pays du golfe (29)
Le Mercredi 21 avril dernier, le président de la République a annoncé à l'issue du Conseil des Ministres que le port du voile intégral en France fera l'objet d'une mesure d'interdiction générale en France, et ce en dépit des recommandations défavorables du Conseil d'État au mois de mars dernier. Cette décision n'a pas tenu compte également des observations du Conseil français du culte musulman. (CFCM) qu'il avait reçu le 23 décembre 2009.
Aujourd'hui un nouveau débat vient de faire irruption et qui met en France en ébullition.
Quelques précisions :
1. Le Coran prévoit la polygamie :
« Si vous craignez d'être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d'être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d'être injustes. » (Sourate 4 verset 3).
Par ailleurs, le verset 4.129 insiste sur la nécessité de prendre conscience du risque absolu d'injustice tiré de cette situation de polygamie: « Vous ne pourrez de toutes façons être équitable envers vos épouses quand bien même vous le souhaiteriez ardemment...».
Il est important de souligner que ces versets sont révélés dans le chapitre traitant de la prise en charge des veuves et des orphelins.
L'autorisation de la polygamie a revêtu dans un contexte historique particulier un caractère conjoncturel a été légitimée en terme d'obligation collective vis-à-vis des femmes et enfants vulnérables dans une société patriarcale, et non pas en terme de droit octroyé aux hommes musulmans.
Je rappelle que certains pays musulmans interdisent cette pratique (Tunisie), d'autres la conditionne (Algérie, Maroc), pour ne citer que les pays Maghrébins.
Il s'agit d'une pratique qui a pratiquement disparue à l'heure actuelle.
Pour moi, l'introduction de la notion d'injustice dans ces versets interdit cette pratique, car le terme justice est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran et il s'agit d'un principe fondamental dans la religion musulmane. Chaque épouse doit être traitée avec équité, que ce soit matériellement, que ce soit sur le plan sentimental. Ce qui est humainement impossible.
L'Islam recommande vivement d'être juste envers autrui, surtout envers les faibles et les orphelins.
2. Qu'est-ce que la polygamie en droit français ?
Elle est prohibée.
L'article 433-20 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende le fait de contracter un second mariage (ou un pacs) avant dissolution du précédent.
L'alinéa suivant de cet article expose à des sanctions un responsable du culte qui célébrerait le mariage religieux d'un couple qui ne serait pas déjà marié civilement.
Les mariés qui se présentent devant un ministre de culte doivent fournir le certificat de mariage de la mairie.
C'est ce que font les ministres du culte musulman. Je rassure les lecteurs, car j'ai entendu certains hommes politiques déclarer que les imams ne respectaient pas cette consigne.
Ce qui est faux. C'est caricatural. Les imams savent pertinemment que leur responsabilité pénale peut être engagée et au préalable exigent avant la célébration d'un mariage religieux l'acte de mariage civil.
3. Les étrangers et la polygamie :
Le nombre de familles polygames installées en France a augmenté avec la procédure du regroupement familial, depuis les années soixante, jusqu'aux années 1990.
Il s'agissait de travailleurs migrants d'Afrique noire, notamment sub-saharienne. Du Mali, les ethnies Soninke et Toucouleur vivant dans le bassin du fleuve Sénégal, frontalier du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Les Diola-Manjak viennent de la Casamance, frontalière du Sénégal et de la Guinée.
Depuis la loi Pasqua de 1993, l'ordonnance de 1945 sur les étrangers interdit la délivrance de titre de séjour aux étrangers en situation de polygamie. Un arrêt du Conseil d'État du 11 juillet 1980, dit l'arrêt Montcho a admis le regroupement familial d'étrangers dans le cas de polygamie. Il s'agissait d'accorder le droit pour une famille polygame béninoise à vivre une vie normale.
La seconde loi Pasqua du 24 août 1993 interdit la délivrance de carte de séjour de dix ans aux étrangers vivant en situation de polygamie, ainsi que le regroupement familial pour les familles polygames.
De fait, elle exige des épouses secondaires de choisir entre l'irrégularité du séjour et le divorce accompagné de « décohabitation », processus rendu difficile par la précarité de leurs situations et la difficulté d'accéder au logement.
Plusieurs circulaires sont venues encadrer les procédures dites de « décohabitation ».
En 1997, le Conseil d'Etat autorise enfin l'administration à ne plus renouveler les permis de séjour de membres de familles polygames, même si la carte a été délivrée avant l'interdiction introduite par la loi Pasqua.
Le 25 avril 2000 et le 10 juin 2001, deux autres circulaires accordent le renouvellement des cartes de séjour pour les familles polygames arrivées en France avant 1993, sous réserve que les ménages «décohabitent».
Au moment où le débat s'est enflammé, le Conseil d'Etat vient d'affirmer, dans un arrêt en date du 16 avril 2010, que si la venue en France de ressortissants étrangers a été autorisée au titre du regroupement familial, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que l'autorité consulaire française use du pouvoir qui lui appartient de refuser leur entrée en France en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur des motifs d'ordre public.
Il rappelle que la loi interdit la délivrance ou prévoit le retrait de titres de séjour aux étrangers vivant en état de polygamie et à leurs conjoints que cette situation est au nombre des motifs d'ordre public susceptibles d'être pris en considération pour fonder un refus de visa, alors même que le regroupement familial aurait été autorisé.
Néanmoins, et par prudence, le Conseil d'Etat note que la délivrance du visa ne peut légalement être refusée pour la venue d'un conjoint que lorsqu'elle conduirait l'étranger à vivre en France en situation de polygamie.
Le Conseil d'Etat s'est exprimé à la suite d'une requête enregistrée le 23 juillet 2008 présentée par M. Ibrahima A qui sollicite l'annulation pour excès de pouvoir la décision du 22 mai 2008 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours dirigé contre la décision implicite par laquelle le consul général de France à Dakar avait refusé de délivrer à Mme Fatou B épouse C, à Mlle Mame Fatou C et à MM. Mamadou Makhtar C, Mame Gor C et Dame C des visas d'entrée et de long séjour en France au titre du regroupement familial.
4. La polygamie est-elle un motif de refus ou de retrait de nationalité ?
La jurisprudence établit que le refus d'intégration ou un comportement incompatible avec les valeurs de la République peuvent justifier le rejet d'une demande d'accès à la nationalité française.
L'article 25 du code civil limite à cinq motifs les condamnations pouvant entraîner la déchéance de nationalité. Il s'agit notamment de crimes et délits particulièrement graves ou qui portent atteinte à l'intérêt de la nation.
Si une personne ne peut être déchue de sa nationalité pour polygamie, elle peut néanmoins la « perdre » puisqu'un décret de naturalisation peut être retiré sur avis du Conseil d'État si celle-ci « a été obtenue par mensonge ou par fraude » (article 27-2 du code civil).
Le magazine irlandais « International Living » a procédé au classement sur l'expatriation des retraités concernant 194 pays.
Dans ls dernière édition du classement établi depuis 30 ans, la France se classe en première position pour la cinquième année consécutive devant l'Australie (2ème) gagnant 3 places par rapport à 2009, la Suisse (3ème), l'Allemagne (4ème) et la Nouvelle-Zélande (5ème). Les Etats-Unis sont, désormais, septième chutant de quatre places.
Ce classement est effectué au cours du mois de janvier de chaque année pour identifier les endroits où il fait simplement, bon vivre .
La Tunisie a été classée pour la deuxième année consécutive, en tête des pays arabes en matière de qualité de vie avec un score de 59 points sur 100, en amélioration de trois points par rapport à 2009, portant sur 194 pays.
Pour les Trois pays du Maghreb, les indices sont les suivants :
Tunisie : 59/100
Coût de la vie : 63
Loisirs & Culture : 61
Economie : 45
Environnement : 68
Liberté : 17
Santé : 73
Infrastructure : 36
Risque & Sécurité : 86
Climat : 85
Maroc : 54/100
Coût de la vie : 43
Loisirs & Culture : 35
Economie : 44
Environnement : 67
Liberté : 42
Santé : 63
Infrastructure : 36
Risque & Sécurité : 93
Climat : 78
Algérie : Total 50/100
Coût de la vie : 51/100,
Loisirs & Culture : 51/100
Economie : 40
Environnement : 67
Liberté : 25
Santé : 51
Infrastructure : 36
Risque & Sécurité : 36
Climat : 89
La Jordanie (55 points), le Koweït (55 points), le Liban (54 points), et le Bahreïn (54 points).
Le classement est établi selon un indice constitué sur la base d'une série de notes attribuées en fonction d'indicateurs qualitatifs: coût de la vie, économie, environnement, culture, loisirs, libertés, santé, infrastructures, risques, sécurité et climat.
Pour chacun de ces critères, chaque pays est noté sur 100.
L'indice de qualité de vie (100) est réparti en 15% pour le coût de la vie, 10% pour la culture et loisirs (taux d'alphabétisation, taux de lecture de la presse, fréquentation des musées,..), 15% pour l'économie (taux d'intérêt, PIB, taux de croissance du PIB, le PIB par habitant, le taux d'inflation, et le PNB par habitant), 10% pour l'environnement (la densité d'habitants au kilomètre carré, taux de croissance démographique, les émissions à effet de serre par habitant, et le pourcentage de la superficie totale qui est protégée), 10% pour les libertés (degré de liberté politique à), 10% pour les infrastructures (longueur des chemins de fer, les routes pavées, les voies navigables, le nombre d'aéroports, les véhicules, les téléphones, les fournisseurs de services Internet et les téléphones portables par habitant), 10% pour les risques et sécurité, 10% pour le climat (moyenne annuelle des précipitations et la température moyenne, le risque de catastrophes naturelles).
www.internationalliving.com/Internal-Components/Further-Resources/quality-of-life-2010
http://
Abu Dhabi a décidé de modifier la loi sur la presse en vigueur dans l'émirat depuis 1980, en abolissant les peines de prison contre les journalistes et en protégeant les journalistes pour le secret de leurs sources.
Il sera créé un parquet spécialisé et des juridictions pour les délits de presse.
Depuis de nombreuses années, dans les pays arabes les médias ont connu un développement grâce à la multiplication des chaînes de télévision satellitaires et à l'explosion d'Internet.
Enfin, quatre pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l'Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït et le Qatar, ont signé aujourd'hui dans la capitale saoudienne un accord sur la création d'une union monétaire.
Il s'agit d'une une nouvelle étape dont l'objectif affiché est l'instauration d'une monnaie unique.
Deux membres du CCG, Oman, en 2007, et les Emirats arabes unis au mois dernier, se sont retirés de ce projet.
Le 30 décembre 2008, au cours du sommet de Mascate, cinq des pays du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït et Qatar) ont donné leur accord pour cette union monétaire.
Le retrait émirati du projet était motivé par le choix de Ryad comme siège de la future Banque centrale, et souhaitait que Dubaï, centre financier avéré soit préféré.
Quatre femmes, dont l'une, Massuma al-Mubarak, ancienne ministre de la santé en 2005 a devancé tous les candidats de sa circonscription.
Le Koweït vit un changement politique inédit. Pour la première fois dans l'histoire de ce pays qui détient 10% des réserves pétrolières mondiales et produit 2,2 millions de barils/jour, et enregistre 3,44 millions d'habitants, dont 2,35 millions d'étrangers qui n'ont pas le droit de vote, des femmes siègeront au Parlement lors des dernières élections législatives qui se sont tenues ce week-end.
C'est la troisième fois que des femmes étaient candidates au Parlement depuis qu'elles ont obtenu le droit de vote et d'éligibilité en 2005.
Lors des deux précédents scrutins, en 2006 et 2008, aucune n'avait été élue.
Seize femmes se sont présentées à ces élections, sur un total de 210 candidats.
Mesdames Aseel el-Awadhi, Rula Dashti, Massuma al-Mubarak et Salwa al-Jassar, toutes diplômées d'universités américaines, rentrent par la grande porte dans l'histoire de leur pays.
Ces élections anticipées ont été convoquées après la dissolution du Parlement au mois de mars dernier par l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, et ce pour la troisième fois depuis mai 2006, en raison de divergences l'appareil législatif et le gouvernement.
Afin d'aider la croissance des secteurs non-pétroliers, la Banque centrale de Koweït a pris une mesure de réduction, avec mise en vigueur immédiate, à compter d'aujourd'hui, de 50 points de base son taux d'escompte, à 3%, dans la deuxième réduction depuis le début de l'année
C'es aider à la croissance des secteurs non-pétroliers t la deuxième réduction du taux d'escompte du Koweït depuis le début de l'année et de la cinquième depuis le mois d'octobre 2008.
Le groupe MAG, basé aux Emirats Arabes Unis, groupe commercial, industriel et d'investissements spécialisé essentiellement dans la distribution de pièces détachées automobiles, le développement immobilier, l'industrie et d'autres activités économiques diverses et dirigé par un Syrien, vient de confirmer être en négociations sur l'éventuelle reprise de l'usine française du fabricant allemand de pneus Continental, promise à la fermeture en 2010.
Le Groupe MAG dont le siège social se situe dans l'émirat de Sharjah confirme qu'il est actuellement en contact « avec les autorités officielles en France et avec Continental concernant la vente éventuelle de l'usine de Clairoix".
En effet, un porte-parole de MAG a déclaré à l'agence Reuters que le groupe voulait développer ses activités en Europe mais « dans la mesure où les discussions n'ont démarré que voici six jours, il est prématuré de parler d'un accord ou de valeur ».
Le Qatar et la France resserrent leurs liens.
Le Sénat vient d'adopter l'avenant à la convention fiscale avec le Qatar amendant la convention du 4 décembre 1990 en vue d'éviter les doubles impositions et l'accord sous forme d'échange de lettres du 12 janvier 1993 destinée à "améliorer l'attractivité de la France pour les investisseurs qataris, notamment dans le secteur immobilier".
Il est à rappeler que cette convention fiscale avec le Qatar a été signée le 4 décembre 1990. Elle a été ratifiée par le Parlement par la loi n° 91-1392 du 31 décembre 1991 et a été précisée par un accord du 12 janvier 1993, sous forme d'échange de lettres, ratifié quant à lui par le Parlement par la loi n° 94-322 du 25 avril 1994.
La convention de 1990, qui vise à éviter les doubles impositions, a principalement défini la notion de personnes, résidents de l'un ou des deux Etats, pour pallier l'absence au Qatar d'une définition du domicile fiscal des personnes physiques. Le champ de la convention portait, pour la France, sur l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, l'impôt de solidarité sur la fortune et l'impôt sur les successions. Pour le Qatar, il s'agissait en 1990 de l'impôt sur les sociétés, seul impôt qui existait dans cet Etat.
C'est lors du déplacement à Doha du Président de la République, le 14 janvier 2008, qu'a été signé cet avenant
L'Assemblée nationale l'a approuvé en première lecture neuf mois plus tard.
Cet avenant a pour mérite d'exonérer d'impôt les plus-values immobilières et les gains en capital réalisés par le Qatar ou ses "entités publiques" sur des biens détenus en France.
Le Koweït bénéficie déjà d'une clause similaire.
Un autre article de la convention étend la période d'exclusion de l'impôt sur la fortune des biens situés hors de France pour les citoyens du Qatar résidant en France.
Abou Dhabi et Dubaï, les deux grands membres de la fédération des Emirats Arabes Unis (EAU) composée de sept émirats ont affirmé qu'ils coopéraient ensemble face à la crise financière internationale. Abou Dhabi détient la quasi-totalité des réserves pétrolières du pays, et Dubaï dont le boom économique a été freiné brutalement par la crise ploie sous le poids d'une dette publique de près de 80 milliards de dollars.
Afin de pouvoir faire face à ses échéances, le gouvernement local de Dubaï a émis au mois de février dernier des bons de trésor pour la somme globale de 20 milliards de dollars qui a été souscrite de moitié par la Banque centrale des Emirats, basée à Abou Dhabi.
Après six années de boom exceptionnel, les Emirats Arabes Unis subissent de plein fouet les effets de la crise. Reports voire annulations de projets et licenciements en masse poussent les expatriés, qui représentent 90% de la population active, à quitter précipitamment le pays.
Pas moins de 46% des expatriés envisagent d'aller s'établir dans un autre pays en raison de la crise économique mondiale qui affecte aussi la deuxième économie arabe.
Un sondage vient d'être publié réalisé par la société d'études des marchés par internet, YouGov, montre que sur 779 expatriés interrogés entre le 20 et le 29 janvier, 54% disent craindre de perdre leur emploi contre 50% le mois précédent.
"L'impact de la crise économique actuelle sur le style de vie des consommateurs aux Emirats commence modifier les perspectives de nombreux résidents", relève le sondeur YouGov.
Quarante six pour cent indiquent que le climat de crise aux Emirats les pousse à envisager d'aller s'établir dans un autre pays, contre 38% en décembre.
Plus de la moitié des personnes interrogées disent qu'un ami ou un membre de leur famille a perdu son travail, notamment dans les secteurs de l'immobilier et de la finance ces trois derniers mois, conte un tiers un mois avant.
Il est à noter qu'en plus de cette crise, les Emirats, cinquième exportateur de brut du monde, souffrent de la chute du prix du pétrole.
Dans la journée d'hier, le Parlement koweïti a approuvé en première lecture une nouvelle législation du travail qui devrait améliorer les conditions des immigrés. Le texte a été voté par 43 des 44 membres du Parlement présents, un seul s'étant abstenu. Il sera examiné en deuxième lecture dans deux semaines.
Ce nouveau texte introduit des dispositions pour assurer de meilleures conditions de recrutement des travailleurs du secteur privé, garantissant plus de congés et d'indemnités de fin de service. Les sanctions sont plus dures et des peines de prison sont prévues pour les employeurs qui ne paient pas les salaires.
Quant au secteur public, la nouvelle loi impose au secteur public un salaire minimum pour les catégories de travailleurs les moins payés, mais pas au secteur privé.
Néanmoins, cette nouvelle législation maintient le système qui impose à chaque étranger d'être sponsorisé par un Koweïtien pour pouvoir s'installer et travailler dans le pays, ce qui laisse les immigrés à la merci des employeurs.
Le Koweït compte 2,35 millions d'étrangers, dont plus des deux tiers qui sont asiatiques, pour une population autochtone d'un peu plus d'un million.
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"Paris Europlace" et le "Dubai International Financial Center" signent un accord
« Paris Europlace », regroupant quelque 150 institutions et qui a pour mission de promouvoir la place financière de Paris vient de signer un accord de coopération avec le "Dubai International Financial Center" (DIFC) qui est la place financière de cet émirat.
Cet accord signé à Dubaï entre « Paris Europlace » et le DIFC a pour but essentiel de développer des actions communes dans six domaines :
• Marchés financiers,
• Gestion des fonds d'investissement,
• Finance islamique,
• Systèmes de paiement,
• Recherche et éducation,
• Réglementation.
L'immigration dans cet Emirat est extrêmement sensible, lorsque l'on sait que sur 6,4 millions d'habitants enregistrés au niveau de l'ensemble des 07 émirats composant la fédération, 86% sont des étrangers.
87% des travailleurs viennent d'Asie (Inde, Pakistan, Philippines, notamment), et 25.000 immigrants illégaux ont été arêtes aux Emirats depuis novembre 2007.
C'est pourquoi, les autorités ont décidé que les immigrés vivant aux Emirats arabes unis (EAU) et travaillant dans des emplois non-qualifiés n'auront plus le droit de faire venir leur famille selon la nouvelle réglementation en matière de visas.
57 professions sont directement concernées dont cuisinier, serveur, ou tailleur.
Les autorités estiment que leur faible salaire ne leur permet pas de subvenir sur place aux besoins de leur femme et de leurs enfants.
A la suite de la campagne publique récemment lancée en Arabie saoudite, appuyée par des spots télévisés et des encarts dans la presse écrite, pour sensibiliser les ressortissants Saoudiens à mieux traiter dans leur pays les immigrés, notamment les domestiques, le ministre du Travail d'Arabie Saoudite réuni avec les responsables des bureaux de recrutement de la main d'œuvre étrangère, a réitéré cette recommandation.
Le 18 décembre écoulé, l'organisation de défense des droits de l'Homme « Human Rights Watch » (HRW) a pressé les gouvernements arabes de protéger des millions de domestiques venant principalement d'Asie contre différents abus.
Mais, certains journaux ont refusé de publier ces encarts et des journalistes ont critiqué la campagne trouvant qu'elle montre les Saoudiens sous un visage défavorable.
Il est vrai que dans les pays du Golfe, la situation est préoccupante face à un droit du travail qui ne contient pratiquement aucune protection des salariés étrangers.
Depuis hier soir, lundi 29 décembre 2008, les six pays du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar et Oman) tiennent à Mascate leur sommet annuel axé sur le processus d'intégration économique de leurs pays.
Pour le moment, la situation dans la bande de Gaza n'a pas été évoquée, malgré l'appel de Doha à la réunion d'un sommet arabe extraordinaire sur Gaza.
Ils préfèrent se défausser sur la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, prévue mercredi au Caire.
Dans son discours d'ouverture, le sultan Qabous a proposé la création d'un mécanisme international pour stabiliser les prix du pétrole sur les marchés internationaux, en chute libre en raison de la crise financière mondiale.
Le projet d'accord sur une union monétaire des pays du Golfe, prévoyant un Conseil monétaire devant conduire à la création d'une Banque centrale du CCG chargée du lancement d'une monnaie unique, en principe en 2010 sera examiné voire approuvé au cours de ce sommet de Mascate.
Quatre pays souhaiteraient abriter le siège de la future Banque centrale.
A l'occasion du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, l'association « Al-Nahda » (la renaissance en arabe), a été récompensée par le prix Chaillot et s'est vue allouée la somme de 6.000,00 €
Cette association saoudienne créée en 1962 se consacre à la protection des femmes isolées, à faible revenu, à la protection de l'enfance. Elle leur dispense un enseignement dans les métiers de l'artisanat, assiste les familles démunies à se loger décemment et contribue par le biais de campagnes à assurer une meilleure santé des femmes isolées et vulnérables.
Ce prix, destiné aux ONG des pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et Oman) sera décerné le 17 décembre à Ryad.
La Commission Européenne estime qu'avec « le lancement du prix Chaillot, la Commission européenne veut reconnaître le travail extraordinaire effectué par certaines institutions et individus en faveur des droits de l'Homme dans les pays du Golfe".
Aujourd'hui, lundi 1er décembre 2008, le royaume du Bahreïn, pour la première fois de son histoire, célèbre la Journée de la femme.
C'est un évènement qui mérite d'être souligné, même si à Bahreïn, les femmes jouissent d'un statut plus favorable en comparaison aux autres pays du Golfe.
Elles travaillent dans le secteur privé et public, sont fonctionnaires, députés et même ambassadrice.
De nombreuses actions sont menées pour lutter contre toute discrimination à l'égard des femmes.
Depuis hier, les pays du Golfe, confrontées à une chute de leurs recettes pétrolières à cause de l'effondrement brutal des prix du brut, se sont retrouvés à Mascate dans le cadre du Conseil de coopération du Golfe. (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar). C'est ainsi qu'ils comptent établir une série de recommandations qu'ils soumettront au prochain sommet du CCG, qui se tiendra dans la capitale omanaise à la fin du mois de décembre prochain. (29 et 30 décembre 2008).
Malgré la constitution d'importants fonds grâce à la manne pétrolière, ces pays du CCG subissent une situation économique qui est moins bonne que les années précédentes.
Les exportations pétrolières des pays membres du CCG qui produisent de 14 à 15 millions de barils/jour (mbj), soit près de 20% des besoins mondiaux, ont généré près de 2.000 de milliards de dollars ces six dernières années, engendrant ainsi des excédents budgétaires qui leur ont permis d'engager d'importants programmes de développement.
La chute brutale des prix du brut a réduit au tiers des recettes calculées au mois de juillet 2008 risquant de freiner vire même de remettre en cause ce programmes de développement.
Le montant de ces investissements pour l'ensemble des pays du CCG est estimé à 1.000 milliards de dollars sur 5 ans, selon une étude de l'Institute of International Finance (IIF) publiée dimanche dernier par un journal émirati.
Ce qui va obliger ces pays à diversifier leurs économies qui sont encore largement dépendantes du pétrole.
Certains experts estiment également de lancer, comme prévu en 2010, la monnaie unique du CCG, donnant ainsi aux pays du CCG la forme d'un véritable bloc économique.
Le 16 octobre dernier, un tribunal de Dubaï a condamné un couple de britanniques à une peine de trois mois d'emprisonnement et à une amende de 1.000 dirhams (272 dollars) chacun, pour avoir eu des relations sexuelles sur une plage publique et avoir consommé de l'alcool.
Ces deux personnes ont interjeté appel et la Cour de Dubaï a suspendu aujourd'hui la peine de prison. Par contre l'amende a été maintenue et ces deux ressortissants britanniques sont libres de quitter le pays.
L'émirat d'Abou Dhabi, l'un des sept membres de la fédération des Emirats arabes unis, a annoncé au début du mois la nomination d'une femme musulmane comme notaire.
Diplômée en théologie et en droit de l'Université des Emirats, mariée et mère de deux garçons, cette femme est la première femme musulmane à exercer cette fonction aux Emirats qui était exclusivement réservée aux hommes.
Déjà au mois de mars dernier, cet émirat a désigné comme juge une femme, mettant un terme à un monopole réservé aux hommes.
Les Emirats Arabes Unis est le deuxième pays du Golfe, après Bahreïn, à permettre aux femmes d'accéder à cette fonction.
Le gouvernement émirati compte parmi ses membres quatre femmes et neuf occupent sur 40 sièges au sein du Conseil national fédéral, l'instance consultative qui est composée pour moitié de représentants élus.


