J'avoue que je suis resté sur ma faim. En effet qu'elles sont les parades ou astuces qu'ont les propriétaires de marques afin que leur actif ne se banalise pas et que leurs marques ne soient pas frappées pour dégénérescence ?
Selon l'article de ma consoeur évoquant les récentes tendances jurisprudentielles françaises en matière de marque, il semble que les propriétaires de marques n'ont pas une grande marge de manœuvre.
La logique fait qu'avant qu'une marque ne soit victime de son succès, elle soit devenue notoire ou bien même de renommée. On imagine mal une marque ayant eu un grand succès, ne pas acquérir le statut de la notoriété ou de la renommée et ne soit pas protégeable en consécration des articles 6 bis CUP et L.711.4 CPI ( équivalent de l'article 24 de la loi tunisienne).
Mais alors il est légitime de s'interroger sur les reproches de la cour à CANDIA. Il semble qu'en l'espèce que le système français a changé de position en frappant de déchéance la marque pour excès de notoriété. Il est vrai aussi qu'une couleur plate ne soit pas suffisamment distinctive, mais associée à d'autres éléments elle peut l'être.
A notre avis, pour des raisons de sécurité juridique la banalisation du signe ne doit pas être suffisante pour faire perdre le droit à la marque.
Maître Nafaâ LARIBI
Avocat au barreau de Tunisie.


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