Il y a deux ans jour pour jour j'ai décidé de ne plus traverser le YANG TSE KIANG
Aujourd'hui je pense à tout ceux qui attendent avec impatience le "c'est l'heure..." qui arrive de plus en plus tôt.
A tout ceux qui pensent encore qu'il en faut toujours "un dernier pour la route" et qui ne peuvent plus repartir sur une jambe.
A tout ceux qui ne s'aperçoivent pas que l'apéritif n'a plus rien de mondain ...
A ceux ou celles qui n'arrivent plus à se passer du verre qu'on prend le soir à la maison pour déstresser...
A tout ceux qui n'entendent rien quand leur corps dit "c'est trop", aux amis qui disent "arrête" et aux enfants qui demandent pourquoi ?
A ceux dont la couleur du visage permet de deviner celle du foi...Si rose...
Si tu te reconnais... appelle moi, on pourra toujours en parler, ca ne sera jamais de la morale, mais du vécu ; j'allais dire du vaincu, mais cela ne fait que deux ans...
Y'a pas photo... Il y a du monde ailleurs...

2 commentaires
sans
Un très beau texte sur un sujet et une réalité cruels, secrets. Au café à la campagne on dit "c'est un pauv' gars, un boit sans soif!" dans les soirées mondaines en ville "il est extravagant!" ... quand c'est une femme c'est toujours une alccolique.
Question de sexe, de termes et de milieu.. mais la maladie demeure la même!
lu
Merci Christophe... Très belle note. Mais il n'y a que celle ci ?