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Des collaborateurs en quête d'implication...

  • Par delphine.garcin le

Voici les lignes d'un article paru récemment qui laisse à refléchir une nouvelle fois sur le statut d'avocat collaborateur (Extrait du dossier spécial "Recrutement" du magazine Réseaux du Droit - Juillet-Août 2009, Ian DE BONDT - Cabinet de recrutement TeamRH).


"En ces temps difficiles, il peut paraître curieux d'aborder un thème qui met en position de choix les collaborateurs. Pourtant la fidélisation des équipes devrait être un souci constant pour les cabinets. Les aspirations, légitimes, des jeunes avocats sont parfois éloignés du métier qu'ils exercent effectivement. Il en est de même, avec des problématiques différentes, s'agissant des souhaits de collaborateurs plus expérimentés.


Le collaborateur junior et son besoin d'implication...


La spécialisation du métier d'avocat est aujourd'hui inévitable. Elle ne doit pas devenir synonyme de cloisonnement des départements et les cabinets ont tout intérêt à favoriser les échanges internes afin d'encourager une bonne formation de leurs collaborateurs.


La mono-activité que connaissent les avocats pose un problème d'autant plus criant, qu'avec la crise, certaines expertises « oubliées », notamment dans le domaine des entreprise en difficultés, redeviennent indispensables à proposer. Les jeunes collaborateurs ont très peu développé de compétences en dehors de leur spécialisation, il est donc compliqué de les repositionner alors même que la restriction des budgets empêchent un recrutement externe.


La taille de certains départements rend sans doute nécessaire une « rationalisation des tâches », mais une hyper-spécialisation n'est ni souhaitable pour la bonne formation du collaborateur, ni intéressante pour des cabinets qui doivent favoriser le cross-selling entre départements, les synergies de compétences et être capable de se réorienter lorsque le marché l'impose. Les hauts niveaux de rétrocessions qui sont accordés ne suffisent plus à motiver des avocats dont le souhait est de valoriser leurs compétences et non de se voir traiter comme des « secrétaires de luxe ».


Le collaborateur expérimenté et sa quête de perspectives...Le statut de l'avocat libéral implique que les conditions d'exercice de son activité lui permette de développer une clientèle personnelle. Dans les faits, cela requiert un exercice de haute voltige pour les collaborateurs évoluant dans des structures imposant d'importants objectifs de facturation.


Devenir un « super collaborateur » au sein d'un cabinet est un horizon peu motivant. Arrive donc inévitablement la question des « perspectives d'évolution ». Au-delà même de la question de la clientèle personnelle qui, on peut le comprendre, peut être mal ressentie, c'est l'implication commerciale elle-même qui est souvent rejetée.


Cette réticence a des motivations diverses et certaines sont sincères dans les cabinets (pyramide des âges inversée,...), mais pose un réel problème à une profession au sein de laquelle un véritable fossé se creuse entre les « in » (associés) et les « out » (ceux qui courent après le Graal)."


Par Ian DE BONDT - Cabinet de recrutement TeamRH.



Existe-t-il encore une longue vie aux avocats collaborateurs, ou bien est-ce une fois de plus une forme moderne d'exploitation de la fraicheur juvenile de leur connaissances totu froit sorits de l'Université.

Il est absolument necessaire d'envisager un véritable statut du collaborateur qui ne doit être dq'un stade trnasitoire dansla vie d'un avocat.


Votre Bien dévouée,


Delphine GARCIN.


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