Un des principes fondamentaux du médiateur est comme vous le rappelez, d'être indépendant. Comment peut-on encore avancer une telle ignominie lorsque son salaire est pris en charge à 100% par les pouvoirs publics? Comment peut-on encore défendre un tel principe inscrit dans les principes déontologiques, alors même que les associations labellisées ont un nombre minimum de médiations à effectuer entre autre? Comment peut-on respecter ce principe alors même que ces associations dépendent exclusivement de subventions publiques?
Pour faire émerger la médiation familiale en France, certaines instances de médiateurs familiaux ont fait le choix de s'engouffrer dans des financements CAF en associant ce métier au secteur social. Le financement de la médiation familiale ayant été la priorité dans la mise en place de ce nouveau métier cela n'est pas sans conséquences et il faudra bien mettre sur la table les contraintes et contre effets que cela produit. Mais quand son salaire dépend de la CAF, via la labellisation, il va de soi que les médiateurs des services subventionnés, se tairont. Vous avez dit indépendant????
Une telle organisation non réfléchie sur du moyen et long terme est malheureusement en train de subir une situation végétative et ce faut-il le rappeler, malgré les sommes publiques astronomiques mises dans ce dispositif.
Les médiateurs ayant obtenu récemment leur diplôme, ceux là même qui se battent pour faire sortir la médiation du champ social et pour simplement avoir le droit de travailler, sont ignorés,méprisés, non reconnus dans leur qualification par ces instances qui, il faut l'avouer, transgressent sans vergogne le principe d'égalité pourtant inscrit dans notre constitution.


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