société privée européenne (7)
Le 20 février dernier, la Commission Européenne a lancé une consultation publique sur l'avenir du droit européen des sociétés afin (i) d'examiner si le cadre juridique existant répond encore aux besoins de la société actuelle dont la dimension transfrontalière de l'activité économique s'est très fortement développée et (ii) envisager, le cas échéant, les réformes qui s'avèreraient nécessaires afin de permettre aux entreprises de se développer plus facilement dans l'UE.
Faisant suite à un rapport publié en 2011 d'un groupe de réflexion ad hoc contenant un certain nombre de recommandations, et d'une consultation publique similaire sur la gouvernance d'entreprise, la Commission européenne a lancé cette Consultation Publique sur le droit européen des sociétés (document en pièce jointe), appelant à réponses le 14 mai 2012 au plus tard. Par souci de cohérence, les éventuelles actions à mener seront annoncées par la Commission Européenne pour ces deux domaines au deuxième semestre 2012.
La consultation sur le droit européen des sociétés porte sur les six domaines suivants :
- objectifs et champ d'application du droit européen des sociétés
- facilité d'application du cadre réglementaire du droit européen des sociétés
- formes juridiques européennes d'entreprises (société européenne, société coopérative européenne, GEIE, projet de société privée européenne)
- transfert du siège statutaire d'une société dans un autre Etat membre
- fusions et scissions transfrontalières
- groupes de sociétés
- régime en matière de capital
Mais afin d'être une force de proposition concrète, adaptée aux attentes des entreprises, nous pensons qu'il est important de partager avec vous nos réflexions relatives à l'avenir du droit européen des sociétés.
Le document de consultation est accessible à l'adresse suivante:
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=companylaw2012
Nom : Consultation Publique2012 - FR.PDF
Taille : 90 Ko
Programme:
Dalloz Formation en partenariat avec la Revue des sociétés vous propose, pour la 10ème édition de faire le point, lors de cette Journée d'Études, sur les évolutions récentes de la réglementation et de la jurisprudence en matière de droit des sociétés et d'envisager les perspectives pour 2012.
Matinée sous la présidence de Nicolas Rontchevsky
Professeur agrégé des Facultés de droit
Université Robert Schuman de Strasbourg
9h00 Introduction par le président de matinée
9h15 Actualité des SA et SAS
par Alexis Constantin, Agrégé des Facultés de droit, Professeur à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
* SA
- Les changements apportés par la loi 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration du droit
- Panorama des décisions essentielles de jurisprudence
* SAS
- L'aménagement contractuel des pouvoirs de direction et de représentation dans la SAS
- Panorama des décisions essentielles de jurisprudence
10h15 Actualité des SARL/EURL et des sociétés civiles
par Thibaut Massart, Professeur à l'Université de Paris Dauphine
* SARL / EURL
- Les impacts de la loi du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration du droit
- Panorama des décisions marquantes
* Sociétés civiles
- Les apports de la loi n° 2011-331 du 28 mars 2011 de modernisation des professions judiciaires ou juridiques et certaines professions réglementées
- Panorama des décisions en matière de retrait de l'associé et d'évaluation des droits sociaux
11h15 Pause
11h30 Actualité des sociétés cotées
Par Frank Martin Laprade, Avocat à la Cour, Jeantet Associés
Professeur associé à l'Université de Paris-Sud (11)
* Les nouveaux droits des actionnaires des sociétés cotées (ordonnance 2010-1511 du 9 décembre 2010 et le décret d'application 2010-1619 du 23 décembre 2010)
* Féminisation des Conseils d'administration et de surveillance (loi 2011-103 du 27 janvier 2011)
* La nouvelle définition de l'action de concert (loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010)
* Modifications en matière de droit des offres publiques
* Panorama des décisions essentielles de jurisprudence
12h30 Clôture de la demi journée par le président de matinée
12h45Déjeuner
Après midi sous la présidence de Isabelle Urbain Parléani
Professeur à l'Université René Descartes, Paris V
14h00 Introduction par la présidente de l'après midi
14h15 Responsabilité des dirigeants : actualité jurisprudentielle et législative
par Bruno Dondero, Agrégé des Facultés de droit, Professeur à l'Université de Picardie
* Responsabilité civile
* Abus de biens sociaux
* Délits d'initiés
* Panorama des décisions essentielles de jurisprudence
15h00 Du nouveau sur les pactes d'associés
par Paul Le Cannu, Professeur à l'Université Panthéon-Sorbonne, Paris I
* Les clauses de non concurrence
* Promesses d'achats et de vente d'actions
* Sanctions des pactes
16h00 Pause
16h15 Actualité du droit comptable
Par Jean Louis Navarro, Maitre de conférences, Université Lumière Lyon 2
* Simplification des obligations comptables de certaines sociétés
* Signalement du changement des méthodes comptables
* Simplification des règles d'enregistrement des recettes et des dépenses professionnelles des titulaires de bénéfices non commerciaux
17h15 Actualité du droit européen des sociétés
par Catherine Cathiard, Of Counsel, Jeantet Associés
* Bilan de la pratique des sociétés européennes
* Anticiper les évolutions à venir
18h00 Clôture par la président de l'après midi
Nom : Actualité du droit européen des Sociétés - DA.pdf
Taille : 65 Ko
Quel avenir pour le droit européen des sociétés ? Mobilité - Gouvernance - Groupes de sociétés
A la demande de la Commission européenne, un groupe d'Experts vient de se pencher sur l'avenir du droit européen des sociétés autour de trois thèmes majeurs : (i) la mobilité des sociétés dans l'espace européen, (ii) la gouvernance d'entreprise et (iii) les groupes de sociétés. Le Rapport de synthèse des travaux, dont certains axes de réflexion sont susceptibles de bouleverser l'approche traditionnelle de la matière, a été publié le 5 avril 2011 (le " Rapport"). A la suite de ce Rapport, la Commission européenne a publié un Livre Vert sur la gouvernance d'entreprise dans l'Union , appelant à commentaires avant le 22 juillet 2011.
Par Catherine Cathiard, Avocat Of Counsel, JeantetAssociés
et Didier Poracchia, Professeur à l'Université Paul Cézanne, Directeur de l'Institut de droit des affaires
Nom : Quel avenir pour le droit européen des sociét.pdf
Taille : 229 Ko
Le présent ouvrage s'adresse à deux catégories de personnes : d'une part aux entrepreneurs désireux de prendre part à une opération de coopération internationale ou soucieux d'optimiser l'organigramme des structures de leur groupe localisées dans l'EEE et d'autre part, à ceux qui sont chargés de les conseiller, à savoir les avocats, les experts comptables, les notaires, les consultants.
Cet ouvrage a également pour objectif d'être un guide pour les entrepreneurs, qui ont déjà créé une structure européenne et qui, au cours de la vie de la structure, pourront se poser des questions sur son fonctionnement, voire sa restructuration, sa transformation ou sa dissolution.
Chacun pourra y puiser des exemples pratiques, fruits de l'expérience des auteurs au service d'une clientèle exigeante.
Cet ouvrage, préfacé par Mme Noelle Lenoir, ancien ministre des Affaires Européennes, ancien membre du Conseil constitutionnel, Avocat (JeantetAssociés), et auteur du rapport au garde des Sceaux « La Societas Europaea ou SE, Pour une citoyenneté européenne de l'entreprise », a été réalisé par Catherine Cathiard et Arnaud Lecourt (1).
Avec la collaboration de JEANTETASSOCIES et ARSENE TAXAND (droit fiscal).
(1) Arnaud LECOURT est maître de conférences à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour. Il est directeur de l'Institut d'Études Judiciaires et codirecteur de l'Unité de Droit des Affaires.
http://www.lextenso-editions.fr/ouvrages/document/230017
SOMMAIRE
________________________________________
Présentation de l'ouvrage et des auteurs
Remerciements
Abréviations et acronymes
Préface des auteurs
Préface par Noëlle Lenoir
_______________________________________
PREMIERE PARTIE - LES MODALITES DE CONSTITUTION
________________________________________
TITRE I : LES MODALITES DE CONSTITUTION DE LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : LES MODALITES DE CONSTITUTION DE LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : LES MODALITES DE CONSTITUTION DE LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 : LES MODALITES DE CONSTITUTION DU GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
________________________________________
DEUXIEME PARTIE - LE CONTROLE ET LA PRISE D'EFFET DES OPERATIONS DE CONSTITUTION ET DE FUSION TRANSFRONTALIERE
________________________________________
TITRE 1ER : L'IMMATRICULATION, LE CONTROLE ET LA PRISE D'EFFET DES OPERATIONS DE CONSTITUTION DE LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : L'IMMATRICULATION, LE CONTROLE ET LA PRISE D'EFFET DES OPERATIONS DE CONSTITUTION DE LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : L'IMMATRICULATION, LE CONTROLE ET LA PRISE D'EFFET DES OPERATIONS DE CONSTITUTION DE LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 ; LES ETAPES D'ELABORATION, LE CONTROLE ET LA PRISE D'EFFET DES OPERATIONS DE FUSIONS TRANSFRONTALIERES
TITRE 5 : L'IMMATRICULATION, LE CONTROLE ET LA PRISE D'EFFET DES OPERATIONS DE CONSTITUTION DU GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
________________________________________
TROISIEME PARTIE - L'IMPLICATION DES TRAVAILLEURS
________________________________________
TITRE 1ER : L'IMPLICATION DES TRAVAILLEURS DANS LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : L'IMPLICATION DES TRAVAILLEURS DANS LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : L'IMPLICATION DE TRAVAILLEURS DANS LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 : L'IMPLICATION DES TRAVAILLEURS DANS LE CADRE DES FUSIONS TRANSFRONTALIERES
TITRE 5 : L'IMPLICATION DES TRAVAILLEURS DANS LE CADRE DU GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
________________________________________
QUATRIEME PARTIE - LA GOUVERNANCE
________________________________________
TITRE 1ER : LA GOUVERNANCE DE LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : LA GOUVERNANCE DE LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : LA GOUVERNANCE DE LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 : LA GOUVERNANCE DU GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
________________________________________
CINQUIEME PARTIE - LES ASSOCIES
________________________________________
TITRE 1ER : LES ACTIONNAIRES DE LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : LES ASSOCIES DE LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : LES ASSOCIES DE LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 : LES MEMBRES DU GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
________________________________________
SIXIEME PARTIE - LES DROITS DES TIERS
________________________________________
TITRE 1ER : LES DROITS DES TIERS DANS LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : LES DROITS DES TIERS DANS LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : LES DROITS DES TIERS DANS LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 : LES DROITS DES TIERS DANS LE CADRE DES FUSIONS TRANSFRONTALIERES
TITRE 5 : LES DROITS DES TIERS DANS LE GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
________________________________________
SEPTIEME PARTIE - LES RESTRUCTURATIONS EN COURS DE VIE SOCIALE - LA DISSOLUTION
________________________________________
TITRE 1ER : LES MODALITES DE RESTRUCTURATION ET DE DISSOLUTION DANS LA SOCIETE EUROPEENNE
TITRE 2 : LES MODALITES DE RESTRUCTURATION ET DE DISSOLUTION DANS LA SOCIETE COOPERATIVE EUROPEENNE
TITRE 3 : LES MODALITES DE RESTRUCTURATION ET DE DISSOLUTION DANS LA SOCIETE PRIVEE EUROPEENNE (PROJET)
TITRE 4 : LES MODALITES DE RESTRUCTURATION ET DE DISSOLUTION DANS LE GROUPEMENT EUROPEEN D'INTERET ECONOMIQUE
Conclusion
Principaux textes applicables
Glossaire
Annexes
Bibliographie
Index (à faire)
Table des matières
Nom : Bon de commande livre JOLY.pdf
Taille : 3 Mo
Le cadre juridique régissant l'exercice des activités commerciales dans la Communauté demeure essentiellement national. Les sociétés sont, de ce fait, exposées à une pluralité de législation, de formes de sociétés et de régimes d'entreprise nationaux.
Par ailleurs les formes existantes de sociétés communautaires, notamment la SE, instituée en octobre 2001, sont conçues pour les grandes entreprises et ne peuvent pas de manière convaincante servir aux entreprises de petite taille.
Il était donc justifié de créer spécialement pour les PME un type de société européenne qui puisse être appliqué de manière aussi uniforme que possible dans toute la Communauté et qui laisse autant de matières que possible à la liberté contractuelle des actionnaires tout en permettant l'exercice d'un minimum de contrôle.
Si le principe de la création de la SPE est aujourd'hui acté, ses modalités pratiques de mise en oeuvre ne sont pas encore totalement finalisées. En fait certaines d'entre elles (participation des salariés, dissociation du siège statutaire et des centres de gestion ou d'administration) font même l'objet d'âpres discussions sur fond de débats politiques nationaux (Allemagne) ou européens (proximité des élections de juin). Mais il en est une qui a elle seule démontre toute la difficulté d'être européen dans les faits, c'est la question du caractère transnational de la future SPE.
D'un côté, dans l'état actuel du dossier (c'est-à-dire avant le vote en plénière au Parlement européen et l'adoption du texte par le Conseil), il suffirait, pour constituer une SPE, d'exprimer, à travers le libellé de l'objet social, l'intention de développer des activités transnationales ou bien de prévoir ab initio « d'avoir des activités importantes dans plus d'un Etat membre » ! N'est-ce pas là la finalité de toute entreprise ! Qui pourrait en effet prétendre créer une entreprise et, d'autorité, en autolimiter le rayonnement ? L'Europe n'est-elle pas le marché intérieur de toute entreprise, aussi modeste soit-elle. C'est bien là l'une des ambigüités de ce texte plusieurs fois remanié.
Beaucoup se félicitent d'une définition qui, au fond, laisse une grande latitude de manoeuvre aux dirigeants de l'entreprise en question. Mais il ne faut pas s'emballer ! Certes un appréciable vent de liberté pro-entrepreneuriale, particulièrement bienvenu en période de crise, a, en soufflant sur Bruxelles, favorisé une initiative intéressante, que la CCIP, au passage, a fortement inspirée et défendue au fil des années. Mais il se heurte de plein fouet au mur aveugle, pour ne pas dire au rempart, des contrôleurs de tout poil, bien campés sur leurs positions. En effet, si, dans les deux ans qui suivent son immatriculation, la société ne peut pas justifier les données fournies, elle sera obligée de modifier sa forme sociale en une forme juridique nationale appropriée (projet d'article 9). Retour à la case départ pour l'entrepreneur dont le destin européen n'aura pu pleinement s'affirmer !
A l'heure où la préservation de l'entreprise est plus que jamais à l'ordre du jour, où l'on souhaite donner une seconde chance aux entrepreneurs honnêtes qui ont du déposer leur bilan et où l'on favorise la transition générationnelle, fallait-il vraiment que l'Europe donne un tel signal ? Et si, au-delà du cap fatidique des deux ans, la situation se dégrade, comment réagit le contrôleur (dont rien n'indique d'ailleurs le profil ou les missions précises) ?
Le succès d'une entreprise se bâtit tous les jours, mêlant réussites et déconvenues. Ce qui est important, c'est d'afficher une ambition et de mettre en place la stratégie correspondante avec toute la pugnacité nécessaire. Que l'Europe soit à la fois un horizon naturel et un moteur, et non un couperet ou une menace, voilà ce qui compte vraiment. Espérons donc que les parlementaires européens et les autorités nationales s'attacheront à défendre l'essentiel en minimisant la contrainte administrative, toujours dissuasive et jamais productive !
Rédigé par Bernard Cottin
Responsable de la Mission Europe (Centre d'information européenne et appui aux porteurs de projets)
Le 27 février 2009
Société Privée Européenne : réaction de la CCIP aux amendements proposés par le Parlement européen
v. http://www.etudes.ccip.fr/rapport/14-societe-privee-europeenne
Le projet de Société Privée Européenne (SPE) répond aux besoins des entreprises, désireuses de se développer dans plusieurs Etats de l'Union européenne. Ce véhicule juridique européen laisse la plus grande place possible à la liberté contractuelle. Il s'agirait d'une grande nouveauté, portée depuis longtemps par la CCIP et le MEDEF
La Société Privée Européenne (SPE) serait un instrument véritablement européen qui permettrait aux entreprises de tirer davantage profit du marché intérieur. Cette forme juridique, plus ouverte et plus souple que la SE (Société Européenne), répondrait aux besoins des entreprises, désireuses de se développer dans plusieurs Etats de l'Union européenne. Ce véhicule juridique européen laisserait la plus grande place possible à la liberté contractuelle. Il s'agirait d'une grande nouveauté, portée depuis longtemps par la CCIP et le MEDEF, déjà coauteurs du premier projet de Société Privée Européenne en 1998.
Lors de son assemblée plénière du 10 mars 2009, le Parlement européen a clairement affiché sa volonté de développer une politique en faveur des PME en adoptant, dans le cadre du « Small Business Act », le rapport de M. Lehne relatif au statut de la Société Privée Européenne. Une première page de la procédure de consultation vient donc d'être tournée et un signal fort a ainsi été envoyé aux instances communautaires.
La CCIP se réjouit que le projet de SPE soit désormais concrètement inscrit dans la politique européenne. Cette nouvelle forme supra-nationale est un instrument porteur d'avenir qui possède un formidable potentiel de développement des affaires et de coopérations transfrontalières.
Documents de travail
Texte adopté par le Parlement européen le 10 mars 2009
Dossier de la Commission européenne sur la Société privée européenne
Contact
Anne-Marie REITA-TRAN
Courriel : areitatran@ccip.fr
Droit civil et commercial
Tél : 01 55 65 75 83
Société Privée Européenne : créer plus facilement une entreprise dans l'UE
(Séance plénière)
Affaires économiques et monétaires - 10-03-2009 - 15:32
Faciliter la création d'entreprise dans l'UE tout en réduisant les coûts afin de profiter des possibilités offertes par le marché unique, tel est l'objectif du futur statut de la société privée européenne. Les députés ont apporté des modifications à la proposition initiale afin de prévenir les abus et de garantir le respect des droits des travailleurs.
A une large majorité par 578 voix pour, 72 voix contre, le Parlement s'est prononcé en faveur de la proposition de règlement du Conseil de l'UE relatif au statut de la société privée européenne (SPE) tel qu'amendé en plénière. Le Parlement, conformément au rapport de Klaus Heiner Lehne (PPE-DE, DE), accueille favorablement la proposition de la Commission européenne qui prévoit un ensemble de règles pour créer une société relevant du droit communautaire "qui soit attrayante pour les petites et moyennes entreprises". Cette proposition fait suite à une demande formelle du Parlement de février 2007 en faveur d'un statut de société privée européenne pour PME.
