Au moment où le doute s'installe, où le spectre de la récession approche, les professionnels du BTP reprennent le chemin des appels d'offre publics.
Mais même si les critères de Maastricht doivent être adoucis, nos collectivités locales ont des problèmes de financement.
C'est la raison pour laquelle les Partenariats Public Privé fleurissent.
L'objet de ces contrats est défini, au terme de la loi du 28 juillet 2008, comme « une mission globale ayant pour objet le financement, la construction ou la transformation, l'entretien, la maintenance, l'exploitation ou la gestion d'ouvrages, d'équipements, ou de biens nécessaires au service public ».
Eventuellement, ces contrats peuvent aussi porter sur « tout ou partie de la conception de ces ouvrages, équipements ou bien immatériels ainsi que des prestations de service concourant à l'exercice par la personne publique de la mission de service public dont elle est chargée. »
Pour l'instant la pratique de ces contrats concerne essentiellement les opérations de restructuration d'aménagements publics nécessitant des concours bancaires importants et seuls les majors du BTP semblent être armés pour discuter avec l'Administration de ces contrats complexes qui constituent souvent un pari à long terme.
Mais pour autant n'y a-t-il pas dans cette idée de partenariat public/privé une opportunité :
• Pour les entreprises locales de répondre présent sur des projets dont elles maîtriseront d'autant mieux les contours qu'elles ont une parfaite connaissance du contexte économique local.
• Pour les collectivités publiques qui peuvent externaliser la dette liée à l'investissement.
• Pour les établissements publics ou les titulaires d'une délégation de service public de réaliser les investissements non budgétés mais pourtant bien utiles à l'intérêt général.
Il suffit parfois d'investir dans une liaison entre deux ouvrages pour créer une synergie entre l'investissement public et les utilisateurs privés et c'est cette synergie qui est source de richesses.
Pour combattre la crise sachons promouvoir nos idées !

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