culte musulman (24)

janv.
25
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Les voeux du Président de la République aux autorités religieuses de France

  • Par chems-eddine.hafiz le

Aujourd'hui à midi, le Président Nicolas SARKOZY a reçu les différentes autorités religieuses de France dans le cadre des traditionnelles cérémonies de voeux à l'Elysée.

Je vous livre son discours et ci-dessous des passages qui m'ont particulièrement réconforté, car entendre du premier magistrat de France de telles paroles, on se dit enfin que l'on fait partie de la communauté nationale :

"Chacune de ces profanations est indigne mais j'ai été tout particulièrement scandalisé qu'au cimetière de Carcassonne, on ose profaner les tombes de soldats musulmans morts pour la France, sur les champs de bataille de la Grande Guerre. On a osé inscrire des injures raciales et des slogans nazis sur la tombe de soldats qui ont donné leur vie pour notre pays ! C'est inacceptable. Ceux qui ont fait ça doivent être attrapés et châtiés.

Monsieur le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Monsieur le Président du Conseil français du Culte Musulman, sachez-le bien, ceux qui ont insulté vos morts ont insulté l'armée française, ils ont donc insulté la France, oui la France tout entière. Profaner la tombe d'un spahi algérien ou d'un tirailleur marocain tombé sur la Marne, en Artois ou à Verdun, c'est exactement comme profaner la tombe du soldat inconnu. C'est une insulte au souvenir de cette immense armée des morts auquel nous devons la liberté d'être français. Cette insulte ne restera pas sans réponse".

Bonne lecture.

Nom : (25 01 Voeux aux autorités religieuses).pdf
Taille : 42 Ko


déc.
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Relations bilatérales France - Algérie : Claude Guéant à Alger aujourd'hui

  • Par chems-eddine.hafiz le
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Le ministre de l'Intérieur, Monsieur Claude Guéant, s'est rendu aujourd'hui à Alger en visite officielle.

Il a été reçu par le Premier Ministre, Monsieur Ahmed Ouyahia et par son homologue Monsieur Dahou Ould Kablia.

Les deux ministres ont animé un point de presse et ont abordé les points suivants :


1. En évoquant le renforcement des relations entre les deux pays et le sort réservé au traité d'amitié, si cher à l'ancien président Jacques Chirac, qui aurait dû être signé entre Paris et Alger en 2006, Monsieur Claude Guéant a déclaré que « ce n'était pas dans un traité qu'onb mesurait le niveau d'amitié entre deux pays mais dans les actions à mener ».

Il s'est prononcé pour « un partenariat d'exception » avec la possibilité de fixer un « certain nombre d'objectifs supplémentaires » à la coopération franco-algérienne.

« Nous pouvons améliorer encore cette coopération. Une rencontre telle que celle que nous venons d'avoir permet aussi davantage de compréhension entre les gouvernements et, par conséquent, entre les deux pays », a-t-il de plus souligné.

Monsieur Dahou Ould Kablia, quant à lui, a mis en exergue « la détermination, conformément au souhait exprimé par les présidents algérien et français, à donner l'élan nécessaire à la relance de nos relations dans tous les domaines, sachant que les relations entre les départements de l'Intérieur des deux pays concernent des problèmes extrêmement complexes ».

2. Concernant les réformes politiques lancées par le président Abdelaziz Bouteflika, le ministre français a déclaré ; « J'ai été très impressionné par la description que m'a faite M. Ould Kablia de tous les textes qui ont été soit déjà adoptés, soit présentés au Parlement, afin de donner un supplément de démocratie à l'Algérie. C'est profondément encourageant ».

Ce qui a pour objectif de renforcer encore plus l'exercice de la démocratie en Algérie.

3. Il a été bien évidemment question de l'entrée et le séjour des ressortissants Algériens en France qui sont régis par un accord signé en 1968. Les négociations sur nouvel avenant sont à l'arrêt. Ils reprendront en début d'année, voire après les élections présidentielles françaises.

Pour les visas, le taux de refus pour les Algériens a baissé de 20%.

4. Le ministre français a évoqué brièvement le droit d'asile qu'il juge « en danger » parce que ses procédures sont « détournées ». En 2010, les Algériens ont été 1 211 à demander l'asile politique en France. 99 l'ont obtenu.

5. La représentation de l'Islam en France a été également abordée. Monsieur Claude Guéant a rappelé que c'était le Conseil français du culte musulman (CFCM) qui était chargé de représenté cette religion sur l'hexagone. Il a abordé les divergences nées au sein de cette institution du fait du retrait de la Grande Mosquée de Paris et de l'Union des Organisations islamiques de France (UOIF).

Le ministre algérien a quant à lui soutenu le rôle historique et le rayonnement de la Grande Mosquée de Paris.

La Grande Mosquée de Paris a récemment soumis une proposition de réforme du CFCM favorisant une gestion collective de cette institution, sans rapports de force et sans pouvoir hégémonique émanant d'une queelconque organisation.


déc.
3
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La fête musulmane de « Achoura »

  • Par chems-eddine.hafiz le

J'ai déjà écrit dans un précédent article sur mon blog sur la signification de cette fête de « Achoura » qui en arabe signifie le « dixième ».

C'est effectivement le dixième jour après le 1er jour de l'an musulman (Mouharram).

La semaine dernière, nous avons entamé l'an 1433 hégirien.

Lorsque le Prophète de l'Islam émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d'Achoura. Il leur demanda : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? ».

Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moussa le jeûna alors pour remercier Allah, donc, nous le jeûnons également. ».

Le Prophète déclara donc à ces compagnons, qu'étant donné que Moussa est l'un de nos prophètes, nous jeûnerons également.

D'après un hadith rapporté dans son Sahih (recueil authentique) par Mouslim, il dit également : « Si je suis toujours vivant l'année suivante, je jeûnerais le neuvième jour de Muharram.»

Cela signifie qu'il jeûnera le neuvième (tassouâ) avec le dixième.

Toujours selon Mouslim, le prophète déclara que « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah Al-Mouharram ».

Il fut questionné au sujet du jeûne du jour d'Achoura et le Prophète répondit : « Il expie les péchés de l'année écoulée ». Rapporté par Mouslim.

Il est donc souhaitable pour le musulman de jeûner deux jours : le neuvième et le dixième, ou le dixième et le onzième de Mouharram.

Boukhari et Mouslim rapportèrent qu'Ibn 'Abbas fut questionné au sujet du jour d'Achoura, il répondit : « je n'ai pas vu le prophète jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n'est ce jour-ci, c'est-à-dire 'Achoura ».

Au-delà de ce jeûne, il y a lieu de se rappeler que cette célébration est celle de la charité.

En droit musulman, la charité est appréhendée de deux manières :

* Facultative (sadaqa), fortement recommandée dans les religions monothéistes.

Dans l'Islam, il est beaucoup question de cette aumône : « Quoique vous dispensiez d'aumône ou fassiez de voeux, Allah le saura ; et les injustes n'auront aucun défenseur ; que vous publiez les aumônes, ce sera excellent, mais si vous les cachez et les portez aux déshérités du sort, cela vaudra mieux pour vous et expiera pour vous une partie de vos péchés ; et ce que vous ferez, Allah le saura. Tu n'as pas sur toi de les guider, mais Allah guide qui il veut. Le bien que vous dispenseriez, ce sera pour vous-mêmes et vous ne dispenserez qu'en vue d'Allah ; le bien que vous dispenserez dans la voie d'Allah vous sera représenté au comble et vous n'aurez à souffrir d'aucune injustice. Aux pauvres qui ont été cernés dans la voie de Dieu et ne peuvent aller par la terre, l'ignorant les prenant pour des riches, tant est grande leur réserve, tu les reconnaîtras à leur signe distinctif : ils ne sollicitent pas les hommes avec insistance ; le bien que vous dispenserez, Allah en est averti.

Ceux qui dispensent leurs biens de nuit et de jour, en secret ou en public, auront leur récompense auprès de leur Dieu, et ne seront ni inquiétés ni tourmentés...».


* Obligatoire, Zakat :


Née d'une prescription divine : «Reçois sur leurs richesses une offrande (zakat), dit sourate Ettawba, par laquelle tu les purifies et tu les fais vertueux...».

«Nourrissez-vous de leurs fruits (les jardins) quand ils en produisent et acquittez leurs droits au jour de la récolte...» (Sourate El-an-âme).

«La zakat que vous verserez en vue de Dieu, mentionne sourate Er-roum, c'est cela qui rapportera le double».


Donc, les musulmans sont tenus chaque année lunaire de s'acquitter de 2,5% du montant total de ses biens, sur la base du nissâb qui est le montant minimum au-delà duquel l'acquittement de la Zakât est obligatoire.

Ce seuil correspond à l'équivalent de 85g d'or, soit 3 546,2 € environ en décembre 2011.

Bon sawm et réglez votre zakat.




oct.
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Droit musulman : L'obligation de la bonne parole entre les êtres

Ce dimanche ensoleillé me donne envie de rappeler que le Coran recommande vivement l'échange entre les êtres humains, puisque il est dit : « Ô Humains ! Nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous ». Verset 13 Sourate 49.

Ce qui nous incite à regarder l'autre, aller vers lui.

Selon Abû Hurayra, le prophète de l‘Islam a dit: «Vous n'entrerez au Paradis que lorsque vous aurez cru et vous ne croirez que lorsque vous vous aimerez les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique une chose capable de vous faire aimer les uns les autres? Saluez-vous entre vous» Hadîth rapporté par At-tirmithî.

Mais cette connaissance ne doit en aucun cas être antagoniste, puisqu'il est préconisé « Dis à Mes serviteurs de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l'Homme un ennemi évident » Verset 53, Sourate 17.

Le prophète a dit : « Où que tu sois crains Dieu; fais suivre la mauvaise action d'une bonne: elle l'effacera et use d'un bon comportement envers les gens ». An-nawawî dans ses quarante Hadîth.

« Rien n'est plus lourd dans la balance d'un croyant le jour de la résurrection d'un bon caractère. Dieu déteste l'homme grossier qui prononce des paroles obscènes » Hadîth rapporté par At-tirmithî.

Abû Hurayra a encore dit : on a demandé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui):De ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis? Il dit : « la crainte de Dieu et la bonne moralité ». Et on lui a demandé de ce qui faisait entrer le plus les gens en Enfer ?. Il répondit : « La bouche (les conséquences néfastes de la parole : médisances, calomnies... ) et le sexe »

Rapporté par At-Tirmidhî (Hadîth Hasan Sahîh).

Il est donc reconnu que le bon comportement envers les gens du livre est un devoir :

« Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus douce » Coran: Sourate 29, verset 46.

« Que celui qui croit en Allah et au jour dernier dise du bien ou qu'il se taise », rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Avec le coeur léger par cette belle journée, je vous invite à méditer ces propos.

Bon dimanche.


sept.
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Nationalité française et défaut d'assimilation

  • Par chems-eddine.hafiz le

La circulaire du 24 août dernier relative au contrôle de la condition d'assimilation dans les procédures d'acquisition de la nationalité française insiste sur le contrôle rigoureux de la condition d'assimilation, en cas d'acquisition de la nationalité française par mariage ou naturalisation.

Deux exemples sont relevés par la circulaire et concernent des femmes musulmanes qui ne peuvent prétendre à la nationalité, compte tenu de leur pratique radicale. La circulaire tient à préciser que la stricte observance d'une religion et la manifestation d'un attachement aux principes de cette religion par le port d'un insigne ou d'un vêtement traditionnel ne sont pas pour autant constitutives du défaut d'assimilation.

Par ailleurs, au titre des faits constitutifs du défaut d'assimilation au sens de l'article 21-4 du Code civil, c'est-à-dire de l'acquisition de la nationalité par le mariage, cette circulaire retient notamment la polygamie et les attitudes discriminatoires vis-à-vis des femmes.

Quant à l'assimilation linguistique, cette notion est capitale car elle peut constituer un motif de refus d'enregistrement.




Nom : Circulaire du 24 août 2011.pdf
Taille : 395 Ko


août
27
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La nuit du destin

  • Par chems-eddine.hafiz le
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Hier, le monde musulman a célébré la nuit du Destin (Laylat al-Qadr), veille du 27ème journée du Ramadan. Au cours de cette nuit, le Coran a été révélé au prophète Mohammed par l'ange Gabriel, descendu d'abord du Tableau Sacré au septième ciel, au ciel le plus bas, celui que nous connaissons. « Par le Livre explicite. Nous l'avons révélé en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit toujours ». Sourate 44 : ad-Dukhān, versets 2-3.

« Certes, Nous l'avons révélé [le Coran] pendant la nuit du Destin. Et qui te dira ce qu'est la nuit de la Destinée ! la nuit de la Destinée vaut plus que mille mois ! C'est au cours de cette nuit que descendent, avec la permission de leur Seigneur, les anges et l'Esprit pour exécuter l'ordre divin. La paix règne jusqu'au lever de l'aurore ». Sourate 97 : al-Qadr.

Cette nuit est considérée comme particulièrement bénie, les musulmans effectuant des prières, récitent le Coran et implorent le Maître des Mondes.

Lorsque j'étais tout petit, je veillais la nuit durant, encouragée par ma mère, écarquillant mes yeux, espérant voir surgir dans l'immensité du ciel un étoile filante, signal pour moi d'implorer Dieu de réaliser mon voeu le plus cher.

Avec les années, ma mère me rappelait une formule que le Prophète de l'islam recommandait à son épouse Aïcha : « Allahoumma innaka 'afouwoune Karîmoune touhibboul 'afwa fa'fou 'annî ». (Seigneur, Tu es le Pardonneur, Tu aimes pardonner, alors pardonne-moi ».

Dans ce cadre, de nombreux musulmans accomplissent à l'occasion de cette Nuit de la Destinée une prière composée de deux rakas : à chaque raka, il y a lieu de réciter après la fatiha 07 fois la sourate Likhlâsse (le Monothéisme pur). Une fois la prière terminée, dire 70 fois : «Astaghfiroullâh wa atoûbou ilayhi » (Je demande pardon au Seigneur et je me repens auprès de Lui).

Cette nuit sublime a toujours été un évènement primordial dans les sociétés musulmanes et concernent toutes les couches de la population. Les enfants sont encouragés à effectuer leur premier jour de jeûne le 26e jour de Ramadan et des opérations de circoncision sont organisées et fêtées dans les mosquées.




mars
23
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Débat sur la laïcité initié par l'UMP

  • Par chems-eddine.hafiz le

Afin d'éviter tout commentaire et se poser des questions sur la position de la Grande Mosquée de Paris quant à sa participation ou non à ce débat, son Recteur, le Docteur Dalil BOUBAKEUR vient de publier un communiqué dans lequel il "décline l'invitation qui lui a été réitérée de participer à ce débat de nature politique qui alimente un fort sentiment de stigmatisation, tout en réaffirmant son profond attachement et celle de tous les musulmans de France à la loi du 9 décembre 1905 garantissant la laïcité de la société et des institutions républicaines".

Cette mise au point était nécessaire.


Nom : Communiqué 23 3 2011 - Mise au point sur le d.pdf
Taille : 141 Ko


mars
18
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Bravo Jean-François COPE ! Longue vie à l'Union des Français Musulmans

  • Par chems-eddine.hafiz le

Le secrétaire général de l'UMP ne sait plus comment imposer son débat sur l'islam :

Eurêka, il invente l'Union des Français musulmans (UFM), qui aurait été fondée par des musulmans adhérents ou favorables à l'UMP, espérant ainsi montrer que l'opposition des associations musulmanes de France n'est pas majoritaire.

La manipulation a pour but d'ériger cette Union comme son interlocuteur qui appuiera cette nécessité du débat sur la laïcité, et rejetant l'idée de stigmatisation de l'Islam.

Cependant, le communiqué publié sur le site de l'UMP et retiré aussitôt contient des concepts douteux, incitant Olivier Stirn, secrétaire national en charge des « Français de la diversité » a réagir vivement et rapidement. En effet, il a publié un communiqué, dans lequel il affirme qu'il « ne se reconnaît absolument pas dans le terme de 'franco-musulman' qui ne correspond à aucune réalité et tient à préciser que l'UMP n'a évidemment jamais fait aucune confusion entre une nationalité et une religion ».

Vouloir en découdre avec les musulmans de France rend très nerveux Jean-François COPE.

Ci-dessous le communiqué retiré. A lire et relire. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

« Ces dernières semaines, en effet, le débat sur la laïcité a été volontairement déformé à des fins électorales. Certains adversaires politiques ont essayé de faire croire à nos compatriotes Français musulmans que ce débat stigmatisait l'Islam

C'est une manipulation politique qui consiste à laisser entendre que ces débats portant sur de vrais sujets de société, la laïcité, la sécurité, l'intégration seraient faits pour isoler le monde musulman de la communauté nationale.

Aujourd'hui comme hier, la seule problématique réside dans la capacité des Français musulmans à s'intégrer dans la République en respectant, les droits, mais aussi les devoirs de tous les Français, ainsi que les valeurs que sont le respect de l'autre, la solidarité, la fraternité et la laïcité.

La convention du 5 avril permettra de trouver dans le cadre de la loi de 1905 des solutions à la fois à la pratique de notre culte et à notre intégration dans la République.


Voilà pourquoi l'Union des Français musulmans lance un appel pressant à tous nos compatriotes :

* pour affirmer la compatibilité entre l'Islam et la laïcité

* pour exhorter l'ensemble des musulmans de France sans distinction des pays d'origine à se mobiliser dans un processus de solidarité et d'intégration dans le respect des valeurs de la République

* pour demander à nos compatriotes musulmans de France de renouveler leur confiance au Président de la République, Nicolas SARKOZY, qui a eu notamment le mérite de créer le « Conseil français du culte musulman », de veiller à la présence de personnalités franco musulmanes dans les plus hautes instances de l'Etat ainsi qu'au Secrétaire Général de l'UMP, Jean-François COPE, et au Secrétaire National chargé des Français de la Diversité, Olivier STIRN.


L'U.F.M. rédigera dans les prochains jours un mémorandum résumant ses préoccupations économiques, sociales et culturelles. Elle se veut le trait d'union des Français musulmans issus de tous horizons.


Elle se fixe comme principal objectif le rassemblement des associations sociales, économiques, et culturelles, des leaders d'opinion, et des personnalités franco musulmanes pour :

* bâtir ensemble un vrai projet qui permettra de promouvoir l'intégration dans toutes ses dimensions

* veiller au respect de notre religion musulmane dans l'esprit de la laïcité qui préconise la reconnaissance mutuelle de toutes les religions

* défendre l'émancipation de nos jeunes générations dans le cadre de la solidarité nationale

* promouvoir le plein épanouissement des femmes Françaises musulmanes en conformité aux lois et aux valeurs de la République


Cette large adhésion à cette nouvelle Union traduit le besoin de la très grande majorité de nos compatriotes de contribuer à construire un réel « mieux vivre ensemble » au sein de cette grande Nation que nous avons tous le devoir d'aimer et de protéger".

Bureau provisoire

Dahmane MEBROUKI

Salim HASSAN AHMED

Ahlen KHEMAJA

Me Coumba DIOUKHANE

Me Siham RAHMOUNI

Chafeeq REHMAN

Me Samia BADAT

Hamidou TRAORE






mars
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Rencontre Conseil français du culte musulman (CFCM) et Ministre des cultes

Un communiqué émanant du CFCM vient d'être diffusé par son Président, Mr Mohammed MOUSSAOUI, à la suite de la réunion faite au ministère de l'intérieur, à l'initiative de Monsieur Claude GUEANT.

Il n'est pas précisé dans ce communiqué que les deux (02) fédérations les plus importantes et fondatrices de surcroît du CFCM ont décliné l'invitation. Il s'agit de la Grande Mosquée de Paris et de l'Union des Organisations islamiques de FRance (UOIF) qui, par ce geste fort, ont voulu rappeler aux pouvoirs publics leurs réserves quant à la gestion individuelle de cette instance représentative.

En effet, depuis de nombreux mois, ces deux fédérations ont, à plusieurs reprises dénoncé la dérive individualiste et personnelle de la gestion du CFCM, favorisant un groupe d'individus au détriment de la collectivité.


Nom : 160311 communiqué CFCM.doc
Taille : 25 Ko


mars
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La délivrance de l'erreur d'Al-Ghazali (1058-1111),

  • Par chems-eddine.hafiz le

Dans le livre, "La délivrance de l'erreur" ou (Al Munqidh min al-dhalâl), Al-Ghazali, (1058-1111), penseur musulman d'origine persane, déclara « Une force intérieure me poussa à rechercher l'authenticité de la nature originelle et celle des croyances issues du conformisme des parents et des maîtres. Je cherchai à discerner, parmi ces traditions dont les prémisses sont passivement reçues, et dont la discrimination laisse place à la controverse ».

Je vous propose de le lire dans l'édition Al-Bouraq, introduit, annoté et traduit par Hassan Boutaleb, que certains ont comparé aux « Confessions » de saint Augustin.

Al-Ghazali, surnommé hujjat al-islam, ‘‘la Preuve de l'Islam'' raconte sa vie, son cheminement intérieur vers Allah. Tourmenté, soumis au doute, Al-Ghazali décrit le processus qui commence de son statut de recteur de la plus grande université islamique de l'époque à Bagdad, la Nizamiyya pour aboutir enfin à la certitude (al yaqin).

Dans un moment extrêmement difficile que vit l'Islam et des attaques qu'il va continuer de subir des années durant, il est utile de se rappeler que cette religion a été très souvent stigmatisée, mais qu'elle n'a jamais fléchi face à ses contempteurs.

A son époque Al-Ghazali va participer à des heurts politiques et intellectuels majeurs que le monde musulman est entrain de connaître.

Tout d'abord, l'affrontement majeur entre et la religion et la philosophie d'essence grecque, Al-Ghazali prendra position pour la première : Il réfutera la philosophie, en étudiant celle des Grecs, Aristote, Platon et Plotin en particulier. Il se penchera sur la philosophie musulmane en prenant connaissance d'Ibn Sina (Avicenne), Al-Kindi, Rhazès et al-Farabi.

Il dira que pour être vraie, la philosophie doit se conformer aux principes de la religion musulmane. Il a écrit un ouvrage, Maqasid al-Falasifa (Les intentions des philosophes), suivi de son célèbre ouvrage, Tahafut al-Falasifa (L'incohérence des philosophes) (1095) ;

Ensuite, l'antagonisme entre le sunnisme et le chiisme, il se mettra à la disposition du califat abbasside (sunnite) contre les batinites, secte chiite ésotérique;

Et enfin, la lutte entre l'inspiration et la raison et entre le fiqh et le mysticisme.

L'appel à la connaissance, pour Al Ghazali est inscrit dans le Coran, et cette connaissance concerne la présence de Dieu dans le coeur, ce qui est une divergence notoire de plus avec Averroès qui l'entend comme un appel à la connaissance philosophique.

Cette polémique a été rapprochée des querelles entre les disciples de Descartes, incitant à la connaissance rationnelle et les disciples de Pascal privilégiant la supériorité du coeur.

Ce livre est également intéressant, notamment, car Al-Ghazali effectue une critique des coutumes héritées de son milieu familial, une critique des sens et de l'imagination par la raison.

Il évoque la connaissance mystique, retiré du monde profane, où à l'instar de Descartes « Discours de la méthode », il utilise le doute pour retrouver la certitude.

« Dieu élève aux plus hauts degrés spirituels ceux d'entre vous qui croient et ceux qui ont reçu la Science » Coran 58 : 11.





Trad. française par Hassan Boutaleb sous le titre La délivrance de l'erreur, Albouraq, Paris, 2002.




févr.
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Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine raciale

  • Par chems-eddine.hafiz le

La 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a condamné, hier, Éric Zemmour à 2.000 euros d'amende avec sursis pour provocation à la haine raciale, jugeant qu'il avait « dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression ».

Poursuivi par les associations SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse en raison des propos tenus le 6mars 2010 sur Canal+ et France Ô, en raison des propos tenus sur des plateaux de télévision. En effet, Éric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: « Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait ». Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs «ont le droit» de refuser de recruter des Arabes ou des Noirs.

Il est important de rappeler que la République refuse toute statistique portant sur des critères ethniques, sur des croyances ou la couleur de peau. Les statistiques républicaines publiées par l'administration pénitentiaire relèvent qu'au cours de l'année 2009, pour reprendre les statistiques du chroniqueur, 81,8 % des personnes détenues en France étaient de nationalité française.

Pour ma part, je ne connais ni « Noirs », ni « Arabes ».Affirmer que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes », voilà qui manque de panache. Et le magistrat médiatique Philippe Bilger, volant au secours de Zemmour, invite ses lecteurs à venir assister à une audience parisienne.

Je ne partage pas du tout ces affirmations imbéciles, mais en admettant un instant que l'intuition soit juste, et qu'Éric Zemmour et Philippe Bilger aient pointé, une forme de vérité, allons jusqu'au bout du raisonnement, sans laisser le doute planer sur une population fragile. Si l'on compte plus de délinquants parmi les immigrés et enfants d'immigrés que parmi le reste de la population française, il faudrait, par honnêteté intellectuelle, immédiatement ajouter que la criminalité n'a rien de génétique et que rien ne prédispose un être humain à risquer de finir en prison. En effet, ce n'est un destin enviable pour personne.

L'écrasante majorité des délinquants est traînée dans la criminalité par la misère.

Les délinquants sont presque toujours issus de milieux défavorisés, et que le crime est un phénomène sociologique, non ethnique.

Or les « Noirs et les Arabes » vivent, effectivement, en grande partie dans des banlieues qu'on laisse mijoter, couvercle fermé. Les jeunes délinquants d'origine étrangère sont les plus précaires économiquement, et les moins armés scolairement.

Les immigrés des anciennes colonies ont subi, en France, la crise des années 1970. Pour la plupart d'entre eux, ouvriers en majorité, logés dans des foyers puis dans des HLM, ils étaient perçus comme une menace, à l'instar de tous les immigrés avant eux. Eux par contre, se retrouvaient piégés par la crise économique. Ce que l'on met aujourd'hui sur le dos d'une prétendue inassimilabilité liée à la culture ou la religion n'est en fait qu'une banale histoire d'insertion sociale. En éludant cet aspect du problème, alors qu'il est le seul aspect digne d'intérêt, en parlant d'origine ethnique plutôt que de parcours social, Eric Zemmour entretient des préjugés qui n'ont pourtant pas besoin de son aide.

Un gamin qui grandit dans des conditions de précarité sociale, qu'il soit blanc, vert, noir, arabe, caucasien, chrétien ou musulman, risque évidemment plus sérieusement de mal tourner que son alter ego des beaux quartiers, mieux armé socialement. Mais, au-delà de ces éléments centraux, il aura encore moins de chances de s'en sortir si on ne cesse de lui rappeler qu'il ne s'en tirera pas.

Dans mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom », publié par les Editions du moment en octobre dernier, je me demandais ce que le chroniquer entendait par vocable « Arabe », car je rappelais qu'en France on est passé de « nord-africain » au « maghrébin » à « arabe » pour maintenant réunir sous le même terme « musulman » toutes les personnes issues de l'immigration, venant des pays du Maghreb.

C'étaient les « indigènes musulmans », que Lionnel Luca et Thierry Mariani souhaiteraient nous confiner encore aujourd'hui sous cette expression de la période coloniale.

Le risque est grand de faire de l'islam l'ennemi.

Ennemi, car il refuserait la rupture avec ses extrémistes.

Ennemi, car les images depuis vingt ans s'accumulent pour démontrer les foules hostiles et intolérantes.

Ennemi, car l'islam se comprendrait dans la confusion des pouvoirs, fait qui inquiète autant car il est une perversion de la pensée politique, parce que les sociétés occidentales se sentent aujourd'hui désarmées.

L'image d'un islam détestable est captée par des sociétés occidentales qui se savent très fragmentées et qui n'ont que peu réglé le repositionnement religieux.

Alors que le terrain est déjà peu favorable à la compréhension de l'islam, la prise en compte de ses rites amène des éléments d'altérité, qui apparaissent vite discriminants.

Et, qu'on le veuille ou non, comme ils s'accompagnent de tous les clichés et de tous les amalgames, l'incompréhension et le rejet sont vite là.

Les hommes politiques ne cessent de mener des actions électorales à l'encontre de l'Islam et des musulmans, ce qui nourrit l'islamisme radical et son discours sur la rupture avec la société française.

Au cours de ces dernières années, les actes antimusulmans ne se comptent plus en France : Profanations de tombes d'anciens combattants et lieux de culte attaqués, dans l'indifférence quasi générale.

Lorsque je vois Lionnel Luca, au sein de l'UMP, éructer contre l'Islam et Thierry Mariani interpeller les juges leur rappelant leur devoir de neutralité, j'imagine les torrents d'injures qui vont déferler sur les musulmans de FRance durant l'année 2011.

Alors, Messieurs, gardez votre sang froid, et agissez comme de vrais responsables politiques.


déc.
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Notes de lecture : Les joyaux éclatants de l'exégèse du Coran.

  • Par chems-eddine.hafiz le

Aux éditions « CASBAH ÉDITIONS », il est à signaler la sortie d'une traduction en français au mois de juin dernier, de l'exégèse coranique « El djawahir el hiçan fi tefsîr ek qur'ân » écrite en 1429 par Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi, « le lettré », le Saint Patron d'Alger.

Cette traduction d'Issam Toualbi qui est maître assistant à la faculté de droit de l'université d'Alger et descendant du Cheikh, est accompagnée de commentaires que pour ma part j'ai trouvés très utiles.

La préface est signée par Abderrazzak Guessoum, professeur de philosophie et de pensée islamique au sein de la même université.

La première utilité de cet ouvrage est de rendre accessible cette oeuvre aux francophones la pensée profonde et riche de Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi. Une notice sur la vie et l'oeuvre du Cheikh donne quelques éléments supplémentaires.

Ensuite, ce livre est destiné à la jeunesse algérienne, qui est comme le rappelle le Professeur Abdelrezzak Guessoum «appelée à se familiariser avec l'élite religieuse de son pays, dont la mémoire fut, malencontreusement, parfois entachée par des pratiques superstitieuses parfaitement étrangères à ses enseignements ».

Abderahmane At-Thaaâlibi, de son vrai nom Ibn Zeïd Ibn Makhlouf Abderrahmane El Thaâlibi, de la tribu des Thaâlba, est né au 14ème siècle, en 1384 à Oued Isser dans la région de Kabylie, à une soixantaine de kilomètres à l'est d'Alger, dans une famille d'intellectuels,

Il effectua de nombreux voyages d'études en Orient pour approfondir ses connaissances théologiques, il revint à Alger en 1414 et occupa la magistrature (Cadi) suprême de la ville.

Spécialiste de l'exégèse coranique, le Cheikh est également l'auteur de plusieurs manuscrits consacrés à la théologie, à la mystique, au soufisme et à l'histoire. Il a notamment écrit « Les bons joyaux dans l'interprétation », « Les lumières éclairantes dans l'union de la Loi et de la Vérité », « Les jardins des Saints », « Des vérités sur le soufisme », « Les nobles sciences dans l'observation des états de l'autre monde ».

Il fonda l'école Thaalibiya, où diverses matières étaient enseignées (histoire, littérature, soufisme, doctrines, interprétation...).

La zaouia de Sidi Abderrahmane El Thaalibi fut visitée notamment par Isabelle Eberhardt, et Eugène Fromentin.

Elle abrite depuis 1471 le mausolée (« la Koubba ») de Sidi Abderrahmane.

En 1696, fut érigée sur l'emplacement de son tombeau la mosquée constituée d'un haut minaret carré.

Aux côtés de la tombe du Cheikh, reposent Lala Aïcha (petite-fille de Sidi Abderrahmane), les tombes d'autres personnalités de haut rang de l'époque ottomane tels Khedeur Pacha (1605), Youcef Pacha (1687), Fatima et Nfissa, deux filles d'Hassan Pacha mortes de chagrin Ali Khodja, avant-dernier dey d'Alger (1818), Ahmed Bey de Constantine (1848), ainsi que d'autres figures illustres comme Mohamed Ben Chenab (1929-1969), Abdelhalim Ben Smaya ou l'illustre miniaturiste enlumineur, Mohamed Racim (1896-1975). Dans ce cimetière, mes nombreux aïeux y sont enterrés.

L'un des grands lustres aurait été offert par la reine et la légende nous fera dire que l'eau de la fontaine de la cour est miraculeuse.

Ce très bel endroit, salué encore aujourd'hui par les femmes venant solliciter le saint Patron d'Alger me rappelle avec émotion l'histoire d'Alger, ma ville natale et celle de mes aïeux.


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Conditions de validité de la kafala

Je voudrais signaler un arrêt de la 1ère Chambre Civile de la Cour de cassation du 17 novembre 2010.

Le 17 septembre 2002, le consulat de France au Maroc a établi un acte de naissance d'un enfant prénommé Selyane sur la déclaration d'une personne se présentant comme son père. Les époux X., français résidant au Maroc, ont obtenu par ailleurs, un acte adoulaire confirmant que l'enfant leur avait été confié en kafala dès le 20 septembre 2002.

Constatant l'existence d'un faux certificat d'accouchement, le procureur de la République de Nantes les a assignés, le 30 novembre 2005, en annulation de la transcription faite sur le fondement d'une déclaration mensongère.

Par jugement du 6 novembre 2007, le Tribunal de Grande Instance de Nantes, a annulé l'acte de naissance de l'enfant dressé le 17 septembre 2002 par le consulat de France.

Ce jugement a été confirmé par la cour d'appel de Rennes.

Les époux X. se sont pourvus en cassation.

La Cour de cassation a rejeté leur pourvoi estimant que M. X. avait produit au consulat de France une déclaration mensongère attestant d'un faux accouchement de son épouse.

La haute Cour a déclaré que c'était donc à bon droit que les juges d'appel avaient retenu que l'intérêt supérieur de l'enfant ne saurait justifier un état civil et une filiation conférés en fraude à la loi, étant observé en outre que l'enfant, de nationalité marocaine et résidant au Maroc, reste titulaire d'un acte de naissance marocain.

Je rappelle que dans une de mes précédentes publications (26 novembre 2007), je donnais une définition de la Kafala en droit musulman :

L'adoption d'un enfant (Tabanni) n'est pas une notion juridique reconnue en Islam, se basant sur la sourate 33/verset 5 du Coran :

« Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux.»

Néanmoins, l'Islam accorde une place importante aux orphelins et aux droits des enfants a introduit la notion de « recueil légal » dite « Kafala » qui peut être assimilée à une tutelle ou à une délégation d'autorité parentale qui cesse à la majorité de l'enfant.

La notion de kafala peut être définie comme l'engagement par le titulaire de ce droit « kafil » d'assurer bénévolement l'entretien, l'éducation et la protection d'un enfant mineur « makfoul », au même titre que le ferait un père pour son fils, sans créer un quelconque lien de filiation.

Ce concept musulman ne peut en aucune façon être comparé à une adoption, simple ou plénière, laquelle emporte création d'un lien de filiation, ce qui est totalement proscrit par la Charia et par la législation familiale en vigueur dans les pays musulmans à l'exception de la Turquie, l'Indonésie et la Tunisie qui ont inséré dans leur droit positif la notion d'adoption telle qu'elle est entendue en droit français.

En effet, la législation actuelle reconnaît deux types d'adoption :

  • L'adoption "simple" dans laquelle, tout en bénéficiant dans sa famille d'accueil de certains effets du droit de la filiation (nom, droit de succession), l'adopté reste cependant attaché à sa famille biologique,
  • L'adoption dite "plénière" qui a remplacé l'ancienne "légitimation adoptive", dans laquelle l'adopté entre dans la famille de la personne ou du couple marié qui l'adopte en cessant d'appartenir à sa famille naturelle.
  • Nom : Cour_de_cassation_civile_Chambre_civile_1_17_.rtf
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    oct.
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    Loi no 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Bref rappel :


    Le projet de texte portant interdiction de dissimuler le visage dans l'espace public a été présenté en Conseil des ministres le 19 mai 2010 par la ministre de la justice et des libertés.

    Il a été adopté par l'Assemblée nationale en première lecture le 13 juillet 2010.

    Le Sénat a quant à lui adopté le texte définitif le 14 septembre 2010, en première lecture, sans modification.

    Saisi le 14 septembre 2010 par le Président du Sénat et par le Président de l'Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel a rendu le 7 octobre 2010 une décision déclarant la loi conforme à la Constitution tout en formulant une réserve d'interprétation : Afin de ne pas porter une atteinte excessive à la liberté religieuse, l'interdiction ne pourra s'appliquer dans les lieux de culte ouverts au public. (v. Cah. Cons. const. n° 30).

    Pour ce faire, le Conseil a étayé sa décision sur les dispositions des articles 4 (principe de liberté), 5 (finalité de la loi) et 10 (libertés d'opinion et de religion) de la Déclaration de 1789 ainsi qu'à l'alinéa 3 du Préambule de la Constitution de 1946 (égalité des droits entre hommes et femmes).

    La loi a été promulguée le 11 octobre 2010. Elle a été publiée au Journal officiel du 12 octobre 2010.


    La loi :


    Le texte prévoit que « nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». La notion d'espace public concerne la voie publique, les espaces ouverts au public et ceux affectés à des services publics. (Mairies, écoles, hôpitaux...).

    En ce qui concerne la notion de « lieu ouvert au public », elle est définie comme un lieu accessible à tous, sans autorisation spéciale, même si l'accès se fait sous conditions (paiement d'un droit d'entrée notamment).

    L'interdiction s'applique donc dans les parcs, cafés, transports collectifs, salles de spectacle ou commerces...

    En revanche, elle ne concerne pas les lieux dont l'accès est réservé à certaines personnes, les locaux d'une entreprise auxquels seul son personnel a accès par exemple. L'employeur ne peut donc pas interdire à ses salariés qui ne travaillent pas dans un espace public le port d'une tenue cachant le visage, en se fondant sur ce texte. En revanche, comme l'a rappelé en plusieurs occasions la Cour de cassation, un employeur peut imposer à un salarié des contraintes vestimentaires si elles sont « justifiées par la nature des tâches à accomplir ».

    Selon le rapport de l'Assemblée nationale, qui précise les applications pratiques de la loi, la tenue, qui comprend l'ensemble des vêtements portés par une personne (ce qui exclut les lunettes, la barbe ou le maquillage), ne doit pas dissimuler le visage, c'est-à-dire le rendre non reconnaissable. Les yeux, le nez et la bouche doivent être visibles.

    Autre élément, l'interdiction concerne le port d'une tenue « destinée à » dissimuler son visage, ce qui exclut les tenues qui ont pour effet de dissimuler le visage sans y être destinées. Des impératifs de sécurité au travail, des contraintes professionnelles ou une obligation réglementaire imposent par exemple le port d'un casque intégral pour conduire un deux-roues ou de masques de protection pour des travaux de soudage, de rivetage et de sablage, de désamiantage, de peinture, etc.

    L'employeur qui imposerait à ses salariés de dissimuler leurs visages est puni d'un an d'emprisonnement et de 30 0000 € d'amende. Cette sanction s'applique dès le 13 octobre 2010.

    Des exceptions à cette règle générale sont prévues :

  • tenue prescrite par une loi ou règlement (casque pour motocycliste par exemple)
  • protection de l'anonymat autorisée en certains cas (intervention de certaines forces de sécurité)
  • certaines manifestations festives (masques de carnaval)
  • Toute infraction sera sanctionnée par une amende de 150 € maximum, prévue pour les contraventions de la deuxième classe, et ce à compter du 12 avril 2011.

    Et l'obligation d'accomplir un stage de citoyenneté (8° de l'article 131-16 du Code pénal) peut être prononcée en même temps ou à la place de la peine d'amende.

    La loi précise en outre que le fait pour toute personne d'imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Et lorsque le fait est commis au préjudice d'un mineur, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60.000 euros d'amende.

    Enfin, le Gouvernement devra remettre au Parlement un rapport sur l'application de la loi 18 mois après sa promulgation. Ce document dressera un bilan de la mise en oeuvre de la loi, des mesures d'accompagnement élaborées par les pouvoirs publics et des difficultés rencontrées.

    Je rappellerai qu'un avis rendu par le Conseil d'Etat le 30 mars 2010 déclarait qu'aucun fondement juridique ne permet d'interdire « de manière incontestable » le port du voile intégral, en réponse à la demande formulée par le Premier ministre qui avait demandé fin janvier de cette année au juge administratif suprême de se prononcer sur la possibilité juridique d'une interdiction du voile intégral.

    Le Conseil d'Etat soulignait qu'une « interdiction dans l'ensemble de l'espace public se heurterait encore à des risques juridiques sérieux au regard des droits et libertés garantis constitutionnellement et conventionnellement ».

    Il y a lieu également de se référer à l'avis de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme.

    Et, il est également utile de se pencher sur une récente décision de la Cour européenne des droits de l'homme qui a condamné la Turquie pour avoir porté une atteinte disproportionnée à la liberté religieuse en sanctionnant « les requérants pour la tenue vestimentaire qu'ils portaient dans des lieux publics ouverts à tous comme les voies ou places publiques » (§49) (Cour EDH, 2e Sect. 23 février 2010, Ahmet Arslan et autres c. Turquie, Req. no 41135/98, §49 : ADL du 23 février 2010).

    Voir aussi cette recommandation 1927 (2010) « Islam, islamisme et islamophobie en Europe » du Conseil de l'Europe).






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    oct.
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    C'est aujourd'hui que mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom » sort en librairie.

    • Par chems-eddine.hafiz le
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    C'est aujourd'hui que mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom » sort en librairie.

    Il s'agit d'un plaidoyer contre les idées réactionnaires et xénophobes diffusées par le journaliste Eric Zemmour qui dispose d'un véritable boulevard médiatique.

    Face à ce déferlement, j'ai décidé de faire entendre ma voix par la publication de cet ouvrage.

    Je le fais d'abord en qualité d'avocat, attaché au respect du droit, aux valeurs qui fondent notre société, au respect de l'autre, dans ce que nous avons en commun comme de divergent.

    Ensuite, en tant que républicain, profondément attaché à la laïcité, à l'égalité de tous, à la liberté d'expression ; en tant que citoyen qui refuse de fonder quoi que ce soit de sérieux sur une lecture ethnique ou religieuse des problèmes sociaux, économiques et politiques.

    Et enfin, en tant que musulman né en Algérie, d'un croyant qui sait que l'islam est naturellement compatible avec les valeurs de la France, dont la pratique est garantie par la liberté de religion, au sens de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme.

    Dans ce livre, je m'adresse à tous ceux qui se sentent concernés, de près ou de loin, par les propos d'Eric Zemmour.

    À ceux qui reconnaissent leurs inquiétudes dans ses déclarations ; et à ceux qui, sans y prêter attention, se familiarisent, du fait du battage médiatique, avec les préjugés qu'il ne cesse de relayer.

    Je parle aussi à mes frères et soeurs musulmans de France, qui tout comme moi connaissent leurs droits et leurs devoirs. Zemmour se rêve en berger d'un peuple moutonnier. Les immigrés, arrivés aux portes de la France, devraient se déshabiller intégralement pour endosser l'habit des « Français de souche » qu'il a dessiné à leur intention. Une mascarade à laquelle je ne crois pas une seule seconde, en plus de la trouver méprisante. En revanche, je sais que la grandeur de la France tient dans ses valeurs universalistes, et que chacun doit respecter son code de la route, garant de l'harmonie sociale. C'est, depuis deux siècles, la force du droit français et européen que de réussir à concilier les droits individuels et l'intérêt public.

    Eh bien, si cette odieuse pensée dominante consiste à défendre les victimes de discriminations racistes, à prendre la défense de femmes méprisées par un discours incroyablement sexiste, à s'inscrire dans la « religion des droits de l'homme » qu'il fustige, alors oui, non seulement je m'y inscris, mais je me félicite que ces combats soient aujourd'hui si audibles. Et j'espère bien qu'ils domineront, de plus en plus, le monde, jusqu'à la plus parfaite hégémonie.




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    oct.
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    De quoi Zemmour est devenu le nom

    • Par chems-eddine.hafiz le
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    Le 21 octobre 2010 sortira en libraire mon livre "De quoi Zemmour est devenu le nom ", publié chez Les Editions du moment.

    Le chroniqueur et polémiste Eric Zemmour dispose aujourd'hui de nombreuses tribunes pour développer des thèses inquiétantes (Affirmation de l'existence des races, stigmatisation continuelle des Arabes et des musulmans, supposément inassimilables).

    J'ai donc décidé de lui répondre à travers ce livre.

    Je le fais d'abord en tant qu'avocat, profondément attaché aux valeurs de la République et de la laïcité, ensuite en tant que musulman soucieux de rétablir quelques vérités sur cette très belle religion.

    Eric Zemmour attise les haines, rendant difficile le dialogue nécessaire entre français au passé disparate, aux sensibilités distinctes et aux croyances différentes, mais à l'avenir commun qu'ils doivent absolument construire ensemble, dans l'harmonie et le respect de l'autre.

    Cet avenir ne peut être construit en stigmatisant une partie de la composante de France.

    Poser les vrais problèmes, les cerner, sans susciter de sentiments de peur et de haine, pour que le projet social français soit construit autour d'un consensus général.

    C'est ce projet que je soumets pour contrecarrer les idées d'Eric Zemmour.



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    janv.
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    Signe religieux à l'école à Zurich.

    • Par chems-eddine.hafiz le
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    L'année 2010 risque d'être basée de nouveau sur les questions liées à l'Islam en Europe.

    Après la votation suisse contre la construction des minarets qui a eu un impact sur le débat en France sur l'identité nationale, c'est de Zurich cette fois, que l'on reparle du culte musulman.

    En effet, le Grand Conseil zurichois a rejeté hier une motion visant à bannir ce signe religieux de l'école. (104 voix contre 65 une motion de l'UDC visant à bannir le foulard des classes).

    Les filles ont donc le droit de porter un foulard en classe dans le canton de Zurich.

    La liberté de croyance est sauve.

    Mais cette décision risque de durcir le débat et de nombreux cantons qui ne se sont pas prononcés devraient le faire durant l'année.

    A suivre de près.



    déc.
    27
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    Droit musulman : Fête de Achoura

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Aujourd'hui, dimanche 27 décembre 2009, les musulmans célèbrent la fête dite de « Achoura », dérivé du mot arabe "achara", qui signifie le chiffre dix, correspondant au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l'année musulmane. Cette célébration s'effectue par un jeûne surérogatoire les 9ème et 10ème jours.

    En l'an 622, le Prophète Mohammed et ses compagnons quittent la Mecque et arrivent à l'oasis de Yathrib, la future ville de Médine. Ils découvrent que l'une des trois tribus installées dans l'oasis, de confession juive, célébrait le Yom Kippour, jour de l'Expiation ou du Grand Pardon, en observant un jeûne absolu sans travailler, commémorant ainsi la sortie d'Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse.

    Le Prophète recommande alors à ses compagnons de jeûner : "Dieu remet les péchés d'une année passée à quiconque jeûne le jour d'Achoura".

    Deux ans plus tard, lorsque le mois du Ramadan est révélé, le jeûne de Achoura devient recommandé mais non obligatoire, à condition de jeûner deux jours - dont Achoura - pour se différencier du judaïsme.

    Dans l'islam chiite, en plus de cette signification liée à la recommandation du Prophète Mohamed, cette journée est la commémoration du massacre de l'imam Hussein et de 72 membres de sa famille et partisans par le califat omeyyade à Kerbala en Irak.

    En 680, Hussein, petit fils du Prophète et fils de Ali, quatrième Calife de l'islam lève une armée à la Mecque et marche sur l'Irak espérant faire valoir ses droits à la succession califale ouverte après l'assassinat de son père. Après un siège de dix jours de la ville de Koufa, Hussein et son armée sont défaits par les troupes du calife Yazid 1er. La tradition rapporte qu'Hussein fut décapité et son corps mutilé à Karbala, où se trouve son tombeau, lieu saint des Chiites.

    Le deuil se poursuit pendant 40 jours et à cette occasion, de nombreux chiites s'automutilent.



    déc.
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    Droit des cultes : Restrictions de la liberté de religion des musulmans en Suisse

    • Par chems-eddine.hafiz le

    A la suite de la votation suisse du 29 novembre dernier, à l'initiative de la droite populiste d'interdire la construction des minarets qui entraînera la modification de l'article 72 de la Constitution suisse qui régit les relations entre l'Etat et les religions, plusieurs recours ont été introduits auprès de la Cour européenne des droits de l'homme.

    En effet, cette interdiction de la construction de minarets a été présentée comme une mesure «propre à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses».

    La ministre suisse de la Justice, Madame Eveline Widmer-Schlumpf, a justement déclaré que cette interdiction est contraire à la liberté de religion et discriminatoire.

    Il y a lieu de rappeler que les partis à l'initiative de ce référendum (UDF et UDC) ont mis en exergue une «islamisation rampante» de la Suisse. Les minarets seraient d'après eux le «symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux.

    Ces minarets incarneraient « l'Islam politique et la charia (loi islamique)», ont précisé les deux partis qui ont diffusé des affiches représentant une femme complètement voilée devant le drapeau suisse couvert de minarets, dont la silhouette stylisée évoque des missiles.

    En Suisse, 400.000 musulmans y vivent une population de 7,6 millions d'habitants. 14% des musulmans sont pratiquants et il existe 150 lieux de prière et 4 mosquées disposent d'un minaret: à Genève, Zurich, Winterthour (canton de Zurich) et Wangen bei Olten (canton de Soleure).

    Les requêtes déposées auprès de la CEDH se basent sur la violation des articles 9, 13 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme.

    Néanmoins, ces recours risquent d'être rejetés, car avant de saisir la juridiction de Strasbourg, il y a lieu d'épuiser toutes les voies de recours interne, qui est un préalable impératif, sauf rare impossibilité reconnue.

    Est-ce que la Cour européenne peut être saisie directement d'une contestation du résultat d'une votation qui a une portée constitutionnelle, alors que visiblement le Tribunal fédéral suisse ne peut pas l'être.

    Le problème de l'interdiction des minarets risque de laisser place à des questions techniques, alors qu'il est patent que cette mesure d'interdiction est discriminatoire car elle ne vise qu'une seule religion et non toutes les religions et restreint en tout état de cause la liberté de religion des musulmans vivant en Suisse.

    Pourtant l'incompatibilité de la mesure votée par les Suisses avec les dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme est flagrante.


    déc.
    16
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    Droit des cultes : Etourdissement des animaux avant l'abattage.

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Du 8 au 10 décembre 2009, un sondage IFOP sur l'étourdissement des animaux avant l'abattage auprès de 1015 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus a été effectué pour le compte de la fondation Brigitte Bardot de l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs, la Société Nationale pour la Défense des Animaux et l'association Stéphane Lamart.

    Depuis 1974, la réglementation européenne impose l'étourdissement des animaux avant leur abattage.

    Cependant, il y a lieu de savoir qu'une dérogation est accordée pour les animaux tués dans le cadre de l'abattage rituel qui sont ainsi égorgés, en pleine conscience, sans avoir été étourdis auparavant.

    Le sondage est intéressant : 72 % des français désapprouvent cette dérogation de ne pas étourdir les animaux avant leur égorgement.

    24 % des français accepteraient de consommer de la viande issue d'un animal non étourdi.

    Néanmoins, conformément au principe de la liberté de culte, les abattages rituels par saignée sans étourdissement sont en France.

    Les rites selon le judaïsme et l'islam autorisent la mise à mort d'animaux conscients et réfutent la notion d'insensibilisation qui doit être réalisée préalablement à la saignée.

    En effet, la directive 93/119/CE fait obligation d'insensibiliser les animaux de boucherie avant de les saigner en accordant un statut d'exception aux abattages rituels par saignée directe.

    Je rappellerai que dans les trois grandes religions monothéistes, l'abattage rituel tire son origine du sacrifice d'Abraham à la demande de Dieu, même si effectivement des divergences existent entre elles dans sa forme. Il faut noter que les trois religions diffèrent quant aux protagonistes de cet épisode ainsi que pour sa conclusion.

    Les musulmans pratiquent donc l'abattage d'animaux selon un rituel bien précis qui donne lieu à l'appellation de viande halal.

    L'animal doit être conscient au moment de l'abattage, placé en direction de La Mecque. Et le sacrificateur habilité par l'une des trois (03) mosquées (Evry, Lyon, Paris) qui doit être de confession musulmane, au moment de l'égorgement prononce la formule « Bismillâh. Allâhu akbar [Au nom de Dieu. Dieu est Le plus Grand]». Le corps de l'animal égorgé se vide de son sang jusqu'à sa mort.

    En ce qui concerne le sacrificateur, il serait admis qu'il soit d'une autre confession, c'est-à-dire des gens du Livre (Chrétien ou juif).

    Par ailleurs, je tiens à préciser que certains représentants du culte musulman sont favorables à la pratique de l'étourdissement des animaux.

    Ces pratiques alimentaires tirent leur légitimité religieuse notamment de deux versets du Coran « Les bestiaux » et « La table servie ».

    Le musulman se doit impérativement de veiller que l'animal sacrifié bénéficie du meilleur traitement, comme par exemple lui empêcher la vue de son propre sang, ne pas le prendre n'importe comment, et le sacrifier le plus rapidement possible avec un outil adéquat afin d'alléger au plus vite sa souffrance. Le Prophète de l'Islam a dit : «Mangez de ce que vous égorgez avec un outil qui fait couler le sang en invoquant le Nom de Dieu. Évitez ce qui est tué avec un os ou avec les ongles». Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim

    Nom : Sondage-ifop-abattage-rituel.pdf
    Taille : 249 Ko


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