chanson (13)
Depuis mon entrée dans la profession d'avocat, j'ai laissé de côté bien des plaisirs de la vie, dont celui de lire, non pas les conclusions, jugements et livres de droits, courriers des clients, ou pire, les magasines, mais de lire des romans.
Les documents que je lis pour mon travail sont bien rarement bien écrits.
Quelle frustration que d'entendre du bien de tel ou tel livre, et de devoir remettre à plus tard ou à jamais la joie de le lire.
Je ne doute pas que bien d'autres personnes, absorbées par leur travail et par le rythme de leur vie, ont fait de même.
Je ne manque pas de mettre à profit les vacances pour lire.
Cet été, j'ai commencé par Les Combustibles d'Amélie NOTHOMB, je l'ai lu assez rapidement.
Le style est comme toujours très élégant, c'est court mais c'est un concentré de belles phrases et d'esprit.
L'histoire est cependant un peu courte, un professeur, son assistant et une étudiante, dans un ville en guerre, brûlent leurs livres les uns après les autres pour se chauffer.
J'ai poursuivi avec Les Catilinaires du même auteur, un couple de retraités s'installe dans la maison de leurs rêves qu'ils viennent d'acheter pour enfin profiter de leur retraite ensemble, et c'est le cauchemar, le voisin vient leur rendre visite tous les jours de 16 heures à 18 heures.
Ce livre m'a plu d'avantage.
Ensuite, j'ai lu le livre que mon mari venait de lire, Marc LEVY, toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, on est pris par l'histoire, mais le style est moins soignée que celui de la préférée, Amélie.
De retour à la librairie, je choisis « biographie de la faim », à la sortie de ce livre il y a plusieurs années, Michel POLAK avait conseillé la lecture de ce livre.
Quel délice !
C'est un peu la suite de « Métaphysique des tubes », l'auteur raconte sa vie entre 6 ans et la fin de ses études.
Tout est bien dans ce livre : c'est exceptionnellement bien écrit, le contenu aussi est riche, Amélie a tout vécu, ce n'est pas une fille banale, je la lis et je la remercie de me faire découvrir comment elle a pu devenir ce qu'elle est.
Je me suis promis de continuer, le soir, à la place du feuilleton télévisé...
La revue des juristes de l'Ain a donné son spectacle au théâtre de Bourg en Bresse les 23, 24 et 25 janvier 2009, au profit des enfants hospitalisés au pole mère enfant de l'hospital de Fleyriat.
J'ai assisté à ce spectacle samedi, c'était vraiment réussi.
La salle était pleine.
Ont participé à la revue : greffiers, juges, procureurs, notaires, avocats, éducateurs, experts, etc...
Les chansons étaient bien chantées, les paroles à la fois pertinentes et impertinentes, à jour de l'actualité la plus récente (avec référence au départ de Madame Rachida DATI, référence à son bébé avec Zohra, un Zorro chantant « Rachida Rachida »).
La critique du pouvoir était virulente.
Quelques chansons sur notre quotidien au palais :
Le sketch comique de l'avocat qui intervient en comparution immédiate et n'a que 15 minutes pour lire un dossier plus que volumineux, très réussi.
Osée aussi, la chanson « on n'est pas là pour se faire engueuler » (on est là pour faire un référé....).
En dehors du thème judiciaire: un tour de magie donné par l'ancien greffier en chef de TREVOUX, un spectacle de percutions, des danses.
J'ai tout aimé dans ce spectacle, appréciant de voir tous les participants souriants et heureux d'être là pour contenter les spectateurs après tant de préparation.
Carla demande une loi, et depuis plusieurs années.
Elle en a fait une chanson : « tout le monde », dans son album « Quelqu'un m'a dit ».
Certains confrères m'on demandé, ici
Et là, m'ont demandé, en fin de semaine dernière, d'écrire une chanson pour promouvoir la blogophère du Conseil national des barreaux.
Samedi j'ai eu une grosse demi journée à Saint Genis Pouilly, je suis rentrée à 15 heures à la maison.
Samedi soir, malgré la fatigue et malgré la fadeur de l'émission que je regardais à la télévision, j'aurais dû logiquement m'endormir sur le canapé, mais non, mon cerveau restait éveillé, non pas disponible pour la publicité, mais concentré sur la rédaction d'une chanson.
En descendant les escaliers, subitement, le refrain vient : viens sur la blogosphère d'avocats.f, il y a des avocats qui surfent avec le droit.
Venez lire cette chanson, donnez votre avis, cette chanson vous est proposée pour promouvoir la blogosphère du conseil national des barreaux.
Je lis que Michèle BAUER vous donne le texte original, vous voyez, je ne copie pas et je fais à ma façon.
La chanson est là
Viens sur la blogosphère
D'avocats.fr
Tu verras dans les blogs, des avocats sympas,
Tu ne te doutais de rien
Oui mais le droit c'est bien,
Il y a toutes les matières sur avocats.fr
Familial, pénal et même le fiscal,
Et le droit de la terre,
Et même le droit des affaires...
Comme comme c'est sympa....
Viens sur la blogosphère
D'avocats.fr
Il y a des avocats qui surfent avec le droit
Si tu cherches un avocat mais tu n'en connais pas
Tu auras l'embarras du choix
Si tu laisses des commentaires
Ils en seront tous fiers
Des avocats bavards, des avocats couche-tard,
Et même des avocats connus,
Comme comme comme quoi
Viens sur la blogosphère
D'avocats.fr
Il y a des avocats qui surfent avec le droit
Comme comme comme toi
Tu verras tout le droit
Et puis tu reviendras
Comme comme comme moi
Modeste chanson écrite par Catherine VIGUIER d'après la chanson Paradis blanc de Michel BERGER
Chanson écrite par une femme, chanson à prendre au 10 000e degré, je constate chaque jour que les magistrats, hommes ou femmes, n'avantagent pas l'un ou l'autre sous prétexte qu'il s'agit d'un homme ou d'une femme.
D'ailleurs on pourrait rétorquer qu'une femme qui travaille, surtout un poste valorisant, n'est pas du tout dans la situation d'une femme au foyer.
L'auteur de la chanson se met à la place d'un homme, un peu misogyne, qui divorce, et qui peut avoir l'impression d'être floué au motif qu'il est un homme.
"
J'étais marié avec Marcelle
Mais Marcelle ne voulait plus de moi
Pour divorcer je suis allé
je suis allé voir Daniella
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
On a saisi le Tribunal
Il a saisi le Tribunal
On a saisi le Tribunal
Il a saisi le Tribunal
Quand je vois le magistrat
C'était Madame MORENA
Je lui dis je demande la garde de l'aîné
Elle dit Monsieur faut pas rêver
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
Le jugement ne convenait pas
Le jugement ne lui convenait pas
Je fais appel avec Catherine
Quand je vois mon juge enfin
Je tombe sur Madame MOULIN
Madame MOULIN a encore aggravé
Mon calvaire judiciaire
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
Je n'ai pas payé la pension
Il n'a pas payé la pension
Je n'ai pas payé la pension
Il n'a pas payé la pension
Au Tribunal après médiation
Devant une belle Madame LONé
Elle dit sinon c'est en prison
Que vous irez il faut payer
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
Oh ces filles, oh ces filles
Elles me rendent marteau
Oh ces filles, oh ces filles
Moi, je les aime trop"
Hier à la mise en état, je tenais le rôle du groupe de confrère, c'était mon tour (voir mon article sur la mise en état, si vous voulez savoir ce que çà signifie).
Mon confrère Séverine DEBOURG entre dans la salle pour donner des documents, elle ressort aussitôt.
Je la suis, parce qu'un confrère chanteur m'a demandé de lui écrire une chanson, et que j'ai envoyé cette chanson pour avis à d'autres confrères, dont Séverine DEBOURG.
La chanson lui a plu, mais ce serait bien d'ajouter une suite au pénal.
Elle me dit aussi que c'est mieux que les chansons à texte, c'est plus vivant.
J'ai donc modifié ma chanson, hier, à la mise en état.
Pour vous, j'ai modifié la chanson, ce sont des noms inventés.
Où est la chanson ?
Je la publie séparément, dans quelques instants, ce qui est un moyen d'avoir plus de points d'activités.
Il y a pire en la matière, vous avez peut-être remarqué, quand nous n'avons vraiment pas d'idées, nous publions un article de journal.
Oh les filles, d'après la chanson écrite par R MARTY, au bonheur des dames.
J'ai trouvé le texte, j'ai fait à ma façon, je sais, tout ne rime pas.
J'ai surfé avec Brigitte
Il a surfé avec Brigitte
Après j'ai voulu ma Sandra,
Puis j'ai blogué avec Catherine
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
J'ai laissé un commentaire à Michèle
On a longuement discuté
Et comme j'voulais encore bloguer
Je suis allé voir Laurence
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
J'voulais surfer avec Marie Laure
Il voulait surfer avec Marie Laure
J'voulais surfer avec marie Laure
Il voulait surfer avec Marie Laure
Elle me dit je ne veux plus surfer
Oh les filles, oh les filles
Elles me rendent marteau
Oh les filles, oh les filles
Moi, je les aime trop
NB : j'ai écrit une autre version ce week-end, pour la revue, c'est l'histoire d'un homme, qui divorce, il ne trouve que des femmes (avocats, juges).
Je me suis rendue compte, lors de la réunion pour la préparation de la revue de l'Ain, peu connaissent Vincent DELERME ;
En plus, certains pourront me faire remarquer, notre Président n'est pas Vincent DELERME, il est BARBELIVIEN .
C'est pourquoi j'ai écrit une nouvelle chanson, suite à une subite inspiration qui est venue dimanche, juste avant le café.
Bien évidemment, çà n'est pas une chanson à texte, c'est une chanson à voix, à trois voix même.
Le thème : la carte judiciaire, la disparition du Tribunal de grande instance de BELLEY.
Le titre: "est-ce que tu viens à ton audience"
Première voix, un chanteur imitant notre Président :
« Moi du haut de ma présidence
Il suffisait de Bourg en Bresse
Rachida a fait, tout le tour de France (pardon pour mon confrère, sinon çà ne tient pas avec Dati)
Et j'ai tenu toutes mes promesses »
2e voix, un confrère de BELLEY, par exemple le sympathique Bâtonnier Gérard LORA TONET
« Comme Tribunal de grande instance
Il n'y aura plus que Bourg en Bresse
Je ne serai sûrement, sûrement pas en avance
Pour mes dossiers à Bourg en Bresse »
3e voix, un confrère burgien, mais pas moi, je chante très mal :
« Est-ce que tu viens à ton audience
Maintenant c'est à Bourg en Bresse
Tu ne seras sûrement, sûrement pas en avance
Pour ton dossier à Bourg en Bresse."
Bis
Ce matin, ma connection internet s'est coupée, pendant presque toute la matinée, me privant de l'accès à ma messagerie.
Tout est rentré dans l'ordre.
Quel plaisir de pouvoir enfin accéder à la blogosphère.
Pour vous montrer ma joie, je vous livre la première ébauche de la chanson que je proposerai à la revue du barreau de l'Ain:
Nous avons une réunion ce soir, pour l'instant je n'ai proposé que la chanson sur la carte judiciaire.
Le plus beau du palais :
D'après « le plus beau du quartier », Carla Bruni quelqu'un m'a dit.
Possibilité, chanson chantée par une femme, un bel homme à côté :
«
Regardez-moi, je suis le plus beau du palais,
Est-ce ma robe ?
La grâce infinie de l'alpaga ?
Est-ce mon rabat ?
Sa blancheur immaculée ?
Est-ce mon sourire,
ou bien l'élégance distinguée
De mon hermine ?
Quoi qu'il en soit
C'est moi le plus beau du palais
Les belles consoeurs, et les belles clientes aussi
Et mêmes les juges, les procureurs,
Voudraient se pendre à mes lacets,
J'en ai assez,
Bien malgré moi, oui bien malgré moi,
Je suis le plus beau du palais
Mais prenez garde, je suis le roi du désirable,
Mais prenez garde, ,je suis
Bien déshabillable !
Bien malgré moi,
Bien malgré moi,
Je suis le plus beau du palais. »
Titre: Rachida Dati et moi :
Elle a posé sur l'étagère, la nouvelle carte judiciaire
Entre le jugement de son frère
Et une photographie de moi
Rachida Dati, et moi
Elle fait des croix pour supprimer
Pour supprimer les Avocats
Pour déplacer les magistrats
Et les greffiers du Tribunal
Rachida Dati, et moi.
On a une relation comme çà
Elle fait des croix et çà me va
Elle a posé sur l'étagère, la nouvelle carte judiciaire
Entre le jugement de son frère
Et une photographie de moi
Rachida Dati, et moi
Rachida Dati, et moi
Rachida Dati, et moi
L'aide juridictionnelle et moi :
« Ils sont posés sur l'étagère
Les barèmes de l'aide juridictionnelle
Entre un bouquin sur les honoraires
Et divers autres livres de droit
L'aide juridictionnelle et moi
Si vous ne gagnez pas plus que le minima
Vous avez droit à l'aide de l'Etat
L'aide juridictionnelle et moi
Si vous avez des économies
L'aide juridictionnelle c'est non
Si vous gagnez grâce à moi des fonds
L'aide juridictionnelle c'est non.
L'aide juridictionnelle et moi »
VARIANTE avec des noms de confrères du Barreau de Bourg en Bresse:
« Ils sont posés sur l'étagère
Les barèmes de l'aide juridictionnelle
Entre un dossier avec VIBERT
Et un autre avec CAVAGNA
L'aide juridictionnelle et moi
Si vous ne gagnez pas plus que le minima
Vous avez droit à l'aide de l'Etat
L'aide juridictionnelle et moi
Si vous avez des économies
L'aide juridictionnelle c'est non
Si vous gagnez grâce à moi des fonds
L'aide juridictionnelle c'est non.
L'aide juridictionnelle et moi »
L'aide juridictionnelle et moi:
Ils ont posés sur l'étagère
Les barèmes de l'aide juridictionnelle
Entre un article de Michèle BAUER
Et un autre de Nicolas CREISSON
L'aide juridictionnelle et moi
Si vous ne gagnez pas plus que le minima
Vous avez droit à l'aide de l'Etat
Si vous avez des économies
L'aide juridictionnelle c'est non
Si vous gagnez grâce à moi des fonds
L'aide juridictionnelle c'est non.
L'aide juridictionnelle et moi
