pratique (84)

janv.
22

Avoir un procès

  • Par brigitte.bogucki le 22/01/10
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Pour nous, acteurs du monde judiciaire, cela paraît banal mais lorsque nous avons une procédure, alors les choses sont différentes.


Le magistrat, devenu justiciable, s'insurge quand on lui explique que l'article 700 du CPC ma foi, il ne peut compter que sur une somme symbolique, et encore.


L'avocat passant de plaideur à partie, découvre l'angoisse de l'audience vue de l'autre côté.


Bref, nous devenons des justiciables comme les autres, plus exigents que les autres.


Et cela nous apprend finalement beaucoup et nous aide à mieux comprendre nos clients.

janv.
20

Procédure et renvois

Lorsqu'une audience est reportée, cela s'appelle un renvoi.


La difficulté des renvois tient fréquemment à ce que l'intérêt de l'une des parties est de faire durer tandis que l'autre veut au contraire aller rapidement.


Le renvoi fait donc l'objet de discussions, contestations...


C'est évidemment la légitimité de la demande qui est en cause.


Lorsqu'un avocat désire un renvoi, il commence par demander à son confrère adverse son accord. S'il ne l'obtient pas, c'est alors le juge qui tranchera.


Et là une difficulté particulière se pose, qui échappe parfois à la sagacité de nos magistrats, c'est le coût de cette audience de renvoi. En effet, lorsqu'un avocat se déplace à l'audience, attend pour être reçu, cela prend du temps, qu'il facture légitimement à son client. C'est pourquoi nombre d'avocats tentent d'éviter ce déplacement inutile et espèrent que le développement informatique permettra d'obtenir par avance des informations sur le calendrier du tribunal. Car penser que souvent les avocats sont contraints d'aller demander le report en personne simplement pour s'assurer de la compatibilité de l'audience à venir avec leur agenda, c'est bien regrettable en une époque ou l'agenda partagé existe.




janv.
19

Divorce, faites un budget d'abord

  • Par brigitte.bogucki le 19/01/10
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Prendre la décision de divorcer est toujours difficile, savoir quoi proposer, ou demander, l'est souvent plus encore. Il y a bien entendu les contingences financières mais aussi la culpabilité, la volonté de "faire payer" l'autre, le goût du confort, la volonté que rien ne change... bref de nombreux affects qui viennent interférer sur la raison et les nécessités.


Quelques règles simples peuvent vous permettre de savoir ce qu'il serait raisonnable d'envisager.


Tout d'abord faire un budget de la vie actuelle de la famille, en mettant bien en exergue les dépenses spécifiques aux enfants (loisirs, ...).


Puis prévoir les dépenses qu'aura chaque époux après séparation, sans oublier les enfants.


Savoir que l'époux qui s'en va n'est pas un coupable qui doit tout laisser et tout payer.


Noter que chaque époux doit continuer après séparation à vivre correctement.


Recalculer les impôts sur le revenu afin de prendre en compte les nouvelles données et établir à nouveau le budget de chacun.


Faire à nouveau le budget en intégrant les nouvelles données.


Voir le reste à vivre de chacun une fois tout payé.


Cela permet de faire des propositions raisonnables, respectueuses et de discuter au mieux.

janv.
18

Procédure, mettre ses demandes à jour

  • Par brigitte.bogucki le 18/01/10
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Les procédures ont une durée moyenne de plusieurs mois, sans compter le délai préalable.


Dès le départ, nos clients nous transmettent des pièces justificatives de leurs revenus et charges, mais au cours de la procédure, la vie continue, les revenus et les charges changent souvent.


Il est donc absolument indispensable d'envoyer à son avocat tout élément nouveau qui intervient dans votre vie et peut avoir des conséquences sur l'issue de la procédure.


En outre, il faut réactualiser au moins une fois par an le budget, les revenus, les impôts... ainsi votre avocat a toujours un dossier à jour.


Pour vous aider, vous trouverez ci-joint un modèle de budget à télécharger

Nom : BUDGET.doc
Taille : 46 Ko


janv.
6

courrier recommandé

  • Par brigitte.bogucki le 06/01/10
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Tout d'abord un courrier recommandé, du point de vue juridique, ayant pour objet d'établir la preuve qu'un élément a été porté à la connaissance de son destinataire, il doit toujours être avec accusé de réception.


Ensuite n'oubliez pas de garder copie et de l'accusé de réception et du courrier lui-même.


Le courrier va être présenté par la poste deux fois en une quinzaine de jours et, si le destinataire ne le retire pas, il vous sera retourné.


Peu importe que le destinataire n'ait pas été cherché le courrier, il est considéré comme l'ayant reçu.


Donc si vous recevez un avis de réception de la poste, allez chercher le courrier. Au pire si vous voulez gagner du temps attendez le dernier moment mais allez le chercher car sinon vous ne pourrez utilement répondre.

janv.
4

Pension alimentaire, date d'indexation

  • Par brigitte.bogucki le 04/01/10
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Lorsqu'une pension alimentaire est fixée, il est toujours prévu dans la décision judiciaire qu'elle sera annuellement indexée sur l'indice INSEE.


Il s'agit d'une indexation sur le coût de la vie. Elle est automatique et doit être faite annuellement par le débiteur qui doit directement payer le montant indexé.


La date d'indexation est celle prévue dans la décision. Fréquemment il s'agit de la date anniversaire de la décision ou du premier janvier, vérifiez donc sur votre décision pour le faire.


Les montants dus à ce titre se prescrivent, comme la pension elle-même, par 5 ans. Le non paiement de l'indexation est considéré comme non paiement de la pension et ouvre donc le droit à recouvrement forcé et est constitutif du délit pénal d'abandon de famille au bout de deux mois.


Pour déterminer le montant à payer, vous pouvez utiliser le module de calcul proposé par le portail de l'administration.


Le fonctionnement est le même pour les prestations compensatoires sous forme de rente ou de capital renté.

déc.
14

Petit bain de réalité pour JAF en mal d'esprit pratique

  • Par brigitte.bogucki le 14/12/09
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Je suis parfois sidérée de noter que nos magistrats semblent trop souvent manquer du simple bon sens tant vanté par nos grands-parents.


Certaines décisions laissent penser que le juge n'a pas même réfléchi aux conséquences pratiques de ses choix, ne s'est posé aucune question sur la vie de la famille que pourtant sa décision va bouleverser.


Exemples, au presque hasard:

* un justiciable est profession libérale, son chiffre d'affaire étant en chute libre, il demande à baisser sa pension alimentaire: le juge refuse au motif...qu'il ne produit pas de fiches de paie! La décision étant exécutoire, le pauvre homme doit continuer à payer une pension d'un montant intenable en attendant l'appel

* une femme veut quitter son concubin, elle souhaite partir vivre à l'étranger (dont elle est originaire) et il s'y oppose, elle saisit le juge pour y être autorisé (convention de la Haye oblige); le juge à la première audience refuse de statuer au motif qu'ils vivent encore ensemble... elle n'a qu'à partir et se faire héberger et le juge renvoie à 1 mois... La pauvre femme a voulu respecter la Loi, elle se retrouve sans travail et à le cloche de bois pour un mois...

* nous sommes en fin d'année, un homme sait déjà que ses primes de l'an prochain seront bien plus faibles que celles qu'il a perçu cette année, il le fait donc valoir au juge pour le divorce. Que nenni dit le juge, pour la pension alimentaire vous n'aurez qu'à me ressaisir ... Le juge oublie que le saisir c'est de l'argent, du temps et des soucis.

* Madame a été frappée par son mari. Elle n'a pas porté plainte, s'est contenté d'une main courante. Il l'a menacé à nouveau, elle saisit le juge pour le divorce et demande la jouissance du logement et les enfants. Il les terrorise au quotidien par ses hurlements et ses menaces, les voisins attestent et plus la date d'audience avance, pire c'est. Lors de l'audience, il est demandé au juge, vu la situation, de statuer rapidement, que Monsieur parte au plus vite. Les violences morales n'existent pas dit le juge, la situation peut bien durer un peu, et elle donne à Monsieur 3 mois pour partir... elle n'imagine visiblement pas le quotidien de cette famille.

* Monsieur demeure à l'étranger, il veut voir ses enfants et demande au juge de statuer précisément car la mère ne met aucune bonne volonté. Il veut que soit prévus dans les moindres détails les voyages des enfants. Le juge bâcle sa décision, se contentant de préciser que les parents devront à l'avance se mettre d'accord sur les modalités de transport... Comment le juge peut-il imaginer que les parties vont s'accorder, mystère... il a fallu faire appel


Ce sont des quelques exemples, je n'en ai pas toujours été l'avocat, souvent je suis intervenue après, en appel, ou même pour l'autre partie mais chaque fois je suis frappée du manque de pragmatisme, de l'absence totale de compréhension de ce que peut-être une procédure au quotidien pour un justiciable, des conséquences sur sa vie...

nov.
23

Répondez à votre avocat!!!

  • Par brigitte.bogucki le 23/11/09
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Il est assez courant que nos clients ne nous répondent pas, ou tardivement lorsque nous leur demandons un avis sur les écritures adverses, des éléments justificatifs de leur situation ou autre...


Bien sûr c'est épuisant moralement de devoir sans cesse se replonger dans ce dossier qui les mine.


Oui, c'est le travail de l'avocat de préparer le dossier, de répondre à la partie adverse, de plaider.


Mais seul l'avocat ne peut rien faire. C'est un binôme entre l'avocat et le client, une équipe qui ne peut gagner qu'en travaillant ensemble.


L'avocat est un technicien, il sait ce qu'il faut faire, quand et comment, mais il n'a pas d'élément factuel et n'a aucun pouvoir pour les obtenir directement.


De son côté le juge ne peut vous croire sur parole, quelque soit votre bonne foi. Il faut donc lui apporter la preuve de votre situation, de vos dires et contrecarrer les allégations adverses.


Pour cela votre apport est fondamental, vous seul pouvez fournir à votre avocat les éléments qui lui manquent pour que votre dossier soit complet.


Et faites le rapidement car les délais courent, et si les documents sont envoyés trop tard, des reports risquent d'être impératifs.

nov.
20

FICOBA, rappel

  • Par brigitte.bogucki le 20/11/09
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Le FIchier national des COmptes Bancaires et Assimilés (FICOBA) sert à recenser les comptes de toute nature (bancaires, postaux, d'épargne ...) en FRANCE (y compris DOM TOM) exclusivement, et à fournir aux personnes habilitées des informations sur les comptes détenus par une personne ou une société.


Notamment sont habilités les notaires et huissiers dans certaines procédures et par habilitation spéciales du juge.


FICOBA contient des informations provenant des déclarations fiscales incombant aux organismes qui gèrent des comptes (établissements bancaires et financiers, centres de chèques postaux, sociétés de Bourse...).


Les déclarations d'ouverture, de clôture ou de modification de comptes comportent les renseignements suivants :

* nom et adresse de l'établissement qui gère le compte

* numéro, nature, type et caractéristique du compte

* date et nature de l'opération déclarée (ouverture, clôture, modification)

* nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse du titulaire du compte, plus le numéro SIRET des entrepreneurs individuels.


Pour les personnes morales, sont enregistrés

* les nom, forme juridique, numéro SIRET et adresse.


Le fichier ne fournit aucune information sur les opérations effectuées sur le compte.

La DGFIP procède aux inscriptions sur la base des déclarations obligatoires d'ouverture et de clôture de comptes transmises par les banques.


Les éléments d'état civil des personnes (nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe) sont certifiés par l'INSEE, qui signale également à la DGI toute modification.


La DGFIP (direction générale des finances publiques, qui gère ce fichier) utilise le fichier SIRENE pour certifier et mettre à jour les éléments d'identification des organismes (changement de dénomination ou de raison sociale, d'adresse ou de siège social, de forme juridique ; cession, cessation d'activité).


Les données sont conservées trois ans révolus après l'enregistrement de la clôture du compte pour les comptes dont le titulaire est une personne physique et dix ans révolus après l'enregistrement de la clôture du compte pour les comptes dont le titulaire est une personne morale.


Attention cependant, la fiabilité des informations FICOBA est contestable car elle dépend de la diligence des établissements qui gèrent les comptes. En outre la pratique nous apprends que les résultats sont souvents incomplets voire erronés.


nov.
18

FICOBA, l'interroger soi-même

  • Par brigitte.bogucki le 18/11/09
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Par arrêté du 13 décembre 2007, le Ministère du Budget a (enfin) autorisé l'accès par le particulier à son fichier FICOBA (Fichier national des comptes bancaires et assimilés).


Vous pouvez avoir accès au fichier FICOBA vous concernant:

- soit directement auprès du centre des impôts dont dépend votre domicile lorsque vous souhaitez connaître les données d'identification enregistrées dans ce fichier (nom, prénom, nom marital, sexe, date de naissance,

commune, département ou pays de naissance et adresse).

- soit de manière indirecte en saisissant la CNIL d'une demande de droit d'accès indirect, lorsque les informations demandées concernent les données bancaires liées à la nature et à l'identification du compte (numéro, type, caractéristique du compte, adresse de l'établissement gérant le compte). Seul inconvénient, le traitement de la demande peut prendre plusieurs mois.

nov.
17

Les ukazes de la Cour d'Appel de Versailles

  • Par brigitte.bogucki le 17/11/09
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Finis les dossiers de plaidoiries! La Cour d'Appel de Versailles refuse désormais les dossiers de plaidoiries, il faut se contenter de déposer les pièces communiquées dans leur ordre numérique de communication.


Qu'est ce qui permet de bafouer ainsi les droits de la défense, quel intérêt pour les magistrats de se couper de l'aide que peut leur apporter le dossier de plaidoiries qui en fait permet de présenter l'affaire sous un angle différent, de mettre en avant certaines pièces, de retirer celles devenues obsolètes, de les classer par catégories au lieu de l'ordre numérique aléatoire de leur communication.


Ci-dessous le courrier intégral du premier président de la Cour.

Nom : cour d'appel de versailles, dossier de plaido.pdf
Taille : 42 Ko


nov.
6

TGI de Nevers

  • Par brigitte.bogucki le 06/11/09
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Au centre de la vieille ville, sur une petite place ce tribunal est charmant.


nov.
3

Droit collaboratif

  • Par brigitte.bogucki le 03/11/09
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Ce phénomène, nouveau en France, dont j'ai déjà parlé ici, a fait l'objet au Canada d'une étude très complète en 2005 que vous pouvez lire ici ou télécharger ci-dessous en version PDF.



Nom : droit collaboratif canadien.pdf
Taille : 459 Ko


sept.
29

Vacances à l'étranger avec les enfants

  • Par brigitte.bogucki le 29/09/09
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L'autorité parentale conjointe implique que les parents se concertent seulement pour les décisions importantes de la vie des enfants, pas pour tout.


Emmener les enfants en vacances à l'étranger ne demande donc aucune autorisation préalable de l'autre parent sauf si une décision du tribunal le précise.


Si vous avez crainte d'un enlèvement d'enfant, vous pouvez demander spécialement au juge aux affaires familiales d'interdire que l'autre parent ne quitte le territoire national sans votre autorisation expresse et que cela figure sur le passeport de l'enfant et dans l'urgence l'opposition administrative.


Le simple fait que vous ne vouliez pas que l'enfant quitte la France ou que votre conjoint soit d'une autre nationalité ne saurait suffire, il faudra prouver au juge le risque réel.


Il faut en outre rappeler les limites de ces mesures qui ne s'appliquent que sur le territoire français car il est facile de quitter la France par route ou rail et de s'envoler d'un autre état limitrophe.

sept.
24

La fin du divorce

  • Par brigitte.bogucki le 24/09/09
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Ca y est, vous avez entre les mains le jugement de divorce tant attendu, ouf, c'est fini...enfin presque.


Tout d'abord il faut que le délai de contestation passe. Pour cela soit vous êtes d'accord et vous signez un acte d'acquiescement, soit la décision est notifiée par huissier pour faire courrir le délai.


Une fois le délai passé, il faut demander un certificat de non appel (ou de non pourvoi selon les cas) ce qui permet de s'assurer que la décision est définitive.


C'est fait, vous voilà réellement divorcé.


Mais ce n'est pas tout à fait fini. Il faut encore faire transcrire à l'état civil ce divorce pour qu'il soit opposable au tiers.


Le travail de l'avocat qui se charge de votre divorce s'arrête là, ensuite vous pouvez également lui confier le suiver de vos opérations de liquidation de régime matrimonial car c'est un droit très complexe. Vérifiez qu'il connait bien cette matière, différente du divorce et n'hésitez pas à le consulter car les erreurs en cette matière coûtent cher.

sept.
24

Le secret professionnel et les proches

  • Par brigitte.bogucki le 24/09/09
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L'avocat est tenu au strict secret professionnel. Il ne doit donc rien révéler de ce que son client lui confie. Cela permet une totale honnêteté du client qui peut sans crainte dévoiler à son avocat l'ensemble des éléments de nature à permettre à celui-ci de mieux comprendre la situation et, partant de mieux le défendre.


Mais parfois en droit de la famille, ce secret est mal vécu, mal compris même.


Ainsi lorsque le conjoint, les parents, les nouveaux compagnons ou compagnes téléphonent pour savoir "où en est le dossier" je ne peux pas lui répondre, sauf si mon client m'a spécifiquement demandé de le faire.


Et parfois les correspondants le prennent fort mal. Il n'y a pourtant pas d'offense, mais d'une part le téléphone est trompeur et rien ne me garantie que mon interlocuteur soit qui il prétend, d'autre part si mon client ne m'a pas clairement dit que je puis parler ouvertement avec telle ou telle personne, je n'ai pas à le faire.


La règle est simple car absolue. Je ne dois donner aucune information sur un dossier en cours à un tiers, seul mon client est mon interlocuteur.


Ce secret est protecteur, l'avocat en est le gardien jaloux et c'est parfait ainsi.

sept.
18

Délai de prescription pour exécuter une decision

  • Par brigitte.bogucki le 18/09/09
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Lorsqu'une décision de condamnation est rendue par une juridiction, il arrive qu'elle soit impossible à exécuter sur le moment.


Il est possible d'attendre et de l'exécuter plus tard mais attention à ne pas dépasser 10 ans (article 3-1 de la loi du. 9/7/91) car ensuite ce sera prescrit.

sept.
9

Discuter du divorce avec son conjoint

  • Par brigitte.bogucki le 09/09/09
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A un moment ou un autre, il faut discuter du divorce avec son conjoint, non seulement du principe lui-même mais encore des conséquences sur les enfants, les biens, le quotidien...


C'est chose difficile, terrible même et les craintes concernant les conséquences juridiques de chaque chose n'aident pas. Mais y arriver c'est faire un pas vers l'amiable, si tel est votre souhait, il faut donc essayer.


Quelques règles simples peuvent vous y aider.


Avant tout, voyez votre avocat pour faire le point de vos droits et obligations, de vos forces et de vos faiblesses. N'hésitez pas à lui parler à coeur ouvert, honnêtement, de vos craintes quelles qu'elles soient. Plus vous aurez d'information objective, plus vous vous sentirez à l'aise pour discuter.


Lorsque vous discutez avec votre conjoint, évitez les règlements de compte, parlez à la première personne (je désire, je ressens, et non tu ceci, tu cela...).


Faites des propositions raisonnables mais toujours oralement, n'écrivez rien sans l'avoir préalablement soumis à votre avocat pour accord, vous pourriez le regretter ultérieurement.


Si vous bloquez sur un point, mettez-le de côté et proposez qu'il soit discuté avec les avocats.






sept.
8

Un peu de modernisation ne serait pas de refus

  • Par brigitte.bogucki le 08/09/09
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Billet grognon.


A l'heure de l'informatique, du web2.0, de l'information "en temps réel", il est déplorable de voir que sur certains points, et non des moindres, notre Justice n'a pas évolué d'un pouce.


Ainsi en va t'il pour l'agenda, cauchemar de tout avocat.


Car aujourd'hui la fixation d'une audience de plaidoirie se fait de la façon la plus ubuesque qui soit.


Selon les juridictions soit une date vous est fixée, sans savoir si vous avez une quelconque indisponibilité; soit il faut écrire en transmettant un calendrier de possibles (mais dans l'intervalle de la réponse, tout devient impossible) soit encore le téléphone (pour autant que la ligne réponde) ou le fax sont le seul lien...


Pour avoir une date spécifique (un client qui demeure au bout du monde, un agenda surchargé) il faut ... se déplacer et encore n'est on pas certain d'être exaucé.


Résultat, des reports intempestifs pour cause d'impossibilité prévisible, des parties énervées, des magistrats excédés, des greffiers fatigués, des tonnes de papiers, des milliers d'heures perdues.


Il suffirait d'un agenda en ligne, participatif mais c'est, visiblement, de la science fiction...


Grrrrrr!!!!!


juin
29

Copies des plaintes pénales

  • Par brigitte.bogucki le 29/06/09
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Il arrive malheureusement que nos clients doivent porter plainte contre leur conjoint ou leur compagnon, généralement pour violence.


Il est impératif pour que pouvoir mettre en oeuvre les procédures protectrices parallèle, ou tout simplement pour rapporter la preuve de l'existence de cette plainte, que la copie soit versée au dossier de l'avocat.


L'idéal, le plus rapide aussi, est que le client nous amène directement cette copie. Puisqu'en principe, le jour du dépôt de la plainte, une copie lui en est délivrée.


A défaut, l'avocat peut la demander mais seulement au Ministère Public, c'est à dire au parquet du tribunal correspondant, et cela prend du temps, parfois beaucoup de temps.


Alors pensez à demander cette copie et à l'apporter à votre avocat.

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