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La fête musulmane de « Achoura »
J'ai déjà écrit dans un précédent article sur mon blog sur la signification de cette fête de « Achoura » qui en arabe signifie le « dixième ».
C'est effectivement le dixième jour après le 1er jour de l'an musulman (Mouharram).
La semaine dernière, nous avons entamé l'an 1433 hégirien.
Lorsque le Prophète de l'Islam émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d'Achoura. Il leur demanda : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? ».
Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moussa le jeûna alors pour remercier Allah, donc, nous le jeûnons également. ».
Le Prophète déclara donc à ces compagnons, qu'étant donné que Moussa est l'un de nos prophètes, nous jeûnerons également.
D'après un hadith rapporté dans son Sahih (recueil authentique) par Mouslim, il dit également : « Si je suis toujours vivant l'année suivante, je jeûnerais le neuvième jour de Muharram.»
Cela signifie qu'il jeûnera le neuvième (tassouâ) avec le dixième.
Toujours selon Mouslim, le prophète déclara que « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah Al-Mouharram ».
Il fut questionné au sujet du jeûne du jour d'Achoura et le Prophète répondit : « Il expie les péchés de l'année écoulée ». Rapporté par Mouslim.
Il est donc souhaitable pour le musulman de jeûner deux jours : le neuvième et le dixième, ou le dixième et le onzième de Mouharram.
Boukhari et Mouslim rapportèrent qu'Ibn 'Abbas fut questionné au sujet du jour d'Achoura, il répondit : « je n'ai pas vu le prophète jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n'est ce jour-ci, c'est-à-dire 'Achoura ».
Au-delà de ce jeûne, il y a lieu de se rappeler que cette célébration est celle de la charité.
En droit musulman, la charité est appréhendée de deux manières :
* Facultative (sadaqa), fortement recommandée dans les religions monothéistes.
Dans l'Islam, il est beaucoup question de cette aumône : « Quoique vous dispensiez d'aumône ou fassiez de voeux, Allah le saura ; et les injustes n'auront aucun défenseur ; que vous publiez les aumônes, ce sera excellent, mais si vous les cachez et les portez aux déshérités du sort, cela vaudra mieux pour vous et expiera pour vous une partie de vos péchés ; et ce que vous ferez, Allah le saura. Tu n'as pas sur toi de les guider, mais Allah guide qui il veut. Le bien que vous dispenseriez, ce sera pour vous-mêmes et vous ne dispenserez qu'en vue d'Allah ; le bien que vous dispenserez dans la voie d'Allah vous sera représenté au comble et vous n'aurez à souffrir d'aucune injustice. Aux pauvres qui ont été cernés dans la voie de Dieu et ne peuvent aller par la terre, l'ignorant les prenant pour des riches, tant est grande leur réserve, tu les reconnaîtras à leur signe distinctif : ils ne sollicitent pas les hommes avec insistance ; le bien que vous dispenserez, Allah en est averti.
Ceux qui dispensent leurs biens de nuit et de jour, en secret ou en public, auront leur récompense auprès de leur Dieu, et ne seront ni inquiétés ni tourmentés...».
* Obligatoire, Zakat :
Née d'une prescription divine : «Reçois sur leurs richesses une offrande (zakat), dit sourate Ettawba, par laquelle tu les purifies et tu les fais vertueux...».
«Nourrissez-vous de leurs fruits (les jardins) quand ils en produisent et acquittez leurs droits au jour de la récolte...» (Sourate El-an-âme).
«La zakat que vous verserez en vue de Dieu, mentionne sourate Er-roum, c'est cela qui rapportera le double».
Donc, les musulmans sont tenus chaque année lunaire de s'acquitter de 2,5% du montant total de ses biens, sur la base du nissâb qui est le montant minimum au-delà duquel l'acquittement de la Zakât est obligatoire.
Ce seuil correspond à l'équivalent de 85g d'or, soit 3 546,2 € environ en décembre 2011.
Bon sawm et réglez votre zakat.

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