association de défense landsbanki luxembourg (5)

oct.
17

Landsbanki Luxembourg - Equity Release

  • Par david.dana le

LA DÉLICATE GESTION DU PATRIMOINE DES PEOPLE


DELPHINE DENUIT - Figaro Magazine

16/10/2009

Après les célébrités dépouillées par Madoff, Enrico Macias a fait les frais d'un prêt au montage suspect. Pourquoi sportifs et vedettes du show-biz sont-ils si souvent pris pour cibles ?



Gérants indépendants, proches qui s'improvisent coachs financiers ou tout simplement bons amis qui n'en sont pas vraiment... Les célébrités ne sont pas à l'abri de rencontres et de placements hasardeux. Après les ravages de Madoff auprès de la jet-set (Daniel Hechter, Leonard Cohen, John Malkovich...), Enrico Macias a lui aussi fait les frais d'un mauvais investissement. Le chanteur risque la saisie de sa villa du sud de la France pour avoir contracté un prêt au montage des plus douteux auprès d'une filiale d'une banque islandaise aujourd'hui en faillite. L'affaire remonte à un peu plus d'un an. Enrico Macias a-t-il été démarché ou simplement séduit par une campagne de publicité de la banque Landsbanki Luxembourg ? Il n'en reste pas moins que le chanteur, dont l'avocat n'a pas souhaité répondre à nos questions, souscrivit à l'époque un prêt de 20 millions d'euros auprès de la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise Landsbanki pour réaliser des travaux dans sa villa tropézienne. En réalité, il n'a pas besoin de cette somme entière, mais le montage du crédit prévoit que la maison du chanteur fasse office de garantie hypothécaire. C'est bien là qu'est toute l'ingéniosité du montage : il prévoit qu'une partie du prêt, de 30 à 40 %, soit versée en liquide pour exécuter les travaux tandis que le solde, les 60 à 70 % restants, soit investi dans un contrat d'assurance-vie, géré, entre autres, par la maison mère de la banque en Islande. Ce schéma est particulièrement séduisant pour l'emprunteur qui mise logiquement sur le rendement de son assurance-vie pour payer les intérêts de son crédit. La crise financière précipite la débâcle.


- Abus de confiance


Sophistiqué, le montage s'avère particulièrement avantageux pour la Landsbanki. Très durement frappées par la crise financière dès 2006, les banques islandaises, dont la Landsbanki, cherchent par tous les moyens à se refinancer. D'où l'idée de proposer des crédits non plus adossés classiquement sur le revenu des emprunteurs, mais plutôt sur leur bien immobilier. Avec l'excellente santé du marché immobilier considéré alors comme une valeur sûre, la banque profite d'un gage bien plus élevé et rémunérateur. Car les garanties hypothécaires souscrites sont aussitôt recyclées par la Landsbanki pour garantir ses propres emprunts sur les marchés interbancaires et renflouer ainsi ses caisses. Mais très vite, la crise financière vient mettre son grain de sel dans l'astucieux montage et le bon plan vire au cauchemar. En octobre 2008, le système bancaire islandais, trop fragile, n'y résiste pas. En quelques semaines, c'est l'hémorragie : les unes après les autres, les principales banques du pays font faillite. Très vite, leurs filiales à travers le monde leur emboîtent le pas. Dans ce chaos, impossible de savoir ce qu'est devenu l'argent qui aurait été placé en assurance-vie. En revanche, les liquidateurs de la banque, nommés dans le cadre de sa procédure de faillite, peuvent à tout moment faire saisir légalement la villa du chanteur en se prévalant de la garantie hypothécaire dont ils disposent...


Enrico Macias porte plainte en début d'année au Luxembourg pour abus de confiance et escroquerie aggravée. Traumatisée par sa banqueroute et craignant les scandales, l'Islande lance au même moment une opération « mains propres » et en appelle à une personnalité emblématique : la juge Eva Joly. Depuis avril, elle chapeaute une quinzaine d'enquêteurs islandais chargés de découvrir où sont passés les 100 milliards de dollars placés dans les banques du pays...


- Près de 150 victimes françaises


La justice française n'est pas en reste. Une information judiciaire a été ouverte en juillet à Paris pour retrouver les fonds placés par Enrico Macias dans l'établissement islandais (Le Figaro du 11 septembre dernier). Une autre est déjà en cours dans le sud de la France. Car Enrico Macias est loin d'être le seul concerné. «On estime qu'il y a en France près de 150 victimes et plus de 500 en Espagne», précise Me David Dana, avocat d'une vingtaine de Français abusés. Il a porté plainte dès février auprès du procureur de la République près du tribunal de grande instance de Grasse pour escroquerie et abus de confiance. «Même si aucune victime n'a encore perdu d'argent ou même son bien, le risque est bien réel», souligne Me Dana. Pour s'en prémunir, il va déposer dans les prochains jours une assignation pour invalider purement et simplement ce type de prêts. Leur nullité anéantirait leurs effets et empêcherait donc toute expulsion ou vente forcée. A suivre


sept.
12

Landsbanki Luxembourg - Banques islandaises

  • Par david.dana le

INFO FIGARO - Une information judiciaire est ouverte à Paris pour retrouver les fonds placés par le chanteur dans une banque islandaise. L'un des vingt autres plaignants français soupçonne Clearstream de détenir les fonds.


L'affaire est suffisamment sensible pour être, depuis cet été, signalée au ministère de la Justice. Selon nos informations, une instruction a été ouverte fin juillet au pôle financier de Paris pour abus de confiance et escroquerie aggravée. Les investigations, confiées à la juge Françoise Dessert, portent sur la disparition de plusieurs millions d'euros que des Français avaient placés dans des banques islandaises qui ont fait faillite depuis.


Le chanteur Enrico Macias est à l'origine de cette première procédure. D'après les premiers éléments de l'enquête, il avait investi 20 millions d'euros à la banque islandaise Landsbanki sous la forme d'une hypothèque sur sa villa de Saint-Tropez. L'opération devait être profitable, mais elle a tourné au cauchemar avec la faillite de la banque en octobre 2008. Le chanteur qui n'a pu être joint jeudi entend aujourd'hui récupérer ses actifs et surtout éviter la menace d'une saisie pure et simple de sa maison de la Côte d'Azur par les liquidateurs des banques défuntes. La justice doit désormais chercher si ses actifs, qui avaient été placés sous forme d'obligations au sein d'une filiale luxembourgeoise de la banque islandaise, ont littéralement fondu ou s'ils ont été placés ailleurs.


Le dossier pourrait réserver de nouveaux rebondissements concernant notamment la banque luxembourgeoise Clearstream, rendue célèbre par l'affaire française des faux listings. Défendant les intérêts d'un couple de Parisiens, l'avocat Emmanuel Ludot vient en effet de déclencher plusieurs procédures pour retrouver la trace des biens de ses clients. Comme Enrico Macias, ceux-ci avaient accepté en janvier 2007 d'hypothéquer totalement une villa «de grande valeur» sur la Côte d'Azur en échange d'une ouverture de crédit de 5 millions d'euros, cette fois à la banque Kaupthing. Ils n'avaient pu utiliser les fonds promis et avaient appris, à la suite de la crise financière, la disparition de la Kaupthing...


Selon Me Ludot, la banque aurait été démantelée en nouvelles sociétés basées au Luxembourg, titulaires de plusieurs comptes au sein de Clearstream Banking, mais ses clients français n'ont pour l'heure pas été remboursés. «Où sont passés les fonds de mes clients ?», s'interroge l'avocat qui vient d'adresser une mise en demeure à Clearstream pour savoir si elle détient le portefeuille de ses clients. L'avocat, qui s'étonne par ailleurs de prêts préférentiels de plusieurs millions d'euros que la Kaupthing avait accordés à ses actionnaires à la veille de sa faillite, menace d'engager la responsabilité de l'État islandais.


Sur la Côte d'Azur, où les banques islandaises avaient prospecté en 2006, 20 autres Français, fédérés par leur avocat, Me David Dana, ont déjà porté plainte. Un juge d'instruction de Grasse (Alpes-Maritimes) pourrait être nommé dans les jours qui viennent. À moins que tous les dossiers ne soient rassemblés au pôle financier parisien et joints au cas d'Enrico Macias.


avr.
22

Prêts liés à une banque islandaise: des particuliers menacés de saisie

  • Par david.dana le

Dépêche AFP du 21 avril 2009


Au moins 18 particuliers, résidant pour la plupart sur la Côte d'Azur, risquent de perdre leur maison pour avoir, comme le chanteur Enrico Macias, souscrit un prêt hypothécaire auprès d'une filiale d'une banque islandaise ayant fait faillite, a indiqué mardi leur avocat Me David Dana.Au moins 18 particuliers, résidant pour la plupart sur la Côte d'Azur, risquent de perdre leur maison pour avoir, comme le chanteur Enrico Macias, souscrit un prêt hypothécaire auprès d'une filiale d'une banque islandaise ayant fait faillite, a indiqué mardi leur avocat Me David Dana.


Ce dernier a précisé avoir déposé plainte pour escroquerie et abus de confiance en février au parquet de Grasse contre deux filiales luxembourgeoises de la banque islandaise Landsbanki, d'abord au nom de cinq victimes présumées auxquelles se sont ajoutées 13 autres plaignants au fil des semaines.


Le parquet de Grasse a confirmé à l'AFP que cette plainte était à l'étude.


Les plaignants se sont constitués en association "pour la défense des emprunteurs de Landsbanki Luxembourg" en espérant éviter la saisie de leur bien immobilier par les liquidateurs de la banque Landsbanki, nationalisée en octobre 2008. Sa principale filiale luxembourgeoise a été mise en liquidation judiciaire le 12 décembre.


Généralement retraités, ils avaient été séduits courant 2007 par les offres de courtiers leur proposant d'hypothéquer leur maison en contrepartie de prêts avantageux.


"Environ 30% de la valeur du bien leur étaient versés immédiatement, sans intérêt pendant deux ans. Les 70% restant devaient être obligatoirement investis", affirme Me Dana, du barreau de Paris.


Le montage consistait à rembourser l'emprunt grâce aux bénéfices de ces investissements. Mais avec la crise financière, ces placements ont perdu la majeure partie de leur valeur et les souscripteurs ne disposent plus des moyens de rembourser les premières échéances exigibles dans les prochaines semaines, après deux années sans intérêt.


"Nous voulons savoir si les placements ont effectivement été réalisés et, le cas échéant, s'ils l'ont été dans l'intérêt des clients, ou bien si ceux-ci ont été trompés", explique Me Dana.


L'avocat ignore précisément combien de clients français ont souscrit ces prêts hypothécaires mais le chiffre d'une centaine lui paraît "vraisemblable". Ils seraient encore plus nombreux en Espagne.


Parmi ces clients s'estimant floués se trouve le chanteur Enrico Macias qui a engagé sa villa de Saint-Tropez (Var) dans un montage identique et a déposé une plainte pour abus de confiance au Luxembourg contre les dirigeants de la banque Landsbanki Luxembourg.


Me Dana entend également déposer une requête au civil devant les différents tribunaux de grande instance concernés pour tenter de faire invalider les prêts souscrits par ses clients.


"Nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et la crainte de perdre le fruit du travail de toute une vie", a confié à l'AFP l'un des plaignants, un directeur commercial de 58 ans qui souhaite conserver l'anonymat.


Il reconnaît avoir été alléché par la proposition d'un prêt de 1,5 million d'euros "remboursable sur une quinzaine d'années.


"Sans la crise, ça aurait peut-être marché, mais lorsque la banque islandaise a fait faillite, elle a +piqué+ dans les caisses de ses filiales étrangères, donc dans nos économies, pour se renflouer", affirme-t-il.

avr.
21

Des Azuréens menacés de ruine après la faillite d'une banque islandaise

  • Par david.dana le

article paru dans le Nice Matin le 29 mars 2009


Des Azuréens menacés de ruine après la faillite d'une banque islandaise


L'agence bancaire cannoise de Landsbanki, dans le carré d'or cannois, est fermée et abandonnée. Me Dana, a déposé plainte à Grasse.

Ils ont crû au miracle d'un emprunt plus qu'alléchant. D'autant qu'à leur âge, obtenir un nouveau prêt était loin d'être gagné. Des Azuréens, retraités pour la plupart, vivant très correctement au terme d'une vie de travail, risquent aujourd'hui de tout perdre. A cause d'une banque islandaise ayant fait faillite. Plus précisément en raison d'un prêt au montage très spécial, de type hypothécaire, qu'ils ont souscrit en 2007 auprès de la filiale luxembourgeoise de la Landsbanki.


Concrètement, leur maison est hypothéquée. Elle risque donc d'être saisie, afin d'être vendue par le liquidateur qui veut « récupérer ses billes ». Ces emprunteurs se voient donc contraints de rembourser 100 % du montant du prêt, alors que seuls 30 % leur ont été remis, les 70 % restant étant soit fortement dévalués, soit indisponibles.


Alors, afin d'anticiper et d'éviter ce drame, ils ont décidé de s'organiser. Une association « pour la défense des emprunteurs de Landsbanki Luxembourg » a été créée (1). Et au nom de dix huit propriétaires azuréens, un avocat du barreau de Paris, Me David Dana, a déposé à Grasse, une plainte pour escroquerie et abus de confiance, contre Lex Life, la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise.


Selon lui, ses clients ont été démarchés et incités à hypothéquer ou à gager leurs biens en contrepartie de prêts qui n'ont été que partiellement libérés en leur faveur et dont le reste a été placé dans des fonds d'assurance-vie dont l'existence n'a pas été établie.


« D'abord ce type de prêt est illégal en France, selon notre droit bancaire », assène l'avocat qui « veut savoir où est passé l'argent investi ». « L'enquête devra vérifier si ces placements ont bien été réalisés ; ce dont je ne suis pas sûr car c'est peut-être un jeu d'écritures, pour de la pure spéculation ».


Pour les emprunteurs, le casse-tête devient insoluble. D'un côté, ils risquent l'expulsion et la vente de leur bien s'ils ne remboursent pas le prêt.


De l'autre, ils ne disposent d'aucun moyen de récupérer leurs placements auprès de la banque en faillite. Me Dana compte bien contester la validité de ces prêts toxiques devant la justice, afin d'invalider le montage. Une course contre la montre est engagée.


1. Les emprunteurs ont jusqu'au 12 avril pour déclarer leur créance auprès du liquidateur luxembourgeois.


Association de défense des emprunteurs de Landsbanki Luxembourg, 6 allée des Eucalyptus 06590 Théoule-sur-Mer. Tél. : 06.09.09.46.18.


Nice-Matin

mars
28

Association des emprunteurs de Landsbanki Luxembourg

  • Par david.dana le

Reportage JT France 3 - 27 mars 09


http://www.youtube.com/watch?v=yVgt-eiq4so

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