gestion des pouvoirs publics (2)
Le mouvement de contestation des magistrats du Parquet devrait nous sortir de notre léthargie.
Las de leur statut désormais déchu, et des tâches sans cesse croissantes qui sont attendues du Parquet, les procureurs, dans un mouvement largement majoritaire, affrontent le pouvoir par une pétition.
Ils dénoncent, entre autres, les nouvelles charges que constituent les audiences de JLD en matière d'hospitalisation sans consentement.
Le barreau, lui, n'a pas bronché. Ces nouvelles charges, qui en plus, ne sont pas rétribuées ni indemnisées (je n'en ai pas vu la couleur de cette indemnisation en ce qui me concerne), qui viennent s'ajouter à tant d'autres coups tordus, n'ont pas suscité, même en période d'elections au CNB, le moindre frémissement.
Comme si on ne voulait pas ajouter aux mécontentements. Comme s'il ne fallait pas géner le Chateau.
Autant de combativité dans notre corporation que dans un service de gériatrie Roumain.
C'est le bilan de la suppression du Tribunal de Grande Instance de Rochefort.
Un an après la "réforme" destinée officiellement à améliorer la qualité du service de la justice par un regroupement des moyens, les résultats sont calamiteux.
Le Tribunal correctionnel est encombré et renvoie les dossiers.
Et le service JAF sombre. Alors qu'il fallait compter un délai de 3 à 4 mois pour une fixation devant le JAF à partir du dépôt de la requête, désormais le justiciable doit attendre 6 mois, que ce soit pour la tentative de conciliation (divorce) ou pour faire trancher un différend entre parents non mariés...
Et ceci sans parler des millions d'euros partis en fumée pour l'aménagement de locaux éparpillés, du temps perdu à rejoindre les différents sites, et à communiquer...
