Depuis 1974 la France sinon l'Europe s'est désindustrialisée en poursuivant l'idéal de n'avoir pour activité que celle noble d'inventer et de faire dans l'investissement. Puis vînt le temps béni de condamner le travail "nuisible". Vous vous souvenez ? Parfait. donc il fallait délocaliser. Puis arriva tout naturellement le chômage et la concurrence des pays où les populations travaillent pour survivre.Comme les investissements ne pouvaient pas se faire dans l'économie réelle qui était partie des pays e l'OCDE la masse des liquidités ont été placée n'importe où n'importe comment. Nous connaissons le résultat. Maintenant il faut revenir aux réalités et c'est toujours plus à contre-temps. Réindustrialiser, repenser la mondialisation ( il va bien falloir imposer l'égalité des armes : tout le monde doit produire avec les mêmes contraintes sociales, environnementales, le même cours des monnaies etc...) réformer le marché du travail...Nous étions devenu un vaste parc d'attractions touristiques et nous avions des fouilles d'archéologie industrielle. Nous allions ouvrir un Musée du Travail... Malheureusement il va falloir se remettre au travail. Avec ATTAC c'est pas gagné. Baste, pas grave le temps viendra ou nous ouvrirons un musée de la Sécurité Sociale et ATTAC dira que c'est de la faute au capitalisme.
Un communiqué d'ATTAC que je crois utile de livrer ci après:
*Directive sur le temps de travail : le Parlement européen réagit *
L'accord sur le temps de travail trouvé le 9 juin 2008 au Conseil des ministres de l'Union européenne marquait une régression sociale considérable :
- Autorisant "l'opt-out", il permettait aux salariés "qui le souhaitaient" de travailler bien au-delà des 48 heures maximales, poussant jusqu'à 60, voire 65 heures par semaine à titre individuel.
- La période de référence pour le calcul de la durée moyenne de travail devait passer de trois mois à un an. Pendant cette période, le temps de travail doit être en moyenne de 48 heures, mais peut ponctuellement être porté à 60 ou 65 heures.
- Par ailleurs, la notion de durée du travail était revue dans un sens restrictif, avec la définition de "périodes de garde inactives" qui pouvaient ne plus être considérées comme temps de travail.
Entre le temps de travail démesuré et les astreintes, la semaine de travail aurait pu s'étendre jusqu'à 78 heures. Le Parlement européen a refusé ce compromis trouvé par les ministres. À six mois des élections européennes, il a refusé de faire reculer l'Europe sociale d'un siècle. Si Attac se réjouit de ce sursaut, il demeure que ce projet est emblématique d'une présidence française qui, en pleine crise économique, avait réussi l'exploit de supprimer le social des priorités de l'Union européenne.
Ainsi, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy et de Xavier Bertrand, l'Europe sociale aurait pu être celle des 78 heures de travail par semaine. Le projet n'est pas enterré, puisque s'ouvre une phase de négociations entre le Parlement et le Conseil. Après la réussite de la mobilisation des syndicats européens le 16 décembre contre cette directive, Attac France, avec les Attac d'Europe, œuvrera à maintenir la pression pour une Europe de la réduction du temps de travail.
http://www.france.attac.org/spip.php?article9368
Attac France,
Montreuil, le 22 décembre 2008



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