tribunaux d'instance (2)

janv.
18

LES MURMURES DE LA SALLE DES PAS PERDUS : Billet d'humer récurrent quotidien (ou presque !)

  • Par corinne.lesaint le
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J'ai entendu, hier, dans les couloirs du palais cette réfexion d'un jeune homme qui disait à son copain ;

" - oh ! t'as vu, avec la Rachida on va pouvoir se faire de la thune ! Même les caisses pourraves quand elles auront été incendiées on pourra se les faire payer un max ! "

"-Oh c'est trop top, j'ai au mois trois bagnoles de mon père qui sont nazes de chez naze, je vais les garer au quartier et à la prochaine émeute : à moi la monnaie !"

" - Oh, c'est trp top, Men ! ... mais il va falloir attendre la procaine émeute !"

" - T'es relou ou quoi, on va les brûler nous mêmes, et fissa en plus !"


Cette conversation m'a amusé - tout est relatif ! - et j'ai trouvé ces "jeun's" bougrement créatifs et porteurs de projets et, de plus, bourrés d'initiatives.


Bien entendu, je suis comme vous : je me félicite de voir l'indemnisation rapide et revalorisée de ceux qui sont victimes des nuits d'ivresse et de fête banlieusardes, qui voient partir en fumée leur moyen de transport pour se rendre à leur travail quotidien.

Mais je me dis que la mesure aurait pu être étendue au paiement du 475.1, obtenu par la vicrime, directement à son Avocat, avec la même célérité.

Manière que tout le monde puisse profiter de la fête !

Mais je suis peut-être un peu trop en avance ...


Corinne LE SAINT

janv.
15

BILLET D'HUMEUR : AH, qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous !

  • Par corinne.lesaint le

Les délices des Tribunaux d'Instance de Paris ! On y est convoquée dés potron-minet. et notre affaire est souvent "appelée" ... vers 11 heures. Pendant ce temps, amorphe, mal réveillée on trompe son ennui en lisant, d'un oeil distrait, "Voici" ou Gala, suivant ses goûts. (Voici : ce n'est pas pour les people, mais pour les procès qu'on peut imaginer cette semaine !) Autour de nous tout s'agite. Les Confrères se cherchent, se trouvent, se congratulent ou bien s'affrontent pour la "bonne" cause (la leur). Les clients bougent, sortent pour aller en griller une, ou déguster un savoureux café au distributeur qui chuinte. On ne fait rien et tout bouge autour de vous.

Tout à coup c'est notre tour. On hurle pour une communication tardive de pièces. On ergote, on ratitione, on discute et on plaide.

On rentre au Cabinet avec l'angoissante question : comment facturer au client les quatre heures perdues au soutien d'un dossier à l'enjeu minimaliste ?


Et pendant ce temps là y en a qui croient qu'on s'amuse !


Corinne LE SAINT

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