le saint (8)
Loïc SECHER a été condamné, en dernier ressort, par la Cour d'Assises d'Appel de RENNES, pour des viols qu'il a toujours niés..
Son accusatrice, âgée de 14 ans à l'époque, a écrit à Monsieur le Procureur de la République de NANTES, pour se rétracter.
Elle a choisi elle même son Avocate, Maître Cécile de OLIVEIRA, du Barreau de Nantes, pour se faire aider pour la rédaction de sa lettre et se faire conseiller.
Elle a été entendue par les Gendarmes, puis par Madame Martine ANZANI, Conseiller à la Cour de Cassation, Présidente de la Commission de Révision des Condamnations Pénales. Là, dans les locaux prestigieux, sous les ors de la Cour de Cassation, elle n'a pas été impressionnée et a réitéré ses rétractations, confirmant bien avoir menti en accusant Loïc SECHER et vouloir le voir sortir de prison.
En effet, cette malheureuse affaire fait deux victimes : Loïc SECHER qui a déjà effectué 7 ans pour des actes qu'il n'a pas commis et son accusatrice, fragile gamine de 14 ans au moment des faits, qui maintenant à 22 ans ne peut vivre avec son atroce mensonge.
Deux blogs peuvent vous permettre d'en savoir plus sur cette triste affaire :
http://affaireloicsecher.over-blog.com
http://liberons-secher.over-blog.com
Vous pouvez également voir un bon résumé de cette affaire lors de mon intervention sur FR3 Pays de Loire, en cliquant sur le lien ci dessous (à la condition expresse que j'ai réussi mes manipulations)(PS : En fait je n'ai pas réussi ! Il faut copier le lien 'ctrl+c) et le copier dans votre navigateur (ctrl+v) (re PS : j'espère que c'est clair !)
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c44a_part1&video_number=1
Corinne LE SAINT
Moi, j'aime bien mes petites habitudes. Le matin, quand je quitte mon domicile pour aller à mon Cabinet, j'ai tout préparé pour quand je vais rentrer : j'ai mis ma soupe dans mon micro-onde à programmation avancée (un modèle aussi imaginaire que ne l'est ma "soupe") et la programmation est faite pour que ma soupe soit chaude quand commencent les programmes du service public de la télévision et je rentre juste à l'heure.
Et bien, hier soir quand je suis rentrée de mon dur labeur de "psychiatre déguisée en Avocat" (car c'est bien le métier que nous exerçons maintenant, avec l'AJ (la sécu ?) en plus), à la même heure que d'habitude, et bien les programmes étaient commencé et pis ma soupe elle était froide !
Et quand la soupe est froide, la Révolution est en marche !
La crise financière est l'objet de tous les commentaires, depuis 8 jours. Nul journal, nul bulletin d'infos, nulle radio, nul quotidien, pas la moindre "feuille de choux", pas la plus petite chaine de télévision du câble, de la TNT ou de l'Internet n'y échappe.
Les qualitatifs fusent. Les références à "celle de 1929" – que bien peu d'entre-nous n'ont connu – nous sont assenées, commantaires et photos d'archives à l'appui. Des émissions sont montées de toutes pièces, dans l'urgence où les meilleurs économistes viennent donner les conseils qu'ils auraient mieux faits de nous donner avant ! Des « EDITIONS SPECIALES » sont annoncées par des communiqués fumants, qui ont l'air de nous soupçonner de coupable désinvolture si d'aventure nous envisagerions de ne point les regarder. Des « envoyés spéciaux » du monde entier nous explique avec force détails pourquoi leur bourse à eux s'écroule plus vite ou mieux qu'une autre. Que c'est encore plus grave qu'hier et bien moins que demain !
Ils nous foutent la trouille !
J'en ai été réduite, ce matin, d'aller vérifier, fébrile, si ma menue monnaie, que je garde pour mon boulanger (vous aussi ?) était toujours dans mon petit porte monnaie de cuir rouge, au fond de mon sac ...
Elle y était toujours !
J'en ai été rassérénée.
Le microcosme journalistique parisien s'agite.
De quoi s'est encore mêlé la Carla et sa cinéaste de sœur ?
Il conviens, malgré tout, de faire un petit rappel à la Loi.
Notre Président n'a commis aucune violation de la Loi – pas plus que de la fameuse « doctrine MITTERRAND - en refusant l'extradition de Marina PETRELLA, cette ex-brigadiste repentie, qui s'est installée en France, a refait sa vie, a donné la vie et s'est parfaitement réinsérée, tournant franchement le dos à un passé au combien critiquable, exerçant une profession à caractère social pendant vingt années,, sans attirer l'attention de la Justice sur elle.
L'oubli devrait-il forcément friser la quarantaine ? Voire la cinquantaine ?
En créant le « MANDAT D'ARRÊT EUROPEEN » au début des années 2000, l'Europe a expressément prévu une clause humanitaire qui permet à un Gouvernement de refuser l'extradition d'une personne, vers un état tiers signataire de la convention.
Le Président, aurait pu donner à cette affaire un côté moins « fait du Prince », mais l'urgence prévalait ici. Marie PETRELLA pouvait mourir d'un jour à l'autre.
Sur le plan anecdotique, moi, la féministe convaincue, je trouve bien que Carla puisse « imposer » une décision à son Président de mari.
Il faut dire qu'elle délaissait volontiers les petites robes pour des pantalons moulants.
Maintenant l'on sait qu'elle porte aussi la culotte à la maison !
Madame ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur, va dévoiler son plan pour lutter contre la cybercriminalité. Sur les pages internet du Cyber Magazine Z.Net, aux termes d'un un article excellent d'Estelle Dumont, les intentions du Ministre de l'intérieur sont dévoilées avec force détails. Les Avocats ne peuvent pas ne pas s'interresser à ce nouvel aspect de lutte contre la criminalité qui devrait susciter des vocations à la postulation pour la défense des cybercriminels et à la mise en place des Avocats représentant les parties civiles. L'enjeu pour le Barreau n'est pas mince. Les jeunes Avocats nés avec un ordinateur en guise de hochet et un abonnement A.D.S.L. pour leur baptème, vont être les premiers en piste. Les piannoteurs amateurs et béotiens comme moi tenteront de suivre pour grapiller un peu de la cyber-manne !
Z. NET Magazine et Estelle DUMOUT nous rapelle que ce projet est déjà bien avancé puisque le Ministère de l'Intérieur a déjà mis en place des "cyberpatrouilles" pour traquer sur la "toile" les "cybercriminels".
Estelle DUMOUT cite son confrère "Le FIGARO" qui a eu accès au plan d'action qui sera présenté le Jeudi 14 Février. La cyberplainte est déjà prête et des moyens financiers accrus pour l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information (OCLTIC) et que ce dernier devrait même, à l'occasion, repaptisé Office central contre la Cybercriminalité (OCC). (ce qui est déjà plus simple !)
Une liste noire de sites à filtrer sera publiée par le Ministére de l'Intérieur et communiquée aux fournisseurs d'accès Internet . La Ministre nous annonce même la création d'un véritable Cybercommissariat.
La police entre dans la modernité.
Et pour les interrogatoires un peu cybermusclés, il y aura t'il des cybersbottins pour taper sur la tête des suspects sans laisser de cybertraces ?
Pour ma part, volontaire des vacations "1ère heure" de garde à vue, quand elles n'étaient pas encore rémunérées, je me souviens que la modernité avait déjà posé problème quand les annuaires "papier" avaient été remplacés, dans les commissariats, par des minitels !
Corinne LE SAINT (pas encore cyberavocat !)
Au cours du week-end, en parcourant mes mails, j'ai lu un article de FR3 Aquitaine (Et oui les Avocat Parisirns, recherche des infos sur les médias de Province !!! pour nourrir leurs blogs !) un article trés élogieux sur un Commissaire Priseur dont les méthodes emplies d'initiatives originales et sympathiques et qui commençait à déplaire un peu à sa profession.
Mais ça n'est pas vraiment le sujet. C'est juste que cela m'a donné une idée :
Monsieur et Madame sont assis devant le Commissaire Priseur, entouré d'objet hétéroclites, divers, variés, avariés et aussi de meubles et d'enfants.
- Madame, Monsieur, la vente commence ! Lot N°1 : un superbe ado, un peu boutonneux certes, mais en trés bonne santé ! Qui en veut ?
- Moi, crie Monsieur d'un élan farouche
- adjugé ! (coup de marteau bref de l'Officer Ministériel. Et maintenant, une superbe petite fille aux sympatiques taches de rousseur. Qui en veut ?
- Moi hurle Madame, en se levant de peur que le lot ne lui échappe ...
- Adjugé !
Le commissaire disperse, pendant deux heures, entre Monsieur et Madame, le salmigondis d' objets, de meubles, de souvenirs (bons ou mauvai) et de victuailles à la date de péremption dépassé.
Tout est périmé dans cette histoire, même l'amour de ces deux là.
Tout a été adjugé, Madame, Monsieur ! Et le Commissaire Priseur, en sueur, tape trois coup de marteau violents et prononce le ... Divorce de Monsieur et Madame.
Ca serait bien aussi. Qu'en pensez-vous Madame la Ministre ?
C'est clair. Rachida DATI, notre Ministre, n'a plus un "fifrelin" dans son coffre !
Et il faut que nous les Avocats (encore nous les sauveurs !!!) trouvions des solutions et dare dare, en plus.
On pourrait travailler plus gratuitement encore, faire 24 heures par jour pour payer des taxes nouvelles et plus lourdes, mais ça : j'ai bien réfléchi, ça va pas être possible !
La SNCF, EDF, GDF, La POSTE, La RATP, Le Service des Permis de construire, la Santé, etc, ..., etc ... etc, sont des services publics (ou presque pour certains) que tous les citoyens, en les utilisant, payent en rechignant, mais payent tout de même.
Pourquoi LA JUSTICE ne serait-elle pas payante ?
Attention, attention, j'en voie déjà crier au scandale : le justiciable pauvre et démuni n'aurait plus accès à la Justice.
Mais si ! Il suffirait, avec la distribution de la feuille d'impôts annuelle de délivrer aux justiciables non imposables une carte de JUSTICE GRATUITE !
On pourrait même la moduler en fonction des revenus réels et faire payer, un peu ou pas du tout, les moins biens lotis d'entre les citoyens. Ceux-là se verraient attribuer l'Aide Juridictionnelle , totale ou partielle, facilement et très rapidement. Ils auraient aussi accès aux nombreux services gratuits mis en place par l'Ordre. Mais eux seuls ! (j'ai parfois rencontré à des permanances Mairie, de braves et dignes dames âgées venant solliciter gratuitemenr mon avis pour faire mieux "rentrer" leurs loyers, alors que le bracelet en or à leur poignet aurait largement payé ma TVA pour l'année ! Elles auraient pu payer des honoraires à un Avocat !)
Ce bon Monsieur JOSPIN, dans un élan de bravitude mal contrôlée (mais que tous soient rassurés ce genre d'acte démago a été pratiqué aussi par des élus de l'autre bord !) avait supprimé le droit de timbre sur les Jugements correctionnels. Hérésie ! Il faut le rétablir, l'augmenter pour les condamnés, le moduler avec la carte JUSTICE GRATUITE (voir plus haut !) et en exonérer totalement les victimes. Pourquoi une grosse ou une moyenne, voire une petite, société qui aurait commis un délit (hygiène, travail dissimulé, entente illicite, non respect des dates limites de vente et autres bagatelles !) ne pairait-elle pas un droit de timbre d'environ une centaine d'euros pour obtenir du Greffe une copie du Jugement pour ... aller faire appel ? (nouveau service demandé à La Justice)
Et puis au Greffe de la Cour d'Appel, on lui re-infligerait une petite taxounette pour que le Greffier enregistre son Appel.
Toute peine ne mériterait plus salaire ? Les photocopies seraient-elles devenus gratuites ?
Et les copies gratuites des dossiers pénaux, surtout d'Assises, gratuites pour les titulaires de la CARTE JUSTICE et payantes pour les autres. La Greffière passe énormément de temps à photocopier de parfois trés gros dossiers. Il me semble qu'il serait parfaitement équitable que ceux qui en ont les moyens payent leurs copies. Cela existait avant. Pourquoi ne pas le rétablir, à la condition que le service soit suffisamment rapide pour que l'Avocat puisse disposer des pièces pour le procès.
La Justice récupèrerait ainsi des fonds pour payer mieux ou recruter et former (parmi le personnel d'administration aux effectifs pléthoriques) des greffiers et greffières plus efficaces parce que rémunérés mieux et mieux équipés.
Et les dépens ? Pourquoi ne pas les réévaluer pour les perdants ne possédant pas la CARTE JUSTICE exonératrice ?
Bien sûr ça peut choquer, a priori, de voir la Justice devenir payante.
Mais de voir de jeunes Avocats - et hélas moins jeunes à Paris - recevoir et écouter le client, répondre à moult et moult appels téléphoniques inquiets et surtout inutiles, étudier le dossier, rédiger les conclusions, et les responsives, et les récapitulatives, et tout, et tout, puis plaider après une aprés-midi d'attente au Palais. Tout ça pour recevoir pour toute rémunération une misère d'A.J., deux à trois mois après (bien qu'il soit juste de le souligner : la CARPA est plus dilligente maintenant !) : ça ne choque personne ?
Pourquoi pas un service de mails pour communiquer les délibérés, payé par l'Avocat (2 ou 3 euros), re-facturé au client, plutôt que d'envoyer une pauvre petite stagiaire, épuisée, en métro, en vélo ou en bus, souvent sous la pluie battante, alors qu'elle pourrait pendant ce temps faire du Droit dans son bureau et apprendre son métier (et ne plus vilipender, en silence, ce "patron" qui l'exploite et conspuer cette marque de chaussures ravissante et sexy, mais que "c'est de la m ...! et chères en plus") ?
Réfléchissons-y ensemble Confrères et glissons-en un mot à Madame DATI !
De l'argent qui rentre ... elle va aimer ça !
Corinne LE SAINT
LES MURMURES DE LA SALLE DES PAS PERDUS : Billet d'humer récurrent quotidien (ou presque !)
J'ai entendu, hier, dans les couloirs du palais cette réfexion d'un jeune homme qui disait à son copain ;
" - oh ! t'as vu, avec la Rachida on va pouvoir se faire de la thune ! Même les caisses pourraves quand elles auront été incendiées on pourra se les faire payer un max ! "
"-Oh c'est trop top, j'ai au mois trois bagnoles de mon père qui sont nazes de chez naze, je vais les garer au quartier et à la prochaine émeute : à moi la monnaie !"
" - Oh, c'est trp top, Men ! ... mais il va falloir attendre la procaine émeute !"
" - T'es relou ou quoi, on va les brûler nous mêmes, et fissa en plus !"
Cette conversation m'a amusé - tout est relatif ! - et j'ai trouvé ces "jeun's" bougrement créatifs et porteurs de projets et, de plus, bourrés d'initiatives.
Bien entendu, je suis comme vous : je me félicite de voir l'indemnisation rapide et revalorisée de ceux qui sont victimes des nuits d'ivresse et de fête banlieusardes, qui voient partir en fumée leur moyen de transport pour se rendre à leur travail quotidien.
Mais je me dis que la mesure aurait pu être étendue au paiement du 475.1, obtenu par la vicrime, directement à son Avocat, avec la même célérité.
Manière que tout le monde puisse profiter de la fête !
Mais je suis peut-être un peu trop en avance ...
Corinne LE SAINT
