiques ». ...
..« Médiateur » : le mot est devenu brusquement à la mode depuis que le président Sarkozy semble en faire l'alpha et l'oméga de sa nouvelle politique. Elle consiste probablement à poursuivre son idée tout en confiant l'intendance à des spécialistes de la communication. Quoi de mieux qu'un « troisième sexe » pour éviter les travers agressifs (trop reprochés aux mâles) ou les travers maternants (tellement reprochés à Ségolène) ! L'éducation, le rang dans la famille, la position sociale, placent certains individus dans cette situation intermédiaire....
...Ce chevauchement de la frontière des sexes, génitalement pratiqué ou seulement symbolique, devient une composante de la personnalité adulte, rendant les individus autonomes et polyvalents. Ils deviennent alors chamane, ce personnage d'androgyne métaphorique. Selon Sabine, à Tahiti, les 'mahu' sont souvent d'excellents animateurs, cuisiniers, graveurs, etc. Dans nos sociétés, ce sont les médiateurs. Comme les chamanes, ils gèrent les crises et les rapports sociaux comme ils ont dû gérer leurs propres conflits et déséquilibres symboliques. Christian Blanc, Raymond Soubie, Carlos Ghosn, Barack Obama, sont des hommes élevés différemment des autres, ayant connus des univers culturels différents et divers. Jules Verne dans 'Deux ans de vacances' où des enfants se retrouvent naufragés sur une île, livrés à eux-mêmes, met en scène un beau caractère de médiateur en la personne du jeune Briant. Michel Serres appelle « tiers instruit » ces chevaucheurs de frontières, gauchers contrariés, voyageurs, polyglottes, psychologiquement androgynes...
Il ne s'agit pas bien évidemment de sexe biologique (j'entends déjà les ricanements abêtis des boutonneux), mais de rôle social et culturel (eh oui, faut réfléchir un peu, ça fatigue). Ces gens sont des passeurs, des intermédiaires, en bref des médiateurs. ..>>
Lire l'article intégral ici
Qu'en pensez vous ? canular, intox, actualité, nouvel émissaire ?
C'est en réalité un titre de presse du Figaro qui a bien compris que ce titre de médiateur décidément fait vendre.
C'est une blague car PPDA reste journaliste et a simplement en charge une nouvelle émission sur Arte qui s'intitule "l'avis des autres" qui a pour objectif de décripter l'actualité européenne face à un public issu des 27 Etats membres de l'UE.
Dialoguer avec les autres devient de la médiation mais où va-t-on ?! On rappellera que la médiation suppose avant tout une rupture et un conflit ouvert..
Et le figaro d'écrire notamment: <<...Une assemblée qui interrogera chaque mois des experts franco-allemands dans cette émission...Premiers thèmes abordés : la crise financière et la polémique provoquée par les propos négationnistes de Mgr Williamson. Le ministre chargé du Plan de relance, Patrick Devedjian, participera au premier débat. « Nous ne sommes pas les seuls, et nous avons beaucoup à apprendre du dialogue avec nos voisins », note le journaliste, grand partisan de l'ouverture ...>>
Lire l'article intégral sur le figaro.fr en pages TV du 24/02/09
Voilà un titre de sud ouest qui va faire vendre pour évoquer un livre qui est réédité « Bordeaux et la Commune, 1870-1871 », qui vient de paraître aux éditions Fanlac. <<ne peut que susciter la curiosité...>> selon le quotidien Sud Ouest et pour cause...
<<Même si les Girondins ont été des acteurs majeurs de la Révolution française, Bordeaux ne passe pas pour une ville frondeuse. ...
Son auteur, l'historien Jacques Girault explique <<par exemple que Bordeaux, parce que le gouvernement s'y est réfugié après la défaite de 1870, est devenu à cette époque le centre de la vie politique.
Gambetta, Victor Hugo, Paul Lafargue le gendre de Marx, et même Garibaldi ont séjourné dans la ville, parfois participé aux débats de l'assemblée reconstituée dans les locaux du Grand Théâtre...
Cet exil explique en grande partie la modération des Bordelais pendant l'insurrection parisienne....
Mais si l'on en est resté au stade de la « sympathie forte », c'est d'abord parce que la ville ne comportait que très peu d'industrie, principal ferment révolutionnaire. C'est aussi parce que les Bordelais se sont placés très tôt en médiateurs entre Versailles et les insurgés, avec des éléments conciliateurs comme le maire républicain Émile Fourcand, également franc-maçon, qui rencontra Adolphe Thiers à Versailles..."
Lire sur Sud Ouest (dépéchez vous, car SO ne laisse pas longtemps en ligne ses articles rapidement payants, c'est très désagréable)
Je lirai sûrement avec intérêt ce livre parlant de ma ville natale en allant le chercher dans ma librairie de France préférée rue vital carles qui est une des plus grandes librairies de france si ce n'est la plus grande où les libraires connaissent leurs sujets. Un bonheur renouvelé quand j'ai l'occasion trop rare à mon goût d'y retourner.
En prime, le pont Napoléon sur la Garonne en direction de la rive gauche (le centre de Bordeaux) ! Ha quelle est belle ma ville natale !
<<Le 9 décembre dernier, Eco-Emballages défraie la chronique : on apprend alors que l'éco-organisme a placé une partie de l'argent de sa trésorerie (près de 60 millions d'euros) dans des paradis fiscaux. Des fonds publics récoltés auprès d'entreprises à redistribuer aux collectivités locales. Après le scandale, la société et l'Etat semble avoir pris les dispositions nécessaires pour qu'un tel « dysfonctionnement » ne se reproduise plus...>>
La création d'une autorité régulatrice était déjà en débat et ....
<<Les sénateurs viennent en effet de voter à la quasi-unanimité Grenelle 1 (mardi 10 février) avec un amendement portant sur le renforcement du contrôle de l'Etat sur les éco-organismes. Dans chacun d'eux, un contrôleur sera instauré « afin de garantir dans le futur le bon fonctionnement de l'ensemble des filières de responsabilité élargie du producteur », précise le MEEDDAT. Celui-ci aura un accès direct au commissaire au compte et au comité d'audit. Il sera aussi en mesure de s'exprimer sur les choix stratégiques financiers « afin d'assurer au mieux le bon usage des contributions perçues pour la collecte, le recyclage et le traitement des déchets.
Le gouvernement a également proposé la mise en place d'une instance de médiation et d'harmonisation pour « améliorer la prise en compte des enjeux complexes de bonne gestion des déchets et les équilibres entre les différents partenaires et acteurs ». Elle serait adossée au conseil national des déchets et pourrait s'autosaisir de toutes les questions relatives à ces filières. « Cette instance permettra à l'ensemble des acteurs d'exprimer leurs points de vue, d'articuler les filières, de demander un éclairage sur des points précis ou une médiation sur des aspects litigieux ». L'Etat, lui, conservera son pouvoir de sanction....>>
lire l'article intégral sur developpementdurable.com
Voici un exemple de plus qui confirme le mouvement de mode qui dénature le concept de médiation par la création d'un organisme de contrôle qui peut s'autosaisir de questions que l'on vient de qualifier d'instance de médiation. S'il est bien de favoriser le dialogue, calmer le jeu par des créations d'instances de médiation n'a aucun sens particulièrement devant une fuite des taxes écologiques sur lequel l'Etat se devait d'en contrôler les affectations et sanctionner les dérapages sans attendre la création d'un ultime "machin".
Pour plagier De gaulle, il ne suffit pas de sauter comme un cabri en disant la médiation, la médiation pour lui donner vie. Il est temps que les pouvoirs publics en respectent le concept pour ne pas employer ce mot à tort et à travers sous couvert d'ouverture au dialogue qui peut se favoriser en amont de tout litige. La médiation, on y a recours quand il y a une rupture dans le dialogue. Ce n'est pas un outil de prévention encore moins un outil de contrôle ou plus encore d'expertise ou de décision.
Le feuilleton guadeloupéen subit les effets médiatiques des excès en tout genre.
L'AFP nous livre le "come back" du secrétaire d'etat Jego en ces termes:
<<François Fillon a repris en main la gestion de la crise en Guadeloupe en annonçant que le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo y retournerait rapidement flanqué de deux médiateurs, soulignant que l'Etat ne pouvait pas se substituer aux partenaires sociaux pour les salaires.
"L'Etat ne saurait, à l'évidence, se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent", a déclaré le Premier ministre après une réunion à Matignon de la dizaine de ministres concernés.
Après trois semaines de grève générale en Guadeloupe, et alors que la Martinique est à son tour touchée depuis six jours, le chef du gouvernement a ainsi opposé une fin de non-recevoir à la demande du patronat guadeloupéen de voir l'Etat financer la hausse réclamée de 200 euros sur les bas salaires.
M. Fillon a indiqué que "par contre, (l'Etat) entend tout faire pour faciliter le rapprochement des points de vue par un véritable dialogue en proposant une médiation"....
....
Le secrétaire d'Etat va "installer" les deux médiateurs désignés par le gouvernement, le directeur général adjoint du travail, Jean Bessière, et Serge Lopez, directeur général du travail d'Aquitaine, pour tenter de trouver un accord salarial entre le collectif LKP et le patronat.
M. Jégo fera étape également en Martinique, a dit M. Fillon, "pour marquer l'égale attention du gouvernement à celle-ci".
"Les deux médiateurs auront vocation à aller en Martinique si nécessaire", a ajouté une source gouvernementale....>>>
Lire la dépêche sur l'AFP
Donc il faut comprendre que les deux médiateurs servent de gardes du corps que l'on va installer pour négocier et qu'en fait de médiateurs, ce sont des fonctionnaires directeurs du travail. C'est assez caricatural et fortement déplaisant à croire que l'on souhaite qu'ils échouent.
Certes, la direction du travail ne fait plus que de la négociation après la charge des ruptures conventionnelles, voilà celle de la médiation.
Mais est ce bien là son rôle ? Est-elle la mieux placée pour le faire ?
C'est vrai qu'on voit mal que l'administration soit juge et partie dans un conflit où ce n'est pas le droit du travail lui-même qui est en cause directement qui plus est si ce n'est par le coût qu'il induit (à comparer aux îles voisines).
Ces experts ne sont pas les plus aptes pour négocier et jouer aux médiateurs au seul motif visible qu'il n'est pas douteux qu'ils sont compétents en droit du travail.
Il y a des médiateurs de qualité indépendants, neutres et impartiaux sur place.
Pourquoi eux ? Le commentaire ne dit pas s'ils connaissent les réalités et spécificités antillaises.
On peut douter de leur marge de manoeuvre aussi parce que la crise est financière et que le surcoût de la vie en outre-mer est une réalité qui s'impose à tous et laisse peu de marge aux intervenants qui n'attendaient qu'un nouveau financement par les contribuables qui serait sans fin.
Tous seront écoutés et la solution sera probablement une conciliation entre des positions excessives sur fond de crise mondiale que l'on présentera comme une médiation pour que les faux médiés ne perdent pas la face à défaut de trouver une vraie solution.
Reste que 3 semaines de grève dure ont aggravé le défaut d'argent frais que le tourisme ne financera sûrement pas alors que des îles proches, plus compétitives et attractives, en profiteront directement parce que notamment le droit du travail n'est pas le nôtre et n'implique pas les mêmes coûts; ce qui est un vrai problème qui s'ajoute à la crise de la banane mais il apparait difficile d'y déroger.
Il ne faut pas non plus décourager les entrepreneurs, dont les plus petits devront déposer le bilan, au risque d'en voir beaucoup déserter les antilles françaises comme l'ont fait les groupes hôteliers et d'autres par le passé et faire hésiter de nouveaux à s'y installer.
Ce serait une aggravation de la crise antillaise sans précédent qui doit se résoudre par leur solution propre.
De ce point de vue, il faut espérer que la confrontation des points de vue dans un esprit de médiation et l'écoute respective redonnent sens pour trouver des solutions locales qui satisfassent les deux parties. Une bonne négociation ne doit laisser aucun perdant mais deux gagnants sinon elle ne sera pas viable mais gagner, c'est parfois aussi ne pas tout perdre.

