mirabeau (4)

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A propos de "JAUBERT"

  • Par nicolas.creisson le 02/05/08
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« Jaubert » est une petite pièce de théâtre en un acte et un personnage.


C’est plutôt un long monologue.


Jaubert a été créé le 27 septembre 1996, dans la salle des pas perdus de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, juste en dessous de la statue de Mirabeau (ce qui donne une dimention à la réplique finale).


Jaubert a bien existé. Les évènements relatés aussi.


L’unique acteur était l’auteur c’est-à-dire, votre serviteur…


Et si vous voulez tout savoir, cette petite pièce a été jouée lors de la rentrée solennelle de la conférence du stage. "Jaubert" était mon discours.


Une photo immortalise cet instant. (Oui, c’est celle de mon profil).


Pour les non-avocats, je précise que les secrétaires de la Conférence du stage doivent remporter un concours d’éloquence, organisé par leur Barreau.


Le sujet était le suivant :


SUJET HISTORIQUE


Le 7 mai 1783 s'est plaidé devant le Parlement de Provence à Aix, le procès opposant MIRABEAU à son épouse Emilie de Marignane défendue par PORTALIS. Tandis que MIRABEAU, faute d'avoir trouvé un Avocat pour le défendre, plaidait sa propre cause.


L'affrontement entre PORTALIS et MIRABEAU fut dramatique.


MIRABEAU avait contre lui toute l'Aristocratie d'Aix et plus particulièrement les Magistrats du Parlement qui entretenaient des relations étroites avec la famille de MARIGNANE, laquelle bénéficiait de tous les cousinages, compérages et complaisances qui caractérisaient cette époque.


Procéder à une évocation des événements de cette époque à travers le procès MIRABEAU, notamment sur l'état des moeurs à Aix-en-Provence, époque à laquelle fut assassinée par son mari, Président à mortier et Duc d'Entrecasteaux au 10 Cours Mirabeau, la malheureuse Angélique, le jour même où devait avoir lieu le premier lâcher de ballon des frères MONTGOLFIER.


Voir la pièce de Charles SAMUEL "Angélique".


Titre éventuel du sujet :


"MIRABEAU, le Tribunal et la Justice à Aix-en-Provence quelques années avant la révolution"




Table :


Première partie

Deuxième partie

Troisième partie


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JAUBERT (Troisième partie)

  • Par nicolas.creisson le 02/05/08
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Jaubert :


"Mirabeau entra enfin dans la dernière partie de sa plaidoirie : il s'agissait de détruire l'avocat adverse en raison de sa déloyauté.


Il commença par faire l'éloge du Barreau, puis isolant Portalis, il l'interpella.


Il démontra que l'infâme était le véritable auteur du procès : s'ingéniant à faire échouer les tentatives de négociation ; violant le premier, les secrets de la correspondance. Pire, il avait personnellement cherché à lui nuire dans le dessin d'asseoir sa notoriété.


« Si un homme abuse de son impunité, si, pour toute éloquence, il vomit des déclarations injurieuses, s'il vomit le mensonge, l'emportement, la calomnie, s'il invente et dénature les faits, s'il trompe et falsifie toutes les pièces qu'il cite (...), un tel homme du plus libre des états se ravale jusqu 'à l'esclavage de la plus servile des passions. C'est une marchand de paroles, de mensonges et d'injures ».


Portalis, livide, se leva et demanda la rémission du plaidoyer que l'on venait d'entendre. Il ne pu achever et s'écroula évanoui.

Devant l'affront, mes 23 confrères, qui ne craignaient pas le ridicule, se précipitèrent chez le premier président pour lui demander sa protection.


La dernière plaidoirie de Mirabeau ne fut que rires et moqueries... Mirabeau imagina une farce : il soudoya un secrétaire et fit copier le réquisitoire de l'avocat général Monsieur de Calissane. Ce piètre acteur du Théâtre du Tholonet pouvait réciter un texte, mais il était incapable d'improviser.


Mirabeau lu en intégralité son réquisitoire en faisant précéder chaque phrases par : « on vous dira Messieurs » en pointant sa baïonnette vers Monsieur de Calissane.


Ce dernier refusa de prendre la parole, se leva et quitta l'audience.


Le 5 juillet, le parlement rendit son arrêt : la séparation de corps fut prononcée et Mme de Mirabeau fut libre de se retirer où bon lui semblait.


Dans la soirée Mirabeau, en homme d'honneur, provoqua en duel son rival, le marquis de Gallifet, qui fut légèrement blessé au bras. Néanmoins, il refusa de faire le serment de ne plus voir sa maîtresse.


Il fut donc provoqué une seconde fois en duel à l'île-sur-Sorgue, terrain neutre, où il ne se rendit pas. Mirabeau lui envoya un panier d'écrevisses, accompagnées d'un message : « Elles s'adressent à vous parce que personne ne peut mieux leur apprendre à reculer ».


Au fait, pourquoi les Marignane ne sont ils pas venu me voir ? Ils ont bien consulté tout ce qu'Aix compte de d'avocats et de juristes.


Oui, sur les 24 avocats du barreau, ils s'en étaient assuré 23 : aux Marignane les Pascalis, Siméon et Portalis.


A Mirabeau, on avait laissé qu'un seul avocat susceptible de le défendre, n'étant pas à la botte des Marignane : moi, votre serviteur, Jaubert un jeune avocat stagiaire, un simple avocat en quête d'une belle affaire à plaider, en quête d'illusions peut être...


Portalis venait de défendre un Beaumarchais quelques mois plus tôt. Péché d'orgueil, j'aurais aimé défendre un Mirabeau. Mais peut être qu'aujourd'hui, le peuple ne l'acclamerait pas de la sorte.


Quelle Ironie du sort ! Imaginons un instant qu'il m'eût confié son affaire et probablement gagné la reprise de la vie commune. Il se serait trouvé l'un des personnages les plus puissant de la noblesse provençale, et c'est en défenseur de l'aristocratie qu'il se serait présenté aux élections des États généraux".


Dans la salle :


- « Vive Mirabeau ;

- Mirabeau est élu ! »


Jaubert :


"Mirabeau ? ... Mirabeau est élu ! ... Quel beau jour que celui-ci... Quelle vengeance pour Mirabeau...


Et dire que j'était le seul...le seul du Barreau à pouvoir le défendre..., mais il préféra plaider lui-même sa cause.


Il y a cinq ans, à l'époque de son procès, la révolte était sur le point d'éclater : Les habitants de Ramatuelle menaçaient de mort leur seigneur. Au Bar, une poignée d'habitants étaient emprisonnés pour résistance et rébellion ; François de Rippert, seigneur de Monclar, se voyait refuser l'hommage que lui devait les consuls du village de Sélonnet.


A Vence, un conflit à propos d'un droit de chasse mit le feu aux poudres. Un jour, un garde du marquis, rencontra un bourgeois à l'affût, il déchargea son fusil sur lui. Le coupable ne fut bien sur pas inquiété.


Le roi fut alerté par les consuls.


L'injure fit bondir le marquis. Il était puissant et avait des amis à Aix. Ce même président des Gallois donna l'ordre d'arrêter les consuls et le conseil de la commune ; on les mena à Aix, on leur fît procès ou ils furent publiquement humiliés.


Oui, Aujourd'hui, En ce mois de janvier glacial, Mirabeau est donc élu par le peuple aux Etats Généraux, mais c'est après avoir s'être rendu compte de l'état de la France, accablée par la disette. Les rivières sont gelées et les moulins ne peuvent moudre.

Cette année, plus de 40 émeutes ont embrasés la Provence : Au Plan d'Aups, le peuple a massacré le seigneur Monsieur de Brouillony de Montferrat, à Riez et à Toulon, les palais épiscopaux ont été assiégés et les évêques rançonnés. A Aix et à Marseille, ce sont des pauvres gens affamés qui se révoltent.


Mirabeau est revenu hier, triomphalement acclamé par la foule, pacificateur à Aix et à Marseille où il rétablie l'ordre public. Je n'avais pas véritablement compris mais finalement, en perdant son procès contre ces magistrats corrompus, il a gagné le peuple...


Ah, ce Mirabeau, il mériterait que ces hommes de si peu de loi, ces aristocrates dissolus lui érigent une statue en leur palais...

Laissez-moi rêver.. Je l'imagine juste devant l'escalier central. Mais il est petit, II faudrait que la statue repose sur un haut pied d'estal. Notre Maître de l'éloquence brandirait alors sa baïonnette pourfendant ainsi la salle des pas perdus.


Tous les matins et aussi longtemps que durera la pierre, tout ce qu'Aix compte de juges et d'avocats seraient obligés de passer sous son bras tendu et de lui faire ainsi une quotidienne et posthume révérence...



FIN

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JAUBERT (deuxième partie)


Jaubert :


"Revenons à notre procès. Le premier incident fut plaidé en mars devant le Tribunal de la sénéchaussée, l'enjeu était de déterminer la résidence d'Emilie. (Selon Mirabeau, sa femme devait soit habiter avec lui, soit se retirer dans un couvent pendant la durée de l'instance. De son côté, la femme infidèle souhaitait continuer à résider chez son père).


Mirabeau plaida le fond à propos de ce point de détail.


Il prouva, malgré les apparences, qu'il avait formé avec Emilie un ménage modèle, il évoqua aussi ses fautes et demanda à ce que son épouse fut soustraite aux influences familiales qui l'avaient éloignée de lui. Je me rappelle qu'il termina par un éloquent appel à son épouse : « O toi qui m’aime toujours, ne redoute pas ma victoire, elle est nécessaire à ton bonheur ». Il fit une allusion à leur enfant mort en bas âge et toute la salle fondit en larme.


Par deux voix contre une, les juges de la sénéchaussée donnèrent gain de cause à Mirabeau.


Mais Marignane fit appel devant ce parlement où il faisait loi, ce qui suspendit l'exécution de la sentence.


De fait, Mirabeau, pour contrer celui-ci, retourna devant les premiers juges pour réclamer l'exécution provisoire.


Elle fut accordée, il triompha donc une seconde fois. Monsieur de Marignane retourna incontinent au parlement.


Les conseillers, qui étaient habitués à banqueter et à boire chez les Marignane, ordonnèrent le sursis à l'exécution provisoire. En même temps, Emilie introduisit une demande en séparation de corps.


Les débats s'ouvrirent devant la Grand-Chambre du parlement de Provence le 20 mai. la Cour était composée du premier président Monsieur Gallois de la Tour et de neuf juges dont un président à Mortier, Monsieur d'Arbaud de Jouques.


En principe, il ne s'agissait que d'un appel contre la décision de la sénéchaussée portant sur l'assignation à résidence d'Emilie ; en fait les conseillers avaient accepté de lier l'incident et le fond.


Les ténors du Barreau étaient là. Portalis, parla le premier.


Pendant deux audiences, il ne s'adressa pas aux juges, mais plaida avec violence, et de la manière la plus directe contre Mirabeau : « mieux vaut être diffamé que loué par vous ».


Pascalis, quant à lui, fut à l'origine de la tactique des Marignane : « il faut le piquer ; il s'emportera comme un cheval entier et nous le tiendrons ».


Ce fut un véritable réquisitoire : «j'ai des horreurs à dévoiler sur mon adversaire » Emilie, privée de nourriture, vêtue de haillons, abreuvée d'injures, bafouée et trompée, n'aurait reçu de son mari que soufflé et coups de bâtons.


Mirabeau de son côté était présenté comme un bandit de grand chemin, déguisé en ecclésiastique pour abuser les dévotes ou décoré de cordon pour duper les riches. Il aurait fait un mariage sans amour et seulement dicté par sa cupidité, il aurait vécu en dilapidant la dot de sa femme.


Bien que le code d'honneur respecte le secret des correspondances, Portalis se servit des lettres échangées entre le Marquis de Mirabeau et son fils. Dans l'une, que l'avocat déloyal ne communiqua d'ailleurs jamais à la défense, Mirabeau informait son père qu'il se préparait à aller en Provence « pour y égorger son beau père, sa femme et son fils afin qu'il ne reste plus rien de cette race... ».


C'en était trop, Mirabeau était certain qu'Emilie ne le rejoindrait jamais ; il ne lui restait plus qu'à sauver son honneur...


Le 23 mai, jour de la réplique de Mirabeau, il fallut tripler la garde à la porte du Parlement car tout Aix voulait assister à l'audience. L'archiprêtre de la Madeleine avait même annulé le mariage de la fille du cordonnier de la rue Couette, et ce, malgré son gros ventre. On vit dans l'assistance l'archiduc d'Autriche, frère de Marie Antoinette et sa femme, qui étaient de passage dans la région. Je me souviens aussi de Gallifet qui distribuait des sucreries aux dames...


Pendant combien de temps plaida ce diable d'homme ? Certains disent 5 heures, d'autres 8 heures. Je me rappelle surtout de la vague d'éloquence qui le souleva.


Il commença par demander la garde définitive de sa comtesse dans un couvent


On avait invoqué contre lui 8 motifs de séparations. Pour répondre, il dépeignit la vie privée de son beau-père, s'attachant à décrire sa corruption, son immoralité et ses vices. Il s'attaqua ensuite à la manière dont il surveillait la conduite de sa fille. Elle fut montré sous son véritable jour : légère et dissolue, l'héroïne de cercles, de soupers, de concert et bien sur du fameux théâtre du Tholonet.


Puis, il rappela dans quelles circonstances Emilie avait appris la mort de son fils. Enfin, II ouvrit lentement son dossier pour en sortir une pièce, et donna lecture d'une lettre ou Emilie écrivait au chevalier de Gassaud pour lui dire que son mari avait découvert leur liaison et qu'elle en admettait la rupture. Mirabeau en profita pour dire que cette lettre était adressée à un homme qui a habité tout un hiver chez Monsieur de Marignane dans un appartement qui lui était destiné".



(A suivre...)

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JAUBERT (Première partie)

  • Par nicolas.creisson le 02/05/08
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Jaubert :


"J'étais le seul à pouvoir le défendre.


Oui, moi, Jaubert, le plus jeune avocat du barreau, j'étais le seul... mais il préféra plaider lui-même sa cause.


Je revois encore son arrivée à Aix il y a 5 ans. C'était l'hiver. Il était précédé par sa célèbre réputation de scandales : Rapt, adultère, inceste...


Mirabeau, à son habitude, était criblé de dettes. Il fréquenta le tripot, s'afficha avec des filles de théâtre et pour finir, débaucha la maîtresse de son fidèle valet de chambre.


Que venait-il chercher à Aix ? L’argent de sa femme bien sûr. Comment y parvenir ? en lui faisant un enfant évidement !


Mirabeau avait épousé d'un coup d'audace Emilie, riche héritière de la famille de Marignane. L'éloignement de son mari qui partageait son temps entre les voyages et la captivité, permettait a celle-ci de mener une vie consacrée aux plaisirs et aux galants avec la complicité de son libertin de père.


Il est vrai qu'elle avait de qui tenir : le Marquis de Marignane était le fils des amours illégitimes du marquis de Villeneuve-Vence et de Marguerite d'Orcel. Séparé de sa femme, Marignane vivait publiquement avec Mme de Croze.


En l'absence de Mirabeau, Emilie était la maîtresse de Monsieur de Gallifet et la reine de ce château du Tholonet ou se réunissait fréquemment une brillante cour épicurienne.


A propos, qu'ont-ils de plus que les autres ces Gallifet tant courtisés ? L’argent, tout simplement ! Leur fief et plantations de Saint-Dominique leur assurent plus de 500 000 livres de rente par an.


Ce petit monde menait une vie de distractions, d'agapes et d'amusements ... ces volages aristocrates avaient même formé une petite troupe et s'amusaient à jouer la comédie sur la scène du théâtre du Tholonet.


Sur ces planches, Emilie oubliait toute retenue et toute pudeur : elle n'interrompit pas la représentation, lorsqu'un courrier lui annonça que son mari, le comte de Mirabeau, venait d'être condamné à mort par le Tribunal de Pontarlier.


On raconte même que son amant, le jeune Galifet, lui aurait alors glissé à l'oreille : « qu'y a-t-il de plus joli que d'être veuve à vingt-six ans avec 60 000 livres de rente ».


Ce fut encore entre deux reprises qu'elle appris la mort de son fils... Ces nouvelles ne l'empêchèrent pas déjouer la comédie.


A son arrivée à Aix, j'ai prévenu Mirabeau qu'il serait jugé par des libertins de parlementaires qui se montrent en personne au Tholonet, et qui s'adonnent aux plaisirs frivoles en compagnie de galantes dames et d'aristocrates dissolus.


Quelle parodie de justice ! Les Marignane, la société de Tourve et celle du château du Tholonet avaient de forts appuis au parlement. Tenez, le président Grimmaldi de Raguse était cousin de la douairière de Marignane. Le président de Charleval était le frère de Mme de Croze, maîtresse du père d'Emilie.


Cousinage, compérage, complaisance... le tableau ne serait pas complet si l'on oubliait les frasques libertines du président d'AIbertas. (Ne dit on pas qu'il affiche publiquement sa maîtresse à son château de Gemenos... on raconte aussi qu'il aurait corrompu une abbesse...).


Voulez-vous d'autres exemples de débauches de ces magistrats corrompus ? je pourrais vous parler d'Angéliques de Bruny fille d'un président du parlement, de Madame de Villeuneuve, femme cette foi-ci d'un président de parlement. Tous ces aristocrates se trouvaient mêlés aux intrigues et aux galanteries de la société de Marignane.


C'est à cette époque que Mirabeau s'aperçut combien ces magistrats qui allaient le condamner étaient détestés par le peuple qui aime à répéter : « Le Parlement, le Mistral et la Durance sont la ruine de la Provence ».


Cette noblesse n'est pas uniquement dépravée, elle est aussi criminelle. Regardez cet assassin d'Entrecasteau. ! Lui aussi un habitué du Tholonet...A vingt quatre ans, il était déjà président de parlement, ce qui ne l'a pas empêcher de n'être qu'un vil meurtrier. Après deux tentatives infructueuses d'empoisonnement, il se résigna a trancher la gorge de sa femme, Angélique, pour vivre plus librement avec sa maîtresse, Mme de Saint-Simon qui elle aussi était une jeune veuve galante, fille et soeur de parlementaire.


Pauvre Angélique, elle était d'ailleurs cousine de Mirabeau. Et comme lui, victime de la noblesse provençale qui se complaît dans la turpitude. Pendant ce temps, le peuple a faim.


Et dire que sur les vingt quatre, j'étais le seul à pouvoir le défendre..., mais il préféra plaider lui-même sa cause".




(A suivre...)

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