Serez-vous au coté du Bâtonnier de Marseille pour que le RPVA soit rendu simple (plus de boitier navista eu cabinet) et mobile ( avec sa clé on peut travailler de son cabinet ou de tout autre lieu) et économique ( mois de 8 € tout compris), ce qui est l'assurance de son succès. Il y a beaucoup de flou dans ce qui a été fait, techniquement, et financièrement !
N'AYONS PAS PEUR D'ECRIRE L'AVENIR
Le barreau de Lille est un immense navire abritant en son sein 1000 avocats. Ils sont de sensibilités différentes . Ils exercent dans des structures très diverses,allant de la société nationale à l'avocat individuel sans bureau. Ils travaillent à la fois pour des multinationales et pour les plus déshérités.
Ce qui les réunit c'est la déontologie et un sentiment inexplicable d'appartenir à une même famille. Tout le reste risque de les séparer.
L'avenir est incertain,la météo sombre, les flots agités.Il faut un capitaine pour éviter les écueils , et arriver à bon port. Mais un navire ne se manie pas tout seul.Chacun a un rôle à jouer et ce n'est que parce que du simple matelot au quartier-maître, tout l'équipage travaille ensemble que la traversée se fera sans encombre.
Si l'avenir est incertain,il n'est pas écrit.Notre profession a plus évolué en 25 ans qu'en 2 siècles.N'ayons pas peur de défricher de nouveaux territoires, dans le respect des valeurs d'humanisme et déontologiques qui font notre essence
Ce que j'envisage
Je suis convaincu que le rôle d'un bâtonnier est de porter votre parole, avec impartialité et fermeté . Les organisations syndicales s 'exprimeront périodiquement dans le bulletin du bâtonner et seront systématiquement entendu par le conseil de l'ordre à l'occasion des projets de réformes. Je ferai alors valoir fermement la parole du barreau de Lille auprès de toutes les instances concernées, à commencer par le CNB, qui a pour première mission de parler en notre nom à tous.
-L'AVOCAT AU PALAIS
Nos différentes juridictions tant civiles que pénales, prud'homales, commerciales ou administratives connaissent de vrais problèmes de fonctionnement au quotidien.Je m'engage à renforcer et systématiser les rencontres périodiques avec nos interlocuteurs naturels afin d'améliorer le bon déroulement de la mise en état et l'instruction des dossiers quelles que soient leur nature, dans le respect du rôle de chacun, avec le souci d'un échange réel et constructif ;
Je m'engage également renforcer et améliorer le dispositif qui assiste les plus démunis dans la défense pénale, le droit des mineurs, les permanences de garde à vue, et le droit des étrangers. Je m'engage à affirmer une position forte de l'Ordre à l'égard de la politique actuelle du bureau d'Aide judiciaire
L'AVOCAT DANS LA CITE
Je suis convaincu ensuite que notre profession doit sortir du Palais. Nous sommes près de 1000 confrères, dont beaucoup sont investis dans le monde économique, le monde associatif, le monde du travail, de la santé. Les avocats doivent être dans la Cité, dans le Grand Lille, être parmi les acteurs essentiels du développement de la Région.
Je m'engage à créer une délégation qui aura pour rôle essentiel d'investir ces relais. Il conviendra aussi de réfléchir en toute transparence, à la question d'une nouvelle implantation des locaux de l'Ordre, en veillant à maintenir notre présence au Palais.
L'AVOCAT ET SON CABINET
Le rôle essentiel du bâtonnier est de défendre et d'aider les membres du barreau.
Nombre d'entre nous, qu'ils soient jeunes installés ou plus anciens vivent des moments difficiles. Je souhaite mettre toute mon expérience et ma détermination au service de chacun de mes confrères
L'avocat n'est libre, indépendant et efficace que si sa situation économique est saine et florissante. Je sais d'expérience que nous avons tous besoin à un moment ou un autre d'être accompagnés et aidés. 6% d'entre nous sont dans une situation financière catastrophique, 50 % perçoivent un revenu annuel inférieur à 45 000 €, trop de jeunes avocats sont obligés de s'installer trop vite après leur prestation de serment, alors que d'autres s'installent dans une trop longue collaboration subie.
L'Ordre doit rester l'interlocuteur privilégié de l'avocat. Celui-ci doit trouver en son sein un personnel qualifié qui l'aidera à connaître et à respecter ses obligations sociales et fiscales.
Il doit pouvoir aussi être accompagné pour rechercher un partenariat interne ou externe, trouver une offre de collaboration, préparer une cession, ou même trouver un diagnostic de compétence et une offre d' "out placement " s'il le souhaite. Ces systèmes existent mais doivent être développés ou pérénisés.Je m'engage à souscrire des conventions avec des partenaires extérieurs pour aider à la mise en place d'une autre activité pour les confrères qui le souhaiteraient.
Loin de négliger le combat pour une rémunération correcte de l'aide juridictionnelle et une rémunération décente des contrats de protection juridique, nous devons approfondir notre réflexion sur nos honoraires et ne pas avoir peur de nous exprimer sur le cout réel d'un cabinet.
L'AVOCAT ET SA COMPETENCE
Je crois enfin, que l'entretien et le développement de nos compétences est l'enjeu majeur de notre devenir tant individuel que commun.
L'Ordre doit être présent pour accompagner l'avocat à étendre, à valoriser ses compétences .Il m'apparaît nécessaire que les membres du conseil de l'Ordre suivent une formation à la conduite de projets
Je m'engage, à proposer au CRFPA la création de nouvelles formations. Il faut rendre l'avocat entrepreneur de soi-même, faire un travail sur les champs de compétence et leur re-définition,aider les confrères qui le souhaitent à passer une spécialisation ou à créer un site WEB...
Je m'engage à créer au sein du conseil de l'Ordre une cellule dont ce sera la seule responsabilité.
Ce que j'espère
Nous sommes passés de 6 000 avocats en France en 1960 à près de 50 000 en 2009, nous avons à juste titre refusé le « numerus clausus", mais maintenant il faut que nous puissions tous vivre correctement de notre travail et de notre passion.
Ce qui fait la force de notre profession c'est son histoire, ses valeurs, sa capacité à prendre son destin en main; sa faiblesse, son individualisme, son appétence pour la contradiction systématique et l'éparpillement de ses représentations .
Les enjeux sont forts. Ils exigent de l'engagement, de la conviction et une expérience. Ils supposent également une écoute, une disponibilité et une attention pour chacun des confrères. Alors oui, je m'engage pour réussir ce challenge et devenir votre capitaine,votre bâtonnier.
Je demeure votre bien dévoué
Didier RICHARD




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