une décision bien argumentée.
Je suis cependant un peu surpris par l'argumentation de la partie adverse qui m'apparaît quand même très légère. A se demander si Orange a pris au sérieux cette procédure ?
Le blog de Maître SEGUIN
Je publie l'ordonnance du juge des référés du tribunal de grande instance d'Angers rendue le 5 mars 2009:
D'abord, c'est une décision qui intervient avant que les antennes n'aient été implantées, le juge interdisant à l'opérateur de les installer.
Ensuite, le juge a expressément visé le principe de précaution, inscrit dans la charte constitutionnelle de l'environnement et à l'article L 110-1 du code de l'environnement.
Nom : ordonnance juge des référés Angers 5 mars 200.pdf
Taille : 3 Mo
une décision bien argumentée.
Je suis cependant un peu surpris par l'argumentation de la partie adverse qui m'apparaît quand même très légère. A se demander si Orange a pris au sérieux cette procédure ?
Merci. L'argumentation de l'opérateur, pour être honnête, était développée sur plusieurs dizaines de pages de conclusions...Par contre, c'est plutôt la gestion du conflit par Orange qui aurait mérité plus d'attention: ce refus de la concertation a d'ailleurs été mentionné par le juge.
Je pense que M. Béguin, n'a pas dû avoir à engager des procédures contre des opérateurs ou des sociétés de la taille d'Orange. Les services juridiques de ces sociétés n'ont rien de léger dans leur démarches professionnelles. Avant de juger procurez-vous le dossier. Quant à la décision, attendons de voir si Orange ne fera pas appel.
Quel ton agressif M. VARET !
Ce qui m'étonne dans la décision et qui m'a fait poster le commentaire, c'est que le président se montre sévère avec ORANGE :
"Force est de constater que la Sté ORANGE ne communique au débat aucun élément de nature à éclairer la juridiction etc..."
Pour enfoncer le clou, il ajoute que ORANGE "aurait pu justifier...", puis "aurait pu apporter...". J'en déduis que les demandeurs ont posé de très bonnes questions et ORANGE n'a pas apporté de réponse. D'où mon étonnement.
Bravo pour cette décision inédite, et pour votre article sur le village de la Justice qui expose très clairement la décision prise. il n'y a donc pas lieu à pré-juger ou à ergotter !
Ce matin, France Inter c'est fait l'écho de cette décision passionnante, malheureusement en la déformant. Voici la transcription du reportage, tel qu'elle figure sur le site internet de la radio :
« A 30 kilomètres au sud d'Angers, à Notre-Dame d'Alençon, le clocher de l'église a échappé à une antenne relais. A quelques mètre de l'église : une école. Pas question d'accepter une antenne sur le clocher de l'église. Madeleine C... [nota : c'est moi qui anonymise] est la présidente de l'association qui a fait annuler le projet par la justice. Le jugement, rendu le 5 mars dernier, a fait l'effet d'une bombe. La justice administrative a explicitement agi au nom du principe de précaution. Une première pour Maitre Denis Seguin qui a défendu les riverains. »
Malheureusement, il ne s'agit pas de la juridiction administrative ! Cela aurait été encore plus "révolutionnaire", car, à ma connaissance, le juge administratif reste bien en retrait du juge judiciaire, puisqu'il se cramponne encore au principe d'indépendance des législations pour refuser d'annuler ou de suspendre des autorisations d'urbanisme au regard de textes extérieur au droit de l'urbanisme.
Jusqu'à quand pourra-t-il tenir cette position ?
En effet, c'est bien du juge civil qu'il s'agit, même si dans les deux cas, c'est un juge...
Tout à fait d'accord avec vous, en tout cas!
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