droit musulman (66)
J'ai déjà écrit dans un précédent article sur mon blog sur la signification de cette fête de « Achoura » qui en arabe signifie le « dixième ».
C'est effectivement le dixième jour après le 1er jour de l'an musulman (Mouharram).
La semaine dernière, nous avons entamé l'an 1433 hégirien.
Lorsque le Prophète de l'Islam émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d'Achoura. Il leur demanda : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? ».
Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moussa le jeûna alors pour remercier Allah, donc, nous le jeûnons également. ».
Le Prophète déclara donc à ces compagnons, qu'étant donné que Moussa est l'un de nos prophètes, nous jeûnerons également.
D'après un hadith rapporté dans son Sahih (recueil authentique) par Mouslim, il dit également : « Si je suis toujours vivant l'année suivante, je jeûnerais le neuvième jour de Muharram.»
Cela signifie qu'il jeûnera le neuvième (tassouâ) avec le dixième.
Toujours selon Mouslim, le prophète déclara que « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah Al-Mouharram ».
Il fut questionné au sujet du jeûne du jour d'Achoura et le Prophète répondit : « Il expie les péchés de l'année écoulée ». Rapporté par Mouslim.
Il est donc souhaitable pour le musulman de jeûner deux jours : le neuvième et le dixième, ou le dixième et le onzième de Mouharram.
Boukhari et Mouslim rapportèrent qu'Ibn 'Abbas fut questionné au sujet du jour d'Achoura, il répondit : « je n'ai pas vu le prophète jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n'est ce jour-ci, c'est-à-dire 'Achoura ».
Au-delà de ce jeûne, il y a lieu de se rappeler que cette célébration est celle de la charité.
En droit musulman, la charité est appréhendée de deux manières :
* Facultative (sadaqa), fortement recommandée dans les religions monothéistes.
Dans l'Islam, il est beaucoup question de cette aumône : « Quoique vous dispensiez d'aumône ou fassiez de voeux, Allah le saura ; et les injustes n'auront aucun défenseur ; que vous publiez les aumônes, ce sera excellent, mais si vous les cachez et les portez aux déshérités du sort, cela vaudra mieux pour vous et expiera pour vous une partie de vos péchés ; et ce que vous ferez, Allah le saura. Tu n'as pas sur toi de les guider, mais Allah guide qui il veut. Le bien que vous dispenseriez, ce sera pour vous-mêmes et vous ne dispenserez qu'en vue d'Allah ; le bien que vous dispenserez dans la voie d'Allah vous sera représenté au comble et vous n'aurez à souffrir d'aucune injustice. Aux pauvres qui ont été cernés dans la voie de Dieu et ne peuvent aller par la terre, l'ignorant les prenant pour des riches, tant est grande leur réserve, tu les reconnaîtras à leur signe distinctif : ils ne sollicitent pas les hommes avec insistance ; le bien que vous dispenserez, Allah en est averti.
Ceux qui dispensent leurs biens de nuit et de jour, en secret ou en public, auront leur récompense auprès de leur Dieu, et ne seront ni inquiétés ni tourmentés...».
* Obligatoire, Zakat :
Née d'une prescription divine : «Reçois sur leurs richesses une offrande (zakat), dit sourate Ettawba, par laquelle tu les purifies et tu les fais vertueux...».
«Nourrissez-vous de leurs fruits (les jardins) quand ils en produisent et acquittez leurs droits au jour de la récolte...» (Sourate El-an-âme).
«La zakat que vous verserez en vue de Dieu, mentionne sourate Er-roum, c'est cela qui rapportera le double».
Donc, les musulmans sont tenus chaque année lunaire de s'acquitter de 2,5% du montant total de ses biens, sur la base du nissâb qui est le montant minimum au-delà duquel l'acquittement de la Zakât est obligatoire.
Ce seuil correspond à l'équivalent de 85g d'or, soit 3 546,2 € environ en décembre 2011.
Bon sawm et réglez votre zakat.
Ce dimanche ensoleillé me donne envie de rappeler que le Coran recommande vivement l'échange entre les êtres humains, puisque il est dit : « Ô Humains ! Nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous ». Verset 13 Sourate 49.
Ce qui nous incite à regarder l'autre, aller vers lui.
Selon Abû Hurayra, le prophète de l‘Islam a dit: «Vous n'entrerez au Paradis que lorsque vous aurez cru et vous ne croirez que lorsque vous vous aimerez les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique une chose capable de vous faire aimer les uns les autres? Saluez-vous entre vous» Hadîth rapporté par At-tirmithî.
Mais cette connaissance ne doit en aucun cas être antagoniste, puisqu'il est préconisé « Dis à Mes serviteurs de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l'Homme un ennemi évident » Verset 53, Sourate 17.
Le prophète a dit : « Où que tu sois crains Dieu; fais suivre la mauvaise action d'une bonne: elle l'effacera et use d'un bon comportement envers les gens ». An-nawawî dans ses quarante Hadîth.
« Rien n'est plus lourd dans la balance d'un croyant le jour de la résurrection d'un bon caractère. Dieu déteste l'homme grossier qui prononce des paroles obscènes » Hadîth rapporté par At-tirmithî.
Abû Hurayra a encore dit : on a demandé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui):De ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis? Il dit : « la crainte de Dieu et la bonne moralité ». Et on lui a demandé de ce qui faisait entrer le plus les gens en Enfer ?. Il répondit : « La bouche (les conséquences néfastes de la parole : médisances, calomnies... ) et le sexe »
Rapporté par At-Tirmidhî (Hadîth Hasan Sahîh).
Il est donc reconnu que le bon comportement envers les gens du livre est un devoir :
« Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus douce » Coran: Sourate 29, verset 46.
« Que celui qui croit en Allah et au jour dernier dise du bien ou qu'il se taise », rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.
Avec le coeur léger par cette belle journée, je vous invite à méditer ces propos.
Bon dimanche.
La Bibliothèque nationale de France abrite une exposition intitulée «Enluminures en terre d'Islam, entre abstraction et figuration», ouverte depuis le 7 juillet dernier et ce jusqu'au au 25 septembre prochain.
Quatre vingt manuscrits arabes, persans et turcs, enluminés, issus principalement de la collection de la BnF sont exposés.
Pour celles et ceux qui n'ont pas eu l'information, il est intéressant de connaître cet art islamique très particulier qui tire son originalité dans la magnificence de la parole divine, sans être proprement religieux. C'est l'Islam avec une majuscule qui est appréhendé comme civilisation et non comme religion. C'est ainsi que la peinture et l'enluminure sont présentes dans les livres sacrés et profanes.
L'école de Bagdad était resplendissante grâce à al-Wasiti, peintre du 13ème siècle qui a reproduit en 1237 l'oeuvre d'Al-Harîrî, Al-Maqâmât (Les Séances), relatant les aventures d'un vagabond astucieux, Abu Yazid.
Je citerai le livre « Images en terre d'Islam » paru en octobre 2009 d'Oleg Grabar qui pourrait être un beau cadeau.
Hier, le monde musulman a célébré la nuit du Destin (Laylat al-Qadr), veille du 27ème journée du Ramadan. Au cours de cette nuit, le Coran a été révélé au prophète Mohammed par l'ange Gabriel, descendu d'abord du Tableau Sacré au septième ciel, au ciel le plus bas, celui que nous connaissons. « Par le Livre explicite. Nous l'avons révélé en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit toujours ». Sourate 44 : ad-Dukhān, versets 2-3.
« Certes, Nous l'avons révélé [le Coran] pendant la nuit du Destin. Et qui te dira ce qu'est la nuit de la Destinée ! la nuit de la Destinée vaut plus que mille mois ! C'est au cours de cette nuit que descendent, avec la permission de leur Seigneur, les anges et l'Esprit pour exécuter l'ordre divin. La paix règne jusqu'au lever de l'aurore ». Sourate 97 : al-Qadr.
Cette nuit est considérée comme particulièrement bénie, les musulmans effectuant des prières, récitent le Coran et implorent le Maître des Mondes.
Lorsque j'étais tout petit, je veillais la nuit durant, encouragée par ma mère, écarquillant mes yeux, espérant voir surgir dans l'immensité du ciel un étoile filante, signal pour moi d'implorer Dieu de réaliser mon voeu le plus cher.
Avec les années, ma mère me rappelait une formule que le Prophète de l'islam recommandait à son épouse Aïcha : « Allahoumma innaka 'afouwoune Karîmoune touhibboul 'afwa fa'fou 'annî ». (Seigneur, Tu es le Pardonneur, Tu aimes pardonner, alors pardonne-moi ».
Dans ce cadre, de nombreux musulmans accomplissent à l'occasion de cette Nuit de la Destinée une prière composée de deux rakas : à chaque raka, il y a lieu de réciter après la fatiha 07 fois la sourate Likhlâsse (le Monothéisme pur). Une fois la prière terminée, dire 70 fois : «Astaghfiroullâh wa atoûbou ilayhi » (Je demande pardon au Seigneur et je me repens auprès de Lui).
Cette nuit sublime a toujours été un évènement primordial dans les sociétés musulmanes et concernent toutes les couches de la population. Les enfants sont encouragés à effectuer leur premier jour de jeûne le 26e jour de Ramadan et des opérations de circoncision sont organisées et fêtées dans les mosquées.
Afin d'éviter tout commentaire et se poser des questions sur la position de la Grande Mosquée de Paris quant à sa participation ou non à ce débat, son Recteur, le Docteur Dalil BOUBAKEUR vient de publier un communiqué dans lequel il "décline l'invitation qui lui a été réitérée de participer à ce débat de nature politique qui alimente un fort sentiment de stigmatisation, tout en réaffirmant son profond attachement et celle de tous les musulmans de France à la loi du 9 décembre 1905 garantissant la laïcité de la société et des institutions républicaines".
Cette mise au point était nécessaire.
Nom : Communiqué 23 3 2011 - Mise au point sur le d.pdf
Taille : 141 Ko
Le secrétaire général de l'UMP ne sait plus comment imposer son débat sur l'islam :
Eurêka, il invente l'Union des Français musulmans (UFM), qui aurait été fondée par des musulmans adhérents ou favorables à l'UMP, espérant ainsi montrer que l'opposition des associations musulmanes de France n'est pas majoritaire.
La manipulation a pour but d'ériger cette Union comme son interlocuteur qui appuiera cette nécessité du débat sur la laïcité, et rejetant l'idée de stigmatisation de l'Islam.
Cependant, le communiqué publié sur le site de l'UMP et retiré aussitôt contient des concepts douteux, incitant Olivier Stirn, secrétaire national en charge des « Français de la diversité » a réagir vivement et rapidement. En effet, il a publié un communiqué, dans lequel il affirme qu'il « ne se reconnaît absolument pas dans le terme de 'franco-musulman' qui ne correspond à aucune réalité et tient à préciser que l'UMP n'a évidemment jamais fait aucune confusion entre une nationalité et une religion ».
Vouloir en découdre avec les musulmans de France rend très nerveux Jean-François COPE.
Ci-dessous le communiqué retiré. A lire et relire. Heureusement que le ridicule ne tue pas.
« Ces dernières semaines, en effet, le débat sur la laïcité a été volontairement déformé à des fins électorales. Certains adversaires politiques ont essayé de faire croire à nos compatriotes Français musulmans que ce débat stigmatisait l'Islam
C'est une manipulation politique qui consiste à laisser entendre que ces débats portant sur de vrais sujets de société, la laïcité, la sécurité, l'intégration seraient faits pour isoler le monde musulman de la communauté nationale.
Aujourd'hui comme hier, la seule problématique réside dans la capacité des Français musulmans à s'intégrer dans la République en respectant, les droits, mais aussi les devoirs de tous les Français, ainsi que les valeurs que sont le respect de l'autre, la solidarité, la fraternité et la laïcité.
La convention du 5 avril permettra de trouver dans le cadre de la loi de 1905 des solutions à la fois à la pratique de notre culte et à notre intégration dans la République.
Voilà pourquoi l'Union des Français musulmans lance un appel pressant à tous nos compatriotes :
* pour affirmer la compatibilité entre l'Islam et la laïcité
* pour exhorter l'ensemble des musulmans de France sans distinction des pays d'origine à se mobiliser dans un processus de solidarité et d'intégration dans le respect des valeurs de la République
* pour demander à nos compatriotes musulmans de France de renouveler leur confiance au Président de la République, Nicolas SARKOZY, qui a eu notamment le mérite de créer le « Conseil français du culte musulman », de veiller à la présence de personnalités franco musulmanes dans les plus hautes instances de l'Etat ainsi qu'au Secrétaire Général de l'UMP, Jean-François COPE, et au Secrétaire National chargé des Français de la Diversité, Olivier STIRN.
L'U.F.M. rédigera dans les prochains jours un mémorandum résumant ses préoccupations économiques, sociales et culturelles. Elle se veut le trait d'union des Français musulmans issus de tous horizons.
Elle se fixe comme principal objectif le rassemblement des associations sociales, économiques, et culturelles, des leaders d'opinion, et des personnalités franco musulmanes pour :
* bâtir ensemble un vrai projet qui permettra de promouvoir l'intégration dans toutes ses dimensions
* veiller au respect de notre religion musulmane dans l'esprit de la laïcité qui préconise la reconnaissance mutuelle de toutes les religions
* défendre l'émancipation de nos jeunes générations dans le cadre de la solidarité nationale
* promouvoir le plein épanouissement des femmes Françaises musulmanes en conformité aux lois et aux valeurs de la République
Cette large adhésion à cette nouvelle Union traduit le besoin de la très grande majorité de nos compatriotes de contribuer à construire un réel « mieux vivre ensemble » au sein de cette grande Nation que nous avons tous le devoir d'aimer et de protéger".
Bureau provisoire
Dahmane MEBROUKI
Salim HASSAN AHMED
Ahlen KHEMAJA
Me Coumba DIOUKHANE
Me Siham RAHMOUNI
Chafeeq REHMAN
Me Samia BADAT
Hamidou TRAORE
Un communiqué émanant du CFCM vient d'être diffusé par son Président, Mr Mohammed MOUSSAOUI, à la suite de la réunion faite au ministère de l'intérieur, à l'initiative de Monsieur Claude GUEANT.
Il n'est pas précisé dans ce communiqué que les deux (02) fédérations les plus importantes et fondatrices de surcroît du CFCM ont décliné l'invitation. Il s'agit de la Grande Mosquée de Paris et de l'Union des Organisations islamiques de FRance (UOIF) qui, par ce geste fort, ont voulu rappeler aux pouvoirs publics leurs réserves quant à la gestion individuelle de cette instance représentative.
En effet, depuis de nombreux mois, ces deux fédérations ont, à plusieurs reprises dénoncé la dérive individualiste et personnelle de la gestion du CFCM, favorisant un groupe d'individus au détriment de la collectivité.
Nom : 160311 communiqué CFCM.doc
Taille : 25 Ko
Dans le livre, "La délivrance de l'erreur" ou (Al Munqidh min al-dhalâl), Al-Ghazali, (1058-1111), penseur musulman d'origine persane, déclara « Une force intérieure me poussa à rechercher l'authenticité de la nature originelle et celle des croyances issues du conformisme des parents et des maîtres. Je cherchai à discerner, parmi ces traditions dont les prémisses sont passivement reçues, et dont la discrimination laisse place à la controverse ».
Je vous propose de le lire dans l'édition Al-Bouraq, introduit, annoté et traduit par Hassan Boutaleb, que certains ont comparé aux « Confessions » de saint Augustin.
Al-Ghazali, surnommé hujjat al-islam, ‘‘la Preuve de l'Islam'' raconte sa vie, son cheminement intérieur vers Allah. Tourmenté, soumis au doute, Al-Ghazali décrit le processus qui commence de son statut de recteur de la plus grande université islamique de l'époque à Bagdad, la Nizamiyya pour aboutir enfin à la certitude (al yaqin).
Dans un moment extrêmement difficile que vit l'Islam et des attaques qu'il va continuer de subir des années durant, il est utile de se rappeler que cette religion a été très souvent stigmatisée, mais qu'elle n'a jamais fléchi face à ses contempteurs.
A son époque Al-Ghazali va participer à des heurts politiques et intellectuels majeurs que le monde musulman est entrain de connaître.
Tout d'abord, l'affrontement majeur entre et la religion et la philosophie d'essence grecque, Al-Ghazali prendra position pour la première : Il réfutera la philosophie, en étudiant celle des Grecs, Aristote, Platon et Plotin en particulier. Il se penchera sur la philosophie musulmane en prenant connaissance d'Ibn Sina (Avicenne), Al-Kindi, Rhazès et al-Farabi.
Il dira que pour être vraie, la philosophie doit se conformer aux principes de la religion musulmane. Il a écrit un ouvrage, Maqasid al-Falasifa (Les intentions des philosophes), suivi de son célèbre ouvrage, Tahafut al-Falasifa (L'incohérence des philosophes) (1095) ;
Ensuite, l'antagonisme entre le sunnisme et le chiisme, il se mettra à la disposition du califat abbasside (sunnite) contre les batinites, secte chiite ésotérique;
Et enfin, la lutte entre l'inspiration et la raison et entre le fiqh et le mysticisme.
L'appel à la connaissance, pour Al Ghazali est inscrit dans le Coran, et cette connaissance concerne la présence de Dieu dans le coeur, ce qui est une divergence notoire de plus avec Averroès qui l'entend comme un appel à la connaissance philosophique.
Cette polémique a été rapprochée des querelles entre les disciples de Descartes, incitant à la connaissance rationnelle et les disciples de Pascal privilégiant la supériorité du coeur.
Ce livre est également intéressant, notamment, car Al-Ghazali effectue une critique des coutumes héritées de son milieu familial, une critique des sens et de l'imagination par la raison.
Il évoque la connaissance mystique, retiré du monde profane, où à l'instar de Descartes « Discours de la méthode », il utilise le doute pour retrouver la certitude.
« Dieu élève aux plus hauts degrés spirituels ceux d'entre vous qui croient et ceux qui ont reçu la Science » Coran 58 : 11.
Trad. française par Hassan Boutaleb sous le titre La délivrance de l'erreur, Albouraq, Paris, 2002.
Aux éditions « CASBAH ÉDITIONS », il est à signaler la sortie d'une traduction en français au mois de juin dernier, de l'exégèse coranique « El djawahir el hiçan fi tefsîr ek qur'ân » écrite en 1429 par Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi, « le lettré », le Saint Patron d'Alger.
Cette traduction d'Issam Toualbi qui est maître assistant à la faculté de droit de l'université d'Alger et descendant du Cheikh, est accompagnée de commentaires que pour ma part j'ai trouvés très utiles.
La préface est signée par Abderrazzak Guessoum, professeur de philosophie et de pensée islamique au sein de la même université.
La première utilité de cet ouvrage est de rendre accessible cette oeuvre aux francophones la pensée profonde et riche de Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi. Une notice sur la vie et l'oeuvre du Cheikh donne quelques éléments supplémentaires.
Ensuite, ce livre est destiné à la jeunesse algérienne, qui est comme le rappelle le Professeur Abdelrezzak Guessoum «appelée à se familiariser avec l'élite religieuse de son pays, dont la mémoire fut, malencontreusement, parfois entachée par des pratiques superstitieuses parfaitement étrangères à ses enseignements ».
Abderahmane At-Thaaâlibi, de son vrai nom Ibn Zeïd Ibn Makhlouf Abderrahmane El Thaâlibi, de la tribu des Thaâlba, est né au 14ème siècle, en 1384 à Oued Isser dans la région de Kabylie, à une soixantaine de kilomètres à l'est d'Alger, dans une famille d'intellectuels,
Il effectua de nombreux voyages d'études en Orient pour approfondir ses connaissances théologiques, il revint à Alger en 1414 et occupa la magistrature (Cadi) suprême de la ville.
Spécialiste de l'exégèse coranique, le Cheikh est également l'auteur de plusieurs manuscrits consacrés à la théologie, à la mystique, au soufisme et à l'histoire. Il a notamment écrit « Les bons joyaux dans l'interprétation », « Les lumières éclairantes dans l'union de la Loi et de la Vérité », « Les jardins des Saints », « Des vérités sur le soufisme », « Les nobles sciences dans l'observation des états de l'autre monde ».
Il fonda l'école Thaalibiya, où diverses matières étaient enseignées (histoire, littérature, soufisme, doctrines, interprétation...).
La zaouia de Sidi Abderrahmane El Thaalibi fut visitée notamment par Isabelle Eberhardt, et Eugène Fromentin.
Elle abrite depuis 1471 le mausolée (« la Koubba ») de Sidi Abderrahmane.
En 1696, fut érigée sur l'emplacement de son tombeau la mosquée constituée d'un haut minaret carré.
Aux côtés de la tombe du Cheikh, reposent Lala Aïcha (petite-fille de Sidi Abderrahmane), les tombes d'autres personnalités de haut rang de l'époque ottomane tels Khedeur Pacha (1605), Youcef Pacha (1687), Fatima et Nfissa, deux filles d'Hassan Pacha mortes de chagrin Ali Khodja, avant-dernier dey d'Alger (1818), Ahmed Bey de Constantine (1848), ainsi que d'autres figures illustres comme Mohamed Ben Chenab (1929-1969), Abdelhalim Ben Smaya ou l'illustre miniaturiste enlumineur, Mohamed Racim (1896-1975). Dans ce cimetière, mes nombreux aïeux y sont enterrés.
L'un des grands lustres aurait été offert par la reine et la légende nous fera dire que l'eau de la fontaine de la cour est miraculeuse.
Ce très bel endroit, salué encore aujourd'hui par les femmes venant solliciter le saint Patron d'Alger me rappelle avec émotion l'histoire d'Alger, ma ville natale et celle de mes aïeux.
Je voudrais signaler un arrêt de la 1ère Chambre Civile de la Cour de cassation du 17 novembre 2010.
Le 17 septembre 2002, le consulat de France au Maroc a établi un acte de naissance d'un enfant prénommé Selyane sur la déclaration d'une personne se présentant comme son père. Les époux X., français résidant au Maroc, ont obtenu par ailleurs, un acte adoulaire confirmant que l'enfant leur avait été confié en kafala dès le 20 septembre 2002.
Constatant l'existence d'un faux certificat d'accouchement, le procureur de la République de Nantes les a assignés, le 30 novembre 2005, en annulation de la transcription faite sur le fondement d'une déclaration mensongère.
Par jugement du 6 novembre 2007, le Tribunal de Grande Instance de Nantes, a annulé l'acte de naissance de l'enfant dressé le 17 septembre 2002 par le consulat de France.
Ce jugement a été confirmé par la cour d'appel de Rennes.
Les époux X. se sont pourvus en cassation.
La Cour de cassation a rejeté leur pourvoi estimant que M. X. avait produit au consulat de France une déclaration mensongère attestant d'un faux accouchement de son épouse.
La haute Cour a déclaré que c'était donc à bon droit que les juges d'appel avaient retenu que l'intérêt supérieur de l'enfant ne saurait justifier un état civil et une filiation conférés en fraude à la loi, étant observé en outre que l'enfant, de nationalité marocaine et résidant au Maroc, reste titulaire d'un acte de naissance marocain.
Je rappelle que dans une de mes précédentes publications (26 novembre 2007), je donnais une définition de la Kafala en droit musulman :
L'adoption d'un enfant (Tabanni) n'est pas une notion juridique reconnue en Islam, se basant sur la sourate 33/verset 5 du Coran :
« Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux.»
Néanmoins, l'Islam accorde une place importante aux orphelins et aux droits des enfants a introduit la notion de « recueil légal » dite « Kafala » qui peut être assimilée à une tutelle ou à une délégation d'autorité parentale qui cesse à la majorité de l'enfant.
La notion de kafala peut être définie comme l'engagement par le titulaire de ce droit « kafil » d'assurer bénévolement l'entretien, l'éducation et la protection d'un enfant mineur « makfoul », au même titre que le ferait un père pour son fils, sans créer un quelconque lien de filiation.
Ce concept musulman ne peut en aucune façon être comparé à une adoption, simple ou plénière, laquelle emporte création d'un lien de filiation, ce qui est totalement proscrit par la Charia et par la législation familiale en vigueur dans les pays musulmans à l'exception de la Turquie, l'Indonésie et la Tunisie qui ont inséré dans leur droit positif la notion d'adoption telle qu'elle est entendue en droit français.
En effet, la législation actuelle reconnaît deux types d'adoption :
Nom : Cour_de_cassation_civile_Chambre_civile_1_17_.rtf
Taille : 16 Ko
Je viens tout juste de prendre connaissance de la mort du théologien spécialisé dans l'enseignement du rite Malékite et professeur universitaire Cheikh Abderrahmane Djilali à l'âge de 103 ans.
La première fois que j'ai entendu parler de lui, c'était grâce aux émissions radiophoniques qu'il animait sur les ondes de Radio Alger. C'est également à ce moment que j'ai appris qu'il le faisait depuis très longtemps déjà, dans les années 1940 paraît-il.
Depuis lors, à chaque fois que je rendais visite à ma mère à Alger, elle me racontait par le menu détail les causeries religieuses de cet érudit, auteur d'un livre incontournable « Histoire générale de l'Algérie », (Beyrouth 1984). Il a écrit également d'autres livres consacrés au pèlerinage à La Mecque, à l'histoire des trois villes (Alger, Médéa et Miliana) qui est paru en 1972. Il a publié des pièces de théâtre et a écrit sur la musique andalouse.
Il a été le disciple du professeur Bencheneb, dont il disait qu'il était : «Une montagne de connaissances, un monument qui maîtrisait tout. C'était un personnage d'une vaste culture polyglotte, jaloux de sa personnalité algérienne et qui le montrait ostensiblement en arborant son élégante tenue traditionnelle, même à Paris où il était appelé à se déplacer».
Cheikh Abderrahmane Djilali s'est, consacré, sa vie durant, à l'enseignement des préceptes de l'Islam, à la langue arabe ainsi qu'à l'histoire de l'Algérie.
Il avait, appris dès sa plus tendre enfance le Saint Coran, en suivant les enseignements de maîtres en théologie et en fikh (jurisprudence), comme Cheikh Bensmaïa notamment.
Né à Bologhine (Alger) en 1908, il est décédé à l'hôpital d'Aïn Taya.
Cheikh Abderrahmane Djilali, a été inhumé hier, au cimetière de Sidi M'hamed (Alger).
Dans son oraison funèbre, le représentant du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a tenu à préciser que « L'Algérie perd, aujourd'hui, l'un de ses enfants les plus dévoués.
Il était si cultivé qu'il pouvait être assimilé à une véritable encyclopédie vivante. Il incarnait la rigueur, l'éducation ».
Ma mère doit être bien triste, elle qui se précipitait dès son réveil matinal sur son vieux poste de radio pour écouter les causeries religieuses de Cheikh Abderrahmane Djilali.
Ce 11 novembre 2010, à la Mosquée de Paris s'est déroulée une très belle cérémonie.
Le Docteur Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris a reçu Messieurs Hervé Morin, ministre de la Défense et Hubert Falco, secrétaire d'Etat aux anciens combattants.
A l'occasion des commémorations de l'Armistice du 11 novembre 1918, deux plaques, l'une en français et l'autre en langue arabe ont été dévoilées en l'honneur des soldats de confession musulmane, morts pour la France, durant les deux guerres mondiales.
Quelque 100.000 soldats musulmans sont tombés sous l'uniforme français ou portés disparus durant les deux conflits mondiaux. Ce chiffre est une simple évaluation, puisque les soldats n'étaient pas enregistrés selon leur confession.
D'après l'historien Jean-Jacques Becker 38.200 Maghrébins (Algériens, Marocains et Tunisiens) ont été tués ou portés disparus, sur 293.000 soldats engagés.
A Verdun, le carré musulman compte 592 tombes devant l'ossuaire de Douaumont.
Pour les plus jeunes, il faudrait qu'ils sachent que l'Armée d'Afrique est née en Algérie, par la monarchie de Juillet après le débarquement en Algérie le 14 juin 1830 du corps expéditionnaire commandé par le général de Bourmont. Cette appellation « Armée d'Afrique » concernait les troupes qui ont conquis la « Régence d'Alger ». Après la colonisation de l'Algérie, ce terme militaire s'est étendu aux troupes de Tunisie et du Maroc. En 1873, au moment de la réorganisation de l'armée, cette « armée d'Afrique » devint le 19e corps d'armée, mais resta en usage jusqu'à la fin de l'ère coloniale.
Les unités de zouaves, la plus ancienne, sont créées en 1830, les chasseurs d'Afrique en 1831, les tirailleurs algériens en 1841, le corps des spahis en 1843, les compagnies méharistes sahariennes en 1894, les goumiers créés par le général Lyautey en 1908, ainsi que la Légion étrangère, créée à Sidi-Bel-Abbès (Algérie).
Des « Bureaux arabes » sont également créés afin d'administrer les territoires militaires dès 1844. La conscription est instituée en Algérie en 1912.
Pour la petite histoire, l'adjudant-chef Ahmed El Abed a été le premier militaire de l'armée française à pénétrer en Allemagne en 1945.
La présence des scouts musulmans de France a donné beaucoup d'émotion dans l'assistance, surtout lorsqu'une jeune scoute a lu la lettre d'un soldat musulman datée de 1915, adressée à sa famille. Cette lettre n'est jamais arrivée à destination, en raison d'une erreur dans l'adresse.
Elle a été mise à disposition par les Archives de l'armée.
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C'est aujourd'hui que mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom » sort en librairie.
C'est aujourd'hui que mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom » sort en librairie.
Il s'agit d'un plaidoyer contre les idées réactionnaires et xénophobes diffusées par le journaliste Eric Zemmour qui dispose d'un véritable boulevard médiatique.
Face à ce déferlement, j'ai décidé de faire entendre ma voix par la publication de cet ouvrage.
Je le fais d'abord en qualité d'avocat, attaché au respect du droit, aux valeurs qui fondent notre société, au respect de l'autre, dans ce que nous avons en commun comme de divergent.
Ensuite, en tant que républicain, profondément attaché à la laïcité, à l'égalité de tous, à la liberté d'expression ; en tant que citoyen qui refuse de fonder quoi que ce soit de sérieux sur une lecture ethnique ou religieuse des problèmes sociaux, économiques et politiques.
Et enfin, en tant que musulman né en Algérie, d'un croyant qui sait que l'islam est naturellement compatible avec les valeurs de la France, dont la pratique est garantie par la liberté de religion, au sens de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Dans ce livre, je m'adresse à tous ceux qui se sentent concernés, de près ou de loin, par les propos d'Eric Zemmour.
À ceux qui reconnaissent leurs inquiétudes dans ses déclarations ; et à ceux qui, sans y prêter attention, se familiarisent, du fait du battage médiatique, avec les préjugés qu'il ne cesse de relayer.
Je parle aussi à mes frères et soeurs musulmans de France, qui tout comme moi connaissent leurs droits et leurs devoirs. Zemmour se rêve en berger d'un peuple moutonnier. Les immigrés, arrivés aux portes de la France, devraient se déshabiller intégralement pour endosser l'habit des « Français de souche » qu'il a dessiné à leur intention. Une mascarade à laquelle je ne crois pas une seule seconde, en plus de la trouver méprisante. En revanche, je sais que la grandeur de la France tient dans ses valeurs universalistes, et que chacun doit respecter son code de la route, garant de l'harmonie sociale. C'est, depuis deux siècles, la force du droit français et européen que de réussir à concilier les droits individuels et l'intérêt public.
Eh bien, si cette odieuse pensée dominante consiste à défendre les victimes de discriminations racistes, à prendre la défense de femmes méprisées par un discours incroyablement sexiste, à s'inscrire dans la « religion des droits de l'homme » qu'il fustige, alors oui, non seulement je m'y inscris, mais je me félicite que ces combats soient aujourd'hui si audibles. Et j'espère bien qu'ils domineront, de plus en plus, le monde, jusqu'à la plus parfaite hégémonie.
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Cette nuit, j'ai pensé à la symbolique des lettres en Islam et je voulais partager avec mes amis quelques notions, en disant à titre préliminaire que mes connaissances dans la science des lettres arabes (al-sîmîya) sont quasi nulles. Mais, dans le silence de la nuit, il nous arrive souvent de penser à des choses qui disparaissent dès potron-minet. Cette fois-ci, ce ne fut pas le cas. Je lisais « L'islam au féminin » ou « la femme dans la spiritualité musulmane » d'Annemarie Schimmel, écrivain et professeur à Harvard, qui disait dans un autre de ses écrits : « Il ne fait aucun doute qu'il existe peu d'alphabets dans le monde qui puisse être écrit de manière aussi diverses et aussi harmonieuses que l'arabe ».
Le Coran fut transmis sur le mont Hirâ', surnommé depuis Djebel al-Nûr, (Mont de la Lumière), au prophète Mohamed (SAWS), en langue arabe par l'archange Gabriel. Ce qui donne à l'arabe le statut de langue divine.
C'est pourquoi, la tradition islamique donne une place essentielle à la science des lettres ('ilm al ourouf), se rattachant à celle des nombres ('ilm al arkam) et à la connaissance des noms divins (asma el housna), car le Coran, révélation divine est la parole même de Dieu. Cette recherche a été menée depuis l'avènement de l'islam par des hommes comme Ibn-Arabi, Ibn-Khaldoun, ou Al-Buni. Ce dernier disait : « Sache que les secrets de Dieu et les objets de sa science, les réalités subtiles et denses, les entités d'en haut, celles d'en bas et celles des mondes angéliques intermédiaires sont de deux catégories : il y a les nombres et les lettres. Les secrets des lettres sont dans les nombres, les épiphanies des nombres sont dans les entités spirituelles. Les lettres relèvent du cercle des réalités matérielles et intermédiaires ».
La première lettre de l'alphabet arabe est alif, valeur numérique Un qui est le symbole du Dieu unique. Celui dont nul être ne précède l'Être.
Pour René Guénon, (Abdel Wahid Yahya) « l'alif est la lettre « polaire » (qutbâniyah), première lettre de la Révélation coranique, dont la forme même est celle de l' « axe » suivant lequel s'accomplit l' « ordre » divin ; et la pointe supérieure de l'alif, qui est le « secret des secrets » (sirr al-asrâr) », 1 donc en valeur simple, 111 en compte développé, « signe » de la triple unité qui ne peut être réalisée que par l'axe suivant lequel s'accomplit « l'ordre » divin, selon René Guénon, et 1000 pour sa signification (alf en langue arabe désignant le nombre mille).
La remontée de cet axe s'effectue par une ascension décrite dans la sourate Al-Isrâ', « Le Voyage nocturne », qui a été révélée à la Mecque (Sourate mecquoise), révélée après Sourate Al-Qasas. Comme la grande majorité des Sourates mecquoises, Al Isra' traite des questions de la religion. Elle compte précisément 111 versets. Cette ascension culmine dans la Gloire du Nom divin (111), « le Plus Elevé ».
L'autre sourate de 111 versets est la douzième du Coran : celle de Youcef « Joseph ». Prophète et fils du du prophète Jacob (Ya'coub), Youcef se retrouve loin de son père et va vivre de nombreuses péripéties. Cette Sourate relate cette histoire et évoque la prosternation du Soleil, de la Lune et de onze étoiles devant le Pôle. « Un jour Joseph dit : 0 mon père ! j'ai vu onze étoiles et le soleil et la lune qui m'adoraient ». (Verset 4).
Cette Sourate retrace méthodiquement le cheminement initiatique, symbolisé par le cycle annuel qui trouve son aboutissement à l'axe polaire.
Elle se termine par le verset suivant : « L'histoire des prophètes est remplie d'exemples instructifs pour les hommes doués de sens. Le livre n'est point un récit inventé à plaisir : il corrobore les Ecritures révélées avant lui, il donne l'explication de toute chose, il est la direction et une preuve de la grâce divine pour les croyants ». (111). Voilà, ce que Dieu a déclaré à la fin de cette Sourate, s'adressant aux "hommes doués de sens".
Cela peut être rébarbatif pour le non initié. Mais, ce symbolisme est simplement merveilleux. Contemplons la calligraphie arabe, la lettre alif, encore elle, est l'élément qui détermine la taille des autres caractères qui suivent.
Al-Bunî disait : « Le alif est une lettre rectrice, les autres lettres ont été engendrées par lui. Il est leur ange. Il est l'équivalent de l'Intelligence, de la Science, du Trône, de la Tablette... La totalité des significations des lettres est contenue dans le alif qui est une synthèse des synthèses, les lettres contenant en elles la science ».
Et plus loin Al.Bunî d'ajouter : « Le Prophète Muhammad a dit : l'existence toute entière fut instaurée par les noms ésotériques de Dieu, puis par ses Noms exotériques sacrés. Les noms ésotériques non vocalisés (soit les 14 lettres lumineuses) sont la racine de toute chose dans le monde d'ici-bas comme dans l'autre, ils sont le trésor du mystère de Dieu et de sa science. D'eux dérivent tous les Noms exotériques. Ils déterminent toute chose ; Dieu les a constitués « la Mère du Livre » ».
Dans « Les Orients des lumières » de Rajab Bôrsi, irakien qui mourut en Iran en 1411, livre traduit et commenté ici par Henri Corbin, il était dit : "C'est pourquoi l'Alif est la Parole dans laquelle s'épiphanise le Très Puissant par les secrets ésotériques voilés. D'où : quiconque connaît l'exotérique et l'ésotérique de la lettre Alif perçoit les secrets ésotériques isolés et les lumières cachées, parce que l'Alif est une lettre qui dérive de l'existence éternelle de l'Être Divin, et que le Tout dérive de cette lettre".
Et Allah, Lui Seul connaît le mystère de ces lettres !
Pour approfondir ce sujet :
La couverture de l'Express de cette semaine est atterrante.
Un clocher d'église dans la pénombre, un minaret bien éclairé au premier plan, provocateur avec un titre qui l'est autant : «L'Occident face à l'Islam », et juste en dessous un sous-titre qui oriente délibérément la pensée du lecteur : « Le retour de la menace terroriste» .
Cette couverture a fait réagir de nombreux journalistes, le premier étant Guy Carlier qui a qualifié dans sa chronique matinale sur Europe 1 l'hebdomadaire de « marchands de papier ». Cette idée est relayée par Pierre Haski de Rue89 sur Twitter: "La guerre de civilisations, ça fait vendre coco?" .
Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, répond crânement aux critiques.
En le lisant, il ne me convainc guère. Il a montré au cours de ses nombreux écrits une hostilité à peine couverte à l'égard de l'islam et des musulmans. Dommage, un esprit aussi brillant que celui de Christophe Barbier qui se perd dans les dédales d'une islamophobie nauséabonde.
Dans une interview publiée par Le Post, Christophe Barbier déclare sans sourciller : « Il y a une nouvelle phase dans la confrontation entre l'Islam et la civilisation occidentale, une nouvelle étape qui peut s'inscrire dans le choc des civilisations ».
Et magnanime, estimant que les musulmans de France sont au moins débiles et en tout cas mineurs et incapables de se prendre en charge, il déclare avec aplomb : « Le but, c'est de protéger la communauté musulmane contre l'islamisme » .
Pour ce faire, il n'hésite pas à faire l'amalgame entre islam et terrorisme, musulmans paisibles et musulmans radicaux, enfermant ainsi l'écrasante majorité des musulmans de France dans le déguisement du terroriste en puissance.
Monsieur Christophe Barbier et son hebdomadaire nous assènent des amalgames constants, lorsqu'il s'agit d'islam et de musulmans. Est-ce un jour, un numéro que dis-je, un article, et même un entrefilet de l'Express s'est penché sur les français de confession musulmane qui font partie intégrante de la communauté nationale, sans heurts vivent sereinement leur citoyenneté et leur foi.
Non, ce n'est pas intéressant. Christophe Barbier se contente de charger aveuglément, sans retenue, une communauté qu'il ne porte pas visiblement dans son coeur.
C'est l'air du temps !
En vacances, j'ai pris quelques livres dont un que je voulais plus léger. Il m'a pourtant fait passer deux longues nuits blanches. Avicenne ou la route d'Ispahan (Editions Denoël) de Gilbert Sinoué, retrace à travers les notes d'un disciple d'Avicenne, Al-Juzjani la vie du plus grand des médecins, considéré comme le troisième Maître après Aristote et Al-Farabi.
Ses disciples l'appelaient Cheikh el-Raïs, prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître après Aristote et Al-Farabi.
Ab? ‘Al? al-Husayn ibn ‘Abd All?h ibn S?n?, connu sous le nom de Ibn Sina, était un savant musulman d'origine persane qui naquit le 7 août 980 à Afshéna, près de Boukhara dans l'actuel Ouzbékistan, et mourut à Hamadan, en Iran au mois d'août 1037.
Dans toute cette intelligence de la science arabo-musulmane qui s'exprima magnifiquement de 750 à 850 durant la période des califes Abbassides, c'est surtout durant le IXe siècle qu'une très grande partie des écrits de la Grèce était traduite en langue arabe.
Gilbert Sinoué nous emmène dans le long périple d'Avicenne qui commence par la guérison du prince samanide de Boukhara, Nuh al-thani d'une très grave maladie, se poursuit dans le Khârezm, au sud de la mer d'Aral, sur les deux rives du Djihoun (Amou-daria), à Djouzdjan, où il entame la rédaction de son oeuvre capitale « Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb » (« livre des lois médicales »), qu'il dicte à son fidèle Al-Juziani.
Il traverse le Khorassan en Iran, puis Rayy où il en devient le Directeur de l'hôpital. Enfin à Hamadan où l'émir bouyide Shams o-dowleh le choisit comme ministre (vizir).
Il mourut à l'âge de cinquante-sept ans au mois d'août 1037.
Dans le livre de Gilbert Sinoué, il choisit la version selon laquelle la mère d'Avicenne était de confession juive, alors que certaines sources indiquent que le sultan Mahmûd de Ghaznî aurait répandu cette information afin de le « calomnier ». En effet, Avicenne a été le seul savant de l'époque à refuser de se rendre à la cour de ce souverain.
Ses oeuvres ont été traduites très tôt en latin.
Avicenne a également écrit des récits mystiques, notamment le Récit de Hayy ibn Yaqzân, (Vivant fils du veilleur), Risâlat al-Tayr (le Récit de l'Oiseau) et le Récit de Salâmân et Absâl, d'une richesse symbolique exceptionnelle, dans lesquels il aurait révélé le but ultime de sa philosophie qui est la recherche du sens de l'existence et du cheminement de l'homme et de son destin spirituel.
Le Mercredi 21 avril dernier, le président de la République a annoncé à l'issue du Conseil des Ministres que le port du voile intégral en France fera l'objet d'une mesure d'interdiction générale en France, et ce en dépit des recommandations défavorables du Conseil d'État au mois de mars dernier. Cette décision n'a pas tenu compte également des observations du Conseil français du culte musulman. (CFCM) qu'il avait reçu le 23 décembre 2009.
Aujourd'hui un nouveau débat vient de faire irruption et qui met en France en ébullition.
Quelques précisions :
1. Le Coran prévoit la polygamie :
« Si vous craignez d'être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d'être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d'être injustes. » (Sourate 4 verset 3).
Par ailleurs, le verset 4.129 insiste sur la nécessité de prendre conscience du risque absolu d'injustice tiré de cette situation de polygamie: « Vous ne pourrez de toutes façons être équitable envers vos épouses quand bien même vous le souhaiteriez ardemment...».
Il est important de souligner que ces versets sont révélés dans le chapitre traitant de la prise en charge des veuves et des orphelins.
L'autorisation de la polygamie a revêtu dans un contexte historique particulier un caractère conjoncturel a été légitimée en terme d'obligation collective vis-à-vis des femmes et enfants vulnérables dans une société patriarcale, et non pas en terme de droit octroyé aux hommes musulmans.
Je rappelle que certains pays musulmans interdisent cette pratique (Tunisie), d'autres la conditionne (Algérie, Maroc), pour ne citer que les pays Maghrébins.
Il s'agit d'une pratique qui a pratiquement disparue à l'heure actuelle.
Pour moi, l'introduction de la notion d'injustice dans ces versets interdit cette pratique, car le terme justice est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran et il s'agit d'un principe fondamental dans la religion musulmane. Chaque épouse doit être traitée avec équité, que ce soit matériellement, que ce soit sur le plan sentimental. Ce qui est humainement impossible.
L'Islam recommande vivement d'être juste envers autrui, surtout envers les faibles et les orphelins.
2. Qu'est-ce que la polygamie en droit français ?
Elle est prohibée.
L'article 433-20 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende le fait de contracter un second mariage (ou un pacs) avant dissolution du précédent.
L'alinéa suivant de cet article expose à des sanctions un responsable du culte qui célébrerait le mariage religieux d'un couple qui ne serait pas déjà marié civilement.
Les mariés qui se présentent devant un ministre de culte doivent fournir le certificat de mariage de la mairie.
C'est ce que font les ministres du culte musulman. Je rassure les lecteurs, car j'ai entendu certains hommes politiques déclarer que les imams ne respectaient pas cette consigne.
Ce qui est faux. C'est caricatural. Les imams savent pertinemment que leur responsabilité pénale peut être engagée et au préalable exigent avant la célébration d'un mariage religieux l'acte de mariage civil.
3. Les étrangers et la polygamie :
Le nombre de familles polygames installées en France a augmenté avec la procédure du regroupement familial, depuis les années soixante, jusqu'aux années 1990.
Il s'agissait de travailleurs migrants d'Afrique noire, notamment sub-saharienne. Du Mali, les ethnies Soninke et Toucouleur vivant dans le bassin du fleuve Sénégal, frontalier du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Les Diola-Manjak viennent de la Casamance, frontalière du Sénégal et de la Guinée.
Depuis la loi Pasqua de 1993, l'ordonnance de 1945 sur les étrangers interdit la délivrance de titre de séjour aux étrangers en situation de polygamie. Un arrêt du Conseil d'État du 11 juillet 1980, dit l'arrêt Montcho a admis le regroupement familial d'étrangers dans le cas de polygamie. Il s'agissait d'accorder le droit pour une famille polygame béninoise à vivre une vie normale.
La seconde loi Pasqua du 24 août 1993 interdit la délivrance de carte de séjour de dix ans aux étrangers vivant en situation de polygamie, ainsi que le regroupement familial pour les familles polygames.
De fait, elle exige des épouses secondaires de choisir entre l'irrégularité du séjour et le divorce accompagné de « décohabitation », processus rendu difficile par la précarité de leurs situations et la difficulté d'accéder au logement.
Plusieurs circulaires sont venues encadrer les procédures dites de « décohabitation ».
En 1997, le Conseil d'Etat autorise enfin l'administration à ne plus renouveler les permis de séjour de membres de familles polygames, même si la carte a été délivrée avant l'interdiction introduite par la loi Pasqua.
Le 25 avril 2000 et le 10 juin 2001, deux autres circulaires accordent le renouvellement des cartes de séjour pour les familles polygames arrivées en France avant 1993, sous réserve que les ménages «décohabitent».
Au moment où le débat s'est enflammé, le Conseil d'Etat vient d'affirmer, dans un arrêt en date du 16 avril 2010, que si la venue en France de ressortissants étrangers a été autorisée au titre du regroupement familial, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que l'autorité consulaire française use du pouvoir qui lui appartient de refuser leur entrée en France en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur des motifs d'ordre public.
Il rappelle que la loi interdit la délivrance ou prévoit le retrait de titres de séjour aux étrangers vivant en état de polygamie et à leurs conjoints que cette situation est au nombre des motifs d'ordre public susceptibles d'être pris en considération pour fonder un refus de visa, alors même que le regroupement familial aurait été autorisé.
Néanmoins, et par prudence, le Conseil d'Etat note que la délivrance du visa ne peut légalement être refusée pour la venue d'un conjoint que lorsqu'elle conduirait l'étranger à vivre en France en situation de polygamie.
Le Conseil d'Etat s'est exprimé à la suite d'une requête enregistrée le 23 juillet 2008 présentée par M. Ibrahima A qui sollicite l'annulation pour excès de pouvoir la décision du 22 mai 2008 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours dirigé contre la décision implicite par laquelle le consul général de France à Dakar avait refusé de délivrer à Mme Fatou B épouse C, à Mlle Mame Fatou C et à MM. Mamadou Makhtar C, Mame Gor C et Dame C des visas d'entrée et de long séjour en France au titre du regroupement familial.
4. La polygamie est-elle un motif de refus ou de retrait de nationalité ?
La jurisprudence établit que le refus d'intégration ou un comportement incompatible avec les valeurs de la République peuvent justifier le rejet d'une demande d'accès à la nationalité française.
L'article 25 du code civil limite à cinq motifs les condamnations pouvant entraîner la déchéance de nationalité. Il s'agit notamment de crimes et délits particulièrement graves ou qui portent atteinte à l'intérêt de la nation.
Si une personne ne peut être déchue de sa nationalité pour polygamie, elle peut néanmoins la « perdre » puisqu'un décret de naturalisation peut être retiré sur avis du Conseil d'État si celle-ci « a été obtenue par mensonge ou par fraude » (article 27-2 du code civil).
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Le Conseil d'Etat remet au Premier Ministre son étude sur les possibilités juridiques d'interdiction du voile intégral
Le Conseil d'Etat a déposé aujourd'hui au Premier Ministre son rapport contenant les solutions juridiques permettant de parvenir à une interdiction du port du voile intégral en France.
Il a été saisi par lettre de mission du Premier Ministre le 29 janvier 2010 qui lui a demandé d'étudier « les solutions juridiques permettant de parvenir à une interdiction du port du voile intégral », qui soit « la plus large et la plus effective possible » tout en rappelant la nécessité de « ne pas blesser nos compatriotes de confession musulmane ».
Le Conseil d'Etat a donc déclaré qu'une interdiction générale et absolue du port du voile intégral en tant que tel ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable.
Je rappellerai que le CFCM, au cours de son audition par la mission d'information parlementaire au mois d'octobre dernier avait fortement suggéré aux députés de ne pas légiférer sur cette question.
En « se basant sur l'avis de la grande majorité des théologiens musulmans, le CFCM considère, que le port du voile intégral n'est pas une prescription religieuse », il préconisait l'instauration d'actions pédagogiques à l'endroit des femmes qui portaient le voile intégral pour se rapprocher de ces femmes afin de tenter de comprendre ce phénomène.
Ces actions auraient pu être initiées par des imams officiant dans les lieux de culte, membres du CFCM.
Le CFCM avait en même temps déclaré que pour des questions de sécurité « tous, y compris ceux qui défendent le port du voile intégral, s'accordent à dire que les femmes qui le portent doivent accepter de dévoiler leur visage lorsque la sécurité l'exige. Elles doivent également le faire pour vérification de leur identité, par exemple, devant les agents des services publics, les guichets de banques ou les caisses de magasins ».
Espérons que les hommes politiques sauront, raison gardée, tenir compte des préconisations du Conseil d'Etat.
Nom : etude_vi_30032010.pdf
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Un homme raconta:
Après 21 ans de mariage, j'ai commencé à trouver une nouvelle lueur d'amour.
Depuis un moment j'ai commencé a sortir avec une femme autre que ma femme et... c'était l'idée de ma femme qui m'a dit un jour : « Je sais très bien combien tu l'aimes ! »
La femme avec qui ma propore femme voulait que je sorte avec était...ma mère..... qui est devenue veuve depuis 19 ans mais..... à cause des activités de la vie courante, mes trois enfants et d'autres responsabilités je ne lui rendais visite que rarement.
Un jour je l'ai contacté et je l'ai invité à dîner... elle me demanda : «tu vas bien ? ». Elle n'était pas habituée à recevoir des appels de ma part à cette heure ci.
Elle s'est inquiétée mais je l'ai rassurée : « Oui je vais très très bien mais je voulais passer un moment avec toi maman ».
« Nous deux, seuls ? » demanda t-elle ; elle a réfléchi un peu puis elle répondit : « Oui j'aime bien cela ! »
Jeudi, après le travail, je suis passé chez elle pour la prendre...j'avais un peu du trac... En arrivant chez elle je l'ai trouvé aussi
perturbée. Elle m'attendait devant la porte... dans une belle robe !
Il semble que c'était la dernière robe que mon père lui avait achetée... avant sa mort. Avec un sourire angélique, maman me dit :
« J'ai dit à tout le monde qu'aujourd'hui je vais sortir avec mon fils. Ils sont tous contents et ils attendent impatiemment ce que je vais leur raconter à mon retour. »
Nous sommes allés à un restaurant exceptionnel, calme et magnifique...ma mère tenait mon bras comme si elle était La Première Dame. Nous étions assis, j'ai commencé à lire le menu car elle ne pouvait lire que l'écriture large. Tandis que je lisais, elle me contemplait avec un large sourire sur ses lèvres ridées... elle m'a dit : « C'était moi qui te lisais quand tu étais petit »
Je répondis : « Le moment est venu pour te rendre un peu de ce que tu as fait pour moi. Ne te dérange donc pas maman »
On a beaucoup discuté pendant le dîner. Rien d'inhabituel mais...c'était de vielles histoires et de nouvelles... Sans nous rendre
compte, le temps s'est écoulé et nous n'avons pas remarqué que minuit fût passé. A notre retour, devant sa porte elle me dit : « Je suis d'accord pour une autre sortie, mais cette fois ci ce sera moi qui vais payer!
»... j'ai embrassé sa main et je l'ai saluée.
Quelques jours plus tard maman est décédée d'une crise cardiaque... cela s'est produit si vite que je n'avais pas eu le temps de lui faire quoi que ce soit.
Quelques jours après, j'ai reçu une lettre postée de la part du restaurant dans lequel nous avions eu ce dîner... avec une remarque écrite de sa propre main me disant : « J'ai payé d'avance car je savais que je ne serais pas là... l'essentiel, le repas est payé pour deux personnes, toi et ta femme. Tu ne pourras savoir l'importance de cette nuit pour moi .... je t'aime mon fils ! »
A ce moment là j'ai vraiment compris ce que signifie le mot « aimer » et...« je t'aime » et... ce que signifie l'expression de cet amour pour l'autre.
Rien de plus important que les parents, surtout la mère... donne leur le temps qu'ils méritent. Ceci est un droit Divin et leur propre droit et cela ne peut être reporté.
Après la lecture de cette histoire, je me suis rappelé de l'histoire de celui qui demanda à Abdallah ibn Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) : « Ma mère est très âgée et ne peut plus bouger. Elle dépend complètement de moi. Je la porte partout même pour aller faire ses besoins et parfois elle ne peut se retenir et fait ses besoins sur moi alors que je suis en train de la porter ; Penses-tu que j'ai payé ma dette envers elle ? »
Abdallah ibnou Omar lui répondit : « tu n'as même pas payé une seule des contractions quand elle t'a mis au monde ! Car elle fait cela et tu lui souhaites la mort pour te délasser, alors que tu le faisais quand tu étais petit et elle te souhaitait la vie »
Je souhaite être la cause pour que certains qui la liront changeront leur comportement envers leurs parents incha'Allah.
Une belle histoire qui nous rappelle les choses essentielles dans la vie !











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