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N'AYONS PAS PEUR D'ECRIRE L'AVENIR

  • Par didier.richard le
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N'AYONS PAS PEUR D'ECRIRE L'AVENIR



Le barreau de Lille est un immense navire abritant en son sein 1000 avocats. Ils sont de sensibilités différentes . Ils exercent dans des structures très diverses,allant de la société nationale à l'avocat individuel sans bureau. Ils travaillent à la fois pour des multinationales et pour les plus déshérités.


Ce qui les réunit c'est la déontologie et un sentiment inexplicable d'appartenir à une même famille. Tout le reste risque de les séparer.


L'avenir est incertain,la météo sombre, les flots agités.Il faut un capitaine pour éviter les écueils , et arriver à bon port. Mais un navire ne se manie pas tout seul.Chacun a un rôle à jouer et ce n'est que parce que du simple matelot au quartier-maître, tout l'équipage travaille ensemble que la traversée se fera sans encombre.


Si l'avenir est incertain,il n'est pas écrit.Notre profession a plus évolué en 25 ans qu'en 2 siècles.N'ayons pas peur de défricher de nouveaux territoires, dans le respect des valeurs d'humanisme et déontologiques qui font notre essence


Ce que j'envisage


Je suis convaincu que le rôle d'un bâtonnier est de porter votre parole, avec impartialité et fermeté . Les organisations syndicales s 'exprimeront périodiquement dans le bulletin du bâtonner et seront systématiquement entendu par le conseil de l'ordre à l'occasion des projets de réformes. Je ferai alors valoir fermement la parole du barreau de Lille auprès de toutes les instances concernées, à commencer par le CNB, qui a pour première mission de parler en notre nom à tous.


-L'AVOCAT AU PALAIS


Nos différentes juridictions tant civiles que pénales, prud'homales, commerciales ou administratives connaissent de vrais problèmes de fonctionnement au quotidien.Je m'engage à renforcer et systématiser les rencontres périodiques avec nos interlocuteurs naturels afin d'améliorer le bon déroulement de la mise en état et l'instruction des dossiers quelles que soient leur nature, dans le respect du rôle de chacun, avec le souci d'un échange réel et constructif ;


Je m'engage également renforcer et améliorer le dispositif qui assiste les plus démunis dans la défense pénale, le droit des mineurs, les permanences de garde à vue, et le droit des étrangers. Je m'engage à affirmer une position forte de l'Ordre à l'égard de la politique actuelle du bureau d'Aide judiciaire


L'AVOCAT DANS LA CITE


Je suis convaincu ensuite que notre profession doit sortir du Palais. Nous sommes près de 1000 confrères, dont beaucoup sont investis dans le monde économique, le monde associatif, le monde du travail, de la santé. Les avocats doivent être dans la Cité, dans le Grand Lille, être parmi les acteurs essentiels du développement de la Région.


Je m'engage à créer une délégation qui aura pour rôle essentiel d'investir ces relais. Il conviendra aussi de réfléchir en toute transparence, à la question d'une nouvelle implantation des locaux de l'Ordre, en veillant à maintenir notre présence au Palais.


L'AVOCAT ET SON CABINET


Le rôle essentiel du bâtonnier est de défendre et d'aider les membres du barreau.


Nombre d'entre nous, qu'ils soient jeunes installés ou plus anciens vivent des moments difficiles. Je souhaite mettre toute mon expérience et ma détermination au service de chacun de mes confrères


L'avocat n'est libre, indépendant et efficace que si sa situation économique est saine et florissante. Je sais d'expérience que nous avons tous besoin à un moment ou un autre d'être accompagnés et aidés. 6% d'entre nous sont dans une situation financière catastrophique, 50 % perçoivent un revenu annuel inférieur à 45 000 €, trop de jeunes avocats sont obligés de s'installer trop vite après leur prestation de serment, alors que d'autres s'installent dans une trop longue collaboration subie.


L'Ordre doit rester l'interlocuteur privilégié de l'avocat. Celui-ci doit trouver en son sein un personnel qualifié qui l'aidera à connaître et à respecter ses obligations sociales et fiscales.


Il doit pouvoir aussi être accompagné pour rechercher un partenariat interne ou externe, trouver une offre de collaboration, préparer une cession, ou même trouver un diagnostic de compétence et une offre d' "out placement " s'il le souhaite. Ces systèmes existent mais doivent être développés ou pérénisés.Je m'engage à souscrire des conventions avec des partenaires extérieurs pour aider à la mise en place d'une autre activité pour les confrères qui le souhaiteraient.


Loin de négliger le combat pour une rémunération correcte de l'aide juridictionnelle et une rémunération décente des contrats de protection juridique, nous devons approfondir notre réflexion sur nos honoraires et ne pas avoir peur de nous exprimer sur le cout réel d'un cabinet.


L'AVOCAT ET SA COMPETENCE


Je crois enfin, que l'entretien et le développement de nos compétences est l'enjeu majeur de notre devenir tant individuel que commun.


L'Ordre doit être présent pour accompagner l'avocat à étendre, à valoriser ses compétences .Il m'apparaît nécessaire que les membres du conseil de l'Ordre suivent une formation à la conduite de projets


Je m'engage, à proposer au CRFPA la création de nouvelles formations. Il faut rendre l'avocat entrepreneur de soi-même, faire un travail sur les champs de compétence et leur re-définition,aider les confrères qui le souhaitent à passer une spécialisation ou à créer un site WEB...


Je m'engage à créer au sein du conseil de l'Ordre une cellule dont ce sera la seule responsabilité.


Ce que j'espère


Nous sommes passés de 6 000 avocats en France en 1960 à près de 50 000 en 2009, nous avons à juste titre refusé le «  numerus clausus", mais maintenant il faut que nous puissions tous vivre correctement de notre travail et de notre passion.


Ce qui fait la force de notre profession c'est son histoire, ses valeurs, sa capacité à prendre son destin en main; sa faiblesse, son individualisme, son appétence pour la contradiction systématique et l'éparpillement de ses représentations .


Les enjeux sont forts. Ils exigent de l'engagement, de la conviction et une expérience. Ils supposent également une écoute, une disponibilité et une attention pour chacun des confrères. Alors oui, je m'engage pour réussir ce challenge et devenir votre capitaine,votre bâtonnier.


Je demeure votre bien dévoué


Didier RICHARD


17 commentaires

serez-vous

  • Par jean.devalon le

Serez-vous au coté du Bâtonnier de Marseille pour que le RPVA soit rendu simple (plus de boitier navista eu cabinet) et mobile ( avec sa clé on peut travailler de son cabinet ou de tout autre lieu) et économique ( mois de 8 € tout compris), ce qui est l'assurance de son succès. Il y a beaucoup de flou dans ce qui a été fait, techniquement, et financièrement !


RE: serez-vous

  • Par didier.richard le

Dès lors que la solution marseillaise fonctionne et qu'elle est agrée par le CNB et la chancellerie, il conviendra de renégocier le système RPVA à Lille et d'adopter une organisation similaire.


RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par O. Maricourt le

Je ne suis pas familier de la procédure devant le TGI (un dossier à l'AJ et un dossier de postulation), mais je trouve tout simplement effarant de s'être laissé imposer le RPVA.

Absence de transparence, monopole d'une entreprise, coût prohibitif, utilisation plus longue en essayant de faire fonctionner la clef que d'écrire 3 lignes sur un formulaire...

Toutes les juridictions administratives de France et de tous degrés ont depuis longtemps adopté le système SAGACE : utilisation par internet et d'accès gratuit. La communication avec les greffes se fait par simple télécopie.


Cela aurait du être une piste de travail. Est-il trop tard ?

Olivier Maricourt


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par didier.richard le

L'expérience de Marseille permet une renégociation du système.Elle s'impose même dès lors que Paris bénéficie d'un système différent et qui est gratuit.J'espère que cette renégociation s'effectuera avant la prise de fonction du nouveau bâtonnier en 2011, mais si tel n'est pas le cas, ce sera une priorité.

Lille fut malheureusement barreau pilote, parce que considéré comme un barreau sérieux.Il paie une fois de plus la qualité de ses membres.


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard...pour avancer

  • Par Benoit TITRAN le

Les questions posées sur le RPVA, qu'elles concernent son coût, son efficacité...sont légitimes.

Mais la plupart ont selon moi leur réponse, et les perspectives que font miroiter des actions comme celle du barreau de Marseille ou ce que l'on décrit au sujet de Paris ne me paraissent pas rationnelles.


Nous parlons bien du développement d'un réseau privé virtuel pour nous les avocats, et non d'un simple outil de communication avec une seule Juridiction.

L'accès à d'autres juridictions se dessine et deviendra rapidement concret, sans problème de compatibilité, les expérimentations sont déjà à l'oeuvre à Lille pour la Cour d'Appel.

Mais la sécurité qu'il offre nous autorisera aussi l'accès à diverses administrations, (URSSAF, Registre du Commerce et des Sociétés, trésor, caisses des dépôts...) pour nous permettre de réaliser de nombreuses démarches dématérialisées, simplement et rapidement, pour nous même ou pour nos clients.

Elle nous permettra aussi de garantir à nos clients dans nos échanges dématérialisés avec eux toute la sécurité qui sied à la confidentialité de nos correspondances, et à une authentification certaine des interlocuteurs.

Simplement, pour développer un réseau privé virtuel, il faut bien partir de quelque part, et bâtir ensemble, et cela prend forcément du temps.


Techniquement, plus le système de sécurité (le fameux boitier) que l'on met en oeuvre sera physiquement proche de l'Avocat utilisateur, plus la connexion sera sure.

Il est plus facile de prévenir des fuites d'eau sur quelques mètres de tuyau (entre l'Avocat et le boitier) que sur des kilomètres de réseau.

Plus le système sera physiquement loin, plus les « fuites » seront donc possibles.

Ceci étant rappelé, le déploiement d'un réseau privé virtuel réservé aux avocats suppose que l'on définisse un niveau technique de sécurité à l'égal de la valeur que l'on attribue à notre secret professionnel.

Celui-ci mérite t il une sécurité maximale ? une sécurité moyenne ? une sécurité minimale ?

En d'autres termes, notre secret professionnel vaut il 55 € ? 25 € ou 7 € par mois ?


Les perspectives de Marseille ou Paris procèdent d'une mutualisation du coût de la technologie mise en oeuvre (et non d'une gratuité, qui n'existe pas dans notre monde), donc d'une répartition sur l'ensemble du barreau au travers des cotisations.

Mais tous les avocats qui ne pratiquent pas le judiciaire n'ont pas pour le moment besoin de ce système.

Cela est il juste de leur imposer d'y participer dès maintenant ?


Pour ceux qui pratiquent le judiciaire, l'intérêt immédiat de ce système est de pouvoir procéder à des notifications dématérialisées de constitutions, de conclusions et de pièces, jusqu'au début de l'audience.

Rien à voir donc avec Sagace, dont la seule fonction est informative.

La question de la validité de ces notifications au regard du droit positif existant me parait être la seule question vraiment pertinente, et je regrette qu'elle ne soit pas posée avec force par notre profession.

Car pour ce qui est d'amortir le coût de l'abonnement actuel, la notification de quelques actes dématérialisés dans le mois suffisent (économie de papier, de timbre, de déplacement, et de contingence d'heures ouvrables des services physiques).

Lille est en effet barreau pilote, et à ma connaissance le seul grand barreau à avoir protocolisé avec la juridiction la question des notifications dématérialisées.

Je ne vois pas ce qu'il paierait « une fois de plus » mais bien au contraire ce qu'il y gagne.

Son expérience pratique fait de lui un interlocuteur privilégié et incontournable vis-à-vis des divers opérateurs chargés du développement du réseau, y compris pour proposer des solutions alternatives concrètes, et non fantasmées.


Reste la question de la communication par laquelle le RPVA nous a été présenté jusqu'à présent, savoir un simple outil de communication électronique avec le Tribunal de Grande Instance, alors que son potentiel est bien plus important, et alors même que ses fonctionnalités présentes sont aussi plus importantes.


Je viens d'apprendre par exemple que les boitiers faisaient aussi office de firewall.

Il n'est donc plus utile d'acheter ou louer un firewall auprès d'un autre opérateur.

Je viens d'apprendre également que le boitier autorisait la communication à distance avec le serveur du cabinet, ce qui évite le coût de développement d'un intranet.

Je viens d'apprendre que le boitier permet de gérer plusieurs lignes téléphoniques, et donc de donner à ceux qui le souhaitent une meilleure garantie de connexion effective à internet...

Pourquoi faut-il aller pêcher ces informations ? Pourquoi ne nous sont elles pas présentée ?


Enfin, il me parait évident que la transparence devrait présider à la présentation du coût du développement du réseau, du schéma de son économie, et du choix des opérateurs.

Il n'y a rien d'impudique à cela et je suis certain qu'en donnant simplement la réponse à ces questions, ceux qui s'interrogent seraient satisfaits.

L'insuffisance de communication est dommageable...


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard...pour avancer

quelle défense !

Néanmoins, la clé électronique de la DGI ne m'impose ni boîtier, ni clé USB à 4 sous que je peux perdre et me permet une mobilité et une sécurité indéniable que je n'ai pas avec le RPVA et en plus gratuitement: c'est ce dont nous avions besoin pas d'une usine à gaz à notre seule charge qui plus est. Les médecins ont mieux géré le passage à la carte vitale que nous au RPVA, voilà tout.

D'ailleurs, comment expliquer que ce 13/11, j'attende par exemple toujours le résultat d'une audience du 4 novembre, exemple précis que j'ai en tête car tout est décalé de plusieurs jours.

je ne suis décidément pas aussi convaincue par ce système qui ne fait pas ses preuves et que nous n'ayons d'autre choix que de faire avec.


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

Je me réjouis de lire que la renégociation puisse être envisagée comme une priorité car jouer les pilotes nous a piégés à Lille.


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par Patrick Delbar le

Je désire répondre à Maître Maricourt.

Je pratique le TGI et les Juridictions administratives et je pense donc pouvoir vous confirmer que Sagace et le RPVA sont deux approches très différentes.

Il n'y a pas d'interaction entre l'avocat et le greffe du tribunal administratif alors que le RPVA est un moyen de communication entre le greffe et l'avocat.

Sagace est seulement un excellent de moyen d'information.

Par ailleurs, s'il est possible de communiquer par télécopie avec le greffe de la juridiction administrative, il faut toujours que ces télécopies soient confirmées par le dépôt des originaux au greffe.

Enfin il ne faut pas oublier que la sécurité des données doit être beaucoup plus contrôlée au judiciaire qu'en administratif du fait des juridictions pénales.

Alors comparons ce qui est comparable et arrêtons de critiquer un système(le RPVA) qui marche bien !





RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par Olivier Maricourt le

Monsieur le Bâtonnier,

Je suis heureux de votre réplique. Permettez-moi une duplique.

J'évoquais une piste de travail.

En outre je ne vois pas en quoi la procédure administrative mériterait moins de sécurité que la procédure judiciaire ??

Je note aussi que la procédure pénale n'est pas (encore) concernée par le RPVA.


Le RPVA est sans doute une avancée extraordinaire, mais il n'a pas le mêmc coût pour l'ensemble de la profession.

Selon que l'on soit parisien ou provincial...

C'est aussi en cela qu'un tel système est légitimement critiquable.


Olivier Maricourt


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par didier.richard le

Que le RPVA soit un progrès, c'est vrai.

Qu'il fonctionne bien,c'est un peu moins vrai et la mise au point fut pour beaucoup d'entre nous, et en tout cas pour moi, coûteuse(c'est vrai que je travaille sous Mac et le CNB a mis 4 mois à admettre que le système n'était pas compatible...)

Là où je suis d'accord avec Maître Maricourt, c'est la disparité du coût des abonnements que rien ne justifie.Pourquoi 10 E à Marseille, 0 à Paris, 50 + 10 E x nombre d'avocats/ cabinet, à Lille,25 E annoncés à certains confrères.

Tu as raison Patrick en disant que le système Sagace n'offre pas les mêmes prestations.Il n'y a pas lieu de jeter la pierre au CNB qui a initié à la demande de la chancellerie ce système.Mais maintenant que nous l'avons testé, il faut poser le problème du coût de son développement, de sa répartition entre tous les confrères, et de la renégociation de l'abonnement. Attention, la même chose est en préparation pour la procédure devant les Cours d'Appel et rien ne dit à ce jour que notre système sera compatible.Il faut une réponse nationale et une expertise informatique indépendante .


RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par Patrick Delbar le

Je partage l'avis de Didier et de Me Mariacourt, il faut d'une part que le coût du RPVA soit le même partout et surtout que le système technique soit identique dans tout le pays afin qu'il y ait une compatibilité générale.

C'est la responsabilité du CNB et si tel n'était pas le cas, nous irons vers un fiasco.

Je pense qu'il faut effectivement renégocier le coût du RPVA qui n'est pas donné à l'heure actuelle.

Cependant les prix devraient diminuer naturellement avec l'augmentation du nombre d'abonnés.

Je rappelle que nous sommes le seul barreau dans la Cour d'appel qui rend opérationnel le RPVA avec son TGI.

Le potentiel d'augmentation est donc important.

Enfin il faut féliciter l'Ordre qui a installé des accès dans la salle de convivialité qui permet ainsi une économie aux confrères.

Je concède que le système est lent mais cela est dû aux mesures de sécurité draconienne.

Maître Mariacourt a raison lorsqu'il affirme que le pénal n'est pas concerné par le RPVA mais le système est fait pour qu'il le soit d'ici peu et il apparaît donc indispensable que personne ne puisse entrer dans les dossiers pénaux du TGI.

Les critères de sécurité sont tellement exigeants qu'ils ralentiront toujours les connections et peu d'entreprises informatiques pourront approcher ce marché.

Il y aura à mon avis peu de concurrence.

Pour mon cabinet le RPVA est une avancée formidable et il me fait gagner du temps et de l'efficacité dans la gestion de mes procédures TGI.





RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

  • Par Maxime MOULIN le

Bonjour,


Je pense, mais ma mémoire peut me trahir, qu'avec certains confrères, nous avions indiquer que le RPVA n'était pas la panacée dans sa version de l'époque ... et les choses ne se sont pas modifiées : système propre à la cour d'appel de douai, système propre pour les greffes de commerce, disparité des coûts, limitation au TGI, etc.


Aucun calendrier n'est donné pour l'adjonction de nouvelles fonctions, serait-une forme de développement informatique "en aveugle" ou à "tâtons" ?


Je me souviens également, mais je peux me tromper, qu'une pétition avait été lancée pour lesdites bornes notamment en raison de l'opacité du système RPVA.


Un ancien Bâtonnier s'était même officiellement ému, en AG, du coût (et des bénéfices financiers) induits par la mise en place des dits boîtiers ...


A l'époque, je me souviens que certains indiquaient que nous exagérions ...


Les difficultés que nous abordions sont, pourtant, toujours d'actualité et reviennent sur le devant de la scène.


Je peux également me tromper ... mais les bornes n'avaient pas vocation à être pérennes ... le seraient-elles aujourd'hui devenues ?


Si oui, tant mieux ... tant que le RPVA reste ce qu'il est : un "objet en devenir".



RE: RPVA : il n'est jamais trop tard

Très justes observations, je me souviens d'une des premières réunions où je m'étais émue du tarif annoncé encore plus cher et où il m'avait été répondu que cela n'était pas le sujet !


"CHICHE !"

  • Par Olivier Maricourt le

Lors du débat, vous avez exhorté les jeunes confrères à investir les nouveaux marchés juridiques.

Fort bien.

La commande publique représente de 80 à 120 milliards d'euros par an.

Les contrats publics y sont variés (Délégation de service public, Contrats de partenariat, marchés publics –eux-mêmes divisés en plusieurs catégories - etc.).

Ce domaine est régi par divers textes (Directives, Code, Ordonnances...).

C'est, à n'en pas douter du droit.

Pourtant les (jeunes) avocats qui souhaitent suivre votre recommandation, se heurtent à une concurrence sans vergogne : celle des experts-comptables.

Je vous renvoie utilement à leurs différents sites: ils ne s'en cachent pas !

On a du mal à comprendre comment les gens du chiffre, peuvent intervenir dans le droit des marchés publics. Même la comptabilité est de la comptabilité publique (régie par le RGCP 1962) !


Vous voulez que les confrères investissent les nouveaux marchés ?

Lorsque vous aurez connaissance que les experts-comptables tiennent un stand à un congrès des collectivités locales, à un salon des élus, organisent un colloque à destination des décideurs publics que ferez-vous (au-delà d'une simple lettre de protestation) ?


Lorsqu'un confrère vous apprendra que tel ou tel cabinet d'expert-comptable est intervenu en matière de conseil juridique sur des appels d'offres assignerez-vous ledit cabinet pour exercice illégal de la profession d'avocat ?


Investir dans des nouveaux marchés : fort bien, à condition que nous soyons capables de défendre efficacement notre domaine d'intervention légitime et le périmètre de notre profession.


Alors... « chiche » ?


Olivier Maricourt


RE: "CHICHE !"

  • Par didier.richard le

Et bien oui.Chiche.

Il y a quelque temps un accord sur les bonnes pratiques est intervenu entre le barreau de Lille et l'ordre des experts-comptables.Si cet accord n'est pas respecté et que l'ordre des experts-comptables ne fait rien alors l'ordre des avocats agira.Mais il ne faut pas agir n'importe comment ni n'importe quand.Il y a quelques années le barreau de Lille s'est engagé dans un combat contre un expert-comptable.Malheureusement aux termes de 10 années de procédure la Cour de Cassation a estimé que l'infraction n'était pas constituée.

Par ailleurs, et surtout,je pense qu'une politique de présence auprès des organisateurs des salons et colloques, de présence à ces séminaires, salons et colloques, avec la mise en place de relais pérennes est indispensable.Il faut affirmé haut et fort que nous sommes des professionnels du droit et que nous sommes aussi réactifs et organisés que les experts comptables qui en réalité engagent des juristes et d'anciens avocats pour faire un travail pour lequel ils ne sont pas formés.L'ordre des avocats ne peut pas tout, mais je souhaite qu'il aide les jeunes (et les moins jeunes ) avocats à investir ces domaines dans lesquels nous n'avons pas pris notre juste place.(ce qui a permis à d'autres de le faire).

Alors oui, chiche.


RE: "CHICHE !"

  • Par CS le

Nous sommes beaucoup trop au Barreau de Lille et il faut avoir le courage de dire qu'il n'y a pas de pain pour toute le monde.Le bal des faux-cul a ses limites. Il y a un temps où les carosses se transforment en citrouilles.Les calculs cyniques de ceux qui ont tiré l'échelle depuis quelques années au nom de leur retraite sont scandaleux. C'est le fait de l'éternelle oligarchie qui nous casse les pieds depuis des lustres mais qui sévit par la faute de l'aveuglement de bon nombre d'entre nous. Regardons du coté de ceux qui , déçus , quittent la profession.L'égoîsme de vieux caciques a généré la frustration de confrères compétents mais isolés , sans relations , sans réseaux , bien souvent issus du Peuple. Au nom des intérêts d'une oligarchie , locale ou parisienne , ont été incorporés les conseillers juridiques qui n'ont rien demandés , plus des gens qui n'ont rien à faire dans notre profession , dont les recalés du suffrage universel.Mon Cher Didier , je te sais foncièrement honnête et lucide. Mets une bonne fois pour toute un sérieux coup de pied dans la fourmilière.On part dans le mur vitesse grand V.Stop ! Bien cordialement. Mes voeux de réussite t'accompagnent. Je te sais d'une Indépendance scrupuleuse. Maintenant , le temps est aux actes.


RE: "CHICHE !"

  • Par Mister Lex le

Bonsoir,


Je me sens moins seul (sur les blogs des candidats) avec CS (des initiales ? ou est-ce que cela a un rapport avec le gaz du même nom qui pique (un peu) aux yeux ?).


Il est vrai que dès que l'on aborde le problème du "numerus clausus", ou du trop grand nombre d'avocats à Lille, une solidarité "ordinale" semble se mettre en place pour se draper dans les grands principes de la profession libérale et du libre accès à la profession (cf. la discussion avec Me. DELBAR sur le blog de Me MASSON).


J'ai pourtant l'impression d'être sur le Titanic ...


On a tous pris un billet (à des tarifs différents en fonction de son origine sociale).


L'équipage qui pilote le navire voit l'iceberg.


Le navire heurte l'iceberg suite à des difficultés de communication entre le capitaine et ses matelots.


On croit néanmoins que le bateau est insubmersible ... et on connaît la suite ... l'orchestre joue de la musique, pendant que le bateau coule, et les survivants sont ceux qui se trouvaient sur les ponts supérieurs ... et les noyés dans les cales.


Sans compter qu'il n'y avait pas assez de canots de sauvetage.


La situation au Barreau de Lille est la même : ceux sur les ponts supérieurs ont le plus de chance de s'en sortir,car plus près des quelques canots de sauvetage présents, que la grande armée anonyme des invisibles se trouvant aux ponts inférieurs qui ne pourront que compter sur la force de leurs bras pour tenter de survivre.


PS : Pour mes charmantes consoeurs, je ressemble à deux Leonardo di caprio, côte à côte, vu de dos et dans le noir.







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