démocratie (17)
Le film est encore à l'affiche . Un documentaire circonstancié, détaillé et argumenté sur nos grands médias et leurs relations incestueuses avec le monde des affaires et de la finance. Le "quatrième pouvoir" est examiné à la lumière des conflits d'intérêts qui n'embarrassent pas les chroniqueurs et editorialistes qui monopolisent les ecrans.
Le film débute au milieu des années 60 avec le ministre Peyrefitte en charge de l'information. On s'amuse de ce qui paraît aujourd'hui caricatural. Les têtes d'affiche des grandes chaînes aussi s'en amusent; mais par la suite, on rit jaune. Bien sûr Drucker est égratigné quand il sert la soupe à Elkabach et son patron; puis zoom arrière sur la place dominante accordée aux pseudo experts économiques qui se sont plantés sur la crise mais reviennent sans arrêt simuler des débats, animer des conférences généreusement payées.
La mondialisation qui n'est que la déréglementation du systême financier est défendue en permanence et les éditorialistes veillent à écarter sans ménagement tous ceux qui, à l'instar de Frederic Lordon, tentent de présenter une autre lecture et un autre message. Mais ils ne pèsent guère à côté d'Attali.
Même si chacun sait plus ou moins que le monde des grands médias est au service des groupes économiques qui les détiennent, le film montre concrètement comment s'organise la mise en scène de l'info, la duplicité et les complicités, souvent d'ailleurs de manière inconsciente de la part des acteurs principaux.
A voir absolument, même si ça ne vous convainc pas forcément de retourner voter.
Voici un sujet qui fait débat et crée des polémiques depuis des lustres. En bref, cette indemnité, qui vise à compenser forfaitairement la sujétion que représente l'obligation pour les salariés de se rendre sur les chantiers, se cumule-t-elle avec le salaire afférent au temps de transport? Bien sûr, il s'agit de salariés utilisant le moyen de transport mis à leur disposition par l'employeur.
La Chambre Sociale de la Cour d'Appel de Poitiers répond par l'affirmative; contredisant ainsi la doctrine dominante et "officielle" sur le sujet (Tissot par exemple).
Arrêt rendu sous reference 249 du 21.03.2012.
On a souvent sur cette blogosphère déploré le renoncement et en particulier la soumission des Bâtonniers qui n'osent plus prendre la parole aux audiences de rentrée.
Ce n'est pas le cas à Ajaccio, à en croire la presse régionale.
A retenir la formule utilisée par notre confrère!
La photo est publiée sur Corse Matin
Par le monarque Ibérique: la Toison d'Or!
Nous sommes tous honorés par cette distinction.
Le mouvement de contestation des magistrats du Parquet devrait nous sortir de notre léthargie.
Las de leur statut désormais déchu, et des tâches sans cesse croissantes qui sont attendues du Parquet, les procureurs, dans un mouvement largement majoritaire, affrontent le pouvoir par une pétition.
Ils dénoncent, entre autres, les nouvelles charges que constituent les audiences de JLD en matière d'hospitalisation sans consentement.
Le barreau, lui, n'a pas bronché. Ces nouvelles charges, qui en plus, ne sont pas rétribuées ni indemnisées (je n'en ai pas vu la couleur de cette indemnisation en ce qui me concerne), qui viennent s'ajouter à tant d'autres coups tordus, n'ont pas suscité, même en période d'elections au CNB, le moindre frémissement.
Comme si on ne voulait pas ajouter aux mécontentements. Comme s'il ne fallait pas géner le Chateau.
Autant de combativité dans notre corporation que dans un service de gériatrie Roumain.
Aura pour nom...Arnaud Montebourg.
C'est PPDA qui a ce soir 29 septembre balancé l'info sur RTL.
Il en jette plus que notre bon moine.
Ainsi les vedettes du Mainstream commencent-elles à enterrer le candidat virtuel de l'UMP.
Du coup, le scénario qui se profile est le suivant. L'UMP est consciente du caractère calamiteux de la situation économique, et de l'impossibilité de redresser la trajectoire avant l'echéance des 9 mois qui viennent.
Alors autant refiler la patate chaude au PS qui devra s'arranger avec l'inéluctable politique de rigueur.
Tout le problême étant d'éviter Marine. Autant choisir son repreneur. En jouant fin, on peut espérer l'emporter aux legislatives, Nicolas portant le chapeau de l'echec sans compromettre l'ensemble de sa formation.
En fait, pas vraiment puisque le "radar pédagogique" pourra se trouver à plusieurs centaines de mètres voire plusieurs kilomètres.
J'ai entendu à ce sujet une perle dans le JT de Canal + de ce jeudi midi. La journaliste envoyée sur place au ministère, termine son communiqué en affirmant ce qu'on savait déjà:" le coût de ces panneaux s'élevera entre 3 et 5000 euros"...Puis elle croit devoir préciser avec applomb; "cependant, le montant ne sera pas payé par le contribuable...Puisque la facture sera réglée grâce aux contraventions".
Si j'étais abonné de la chaîne, je me serais senti un peu isolé...
Je suis perplexe, en revenant du Conseil de Prud'Hommes. Un brave ouvrier maçon dont l'employeur n'était autre que sa concubine, qui venait d'être mise en faillite et lui devait des salaires, se voit objecter par l'avocat du mandataire qu'il ne pouvait bénéficier d'un contrat de travail, puisqu'il ne saurait y avoir dans cette relation intime de lien de subordination.
Ah bon? Mais précisément, je croyais que c 'était exactement le contraire!
Les attaques auxquelles s'est livré l'actuel chef de l'Etat contre les magistrats et fonctionnaires de justice, à l'occasion d'un fait divers, ne peuvent laisser le Barreau indifférent. Le Président de la République est normalement garant de l'indépendance de la Justice. Aujourd'hui, cette indépendance fait sourire.
Reprocher aux juges d'être responsables du comportement d'un psychopathe est dépourvu de sens, surtout venant de la part d'un professionnel du droit. Aucune faute des services judiciaires n'a été mise en evidence! D'autant que l'enquête visant à identifier le ou les auteurs du crime est en cours, et que par conséquent on ne sait pas qui est à l'origine de ce crime; et que d'autre part, l'Elysée a commandé une autre enquête administrative dont le rapport n'est pas établi.
Tout ce battage est orchestré à des fins politiciennes et electorales. Ce type d'attaque bassement démagogique a pour effet de déprecier la justice non seulement pénale mais dans tous ses secteurs d'activité, et de conduire des esprits vulnérables à transgresser les règles et s'affranchir des décisions, notamment dans le domaine du droit de la famille.
Les mauvais traitements qui sont infligés à l'administration judiciaire, en particulier par le manque de moyens en effectifs, peuvent être à terme la cause de dysfonctionnements graves. Il serait temps de prendre en considération cette "bénalisation" de l'institution à laquelle nous sommes tous attachés.
Il est souhaitable que nos instances professionnelles représentatives prennent une position ferme sur ce qui est en train de se passer.
Est instillé dans l'esprit des touristes sur la côte atlantique. Ce matin, distribution par les contractuelles dans les rues de Rochefort de fausses contraventions sur les pare-brises. Il s'agit, par ce support qui retient l'attention de manière fâcheuse, de mettre en garde les automobilistes contre leur comportement négligent susceptible de "tenter les voleurs". Ainsi convient-il de ne pas stationner dans les "lieux isolés et obscurs", ne pas laisser d'autoradio ou de GPS à l'intérieur, etc...
Sans doute comprendra-t-on qu'il n'est pas inutile de faire de telles recommandations, mais il n'empêche que ce faisant, il y a une inversion des valeurs. Le touriste, citoyen en vacances, qui se veut insouciant et disponible au divertissement, se trouve culpabilisé parce que c'est lui qui induit le comportement delictueux. Le voleur est perçu comme une calamité contre lequel on ne peut rien, à l'instar de l'orage ou de la grêle ou de la grippe.
C'est "un marronier" qui revient régulièrement pour plaire à l'opinion.
Voir sur le "Post".
http://www.lepost.fr/article/2010/04/21/2041366_supprimer-les-allocs-aux-parents-d-eleves-souvent-absents-a-utiliser-avec-parcimonie.html#xtor=EPR-275-[NL_732]-20100422-[politique]
Supprimer les allocs aux parents d'élèves souvent absents? "A utiliser avec parcimonie!"
Les inspecteurs d'académie sont réservés. Une fois de plus, on se livre à des incantations, et on appelle à légiférer alors que depuis longtemps existent des dispositions légales qui ne sont pas appliquées. Il est de fait que peu de services de police et peu de parquettiers connaissent le code de la famille. Mais le défaut délibéré d'éducation est pénalement répréhensible.
"La mesure-phare du déplacement de Nicolas Sarkozy en Seine-Saint-Denis n'est pas une idée neuve. Supprimer les allocations familiales aux parents d'élèves trop souvent absents, l'idée a été déjà été traduite en projet de loi en 2006. Mais cette mesure est très peu appliquée: 57 contrats de responsabilité parentale ont été signés dans les Alpes-Maritimes, région en pointe sur le dossier.
Vive réactions à gauche: Martine Aubry évoque une mesure gadget, Ségolène Royal doute quant à elle d'une mesure qui va "affamer les petits frères des ados délinquants".
Robert Prosperini, secrétaire général du syndicat des inspecteurs d'académie, explique sur RMC pourquoi cette mesure doit être appliquée avec parcimonie:
"L'inspecteur d'académie est au coeur du processus depuis le XIXème siècle, car l'accès à l'école est gratuit et obligatoire depuis cette époque. Qui dit obligatoire dit contrôle de la présence. Les élèves doivent aller en cours de façon régulière."
"S'il y a vraiment un besoin extrême d'intervenir, il y a d'autres moyens que de suspendre le versement des allocations familiales. Ca ne sert à rien d'ajouter de la violence à la violence. Une famille en difficulté sociale et financière n'est pas aidée si on lui enlève encore les allocations."
"La loi existante est suffisante. On peut certes toujours chercher à l'améliorer. La mesure ne doit s'appliquer que dans les cas extrêmes. Sur les 57 contrats de responsabilité parentale signés dans les Alpes-Maritimes, une seule famille est concernée par une procédure de suspension des allocations."
"Ce n'est pas rendre service aux familles qui ont des difficultés d'autorité, de leur enlever les moyens financiers pour soigner mieux leurs enfants. On risque d'arriver à un résultat inverse à celui escompté..."
Autre mesure choc du président: la présence d'un policier dans les murs de l'établissement pour les collèges ou lycées qui le souhaitent. Les syndicats de proviseurs dénoncent une confusion des genres: Catherine Mansio, secrétaire générale du syndicat national unitaire des personnels de direction de l'éducation nationale, estime sur Europe 1 que "nous voulons que chacun reste à sa place. Un policier qui a un bureau dans l'établissement, ça brouille les pistes. Il est beaucoup plus symbolique que les élèves en faute soient reçus au commissariat que dans l'établissement."
(Sources: RMC, Europe 1)
A découvrir dans "le Plan B" comment les pseudos "experts" libéraux véhiculent dans les grands médias les clichés pré-électoraux.
http://www.leplanb.org/%E2%80%89Il-faut-bruler-le-Code-du.html
Une fois n'est pas coutume, je propose ci dessous la lecture in extenso d'un communiqué qui sans doute est extérieur au monde judiciaire, mais le sujet ne peut pas laisser indifférents les avocats, ni d'ailleurs les citoyens, quels que puissent être leurs choix et options. Il émane de l'UJFP, l'Union des Juifs de France pour la Paix.
COMMUNIQUE
Les relents de Vichy
La police française a démantelé la "jungle" de Calais, cet endroit où se réfugiaient nombre de "sans papiers" qui ont fui la guerre dans leur pays, essentiellement des Afghans et des Irakiens.
Cette intervention de la police française, qui s'est effectuée dans la brutalité, comme l'ont raconté des témoins, est un crime. Ce crime s'inscrit dans les nouvelles pratiques de chasse aux métèques instaurées par les gouvernements français de ces dernières années, toutes couleurs confondues. Ainsi les expulsions quotidiennes de "sans papiers", ainsi l'enfermement de ceux-ci dans des centres dits de rétention avant de les expulser. On voit aussi revenir une décision prise par des fonctionnaires de l'Etat Français des années quarante du siècle dernier qui, au nom d'un principe de non séparation des familles, envoyaient les enfants accompagner leurs parents dans les camps. Aujourd'hui, toujours au nom du principe de non séparation des familles les enfants accompagnent les parents dans les centres de rétention en attendant l'expulsion.
Tous ces crimes sont des crimes d'Etat, les responsables en sont des membres du gouvernement, le Ministre de l'Intérieur chargé ces opérations de basse police, et le Ministre dit de l'Immigration et de l'Identité Nationale, un ministère inventé par l'actuel Président de la République qui nous rappelle que, selon lui, la lutte contre l'immigration dite clandestine participe de la défense de l'Identité Nationale. Et l'on entend peu les fonctionnaires chargés d'exécuter les ordres criminels qu'on leur impose s'y opposer et rappeler à ceux qui dictent de tels ordres que les fonctionnaires ont le droit, voire le devoir, de s'y opposer.
Pour justifier l'intervention de la police contre les "sans-papiers", les autorités nous expliquent qu'elles luttent contre les passeurs qui exploitent ces réfugiés. Mais depuis quand demande-t-on aux victimes de payer pour les délinquants dont elles sont la proie ? Il y a longtemps que les autorités françaises font payer aux réfugiés l'exploitation par les passeurs de leur détresse, de leur volonté d'échapper aux difficiles conditions de vie dans leurs pays d'origine.
Il y a deux traditions françaises, envers les étrangers qui viennent vivre en France, l'une d'accueil et l'autre xénophobe. Depuis quelques années la tradition xénophobe, qui prévalut pendant la période de l'Etat Français dans les années quarante du siècle dernier, revient en force via des gouvernements, de gauche comme de droite, qui ont entrepris de débarrasser la France des hommes et des femmes considérés par eux comme indésirables et qui pour ce faire pratiquent une honteuse chasse aux métèques.
L'Union Juive Française pour la Paix, qui lutte contre toutes les formes de racisme, ne peut accepter une telle politique qui rappelle les heures les plus sombres de l'histoire récente. Parce que certains de ses membres ont connu, dans ces années sinistres, la chasse aux métèques pratiquée par l'Etat, parce que ses membres connaissent le racisme quotidien à l'encontre d'une partie de la population dont on se complaît à rappeler les origines, y compris lorsqu'elle est française, comme le rappelle la mention discriminatoire de "seconde, voire troisième génération", l'UJFP condamne les agressions contre les sans papiers perpétrées par la police française au nom de l'Etat et condamne une politique xénophobe et raciste menée par des gouvernements qui disent défendre les droits de l'homme dans le monde tout en les violant dans leur propre pays.
La seule façon d'éviter qu'il y ait des sans-papiers, c'est de donner des papiers à tous ceux qui veulent vivre en France.
Bureau National de l'UJFP le 25-09-09
La lutte pour une justice de proximité efficace n'est pas finie et à Rochefort sur Mer, on veut y croire encore.
M O T I O N
Les Avocats de ROCHEFORT réunis en Assemblée générale extraordinaire le mardi 8 septembre 2009, avant d'envisager d'autres moyens d'action, ont décidé à l'unanimité d'arrêter la présente motion.
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Les Avocats ne se résignent pas et n'acceptent pas la réforme de la carte judiciaire telle qu'elle a été arrêtée par le Ministère de la Justice sous l'autorité de Madame Rachida Dati.
Les Avocats veulent une justice plus rapide, plus efficace et plus lisible
telle qu'elle existe déjà à ROCHEFORT.
Les Avocats refusent d'éloigner la justice de ses justiciables.
Les Avocats refusent de faire supporter aux contribuables le coût exorbitant
de 25 millions d'euros nécessaire au transfert de la juridiction rochefortaise à La Rochelle,
conséquence d'une réforme injuste et totalement inadaptée.
Les Avocats refusent de multiplier des déplacements, source d'émission de CO² et de pollution.
Le Tribunal de ROCHEFORT c'est :
- Le plus important des Tribunaux de Grande Instance supprimés par la réforme de la carte judiciaire (47 Avocats – 11 Magistrats)
- 12 873 dossiers traités chaque année toutes activités confondues
- Des délais très inférieurs à la moyenne nationale (5.1 mois pour les affaires civiles)
- Un site unique mis gratuitement à disposition par la Ville de Rochefort
- Une maison d'arrêt à proximité
- Une fréquentation du Palais de Justice de plus de 130 personnes/jour en moyenne
Ici à Rochefort, si cette réforme devait être maintenue, serait instituée une justice moins rapide, moins efficace,
moins lisible et plus coûteuse.
C'est pourquoi les Avocats de Rochefort demandent audience à Madame Michèle Alliot-Marie afin de lui exposer les conséquences désastreuses de cette gabegie financière.
Nous appelons Monsieur le Président de la République et Madame le Ministre
à une prise en considération objective de la situation en maintenant le TGI de ROCHEFORT.
Fait à Rochefort, le 8 septembre 2009
Un "rapport fantoche" affirmait il y a quelques jours le chroniqueur de France Culture qui recevait, entre autres, notre confrère Lombard. L'avocat marseillais a tiqué. Pourtant, c'est un euphémisme. Une commission qui est constituée et chargée par Chouchou 1° de rédiger un rapport sur un sujet déterminé en précisant à l'avance quelles doivent en être les conclusions...La méthode est tropicale, mais ça passe! Alors, il va falloir dissoudre les juges d'instruction. Penser le contraire est ringard. Même si "les sondages" montrent contre toute attente "l'attachement des Français" à cette instituition (1).
Quelques avocats, généralement proches des cercles du pouvoir, et peu assidus aux permanences pénales, ont esquissé des marques d'intérêt pour une réforrme impliquant la disparition de ces magistrats. Ils sont admirateurs des institutions américaines, aiment à se décrire comme libéraux;
Cependant il est heureux que ceux qui s'expriment sur le sujet subordonnent la recevabilité de l'idée à la modification corrélative du statut des parquettiers. Admettons au moins en effet que l'"accusateur public" sans juge d'instruction ne puisse être maintenu que s'il devient un magistrat indépendant. Mais le chemin semble encore plutôt long.
Certes la réforme envisagée permettra, paraît-il ,au "Juge de l'Enquête et des Libertés" ( ils ont un sens de l'humour les types de la com'qui donnent les noms) d'ordonner à un procureur resté passif de se mettre à enquêter. Ben voyons! Et cela quelles que soient les différences dde rang ou d'anncienneté entre les juge et le procureur concerné...
"Mais" s'interroge le chroniqueur de notre quotidien régional "quelle pourra être l'efficacité de cette sommation sur un magistrat qui aura reçu des consignes de ne rien faire de sa hierarchie?"
Il est gentil, le chroniqueur; il pense qu'il y aurait "des consignes". Mais il n'y a même pas besoin de donner des consignes quand on appartient à une hierarchie. On s'auto-censure. on sait où sont les limites. Il n'est pas même besoin de se les faire rappeler.
On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif; et si on essaie quand même, il faut pas se plaindre du coup de pied.
Alors la panacée doit-elle être trouvée dans cette mise en sccène d'une nouvelle enquête où le mis en cause et l'accusation seraient "à armes égales" et "face à face"... Comment avaler une telle couleuvre (l'élargissement des droits de la défense) alors qu'il n'est nulle part envisagé de financer les actes qui s'avéreraient utiles à la défense d'un individu démuni, comme le sont la totalité des détenus provisoires et les 3/4 des clients de province au pénal?
C'est pas tout, disent les bonimenteurs de la réforme Sarkozienne, on vous garantit un meilleur encadrement de la garde à vue. Parce que bien entendu, pas question d'y toucher à celle-là. Belle mystification. Comme naguère on a voulu faire croire que la presence de l'avocat en garde à vue représentait un progrès dans la lutte pour les droits de l'homme, alors qu'il ne s'agissait que de cautionner une institution liberticide et sans doute au fond peu efficace. Et aujourd'hui? l'avocat n'aura toujours pas accès au dossier! Tout juste aux "auditions de son client". Et encore au bout de la douzième heure! Comme si l'intéréssé n'était pas capable de les lui résumer ses auditions!
C'est pas tout! Ah oui, on confirme la détention provisoire. On la "réduit" à 6 mois pour les petits délits et un an si la peine encourue est supérieure à 5 ans...Comme si les policiers n'avaient jamais songé à "gonfler" la prévention en retenant par exemple des circonstances aggravantes.
Alors franchement on se demande ce qui plombe nos représentants au Barreau, au point de ne pas joindre leurs protestations à celles des magistrats et de s'associer franchement à leur mouvement. Contre une réforme qui ne constitue qu'un retour en arrière lamentable. Qui ne laisse aucun doute sur la volonté du "tout repressif" du pouvoir. Parce qu'en cette période de crise mondialisée et de déficit public, pas question de laisser la bride sur le cou au bon peuple. L'indulgence, c'est pour les touristes fiscaux d'Helvétie. Et la punition pour les travailleurs privés de leur emploi sans vergogne, et privés de recours...
Dieu merci, on sait trouver l'energie tout de même pour lutter pour les droits de l'homme. En Iran. Et en Libye.
Célèbre est cette photo prise à l'issue des émeutes, figurant ce jeune homme en chemise blanche qui stoppe une colonne de chars, à Pékin. Et d'aucuns de se féliciter de la liberté de nos médias.
Pourtant, on demeure discret sur une scène comparable, mais qui elle se termine dans l'horreur: le 16 mars 2003, une étudiante américaine, Rachel Corrie, militante pacifiste meurt écrasée sous un bulldozer Israélien, en Palestine. Délibérément écrasée. Peut-être Obama va-t-il la citer dans son discours du Caire?
Recommandée par l'excellent site Bakchich Info, une nouvelle parution des éditions La Découverte, sur un thème qui nous est cher, la Démocratie Française A bout de Souffle.






