Confier la sécurité d'un palais de justice à un adjudant chef, à 6 mois de la retraite ne peut qu'aboutir à une catastrophe.Nous y sommes.
Le sentiment qui se dégage lors de l'entrée au Palais ressemble à celui que certains ressentaient lors de leur incorporation à la Citadelle.Pire, c'est l'image d'un Palais sans justiciable , sans avocat qui se dessine. C'est vrai qu'il est plus facile de juger sans que l'Homme (au sens essentiel du terme) ne soit présent , sans que son conseil ne se manifeste ,dans une dématérialisation qui exclut toute rencontre réelle, discursive et par définition aurait dit Claude Levy-Strauss (paix à son âme) symbolique.
Une justice sans justiciable, sans avocat, c'est le nivarnâ judiciaire accompli.La Chancellerie l'a rêvé.Monsieur Coulon l'a fait.
Désertons le palais, ses chambres civiles, ses chambres pénales, ses greffes, mes chers confrères, ne dérangeons pas la belle judiciaire au bois dormant.Ce n'est certes pas le chômage technique qui les ennuiera, c'est l'absence de statistique.

1 commentaire
Bunkerisation
Il parait que c'est assez spectaculaire. Je lis en sus la lettre du SAF. Un nouveau mur de Berlin entre l'administration , les usagers du service public et les auxiliaires de Justice ?