conseil français du culte musulman (48)

janv.
25
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Les voeux du Président de la République aux autorités religieuses de France

  • Par chems-eddine.hafiz le

Aujourd'hui à midi, le Président Nicolas SARKOZY a reçu les différentes autorités religieuses de France dans le cadre des traditionnelles cérémonies de voeux à l'Elysée.

Je vous livre son discours et ci-dessous des passages qui m'ont particulièrement réconforté, car entendre du premier magistrat de France de telles paroles, on se dit enfin que l'on fait partie de la communauté nationale :

"Chacune de ces profanations est indigne mais j'ai été tout particulièrement scandalisé qu'au cimetière de Carcassonne, on ose profaner les tombes de soldats musulmans morts pour la France, sur les champs de bataille de la Grande Guerre. On a osé inscrire des injures raciales et des slogans nazis sur la tombe de soldats qui ont donné leur vie pour notre pays ! C'est inacceptable. Ceux qui ont fait ça doivent être attrapés et châtiés.

Monsieur le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Monsieur le Président du Conseil français du Culte Musulman, sachez-le bien, ceux qui ont insulté vos morts ont insulté l'armée française, ils ont donc insulté la France, oui la France tout entière. Profaner la tombe d'un spahi algérien ou d'un tirailleur marocain tombé sur la Marne, en Artois ou à Verdun, c'est exactement comme profaner la tombe du soldat inconnu. C'est une insulte au souvenir de cette immense armée des morts auquel nous devons la liberté d'être français. Cette insulte ne restera pas sans réponse".

Bonne lecture.

Nom : (25 01 Voeux aux autorités religieuses).pdf
Taille : 42 Ko


déc.
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Relations bilatérales France - Algérie : Claude Guéant à Alger aujourd'hui

  • Par chems-eddine.hafiz le
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Le ministre de l'Intérieur, Monsieur Claude Guéant, s'est rendu aujourd'hui à Alger en visite officielle.

Il a été reçu par le Premier Ministre, Monsieur Ahmed Ouyahia et par son homologue Monsieur Dahou Ould Kablia.

Les deux ministres ont animé un point de presse et ont abordé les points suivants :


1. En évoquant le renforcement des relations entre les deux pays et le sort réservé au traité d'amitié, si cher à l'ancien président Jacques Chirac, qui aurait dû être signé entre Paris et Alger en 2006, Monsieur Claude Guéant a déclaré que « ce n'était pas dans un traité qu'onb mesurait le niveau d'amitié entre deux pays mais dans les actions à mener ».

Il s'est prononcé pour « un partenariat d'exception » avec la possibilité de fixer un « certain nombre d'objectifs supplémentaires » à la coopération franco-algérienne.

« Nous pouvons améliorer encore cette coopération. Une rencontre telle que celle que nous venons d'avoir permet aussi davantage de compréhension entre les gouvernements et, par conséquent, entre les deux pays », a-t-il de plus souligné.

Monsieur Dahou Ould Kablia, quant à lui, a mis en exergue « la détermination, conformément au souhait exprimé par les présidents algérien et français, à donner l'élan nécessaire à la relance de nos relations dans tous les domaines, sachant que les relations entre les départements de l'Intérieur des deux pays concernent des problèmes extrêmement complexes ».

2. Concernant les réformes politiques lancées par le président Abdelaziz Bouteflika, le ministre français a déclaré ; « J'ai été très impressionné par la description que m'a faite M. Ould Kablia de tous les textes qui ont été soit déjà adoptés, soit présentés au Parlement, afin de donner un supplément de démocratie à l'Algérie. C'est profondément encourageant ».

Ce qui a pour objectif de renforcer encore plus l'exercice de la démocratie en Algérie.

3. Il a été bien évidemment question de l'entrée et le séjour des ressortissants Algériens en France qui sont régis par un accord signé en 1968. Les négociations sur nouvel avenant sont à l'arrêt. Ils reprendront en début d'année, voire après les élections présidentielles françaises.

Pour les visas, le taux de refus pour les Algériens a baissé de 20%.

4. Le ministre français a évoqué brièvement le droit d'asile qu'il juge « en danger » parce que ses procédures sont « détournées ». En 2010, les Algériens ont été 1 211 à demander l'asile politique en France. 99 l'ont obtenu.

5. La représentation de l'Islam en France a été également abordée. Monsieur Claude Guéant a rappelé que c'était le Conseil français du culte musulman (CFCM) qui était chargé de représenté cette religion sur l'hexagone. Il a abordé les divergences nées au sein de cette institution du fait du retrait de la Grande Mosquée de Paris et de l'Union des Organisations islamiques de France (UOIF).

Le ministre algérien a quant à lui soutenu le rôle historique et le rayonnement de la Grande Mosquée de Paris.

La Grande Mosquée de Paris a récemment soumis une proposition de réforme du CFCM favorisant une gestion collective de cette institution, sans rapports de force et sans pouvoir hégémonique émanant d'une queelconque organisation.


oct.
23
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Election de l'assemblée constituante tunisienne

  • Par chems-eddine.hafiz le

Plus de 7 millions d'électeurs tunisiens sont appelés aux urnes aujourd'hui pour procéder à l'élection des 217 membres de l'Assemblée constituante, et ce neuf mois après le départ de Zine El-Abidine Ben Ali du pouvoir, chassé à la suite de l'humiliation qu'il a infligée à son peuple (corruption endémique, chômage, mainmise d'un clan sur les affaires de l'Etat et de ses richesses...).

La future Constituante sera chargée de doter le pays d'une nouvelle Constitution qui devra intégrer les acquis de la révolution. Cette élection constitue un évènement historique pour le peuple tunisien qui demeure toutefois inquiet quant à une recrudescence des violences au terme de ce scrutin.

Les ressortissants tunisiens vivant à l'étranger ont déjà voté les 20, 21 et 22 octobre.

En Tunisie, 7.361 bureaux de vote, installés dans des écoles primaires réparties dans 27 circonscriptions, seront ouverts de 07h00 (06h00 GMT) à 19h00.

Le corps électoral est estimé à 7,2 millions, dont 4,1 d'électeurs inscrits volontairement sur les listes. Les électeurs non inscrits pourront voter dans les bureaux correspondant à l'adresse de résidence qui figure sur leur carte d'identité.

En effet, tout Tunisien âgé d'au moins 18 ans peut voter, à l'exclusion des militaires, policiers et magistrats.

Les électeurs devront départager 11.686 candidats, répartis sur 1.517 listes (auxquelles s'ajoutent 145 listes à l'étranger): 828 listes présentées par des partis politiques, 655 par des indépendants et 34 par des coalitions.

Alors que la parité - et l'alternance homme/femme - est obligatoire sur toutes les listes, seules 7% des listes sont conduites par des femmes.

Sur les plus de 110 partis politiques légalisés en Tunisie, 80 participent aux élections.

Les principaux partis sont :

Ennahda (Renaissance) : fondé en 1981 par Rached Ghannouchi avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens.

Le Parti démocrate progressiste PDP: parti centriste

Le Forum Démocratique pour le travail et les libertés: (FDTL) : Il prône un modèle social-démocrate, l'égalité homme/femmes.

Le Pôle Démocrate Progressiste: coalition de forces de gauche sociale-démocrate composée de petits partis et de mouvements associatifs avec au centre Ettajdid, parti communiste passé au socialisme démocratique depuis une vingtaine d'années. Souhaite faire barrage aux islamistes, défendre le progrès social et la laïcité.

Congrès Pour La République: ce parti originellement plutôt de centre gauche s'est rapproché des islamistes pour soutenir les théses conservatrices et surtout nationalistes.

Le parti communiste des ouvriers de Tunisie: Lutte pour la laïcité, parti issu à l'origine du maoisme.

Le scrutin sera sécurisé par plus de 40.000 forces de l'ordre, scruté par des observateurs locaux (13.000) et internationaux (plus de 600), et un millier de journalistes et blogueurs.

Les électeurs seront accueillis dans les bureaux tenus par cinq agents électoraux sous l'autorité d'un président de centre, qui a seul le pouvoir de fermer le bureau ou de faire appel à la force publique. Le dépouillement commencera immédiatement après la fermeture des bureaux.

Trois procès-verbaux (P-V) seront dressés, cosignés par le chef du bureau de vote, des observateurs et représentants des listes présents: l'un sera affiché à l'extérieur du bureau, les deux autres transportés (avec urnes et bulletins) dans les centres de regroupement des résultats de l'Isie (un par circonscription), sous escorte militaire. Les premiers résultats des circonscriptions seront affichés localement et les PV transmis au siège de l'Isie à Tunis, qui convertira les suffrages en sièges et publiera les résultats définitifs (mais partiels) au fur et à mesure.

Les résultats définitifs globaux sont attendus demain dans l'après-midi.

Vive la démocratie !


oct.
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Droit musulman : L'obligation de la bonne parole entre les êtres

Ce dimanche ensoleillé me donne envie de rappeler que le Coran recommande vivement l'échange entre les êtres humains, puisque il est dit : « Ô Humains ! Nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous ». Verset 13 Sourate 49.

Ce qui nous incite à regarder l'autre, aller vers lui.

Selon Abû Hurayra, le prophète de l‘Islam a dit: «Vous n'entrerez au Paradis que lorsque vous aurez cru et vous ne croirez que lorsque vous vous aimerez les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique une chose capable de vous faire aimer les uns les autres? Saluez-vous entre vous» Hadîth rapporté par At-tirmithî.

Mais cette connaissance ne doit en aucun cas être antagoniste, puisqu'il est préconisé « Dis à Mes serviteurs de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l'Homme un ennemi évident » Verset 53, Sourate 17.

Le prophète a dit : « Où que tu sois crains Dieu; fais suivre la mauvaise action d'une bonne: elle l'effacera et use d'un bon comportement envers les gens ». An-nawawî dans ses quarante Hadîth.

« Rien n'est plus lourd dans la balance d'un croyant le jour de la résurrection d'un bon caractère. Dieu déteste l'homme grossier qui prononce des paroles obscènes » Hadîth rapporté par At-tirmithî.

Abû Hurayra a encore dit : on a demandé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui):De ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis? Il dit : « la crainte de Dieu et la bonne moralité ». Et on lui a demandé de ce qui faisait entrer le plus les gens en Enfer ?. Il répondit : « La bouche (les conséquences néfastes de la parole : médisances, calomnies... ) et le sexe »

Rapporté par At-Tirmidhî (Hadîth Hasan Sahîh).

Il est donc reconnu que le bon comportement envers les gens du livre est un devoir :

« Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus douce » Coran: Sourate 29, verset 46.

« Que celui qui croit en Allah et au jour dernier dise du bien ou qu'il se taise », rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Avec le coeur léger par cette belle journée, je vous invite à méditer ces propos.

Bon dimanche.


sept.
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Droit Algérien des investissements et les acquisitions du foncier industriel

  • Par chems-eddine.hafiz le

Les investisseurs étrangers ont la possibilité en Algérie d'acheter un bien immobilier pour implanter leur projet.

Plusieurs alternatives sont possibles : soit acquérir le terrain à un propriétaire privé qui s'avère être une éventualité onéreuse, soit saisir les organismes de l'Etat qui sont :


  • L'Agence Nationale d'Intermédiation et de Régulation Foncière (ANIREF), créée en 2007 par décret exécutif 07-119 du 23/4/2007. Elle est placée sous la tutelle du ministère de l'industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement. Elle dispose de dix (10) Directions Régionales.

  • Le Comité d'Assistance à la Localisation et à la Promotion des Investissements et de Régulation du Foncier (CALPIREF) qui est un organe présidé par le Wali ou son représentant compétent pour recevoir les demandes d'investissement et de foncier pour un projet industriel local, et que le foncier sollicité relève du domaine privé de l'Etat et ne concerne pas le portefeuille foncier de l'ANIREF.

  • L'Agence Nationale de Développement du Tourisme (ANDT) qui est chargée quant à elle de mettre à disposition des assiettes foncières destinées à accueillir des projets d'investissements touristiques appelées zones d'expansions touristiques (ZET) et procède à la sélection des zones prioritaires destinées à être remises à niveau.

  • Le Conseil National d'investissement(CNI) : (Décret exécutif n° 06-355 du 9 octobre 2006), instance chargée de veiller à la promotion du développement de l'investissement, placé sous l'autorité du Chef du Gouvernement donne des avis prend des décisions stratégiques relatives à l'investissement notamment étranger.Quand il s'agit d'un projet d'intérêt national, le CNI peut déroger à la règle de mise aux enchères et attribuer l'assiette du terrain dans le cadre de la formule de gré à gré, étant donné l'importance de ces projets en matière de création de richesses ou d'emploi. Ce type de projet donne lieu à une convention particulière conclue entre l'investisseur et l'état (à travers l'ANDI) qui définit, outre les avantages consentis, l'assiette foncière devant accueillir le projet.

  • Des actifs immobiliers de l'Etat relevant de son domaine privé, sont proposés en concession aux enchères publiques ouvertes ou restreinte ou de gré à gré.

    Il est à souligner que selon l'article 4 de l'ordonnance 08-04 du 1er septembre 2008, la concession est devenue le mode exclusif d'accès au foncier public et accorde un droit d'usage sur le bien de 33 ans à 99 ans maximum. Cette concession est consacrée par un acte administratif établi par l'administration des domaines.


  • Quels sont les droits de l'investisseur-concessionnaire :
  • L'acte de concession accorde à l'investisseur la stabilité de jouissance du bien pour une longue durée, dispense de paiement de la taxe foncière et le règlement d'une simple redevance locative.

    L'investisseur bénéficiera d'un permis de construire et il lui sera assuré un droit de propriété sur les constructions édifiées par ses soins.Il bénéficiera s'il le souhaite d'un prêt bancaire.


  • Quant à ses obligations :
  • Elles sont définies dans le cahier des charges qui fait partie intégrante de l'acte de concession.

    Brièvement, il devra assurer la réalisation dans les délais prévus du projet pour lequel la concession a été consentie.

    Il devra s'acquitter du paiement de la redevance locative, de celui des frais de publicité foncière, de timbre et de la rémunération domaniale.

    Dans les Wilayas, les investisseurs étrangers semblent être bien accueillis.

    A titre d'exemple, j'ai lu dans un quotidien algérien que l'implantation dans la Wilaya d'Oran d'une nouvelle aciérie au niveau de la zone d'activité de Béthioua.

    Le projet en question d'un investissement turc pour un montant de 500 millions d'euros, prévoit une aciérie d'une capacité de fabrication de 1,2 million de tonnes de rond à béton et devra, dans le court terme, créer 1.000 emplois directs et 3.000 emplois indirects.

    Dans cette Wilaya, depuis le 1er janvier 2011, 12.468 dossiers ont été validés par la commission d'investissement de la wilaya, ce qui a permis le financement de 3.516 projets, soit 4 fois plus le nombre de dossiers validés durant l'année 2010.


    Textes :


  • Ordonnance n° 2001-03 du 20 août 2001, modifiée et complétée, relative au développement de l'investissement;

  • Ordonnance n° 06-11 du 30 Aout 2006 fixant les conditions de modalités de concession et de cession des terrains relevant du domaine privé de l'état destinés à la réalisation de projets d'investissement.

  • Décret exécutif n° 07-119 du 23 avril 2007 portant création de l'agence nationale d'intermédiation et de régulation foncière et fixant ses statuts.

  • Décret exécutif n° 07-120 du 23 avril 2007 portant organisation, composition, fonctionnement du comité d'assistance et la promotion des investissements et de la régulation du foncier.

  • Décret exécutif n° 07-121 du 23 avril 2007 portant application des dispositions de l'ordonnance n° 06-11 du 30 août 2006 fixant les conditions et modalités de concession et de cession des terrains relevant du domaine privé de l'état destinés à la réalisation de projets d'investissement.

  • Décret exécutif n° 07-122 du 23 avril 2007 fixant les conditions et modalités de gestion des actifs résiduels des entreprises publiques autonomes et non autonomes dissoutes, des actifs excédentaires des entreprises publiques économiques et des actifs disponibles au niveau des zones industrielles

  • Ordonnance n° 2008-04 du 1er septembre 2008 fixant les conditions et modalités de concession des terrains relevant du domaine privé de l'Etat destinés à la réalisation de projets d'investissement;

  • Décret exécutif n° 2009-152 du 2 mai 2009 fixant les conditions et modalités de concession des terrains relevant du domaine privé de l'Etat destinés à la réalisation de projets d'investissement;

  • Décret exécutif n° 2009-153 du 2 mai 2009 fixant les conditions et modalités de concession et de gestion des actifs résiduels des entreprises publiques autonomes et non-autonomes dissoutes et des actifs excédentaires des entreprises publiques économiques
  • Décret exécutif n° 2010-20 du 12 janvier 2010 portant organisation, composition et fonctionnement du comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier.



  • sept.
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    Nationalité française et défaut d'assimilation

    • Par chems-eddine.hafiz le

    La circulaire du 24 août dernier relative au contrôle de la condition d'assimilation dans les procédures d'acquisition de la nationalité française insiste sur le contrôle rigoureux de la condition d'assimilation, en cas d'acquisition de la nationalité française par mariage ou naturalisation.

    Deux exemples sont relevés par la circulaire et concernent des femmes musulmanes qui ne peuvent prétendre à la nationalité, compte tenu de leur pratique radicale. La circulaire tient à préciser que la stricte observance d'une religion et la manifestation d'un attachement aux principes de cette religion par le port d'un insigne ou d'un vêtement traditionnel ne sont pas pour autant constitutives du défaut d'assimilation.

    Par ailleurs, au titre des faits constitutifs du défaut d'assimilation au sens de l'article 21-4 du Code civil, c'est-à-dire de l'acquisition de la nationalité par le mariage, cette circulaire retient notamment la polygamie et les attitudes discriminatoires vis-à-vis des femmes.

    Quant à l'assimilation linguistique, cette notion est capitale car elle peut constituer un motif de refus d'enregistrement.




    Nom : Circulaire du 24 août 2011.pdf
    Taille : 395 Ko


    août
    27
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    La nuit du destin

    • Par chems-eddine.hafiz le
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    Hier, le monde musulman a célébré la nuit du Destin (Laylat al-Qadr), veille du 27ème journée du Ramadan. Au cours de cette nuit, le Coran a été révélé au prophète Mohammed par l'ange Gabriel, descendu d'abord du Tableau Sacré au septième ciel, au ciel le plus bas, celui que nous connaissons. « Par le Livre explicite. Nous l'avons révélé en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit toujours ». Sourate 44 : ad-Dukhān, versets 2-3.

    « Certes, Nous l'avons révélé [le Coran] pendant la nuit du Destin. Et qui te dira ce qu'est la nuit de la Destinée ! la nuit de la Destinée vaut plus que mille mois ! C'est au cours de cette nuit que descendent, avec la permission de leur Seigneur, les anges et l'Esprit pour exécuter l'ordre divin. La paix règne jusqu'au lever de l'aurore ». Sourate 97 : al-Qadr.

    Cette nuit est considérée comme particulièrement bénie, les musulmans effectuant des prières, récitent le Coran et implorent le Maître des Mondes.

    Lorsque j'étais tout petit, je veillais la nuit durant, encouragée par ma mère, écarquillant mes yeux, espérant voir surgir dans l'immensité du ciel un étoile filante, signal pour moi d'implorer Dieu de réaliser mon voeu le plus cher.

    Avec les années, ma mère me rappelait une formule que le Prophète de l'islam recommandait à son épouse Aïcha : « Allahoumma innaka 'afouwoune Karîmoune touhibboul 'afwa fa'fou 'annî ». (Seigneur, Tu es le Pardonneur, Tu aimes pardonner, alors pardonne-moi ».

    Dans ce cadre, de nombreux musulmans accomplissent à l'occasion de cette Nuit de la Destinée une prière composée de deux rakas : à chaque raka, il y a lieu de réciter après la fatiha 07 fois la sourate Likhlâsse (le Monothéisme pur). Une fois la prière terminée, dire 70 fois : «Astaghfiroullâh wa atoûbou ilayhi » (Je demande pardon au Seigneur et je me repens auprès de Lui).

    Cette nuit sublime a toujours été un évènement primordial dans les sociétés musulmanes et concernent toutes les couches de la population. Les enfants sont encouragés à effectuer leur premier jour de jeûne le 26e jour de Ramadan et des opérations de circoncision sont organisées et fêtées dans les mosquées.




    juin
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    Le système bancaire algérien sous contrôle

    • Par chems-eddine.hafiz le

    A compter du début du deuxième semestre, la Banque d'Algérie se dotera d'un système de notation de banques, selon les standards internationaux, afin de préserver la stabilité du système financier.

    C'est ce que vient d'annoncer en fin de semaine dernière le gouverneur de la Banque d'Algérie, à l'occasion d'une journée technique spéciale pour les inspecteurs de cette institution. Ce système de notation qui correspond à la modernisation en cours de la centrale des risques, «donnera une orientation plus opérationnelle à l'approche risque de la supervision», a affirmé le gouverneur de la BA et qui renforcera « la capacité de détection précoce de la vulnérabilité des banques et établissements financiers ».

    Ce système entre dans le cadre des réformes en matière de supervision des banques et de préservation de la stabilité monétaire et financière, lancées au lendemain de la crise financière internationale, avec l'appui du Fonds monétaire international (FMI) et du département américain du Trésor.

    La Banque d'Algérie notera la solidité financière de chaque banque ou établissement financier et anticipera sur l'éventuelle vulnérabilité éventuelle des banques en évaluant de très près les ratios de solvabilité, le rendement des fonds propres et des actifs ainsi que la gestion de liquidités et des risques bancaires. In fine, la protection des déposants sera assurée.

    Cette prérogative de contrôle a été renforcée par les dispositions de l'ordonnance du 26 août 2010 portant loi de finances complémentaire pour 2010 qui autorise la Banque d'Algérie de « lancer toute investigation au niveau des banques et établissements financiers».



    mai
    31
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    La laïcité de l'UMP, ou l'art de penser à l'islam sans jamais prononcer le nom de cette religion

    • Par chems-eddine.hafiz le

    La majorité parlementaire présente aujourd'hui le projet de texte qui a d'après ses initiateurs une valeur symbolique, sur la laïcité.

    Ce texte fait suite à la convention récente de l'UMP qui avait vu les 06 religions de France s'opposaient fermement à cette manoeuvre.

    Le texte qui serait une réaffirmation solennelle des valeurs laïques de la France, contient quatorze points, déjà recensés durant la convention de l'UMP.



    Nom : N° 3397 - Proposition de résolution de M_ Jea.mht
    Taille : 181 Ko


    mars
    23
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    Débat sur la laïcité initié par l'UMP

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Afin d'éviter tout commentaire et se poser des questions sur la position de la Grande Mosquée de Paris quant à sa participation ou non à ce débat, son Recteur, le Docteur Dalil BOUBAKEUR vient de publier un communiqué dans lequel il "décline l'invitation qui lui a été réitérée de participer à ce débat de nature politique qui alimente un fort sentiment de stigmatisation, tout en réaffirmant son profond attachement et celle de tous les musulmans de France à la loi du 9 décembre 1905 garantissant la laïcité de la société et des institutions républicaines".

    Cette mise au point était nécessaire.


    Nom : Communiqué 23 3 2011 - Mise au point sur le d.pdf
    Taille : 141 Ko


    mars
    18
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    Bravo Jean-François COPE ! Longue vie à l'Union des Français Musulmans

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Le secrétaire général de l'UMP ne sait plus comment imposer son débat sur l'islam :

    Eurêka, il invente l'Union des Français musulmans (UFM), qui aurait été fondée par des musulmans adhérents ou favorables à l'UMP, espérant ainsi montrer que l'opposition des associations musulmanes de France n'est pas majoritaire.

    La manipulation a pour but d'ériger cette Union comme son interlocuteur qui appuiera cette nécessité du débat sur la laïcité, et rejetant l'idée de stigmatisation de l'Islam.

    Cependant, le communiqué publié sur le site de l'UMP et retiré aussitôt contient des concepts douteux, incitant Olivier Stirn, secrétaire national en charge des « Français de la diversité » a réagir vivement et rapidement. En effet, il a publié un communiqué, dans lequel il affirme qu'il « ne se reconnaît absolument pas dans le terme de 'franco-musulman' qui ne correspond à aucune réalité et tient à préciser que l'UMP n'a évidemment jamais fait aucune confusion entre une nationalité et une religion ».

    Vouloir en découdre avec les musulmans de France rend très nerveux Jean-François COPE.

    Ci-dessous le communiqué retiré. A lire et relire. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

    « Ces dernières semaines, en effet, le débat sur la laïcité a été volontairement déformé à des fins électorales. Certains adversaires politiques ont essayé de faire croire à nos compatriotes Français musulmans que ce débat stigmatisait l'Islam

    C'est une manipulation politique qui consiste à laisser entendre que ces débats portant sur de vrais sujets de société, la laïcité, la sécurité, l'intégration seraient faits pour isoler le monde musulman de la communauté nationale.

    Aujourd'hui comme hier, la seule problématique réside dans la capacité des Français musulmans à s'intégrer dans la République en respectant, les droits, mais aussi les devoirs de tous les Français, ainsi que les valeurs que sont le respect de l'autre, la solidarité, la fraternité et la laïcité.

    La convention du 5 avril permettra de trouver dans le cadre de la loi de 1905 des solutions à la fois à la pratique de notre culte et à notre intégration dans la République.


    Voilà pourquoi l'Union des Français musulmans lance un appel pressant à tous nos compatriotes :

    * pour affirmer la compatibilité entre l'Islam et la laïcité

    * pour exhorter l'ensemble des musulmans de France sans distinction des pays d'origine à se mobiliser dans un processus de solidarité et d'intégration dans le respect des valeurs de la République

    * pour demander à nos compatriotes musulmans de France de renouveler leur confiance au Président de la République, Nicolas SARKOZY, qui a eu notamment le mérite de créer le « Conseil français du culte musulman », de veiller à la présence de personnalités franco musulmanes dans les plus hautes instances de l'Etat ainsi qu'au Secrétaire Général de l'UMP, Jean-François COPE, et au Secrétaire National chargé des Français de la Diversité, Olivier STIRN.


    L'U.F.M. rédigera dans les prochains jours un mémorandum résumant ses préoccupations économiques, sociales et culturelles. Elle se veut le trait d'union des Français musulmans issus de tous horizons.


    Elle se fixe comme principal objectif le rassemblement des associations sociales, économiques, et culturelles, des leaders d'opinion, et des personnalités franco musulmanes pour :

    * bâtir ensemble un vrai projet qui permettra de promouvoir l'intégration dans toutes ses dimensions

    * veiller au respect de notre religion musulmane dans l'esprit de la laïcité qui préconise la reconnaissance mutuelle de toutes les religions

    * défendre l'émancipation de nos jeunes générations dans le cadre de la solidarité nationale

    * promouvoir le plein épanouissement des femmes Françaises musulmanes en conformité aux lois et aux valeurs de la République


    Cette large adhésion à cette nouvelle Union traduit le besoin de la très grande majorité de nos compatriotes de contribuer à construire un réel « mieux vivre ensemble » au sein de cette grande Nation que nous avons tous le devoir d'aimer et de protéger".

    Bureau provisoire

    Dahmane MEBROUKI

    Salim HASSAN AHMED

    Ahlen KHEMAJA

    Me Coumba DIOUKHANE

    Me Siham RAHMOUNI

    Chafeeq REHMAN

    Me Samia BADAT

    Hamidou TRAORE






    mars
    18
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    Et encore un pays arabe dans le collimateur des grandes puissances !

    • Par chems-eddine.hafiz le

    A 22 heures, heure française, (17 heures à New-York), les Nations unies ont autorisé jeudi soir le recours à la force en Libye autorisant des frappes aériennes sur ce pays.

    La résolution n° 1973 a été présentée au vote du Conseil de sécurité par le Royaume-Uni, la France et le Liban.

    Elle a été votée par dix voix pour et cinq abstentions, dont celle de la Chine, de la Russie et de l'Allemagne.

    Je n'ai jamais eu de sympathie particulière pour le régime libyen, mais je reste dubitatif par la célérité des actions menées par les grandes puissances occidentales.

    Il faut dire que c'est la politique de Bernard Henri Lévy qui a gagné !

    Pourquoi ne pas agir contre des pays comme la Côte d'Ivoire où un Président sortant, se maintenant par la force, raillait le Président Sarkozy, lui rappelant qu'il n'était pas un « sous-préfet » français.

    Dans ce pays, qui risque de plonger dans la guerre civile, plus de 410 morts ont été tués depuis la mi-décembre. Il a été admis que 200.000 personnes, sur une population estimée à 1,5 million, ont déjà fui les violences dans le quartier,

    Alors, quand la commissaire européenne en charge de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, interpellait le monde à ne pas oublier la crise humanitaire en Côte d'Ivoire, qui selon elle « en réalité dépasse » celle en cours en Libye, personne ne l'entendait ou faisait mine de regarder ailleurs.

    On préfère écouter le philosophe à la chemise blanche, qui déjà s'était impliqué dans le conflit en ex-Yougoslavie, et officia en mission officielle en Afghanistan.

    BHL s'était hasardé sur les terres algériennes meurtries par le terrorisme, enseignant au monde occidental qui était accroché à ses lèvres comme un élève admirant son maître, les notions du terrorisme, l'islamophobie et autres billevesées.

    BHL maître d'oeuvre de la diplomatie française ! Tous les pays arabo-musulmans ont intérêt à se tenir tranquille !

    A qui le tour ?


    mars
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    Rencontre Conseil français du culte musulman (CFCM) et Ministre des cultes

    Un communiqué émanant du CFCM vient d'être diffusé par son Président, Mr Mohammed MOUSSAOUI, à la suite de la réunion faite au ministère de l'intérieur, à l'initiative de Monsieur Claude GUEANT.

    Il n'est pas précisé dans ce communiqué que les deux (02) fédérations les plus importantes et fondatrices de surcroît du CFCM ont décliné l'invitation. Il s'agit de la Grande Mosquée de Paris et de l'Union des Organisations islamiques de FRance (UOIF) qui, par ce geste fort, ont voulu rappeler aux pouvoirs publics leurs réserves quant à la gestion individuelle de cette instance représentative.

    En effet, depuis de nombreux mois, ces deux fédérations ont, à plusieurs reprises dénoncé la dérive individualiste et personnelle de la gestion du CFCM, favorisant un groupe d'individus au détriment de la collectivité.


    Nom : 160311 communiqué CFCM.doc
    Taille : 25 Ko


    mars
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    La délivrance de l'erreur d'Al-Ghazali (1058-1111),

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Dans le livre, "La délivrance de l'erreur" ou (Al Munqidh min al-dhalâl), Al-Ghazali, (1058-1111), penseur musulman d'origine persane, déclara « Une force intérieure me poussa à rechercher l'authenticité de la nature originelle et celle des croyances issues du conformisme des parents et des maîtres. Je cherchai à discerner, parmi ces traditions dont les prémisses sont passivement reçues, et dont la discrimination laisse place à la controverse ».

    Je vous propose de le lire dans l'édition Al-Bouraq, introduit, annoté et traduit par Hassan Boutaleb, que certains ont comparé aux « Confessions » de saint Augustin.

    Al-Ghazali, surnommé hujjat al-islam, ‘‘la Preuve de l'Islam'' raconte sa vie, son cheminement intérieur vers Allah. Tourmenté, soumis au doute, Al-Ghazali décrit le processus qui commence de son statut de recteur de la plus grande université islamique de l'époque à Bagdad, la Nizamiyya pour aboutir enfin à la certitude (al yaqin).

    Dans un moment extrêmement difficile que vit l'Islam et des attaques qu'il va continuer de subir des années durant, il est utile de se rappeler que cette religion a été très souvent stigmatisée, mais qu'elle n'a jamais fléchi face à ses contempteurs.

    A son époque Al-Ghazali va participer à des heurts politiques et intellectuels majeurs que le monde musulman est entrain de connaître.

    Tout d'abord, l'affrontement majeur entre et la religion et la philosophie d'essence grecque, Al-Ghazali prendra position pour la première : Il réfutera la philosophie, en étudiant celle des Grecs, Aristote, Platon et Plotin en particulier. Il se penchera sur la philosophie musulmane en prenant connaissance d'Ibn Sina (Avicenne), Al-Kindi, Rhazès et al-Farabi.

    Il dira que pour être vraie, la philosophie doit se conformer aux principes de la religion musulmane. Il a écrit un ouvrage, Maqasid al-Falasifa (Les intentions des philosophes), suivi de son célèbre ouvrage, Tahafut al-Falasifa (L'incohérence des philosophes) (1095) ;

    Ensuite, l'antagonisme entre le sunnisme et le chiisme, il se mettra à la disposition du califat abbasside (sunnite) contre les batinites, secte chiite ésotérique;

    Et enfin, la lutte entre l'inspiration et la raison et entre le fiqh et le mysticisme.

    L'appel à la connaissance, pour Al Ghazali est inscrit dans le Coran, et cette connaissance concerne la présence de Dieu dans le coeur, ce qui est une divergence notoire de plus avec Averroès qui l'entend comme un appel à la connaissance philosophique.

    Cette polémique a été rapprochée des querelles entre les disciples de Descartes, incitant à la connaissance rationnelle et les disciples de Pascal privilégiant la supériorité du coeur.

    Ce livre est également intéressant, notamment, car Al-Ghazali effectue une critique des coutumes héritées de son milieu familial, une critique des sens et de l'imagination par la raison.

    Il évoque la connaissance mystique, retiré du monde profane, où à l'instar de Descartes « Discours de la méthode », il utilise le doute pour retrouver la certitude.

    « Dieu élève aux plus hauts degrés spirituels ceux d'entre vous qui croient et ceux qui ont reçu la Science » Coran 58 : 11.





    Trad. française par Hassan Boutaleb sous le titre La délivrance de l'erreur, Albouraq, Paris, 2002.




    févr.
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    Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine raciale

    • Par chems-eddine.hafiz le

    La 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a condamné, hier, Éric Zemmour à 2.000 euros d'amende avec sursis pour provocation à la haine raciale, jugeant qu'il avait « dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression ».

    Poursuivi par les associations SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse en raison des propos tenus le 6mars 2010 sur Canal+ et France Ô, en raison des propos tenus sur des plateaux de télévision. En effet, Éric Zemmour s'était indigné après une intervention sur les contrôles au faciès: « Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait ». Le même jour, sur France Ô, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs «ont le droit» de refuser de recruter des Arabes ou des Noirs.

    Il est important de rappeler que la République refuse toute statistique portant sur des critères ethniques, sur des croyances ou la couleur de peau. Les statistiques républicaines publiées par l'administration pénitentiaire relèvent qu'au cours de l'année 2009, pour reprendre les statistiques du chroniqueur, 81,8 % des personnes détenues en France étaient de nationalité française.

    Pour ma part, je ne connais ni « Noirs », ni « Arabes ».Affirmer que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes », voilà qui manque de panache. Et le magistrat médiatique Philippe Bilger, volant au secours de Zemmour, invite ses lecteurs à venir assister à une audience parisienne.

    Je ne partage pas du tout ces affirmations imbéciles, mais en admettant un instant que l'intuition soit juste, et qu'Éric Zemmour et Philippe Bilger aient pointé, une forme de vérité, allons jusqu'au bout du raisonnement, sans laisser le doute planer sur une population fragile. Si l'on compte plus de délinquants parmi les immigrés et enfants d'immigrés que parmi le reste de la population française, il faudrait, par honnêteté intellectuelle, immédiatement ajouter que la criminalité n'a rien de génétique et que rien ne prédispose un être humain à risquer de finir en prison. En effet, ce n'est un destin enviable pour personne.

    L'écrasante majorité des délinquants est traînée dans la criminalité par la misère.

    Les délinquants sont presque toujours issus de milieux défavorisés, et que le crime est un phénomène sociologique, non ethnique.

    Or les « Noirs et les Arabes » vivent, effectivement, en grande partie dans des banlieues qu'on laisse mijoter, couvercle fermé. Les jeunes délinquants d'origine étrangère sont les plus précaires économiquement, et les moins armés scolairement.

    Les immigrés des anciennes colonies ont subi, en France, la crise des années 1970. Pour la plupart d'entre eux, ouvriers en majorité, logés dans des foyers puis dans des HLM, ils étaient perçus comme une menace, à l'instar de tous les immigrés avant eux. Eux par contre, se retrouvaient piégés par la crise économique. Ce que l'on met aujourd'hui sur le dos d'une prétendue inassimilabilité liée à la culture ou la religion n'est en fait qu'une banale histoire d'insertion sociale. En éludant cet aspect du problème, alors qu'il est le seul aspect digne d'intérêt, en parlant d'origine ethnique plutôt que de parcours social, Eric Zemmour entretient des préjugés qui n'ont pourtant pas besoin de son aide.

    Un gamin qui grandit dans des conditions de précarité sociale, qu'il soit blanc, vert, noir, arabe, caucasien, chrétien ou musulman, risque évidemment plus sérieusement de mal tourner que son alter ego des beaux quartiers, mieux armé socialement. Mais, au-delà de ces éléments centraux, il aura encore moins de chances de s'en sortir si on ne cesse de lui rappeler qu'il ne s'en tirera pas.

    Dans mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom », publié par les Editions du moment en octobre dernier, je me demandais ce que le chroniquer entendait par vocable « Arabe », car je rappelais qu'en France on est passé de « nord-africain » au « maghrébin » à « arabe » pour maintenant réunir sous le même terme « musulman » toutes les personnes issues de l'immigration, venant des pays du Maghreb.

    C'étaient les « indigènes musulmans », que Lionnel Luca et Thierry Mariani souhaiteraient nous confiner encore aujourd'hui sous cette expression de la période coloniale.

    Le risque est grand de faire de l'islam l'ennemi.

    Ennemi, car il refuserait la rupture avec ses extrémistes.

    Ennemi, car les images depuis vingt ans s'accumulent pour démontrer les foules hostiles et intolérantes.

    Ennemi, car l'islam se comprendrait dans la confusion des pouvoirs, fait qui inquiète autant car il est une perversion de la pensée politique, parce que les sociétés occidentales se sentent aujourd'hui désarmées.

    L'image d'un islam détestable est captée par des sociétés occidentales qui se savent très fragmentées et qui n'ont que peu réglé le repositionnement religieux.

    Alors que le terrain est déjà peu favorable à la compréhension de l'islam, la prise en compte de ses rites amène des éléments d'altérité, qui apparaissent vite discriminants.

    Et, qu'on le veuille ou non, comme ils s'accompagnent de tous les clichés et de tous les amalgames, l'incompréhension et le rejet sont vite là.

    Les hommes politiques ne cessent de mener des actions électorales à l'encontre de l'Islam et des musulmans, ce qui nourrit l'islamisme radical et son discours sur la rupture avec la société française.

    Au cours de ces dernières années, les actes antimusulmans ne se comptent plus en France : Profanations de tombes d'anciens combattants et lieux de culte attaqués, dans l'indifférence quasi générale.

    Lorsque je vois Lionnel Luca, au sein de l'UMP, éructer contre l'Islam et Thierry Mariani interpeller les juges leur rappelant leur devoir de neutralité, j'imagine les torrents d'injures qui vont déferler sur les musulmans de FRance durant l'année 2011.

    Alors, Messieurs, gardez votre sang froid, et agissez comme de vrais responsables politiques.


    déc.
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    Notes de lecture : Les joyaux éclatants de l'exégèse du Coran.

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Aux éditions « CASBAH ÉDITIONS », il est à signaler la sortie d'une traduction en français au mois de juin dernier, de l'exégèse coranique « El djawahir el hiçan fi tefsîr ek qur'ân » écrite en 1429 par Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi, « le lettré », le Saint Patron d'Alger.

    Cette traduction d'Issam Toualbi qui est maître assistant à la faculté de droit de l'université d'Alger et descendant du Cheikh, est accompagnée de commentaires que pour ma part j'ai trouvés très utiles.

    La préface est signée par Abderrazzak Guessoum, professeur de philosophie et de pensée islamique au sein de la même université.

    La première utilité de cet ouvrage est de rendre accessible cette oeuvre aux francophones la pensée profonde et riche de Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi. Une notice sur la vie et l'oeuvre du Cheikh donne quelques éléments supplémentaires.

    Ensuite, ce livre est destiné à la jeunesse algérienne, qui est comme le rappelle le Professeur Abdelrezzak Guessoum «appelée à se familiariser avec l'élite religieuse de son pays, dont la mémoire fut, malencontreusement, parfois entachée par des pratiques superstitieuses parfaitement étrangères à ses enseignements ».

    Abderahmane At-Thaaâlibi, de son vrai nom Ibn Zeïd Ibn Makhlouf Abderrahmane El Thaâlibi, de la tribu des Thaâlba, est né au 14ème siècle, en 1384 à Oued Isser dans la région de Kabylie, à une soixantaine de kilomètres à l'est d'Alger, dans une famille d'intellectuels,

    Il effectua de nombreux voyages d'études en Orient pour approfondir ses connaissances théologiques, il revint à Alger en 1414 et occupa la magistrature (Cadi) suprême de la ville.

    Spécialiste de l'exégèse coranique, le Cheikh est également l'auteur de plusieurs manuscrits consacrés à la théologie, à la mystique, au soufisme et à l'histoire. Il a notamment écrit « Les bons joyaux dans l'interprétation », « Les lumières éclairantes dans l'union de la Loi et de la Vérité », « Les jardins des Saints », « Des vérités sur le soufisme », « Les nobles sciences dans l'observation des états de l'autre monde ».

    Il fonda l'école Thaalibiya, où diverses matières étaient enseignées (histoire, littérature, soufisme, doctrines, interprétation...).

    La zaouia de Sidi Abderrahmane El Thaalibi fut visitée notamment par Isabelle Eberhardt, et Eugène Fromentin.

    Elle abrite depuis 1471 le mausolée (« la Koubba ») de Sidi Abderrahmane.

    En 1696, fut érigée sur l'emplacement de son tombeau la mosquée constituée d'un haut minaret carré.

    Aux côtés de la tombe du Cheikh, reposent Lala Aïcha (petite-fille de Sidi Abderrahmane), les tombes d'autres personnalités de haut rang de l'époque ottomane tels Khedeur Pacha (1605), Youcef Pacha (1687), Fatima et Nfissa, deux filles d'Hassan Pacha mortes de chagrin Ali Khodja, avant-dernier dey d'Alger (1818), Ahmed Bey de Constantine (1848), ainsi que d'autres figures illustres comme Mohamed Ben Chenab (1929-1969), Abdelhalim Ben Smaya ou l'illustre miniaturiste enlumineur, Mohamed Racim (1896-1975). Dans ce cimetière, mes nombreux aïeux y sont enterrés.

    L'un des grands lustres aurait été offert par la reine et la légende nous fera dire que l'eau de la fontaine de la cour est miraculeuse.

    Ce très bel endroit, salué encore aujourd'hui par les femmes venant solliciter le saint Patron d'Alger me rappelle avec émotion l'histoire d'Alger, ma ville natale et celle de mes aïeux.


    déc.
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    Conditions de validité de la kafala

    Je voudrais signaler un arrêt de la 1ère Chambre Civile de la Cour de cassation du 17 novembre 2010.

    Le 17 septembre 2002, le consulat de France au Maroc a établi un acte de naissance d'un enfant prénommé Selyane sur la déclaration d'une personne se présentant comme son père. Les époux X., français résidant au Maroc, ont obtenu par ailleurs, un acte adoulaire confirmant que l'enfant leur avait été confié en kafala dès le 20 septembre 2002.

    Constatant l'existence d'un faux certificat d'accouchement, le procureur de la République de Nantes les a assignés, le 30 novembre 2005, en annulation de la transcription faite sur le fondement d'une déclaration mensongère.

    Par jugement du 6 novembre 2007, le Tribunal de Grande Instance de Nantes, a annulé l'acte de naissance de l'enfant dressé le 17 septembre 2002 par le consulat de France.

    Ce jugement a été confirmé par la cour d'appel de Rennes.

    Les époux X. se sont pourvus en cassation.

    La Cour de cassation a rejeté leur pourvoi estimant que M. X. avait produit au consulat de France une déclaration mensongère attestant d'un faux accouchement de son épouse.

    La haute Cour a déclaré que c'était donc à bon droit que les juges d'appel avaient retenu que l'intérêt supérieur de l'enfant ne saurait justifier un état civil et une filiation conférés en fraude à la loi, étant observé en outre que l'enfant, de nationalité marocaine et résidant au Maroc, reste titulaire d'un acte de naissance marocain.

    Je rappelle que dans une de mes précédentes publications (26 novembre 2007), je donnais une définition de la Kafala en droit musulman :

    L'adoption d'un enfant (Tabanni) n'est pas une notion juridique reconnue en Islam, se basant sur la sourate 33/verset 5 du Coran :

    « Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux.»

    Néanmoins, l'Islam accorde une place importante aux orphelins et aux droits des enfants a introduit la notion de « recueil légal » dite « Kafala » qui peut être assimilée à une tutelle ou à une délégation d'autorité parentale qui cesse à la majorité de l'enfant.

    La notion de kafala peut être définie comme l'engagement par le titulaire de ce droit « kafil » d'assurer bénévolement l'entretien, l'éducation et la protection d'un enfant mineur « makfoul », au même titre que le ferait un père pour son fils, sans créer un quelconque lien de filiation.

    Ce concept musulman ne peut en aucune façon être comparé à une adoption, simple ou plénière, laquelle emporte création d'un lien de filiation, ce qui est totalement proscrit par la Charia et par la législation familiale en vigueur dans les pays musulmans à l'exception de la Turquie, l'Indonésie et la Tunisie qui ont inséré dans leur droit positif la notion d'adoption telle qu'elle est entendue en droit français.

    En effet, la législation actuelle reconnaît deux types d'adoption :

  • L'adoption "simple" dans laquelle, tout en bénéficiant dans sa famille d'accueil de certains effets du droit de la filiation (nom, droit de succession), l'adopté reste cependant attaché à sa famille biologique,
  • L'adoption dite "plénière" qui a remplacé l'ancienne "légitimation adoptive", dans laquelle l'adopté entre dans la famille de la personne ou du couple marié qui l'adopte en cessant d'appartenir à sa famille naturelle.
  • Nom : Cour_de_cassation_civile_Chambre_civile_1_17_.rtf
    Taille : 16 Ko


    nov.
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    Plaque commémorative pour les musulmans morts pour la France

    • Par chems-eddine.hafiz le
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    Ce 11 novembre 2010, à la Mosquée de Paris s'est déroulée une très belle cérémonie.

    Le Docteur Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris a reçu Messieurs Hervé Morin, ministre de la Défense et Hubert Falco, secrétaire d'Etat aux anciens combattants.

    A l'occasion des commémorations de l'Armistice du 11 novembre 1918, deux plaques, l'une en français et l'autre en langue arabe ont été dévoilées en l'honneur des soldats de confession musulmane, morts pour la France, durant les deux guerres mondiales.

    Quelque 100.000 soldats musulmans sont tombés sous l'uniforme français ou portés disparus durant les deux conflits mondiaux. Ce chiffre est une simple évaluation, puisque les soldats n'étaient pas enregistrés selon leur confession.

    D'après l'historien Jean-Jacques Becker 38.200 Maghrébins (Algériens, Marocains et Tunisiens) ont été tués ou portés disparus, sur 293.000 soldats engagés.

    A Verdun, le carré musulman compte 592 tombes devant l'ossuaire de Douaumont.

    Pour les plus jeunes, il faudrait qu'ils sachent que l'Armée d'Afrique est née en Algérie, par la monarchie de Juillet après le débarquement en Algérie le 14 juin 1830 du corps expéditionnaire commandé par le général de Bourmont. Cette appellation « Armée d'Afrique » concernait les troupes qui ont conquis la « Régence d'Alger ». Après la colonisation de l'Algérie, ce terme militaire s'est étendu aux troupes de Tunisie et du Maroc. En 1873, au moment de la réorganisation de l'armée, cette « armée d'Afrique » devint le 19e corps d'armée, mais resta en usage jusqu'à la fin de l'ère coloniale.

    Les unités de zouaves, la plus ancienne, sont créées en 1830, les chasseurs d'Afrique en 1831, les tirailleurs algériens en 1841, le corps des spahis en 1843, les compagnies méharistes sahariennes en 1894, les goumiers créés par le général Lyautey en 1908, ainsi que la Légion étrangère, créée à Sidi-Bel-Abbès (Algérie).

    Des « Bureaux arabes » sont également créés afin d'administrer les territoires militaires dès 1844. La conscription est instituée en Algérie en 1912.

    Pour la petite histoire, l'adjudant-chef Ahmed El Abed a été le premier militaire de l'armée française à pénétrer en Allemagne en 1945.

    La présence des scouts musulmans de France a donné beaucoup d'émotion dans l'assistance, surtout lorsqu'une jeune scoute a lu la lettre d'un soldat musulman datée de 1915, adressée à sa famille. Cette lettre n'est jamais arrivée à destination, en raison d'une erreur dans l'adresse.

    Elle a été mise à disposition par les Archives de l'armée.





    oct.
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    Loi no 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public

    • Par chems-eddine.hafiz le

    Bref rappel :


    Le projet de texte portant interdiction de dissimuler le visage dans l'espace public a été présenté en Conseil des ministres le 19 mai 2010 par la ministre de la justice et des libertés.

    Il a été adopté par l'Assemblée nationale en première lecture le 13 juillet 2010.

    Le Sénat a quant à lui adopté le texte définitif le 14 septembre 2010, en première lecture, sans modification.

    Saisi le 14 septembre 2010 par le Président du Sénat et par le Président de l'Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel a rendu le 7 octobre 2010 une décision déclarant la loi conforme à la Constitution tout en formulant une réserve d'interprétation : Afin de ne pas porter une atteinte excessive à la liberté religieuse, l'interdiction ne pourra s'appliquer dans les lieux de culte ouverts au public. (v. Cah. Cons. const. n° 30).

    Pour ce faire, le Conseil a étayé sa décision sur les dispositions des articles 4 (principe de liberté), 5 (finalité de la loi) et 10 (libertés d'opinion et de religion) de la Déclaration de 1789 ainsi qu'à l'alinéa 3 du Préambule de la Constitution de 1946 (égalité des droits entre hommes et femmes).

    La loi a été promulguée le 11 octobre 2010. Elle a été publiée au Journal officiel du 12 octobre 2010.


    La loi :


    Le texte prévoit que « nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». La notion d'espace public concerne la voie publique, les espaces ouverts au public et ceux affectés à des services publics. (Mairies, écoles, hôpitaux...).

    En ce qui concerne la notion de « lieu ouvert au public », elle est définie comme un lieu accessible à tous, sans autorisation spéciale, même si l'accès se fait sous conditions (paiement d'un droit d'entrée notamment).

    L'interdiction s'applique donc dans les parcs, cafés, transports collectifs, salles de spectacle ou commerces...

    En revanche, elle ne concerne pas les lieux dont l'accès est réservé à certaines personnes, les locaux d'une entreprise auxquels seul son personnel a accès par exemple. L'employeur ne peut donc pas interdire à ses salariés qui ne travaillent pas dans un espace public le port d'une tenue cachant le visage, en se fondant sur ce texte. En revanche, comme l'a rappelé en plusieurs occasions la Cour de cassation, un employeur peut imposer à un salarié des contraintes vestimentaires si elles sont « justifiées par la nature des tâches à accomplir ».

    Selon le rapport de l'Assemblée nationale, qui précise les applications pratiques de la loi, la tenue, qui comprend l'ensemble des vêtements portés par une personne (ce qui exclut les lunettes, la barbe ou le maquillage), ne doit pas dissimuler le visage, c'est-à-dire le rendre non reconnaissable. Les yeux, le nez et la bouche doivent être visibles.

    Autre élément, l'interdiction concerne le port d'une tenue « destinée à » dissimuler son visage, ce qui exclut les tenues qui ont pour effet de dissimuler le visage sans y être destinées. Des impératifs de sécurité au travail, des contraintes professionnelles ou une obligation réglementaire imposent par exemple le port d'un casque intégral pour conduire un deux-roues ou de masques de protection pour des travaux de soudage, de rivetage et de sablage, de désamiantage, de peinture, etc.

    L'employeur qui imposerait à ses salariés de dissimuler leurs visages est puni d'un an d'emprisonnement et de 30 0000 € d'amende. Cette sanction s'applique dès le 13 octobre 2010.

    Des exceptions à cette règle générale sont prévues :

  • tenue prescrite par une loi ou règlement (casque pour motocycliste par exemple)
  • protection de l'anonymat autorisée en certains cas (intervention de certaines forces de sécurité)
  • certaines manifestations festives (masques de carnaval)
  • Toute infraction sera sanctionnée par une amende de 150 € maximum, prévue pour les contraventions de la deuxième classe, et ce à compter du 12 avril 2011.

    Et l'obligation d'accomplir un stage de citoyenneté (8° de l'article 131-16 du Code pénal) peut être prononcée en même temps ou à la place de la peine d'amende.

    La loi précise en outre que le fait pour toute personne d'imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Et lorsque le fait est commis au préjudice d'un mineur, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60.000 euros d'amende.

    Enfin, le Gouvernement devra remettre au Parlement un rapport sur l'application de la loi 18 mois après sa promulgation. Ce document dressera un bilan de la mise en oeuvre de la loi, des mesures d'accompagnement élaborées par les pouvoirs publics et des difficultés rencontrées.

    Je rappellerai qu'un avis rendu par le Conseil d'Etat le 30 mars 2010 déclarait qu'aucun fondement juridique ne permet d'interdire « de manière incontestable » le port du voile intégral, en réponse à la demande formulée par le Premier ministre qui avait demandé fin janvier de cette année au juge administratif suprême de se prononcer sur la possibilité juridique d'une interdiction du voile intégral.

    Le Conseil d'Etat soulignait qu'une « interdiction dans l'ensemble de l'espace public se heurterait encore à des risques juridiques sérieux au regard des droits et libertés garantis constitutionnellement et conventionnellement ».

    Il y a lieu également de se référer à l'avis de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme.

    Et, il est également utile de se pencher sur une récente décision de la Cour européenne des droits de l'homme qui a condamné la Turquie pour avoir porté une atteinte disproportionnée à la liberté religieuse en sanctionnant « les requérants pour la tenue vestimentaire qu'ils portaient dans des lieux publics ouverts à tous comme les voies ou places publiques » (§49) (Cour EDH, 2e Sect. 23 février 2010, Ahmet Arslan et autres c. Turquie, Req. no 41135/98, §49 : ADL du 23 février 2010).

    Voir aussi cette recommandation 1927 (2010) « Islam, islamisme et islamophobie en Europe » du Conseil de l'Europe).






    Nom : Voile - joe_20101012_0001.pdf
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    oct.
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    C'est aujourd'hui que mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom » sort en librairie.

    • Par chems-eddine.hafiz le
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    C'est aujourd'hui que mon livre « De quoi Zemmour est devenu le nom » sort en librairie.

    Il s'agit d'un plaidoyer contre les idées réactionnaires et xénophobes diffusées par le journaliste Eric Zemmour qui dispose d'un véritable boulevard médiatique.

    Face à ce déferlement, j'ai décidé de faire entendre ma voix par la publication de cet ouvrage.

    Je le fais d'abord en qualité d'avocat, attaché au respect du droit, aux valeurs qui fondent notre société, au respect de l'autre, dans ce que nous avons en commun comme de divergent.

    Ensuite, en tant que républicain, profondément attaché à la laïcité, à l'égalité de tous, à la liberté d'expression ; en tant que citoyen qui refuse de fonder quoi que ce soit de sérieux sur une lecture ethnique ou religieuse des problèmes sociaux, économiques et politiques.

    Et enfin, en tant que musulman né en Algérie, d'un croyant qui sait que l'islam est naturellement compatible avec les valeurs de la France, dont la pratique est garantie par la liberté de religion, au sens de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme.

    Dans ce livre, je m'adresse à tous ceux qui se sentent concernés, de près ou de loin, par les propos d'Eric Zemmour.

    À ceux qui reconnaissent leurs inquiétudes dans ses déclarations ; et à ceux qui, sans y prêter attention, se familiarisent, du fait du battage médiatique, avec les préjugés qu'il ne cesse de relayer.

    Je parle aussi à mes frères et soeurs musulmans de France, qui tout comme moi connaissent leurs droits et leurs devoirs. Zemmour se rêve en berger d'un peuple moutonnier. Les immigrés, arrivés aux portes de la France, devraient se déshabiller intégralement pour endosser l'habit des « Français de souche » qu'il a dessiné à leur intention. Une mascarade à laquelle je ne crois pas une seule seconde, en plus de la trouver méprisante. En revanche, je sais que la grandeur de la France tient dans ses valeurs universalistes, et que chacun doit respecter son code de la route, garant de l'harmonie sociale. C'est, depuis deux siècles, la force du droit français et européen que de réussir à concilier les droits individuels et l'intérêt public.

    Eh bien, si cette odieuse pensée dominante consiste à défendre les victimes de discriminations racistes, à prendre la défense de femmes méprisées par un discours incroyablement sexiste, à s'inscrire dans la « religion des droits de l'homme » qu'il fustige, alors oui, non seulement je m'y inscris, mais je me félicite que ces combats soient aujourd'hui si audibles. Et j'espère bien qu'ils domineront, de plus en plus, le monde, jusqu'à la plus parfaite hégémonie.




    Nom : zemmdef1.pdf
    Taille : 546 Ko


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