activité (13)
Comme on le sait, la vie des dealers n'est pas un long fleuve tranquille, même à Lille-Sud. Non seulement, les policiers gênent le trafic mais il arrive même que des « balances » de précision s'en mêlent. Mandat de dépôt pour les prévenus.
Tout commence le 16 février par l'interpellation de trois présumés dealers. Éric N'Koy Empoke Tokanake, 26 ans, a déjà été condamné à sept reprises et la présidente Nourith Reliquet note qu'il use d'identités variables. « Peut-être simplement des erreurs parce qu'on met une lettre en plus ou en moins », note la magistrate.
Le prévenu est par ailleurs mis en cause dans le cadre d'un autre trafic de stupéfiants où il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Bref, il a repris le trafic sans sourciller depuis quelques mois.
Nasser Tiachadine, son copain âgé de 20 ans, est dans le même cas : contrôle judiciaire dans le cadre d'un autre trafic. Le contrôle judiciaire lui interdisait de remettre les pieds à Lille-Sud, mais il est revenu. « Je voulais voir mes parents », dit-il.
Les deux, défendus par Mes Charles Lecointre et Florian Régley, préfèrent être jugés plus tard et leurs avocats plaident leur remise en liberté. À dire vrai, ce qui agace beaucoup les deux prévenus, c'est le troisième interpellé : Mehdi L., jamais condamné, a été arrêté avec 45 boulettes de cocaïne et 770 E en petites coupures dans les chaussettes. Or ce troisième dealer, soupçonné d'être une balance, est certes poursuivi mais a déjà été remis en liberté. Mandat de dépôt pour les deux autres.w
D.S.
Publié le mardi 22 février 2011 nord eclair
Deux silhouettes à faire peur tant les deux prévenus sont décharnés. Mais les ravages de l'héroïnomanie ne s'exercent pas que sur les voleurs. Six maisons avaient été pillées par les cambrioleurs.
DIDIER SPECQ
Leers, Tournai, Forest-sur-Marque et Villeneuve d'Ascq. Les deux cambrioleurs roubaisiens étaient éclectiques quant à leur terrain d'action. Cependant, samedi 16 octobre, à Forest-sur-Marque, vers 22 h 15, la chance tourne pour les cambrioleurs semi-professionnels. Pendant que les propriétaires d'une maison dînent dans la cuisine, ils pillent le salon ! Mais, dans la cuisine, il y a un policier en visite chez ses parents. C'est lui qui, alerté par le bruit, va avoir la présence d'esprit de relever le numéro de la plaque d'un break Citroën qui démarre subrepticement. La C5 est repérée dans la journée dans le quartier des Trois Ponts à Roubaix. Une souricière est tendue : les cambrioleurs vont-ils revenir ? Dimanche matin, l'un des deux cambrioleurs sort de chez lui : il est interpellé quand il ouvre le break. Chez lui, on trouve une pièce consacrée au stockage du butin. Son complice est également découvert au gîte.
Hier, devant la présidente Déborah Bohée, Frédéric Darras et Farid Megherbi, deux Roubaisiens âgés respectivement de 37 ans et 40 ans, reconnaissent six cambriolages commis en trois jours. Le dernier a eu lieu à Tournai (B) dimanche. Me Thierry Vandermeeren, an nom des cambriolés, insiste sur le sentiment de viol de leur vie intime ressenti par les victimes. Mais les regrets des deux prévenus tardent à s'exprimer. Darras est même plutôt vindicatif : « La prison, ça sert à rien, on ne nous aide pas ». Des déclarations qui agacent la procureure Elsa Servent : « On vous a proposé des boulots aux espaces verts que vous avez refusés car ça ne vous intéressait pas ! », s'indigne-t-elle. Or, le casier de Darras affiche 13 condamnations. « Il retombe sans cesse dans la drogue parce qu'il vit à Roubaix et qu'on lui en propose à tous les coins derue » , plaide Me Charles Lecointre. Vingt-quatre mois de prison contre Darras et 18 mois contre son complice parce que ce dernier, défendu par Me François Lampin, a été moins condamné. Dix-huit mois tombent sur chacun
L'homme était hospitalisé dans un établissement psychiatrique. Au départ, c'est I E, 20 ans, qui avait demandé à être soigné psychiatriquement car, en détention provisoire pour trafic de stupéfiants, ça n'allait pas du tout.
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Il est vrai que le jeune homme revendique une consommation de 20 joints de cannabis par jour, ce qui, effectivement, peut sembler beaucoup. « J'ai des hallucinations », dit-il.
Mais, à l'hôpital d'Armentières, ça ne va pas non plus : « Je voulais retourner en prison », explique-t-il. Les médecins lui annoncent un scanner. « J'ai eu très peur, je ne savais pas ce que c'était », dit-il. Bref, il fuit par une fenêtre mal condamnée du rez-de-chaussée de l'EPSM d'Armentières. Il s'est donc fait prendre à Mons-en-Baroeul. « La prison lui a fait interrompre sa scolarité » , soupire Me Charles Lecointre. Jugement : deux mois de détention de plus pour l'évadé qui voulait retourner en prison.w
D.S.
Tout commence jeudi soir par une chute dans les rues d'Armentières. Les policiers s'approchent du conducteur du scooter qui vient de heurter une voiture en stationnement et de s'étaler par terre.
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Les enquêteurs détectent aussitôt une forte odeur de vodka et le test confirme : 0,62 mg d'alcool par litre d'air expiré. C'est beaucoup en général mais c'est encore plus fort, juridiquement parlant, quand on a déjà été souvent condamné pour des délits routiers alcoolisés. Me Charles Lecointre tente bien de mettre un peu en cause la garde à vue et évoque la Cour européenne des droits de l'Homme. Le procureur Michel Isbled s'agace et rétorque que, même sans garde à vue, tout est clair : le casier judiciaire et la constatation de l'alcoolémie suffiraient à condamner. Ceci dit le procureur se contente de requérir une peine avec sursis. Ce qui suffit à faire le bonheur de Me Lecointre et de son client. Jugement : 3 mois de sursis avec mise à l'épreuve.w
D.S.
Deux ans pour le faux docteur
François Cheymol, 54 ans, un faux médecin qui ne s'attaque qu'aux personnes âgées, savait se faire discret. Ses délits concernent aussi Lille et Tourcoing. Mais c'est à Roubaix qu'on l'a serré.
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par DIDIER SPECQ
La police a retrouvé six victimes grâce, entre autres, à la saisie du téléphone portable du prévenu et à l'analyse des déclenchements des bornes relais. À Roubaix, il a eu le malheur de vouloir « rapporter des papiers », selon lui, mais le fils de la victime et la police l'attendaient. Le faux médecin a déjà été condamné à plusieurs reprises lourdement pour les mêmes motifs. « C'est un mode de vie pour vous que de voler les personnes âgées », constate le président Lemaire. Le prévenu sort alors une explication extraordinaire : « Je vole exclusivement des personnes âgées parce que, comme ça, je ne suis pas obligé d'utiliser la violence ».
Il prend ce qui passe
Agnès, Geneviève, Georges, Marcel, Andréa... C'est la liste des personnes volées. La série des « vols avec ruse » commence le 25 mars à Roubaix.
L'homme est vêtu d'un costume marron défraîchi et d'une chemise bleue, il ne quitte pas sa mallette avec laquelle il est venu d'ailleurs jusque dans les geôles du Palais. Le faux médecin dit se tromper de sonnette, se fait ouvrir la porte quand même et s'empare de ce qui passe à sa portée. Trente euros à tel endroit mais aussi 500 euros plus un portefeuille ailleurs ou un retrait de 800 euros à la banque avec une carte et un code dérobés. Il n'oublie pas de se plaindre : « C'est comme ça, c'est tout, j'ai 54 ans, j'ai eu bien des malheurs dans ma vie », dit-il. Et de citer un licenciement, des maladies. « Il y a aussi l'alcool en grandes quantités », note le président Lemaire. « Et aussi 50 000 euros de crédits faits par ma femme que je n'arrive pas à rembourser ; je suis bien obligé de faire ça », rétorque le prévenu. Et de lancer aux magistrats : « Mais, pas de soucis, je reconnais tout ! Sauf la dernière tentative d'escroquerie au téléphone, ce n'est pas moi, je ne fais jamais ça. Mais le reste, c'est bon ».
L'enquête a été compliquée. Car certaines victimes, l'une âgée de 92 ans, l'autre munie d'un déambulateur, ne pouvaient raisonnablement se déplacer au commissariat. Les policiers ont alors procédé à des reconnaissances photographiques à domicile par visio-conférence.
La procureure Élodie Jung note que le prévenu « explique en fait que, comme il est acculé selon lui à la misère, il recommencera nécessairement ».
La procureure requiert trois années de prison dont une avec sursis et mise à l'épreuve. Me Charles Lecointre ne peut pas faire grand-chose pour son client qui a su se rendre parfaitement antipathique. La condamnation est similaire aux réquisitions.w
Samedi dernier, vers 21 h, c'est le drame dans un appartement modeste de la rue Jacquemars-Giélée à Lille. Alexandre, un jeune homme qui travaille chez Mac Do, est agressé à son domicile.
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Alexandre vit dans un immeuble collectif mais entend qu'on sonne directement à sa porte dans les étages. Il pense que c'est un voisin puisque le portail du bas ne peut être ouvert que par un locataire. En fait, ce sont cinq agresseurs masqués qui se précipitent dès l'ouverture.
Alexandre, tabassé, est obligé de se mettre à genoux sous la menace d'un couteau. Pendant qu'il est étroitement surveillé par l'un des agresseurs, les autres pillent son appartement. Tout est emporté et le club des cinq se répartit le butin dans la cave !
Interpellés par la police,
les agresseurs relativisent
Mais la victime a reconnu plus ou moins derrière leurs masques les cinq agresseurs qui « zonent » en permanence dans le secteur. Interpellés par la police, les cinq avouent. Mais relativisent. D'abord, c'est P., une jeune fille mineure, qui a demandé à son petit ami, qui fait partie des 5 agresseurs, de récupérer chez Alexandre, un autre ami, des objets qui seraient à elle. Les cinq foncent directement chez la victime.
« C'était aussi par l'adrénaline, l'excitation », explique un des cinq adeptes de la violence sans motif. Quant à l'instigatrice (relâchée après un rappel à la loi), elle dit : « J'ai juste laissé la porte du bas ouverte, dès que la bagarre a commencé, je suis partie » .
Hier, dans le box, les cinq fournissent de pauvres explications. « On fumait du haschisch et on buvait régulièrement de l'alcool dans le parc Matisse », dit l'un. « On avait besoin d'argent », assure un autre. Le procureur Michel Isbled demande des peines modérées qui peuvent toutes se passer du mandat de dépôt. En défense, Mes Lecointre, Galand, et Abbas minimisent. Le temps est surtout maussade pour Rémi Leduc, déjà condamné pour des dégradations racistes sur la synagogue de Lille.
Toutefois, au final, la présidente Cécile Dangles envoie directement les cinq en prison avec des peines différenciées selon les casiers : 24 mois de prison pour Leduc, 3 mois pour Benjamin Audoin, 22 ans, 6 mois pour Pierre Kimpe, même âge, 3 mois pour Logan Pruvost, 21 ans, et 12 mois pour Bryan Vanhoet, 21 ans également.w
DIDIER SPECQ
jeudi 26.08.2010, 05:09 - La Voix du Nord
Lundi après-midi, la police est requise rue de Lannoy, à Fives. Des riverains ont signalé ...
la présence d'un étrange individu. Il s'amuserait à suivre des enfants. Les policiers font diligence et se transportent illico sur les lieux. Une bonne inspiration. À leur arrivée, trois jeunes filles leur racontent que l'homme s'est exhibé sous leurs yeux tout en se masturbant. Déjà connu pour des faits identiques, Boefa Isekusu, 33 ans, est interpellé.
Hier, devant le président Defossez, il jure qu'il n'a rien fait. « J'aimerais bien avoir une expertise psychiatrique », ajoute-t-il cependant. Pas une nouveauté. Suivi à l'EPSM Ulysse-Trélat, à Saint-André, Isekusu a, en effet, un lourd passé de délinquant sexuel qui lui a valu des années de prison. « Il présente une dangerosité manifeste », estime le procureur Franck Charon, qui réclame un mandat de dépôt en attendant une éventuelle expertise médicale. Me Charles Lecointre est, lui, convaincu que le tribunal ne peut en faire l'économie. Les juges ont dit banco. Jugement début octobre.
FK. L.
Avocat depuis deux ans, Charles Lecointre, qui a créé son propre cabinet il y a quelques jours, souhaite une réforme de l'AJ. | JUSTICE |
L'ordre des avocats de Lille organisait, hier, les États généraux nationaux de l'aide juridictionnelle. ...
Mieux connu dans la profession sous l'acronyme d'AJ, cet outil offre - en théorie - une couverture juridique aux plus démunis.
« C'est un peu la CMU judiciaire avec l'avocat dans le rôle du médecin », résume un avocat lillois, ironique. Sauf que, depuis longtemps, le remède paraît quelque peu malade. Avocat depuis deux ans, Charles Lecointre, 30 ans, s'est jeté à l'eau il y a quelques jours en ouvrant son propre cabinet. L'AJ, un bon filet de sécurité pour se lancer ? Le jeune homme lève les yeux au ciel. « Ça se saurait, sourit Charles Lecointre. Je travaille beaucoup en droit pénal. Ce qui signifie souvent des procédures à prendre en urgence. Au bout de la route, quand le dossier est incomplet, le bureau d'aide juridictionnelle le rejette et l'avocat aura travaillé pour rien ! »
Rémunération : l'accroc
L'autre accroc porte sur la rémunération. Celle-ci se base sur des unités de valeur. Soit : 23,86 E l'UV. « Sauf qu'un dossier comportant dix tomes et une conduite en état d'ivresse s'encaissent au même tarif de 8 UV, reprend le jeune avocat. Alors qu'entre ces deux types d'affaires, les investissements en temps et en moyens sont tout simplement incomparables. » Le défenseur peut-il être alors tenté de bâcler ses dossiers à l'AJ ? « Je ne fais pas dans le deux poids, deux mesures, assène Lecointre. Mes clients à l'AJ sont traités comme les autres. Simplement, quand un cabinet ne fonctionne qu'à l'AJ, souvent, on ne fait que survivre. L'avocat peut en vivre, mais il ne sera pas milliardaire... » « Une fois le dossier préparé, il reste peu à l'avocat, confirme Julien Bensoussan, également du barreau de Lille. Du coup, la tentation est grande de multiplier les dossiers. Ce qui laisse moins de temps pour les préparer. Un vrai cercle vicieux... » Dans un métier où le professionnel doit parfois se battre deux fois - pour défendre son client et pour être payé... par son client -, l'aide juridicitionnelle présente au moins l'avantage d'un règlement (presque) garanti. Mais un règlement a minima.
* L. B.
samedi 26.06.2010 La Voix du Nord
La scène se déroule dans un modeste logement de Lille-Sud. Une banale dispute entre amoureux qui finit en comparution immédiate. Dans son antédiluvienne 106, Natacha X.
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rentre, vers 23 h 30, avec son petit ami, Samir H., 22 ans. La voiture se dirige vers l'appartement de Samir mais, dans la Peugeot, une dispute éclate. « Il m'a d'abord reproché la vétusté de mon auto » raconte Natacha.
Le ton monte. Natacha décide de ne pas suivre Samir dans son appartement et rentre chez elle, seule. Mais, deux minutes plus tard, elle se ravise et envoie un SMS : « Si tu me laisses partir ainsi, c'est que tu ne m'aimes pas ». Puis, elle revient chez Samir, sonne, entre chez lui. Samir veut la faire sortir, elle refuse. Il la pousse avec un parapluie. Elle prend dans son sac un couteau à sushis. Samir sort un pistolet à billes et tire.
Ecchymoses importantes sur le corps et le visage de Natacha. « Vous vouliez la tirer comme un lapin » constate le président Hoc Pheng Chhay. Pour finir, Samir s'empare d'un sabre japonais et menace de se faire hara-kiri. La jeune fille se sauve et dépose plainte.
Hier, le procureur Olivier Dabin s'insurge en son nom : « On imagine sa terreur ! C'est intolérable ». Trois mois de prison ferme requis. Me Charles-Henry Lecointre relativise : « Mon client est en master de mathématiques, il n'a jamais été condamné, il a dérapé ». Jugement : 9 mois de sursis et confiscation de l'arsenal.w
D.S.
Dans le box des accusés, Claude Mahut, 70 ans, et Anita Vallet, 42 ans, semblent par moment s'absenter de leur propre procès alors qu'ils sont jugés pour la mort de leur fils âgé de 5 semaines. Comme si l'alcool devait tout expliquer.
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Les deux accusés n'ont pas l'air de comprendre vraiment les enjeux de ce procès. Leur fils, le petit Joan âgé de 5 semaines, est mort de faim à Roubaix.
Rappelons que c'est le dimanche 30 mai 2005, vers 15 h, que la maman s'est rendu compte que son bébé était mort de « cachexie majeure ». Elle l'a sorti de son petit lit, elle est venue avec le corps dans la salle à manger, où Claude Mahut et un copain s'enivraient, et elle a dit : « Il ne bouge plus, y'a quelque chose qui ne va pas ».
Inutile de dire que cette histoire se déroule dans les brumes de l'alcool. La maman a accouché normalement à l'hôpital le 13 avril 2005. Dès la sortie de la mère de famille, le couple de Wattrelosiens recommence à boire. Parfois chez leur ami roubaisien.
D'autres enfants placés
C'est ainsi que le drame va se nouer dans une pauvre maison de Roubaix. La mère allaite l'enfant mais, apparemment, de moins en moins bien. À tel point que ce dernier sombre dans la dénutrition. Il n'en sortira plus. Sur les bancs des parties civiles, cinq enfants (dont un majeur) qui ont été pour la plupart placés et qui sont issus de deux relations durables antérieures de l'accusée. Ces enfants, qui cherchent à comprendre aussi, sont représentés par Me Olivier Péan de Ponfilly.
Car les deux parents, défendus par Mes Patrick Galand et Charles Lecointre, plaident non coupables. Mahut ? Pour lui, c'est simple : « Je ne m'occupais pas de l'enfant, je ne me suis aperçu de rien ». Même chose, ou presque, pour la mère : « Je n'avais pas beaucoup d'appétit », dit-elle. Pas de pesée, pas de suivi médical, un délaissement tragique tandis que tout le monde écluse dans la pièce d'à côté.
« Un accident de stérilet »
La mère ne voulait pas de cet enfant qui résulte « d'un accident de stérilet ». Les avis sur sa personnalité divergent. « Menteuse, affabulatrice », disent certains membres de sa famille de l'accusée. Laquelle a déjà été condamnée dans le passé pour des défauts de soins sur deux de ses enfants à 6 mois de sursis. Comment n'a-t-elle pas été alertée, au moins au début, par les pleurs du bébé ? On n'en sait rien.
En prison, elle a cassé le miroir qui reflétait son image : « Mécanisme de défense archaïque », explique un expert psychiatre. Verdict attendu demain.w
DIDIER SPECQ
ASSISES DE DOUAI
Huit ans pour les parents indignes
Publié le samedi 19 décembre 2009 à 06h00
Les deux accusés, défendus par Me Patrick Galand et Me Charles Lecointre, ont-ils compris ce qu'on leur reproche ? Pas sûr. Leur fils, le petit Joan âgé de 5 semaines, est mort de malnutrition. Des photos terribles de l'enfant ont été projetées.
Des photos terribles
de l'enfant
C'est le dimanche 30 mai 2005, vers 15 h, que la maman s'est rendu compte que son bébé était mort. Elle est venue avec le petit corps dans la salle à manger où Claude Mahut et un copain s'enivraient et elle a dit : « Il ne bouge plus, y'a quelque chose qui ne va pas ».
La maman avait pourtant accouché normalement à l'hôpital le 13 avril 2005. Dès la sortie de la mère de famille, le couple recommence à boire. Parfois chez leur ami roubaisien. C'est là que Joan est mort. Les frères et demi-frères de Joan, la plupart du temps placés et représentés par Me Olivier Péan de Ponfilly, ont tenté de comprendre.
Au terme de trois jours de débats, les jurés ont été plus stricts que l'avocat général qui ne réclamait « que » cinq ans de prison.w
D.S.
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Des distributeurs de billets mitonnés à la sauce bulgare
vendredi 11.09.2009, 04:45 - La Voix du Nord
On peut parler - selon la position qu'on occupe - de coup de chance ou de sévère déveine. Ainsi, l'année dernière, ce contrôle de douanes au poste de Rekkem à la frontière franco-belge... Les fonctionnaires des finances avisent une limousine immatriculée en Bulgarie. Bingo, le chargement est effectivement stupéfiant.
Ils ont la dégaine d'étudiants, même si les deux hommes sont déjà bien ancrés dans la trentaine. Mais alors des étudiants en informatique, et de haut vol. Les deux Bulgares ont été interpellés l'an dernier dès leur entrée sur le territoire français. Les douaniers s'étaient posé des questions sur leur imposant bolide BMW. La fouille sera minutieuse, jusqu'à la découverte de cette étrange cargaison. Cette fois, pas de routinière charge de stupéfiants.
Caché sous des garnitures situées derrière la malle arrière, dort un surprenant équipement informatique. Un clavier, un appareil à fente destiné à recevoir et à lire les pistes de cartes et, enfin, un ordinateur apte à décrypter lesdites données.
« Relevé de compteur »
Le placement en garde à vue est immédiat. Douaniers et policiers sont persuadés d'avoir déniché un kit complet destiné à pirater les distributeurs automatiques de billets. La recette ? Plaquer le clavier et l'appareil à fente sur les équipements originaux. Dupliquer et décrypter les données des cartes ainsi piégées. Pomper l'argent des comptes ainsi « intrusés ». D'ailleurs, l'un des deux jeunes Bulgares est connu pour ce type de machination. Il a déjà été interpellé à Paris en train de « relever le compteur » d'un DAB carotté. Au moment de son arrestation à Rekkem, il était porteur d'une Yes Card - carte de paiement frauduleuse - gavée des coordonnées bancaires d'un citoyen britannique pas vraiment consentant. Hier, les avocats de la défense, dont Charles Lecointre, ont dû se résoudre à voir le dossier renvoyé. Lors de la prochaine audience, leurs clients devront évoquer leur périple de la Bulgarie à la France, via l'Allemagne, et expliquer si, sur ce trajet, leur équipement a orné des DAB dans les pays traversés. * L. B.
Maître Lecointre a prêté serment en décembre 2007.
Il est inscrit au barreau de LILLE, lieu où il exerce toujours.
Originaire de l'Oise, il a effectué ses études de droit au sein de la Faculté de Droit d'Amiens, où il obtenu un DEA de droit Privé.
Il intégra le Centre de Formation Professionel des Avocat du Nord Ouest, situé à LILLE en janvier 2006.
Passionné par la défense du justiciable, il s'est très rapidement tourné vers le droit pénal.
Après avoir obtenu un Diplôme Universitaire de droit pénal, son activité s'articule aujourd'hui principalement autour du droit pénal, du droit des personnes.....
Charles LECOINTRE
18 avenue du peuple Belge
Tél 03.20.63.16.41
Fax 03.20.63.16.42
@ lecointre.charles@yahoo.fr



