déc.
5

De l'origine du conflit judiciaire lors d'une séparation

  • Par brigitte.bogucki le
  • Dernier commentaire ajouté

Lorsqu'une séparation se passe mal, il est souvent très difficile de faire admettre à la justice que l'un des conjoints (ou des parents) est seul à l'origine du conflit.


Certes le plus souvent, le conflit est le fait des deux ex-conjoints. Mais il arrive, assez fréquemment, que la rupture de la relation fasse apparaitre chez l'un d'entre eux une véritable pathologie qui va trouver son expression dans la procédure, voire dans la multiplication, parfois durant des années, des procédures concernant la séparation, les biens, les enfants. Au fur et à mesure du temps, chacun va durcir son discours et au final on arrive à une situation inextricable, d'autant plus douloureuse que le juge a beaucoup de mal à voir l'origine de la situation et à la reconnaitre comme fautive.


Fréquemment, celui (ou celle) qui est ainsi anéanti par la séparation n'arrive pas à passer outre et diabolise absolument son ex-conjoint allant trop souvent jusqu'à le considérer comme dangereux pour les enfants et tenter de l'éloigner durablement d'eux.


Il n'est malheureusement pas possible de contraindre le conjoint agissant ainsi à se soigner et toutes les solutions existantes ne sont que pis aller, la situation pouvant aller jusqu'à un clivage de loyauté des enfants qui seront durablement meurtris. En fonction des situations, la seule solution est souvent la saisine du juge pour enfants...


Dans ces situations, le conjoint à l'origine de la séparation se retrouve victime de la violence morale, familiale, voire judiciaire de l'autre et s'il peut en faire la preuve, il lui est possible d'obtenir à tous le moins un divorce aux torts partagés.


22 commentaires

Votre tableau de la situation

  • Par pat le

votre tableau de la situation dans une separation conflictuelle est criant de vérité.

On peut ajouter qu'au gré des procédures et des années les juges changent et il faut recommencer à chaque fois le travail pour les convaincre.

On peut ajouter aussi que les décisions du juge quand elle sont favorables ne sont pas appliquées par le parent agressif et cela sans grandes conséquences pendant des années.

Quand enfin vous attaquez la case juge des enfants il faut encore refaire un parcours du combattant avec parquet des mineurs, maison du département enquêteurs divers.

Au bout de 6 ou 7 ans vous espérez le bout du tunnel mais l'enfant est déjà tellement abimé qu'on se demande a quoi cela a servi....

A quand des procédures rapides et des moyens contraignants pour appliquer les décisions concernant les enfants .

Aujourd'hui dans le conflit la prime est donnée au plus rapide et surtout a celui qui n'a pas de scrupules.


tellement VRAI

  • Par stephanie le

effectivement, je vous approuve à 200%.


Comment peut-on laisser des procèdures de divorce aussi longues...les enfants souffrent ainsi que les parents.....


Je pense que la loi doit changer !! accélérer !! de toute façon lorsqu'une procédure de divorce est en marche....il est rare que les époux se remettent ensemble...


Idem lorsque nous souhaitons entrer en contact avec le juge aux affaires familiales....pourquoi tout cela est compliqué ??


RE: tellement VRAI

  • Par YARA972 le

7 ans de procédure

1 gosse ayant raté ses études post-bac

1 gosse ayant été descolarisé en 3ème

1 gosse les fesses entre 2 chaises (heu parents)

3 gosses ayant eu un bourrage de crâne pendant 7 ans....


Oui maître, vous avez tout à fait raison et selon moi la justice à une part de responsabilité dans ces situations (longueur de procédure)


RE: tellement VRAI

  • Par Attention le


C'est étonnant cette manie d'attendre de la justice et des magistrats qu'ils guérissent tous les maux humains ! Ils doivent non seulement faire du droit, mais être de super toubibs, voire des "fées du logis" !!!

Quand un individu est psychopathique, quand un individu est violent, belliqueux par essence etc. aucune décision rapide ou non, aucune contrainte ne le guérira de la personnalité qui est la sienne !




RE: tellement VRAI

  • Par pat le

Maisquia parlé de guérirles ex tordus? Il s'agit ici seulement de sauver les enfants et sa propre peau.


RE: tellement VRAI

  • Par Attention le


Et si vous pensez qu'un juge et sa décision va sauver les enfants et la peau de qui que ce soit, vous vous mettez le doigt dans l'oeil ! Un individu déterminé à pourrir la vie de l'autre trouvera tous les moyens pour le faire, avec ou sans décision judiciaire !






RE: tellement VRAI

  • Par pat le

C'est exactement ce que l'on est en droit d'attendre de la justice: sauver les plus faibles des griffes des plus pervers, en faisant respecter la loi. Malheureusement elle se contente souvent de dire la loi , et pas bien vite et pas toujours à propos.


RE: tellement VRAI

  • Par Attention le


Non seulement il faut débusquer les plus pervers, mais vous pensez sérieusement que la loi respectée, les "plus pervers" d"eviendront des gens sains qui cesseront miraculeusement d'être pervers ?


Sacré pat !






RE: tellement VRAI

  • Par pat le

Vous le faites exprès attention ou bien vous ne comprenez rien? Qui peut penser guerir un pervers (une perverse) ? que ce soit par la loi, la médecine ou la psychologie.... aucun espoir, on ne soigne pas les gens malgré eux.

Le but est simplement de donner et faire appliquer une décision qui permette aux victimes de se mettre a l'abri des malfaisants. On y arrive plus ou moins pour les attaques a main armée, la fraude fiscale, etc...mais pas souvent en justice familiale.


RE: tellement VRAI

  • Par Attention le


Parce que vous connaissez, vous, une décision de justice qui va couper le lien entre un enfant et un parent "malfaisant" ?

Quand on voit déjà le nombre d'enfants maltraités par un ou les deux parents et qui, signalement après signalement, restent toçujours à la garde des parents en question, où est la protection miraculeuse à laquelle vous croyez ?




RE: tellement VRAI

  • Par pat le

oui j'en connais, tres peu c'est vrai et prise deux a trois ans apres l'evidence, mais cela commence a exister.


Très juste

  • Par Lulu le

Bravo ! C'est exactement ce qu'une poignée de crimologues victimologues spécialistes du harcèlement psychologique au sein du couple savent expliquer aux juges...


Le délit de violence psychologique est fait pour mettre le doigt sur le comportement pathologique de l'un sur l'autre, et via les enfants.


L'ennui, c'est que ce délit qui date de Juillet 2012 ne connait pas encore de jurisprudence, car le syndicat de la magistrature rechigne à le reconnaître...

De ce fait, les avocats ne le font pas valoir en audience auprès du JAF, malgré les preuves qui s'accumulent, s'accumulent, et s'accumulent encore au fil des audiences....


La victime n'a qu'à faire bonne figure et la fermer... Tandis que l'auteur de la violence se fait passer pour la victime auprès des magistrats, et parvient souvent à retourner les experts psychologues non suffisamment formés quant à l'extrème perversité de leur profils.


Moralité, les experts mandatés par les JAF devraient bénéficier d'une meilleure formation en profilage des parents (victomologie, criminologie, psychopathie et troubles asymptomatiques de la personnalité) afin de ne pas laisser bêtement l'enfant en garde auprès du parent manipulateur destructeur.... Profil de pathologie blanche mais hautement toxique pour son entourage, et qui transparaît dans les situations hautement conflictuelles, et à risque pour les enfants.






RE: Très juste

  • Par Lulu le

Erratum : le délit date de Juillet 2010


Rien ne doit changer si les parents ne changent pas

  • Par Information le

car l'enfant à besoin de protection, et la justice parce qu'elle est lente donne

justement du relief à des décisions qui pourraient aller à l'encontre de des intérêts de l'enfant. Des décisions à l'emporte-pièces ne pourraient que nuire.


Il s'agit de relations filiales et en cela, la tâche des magistrats est délicate s'agissant des décisions à prendre. Chaque cas ne rentre pas systématiquement dans les cases établies par la loi.


Mais les enfants grandisent, et passent par différents stades qui les construisent petit à petit, et les libèrent des liens nocifs, une chose au moins positive.


A mon avis, il n'y aurait que certains avocats qui pourraient se satisfaire de l'accélération des procédures, et hop on facture et on passe à un autre dossier.


RE: Rien ne doit changer si les parents ne changent pas

  • Par pat le

Malheureusement cette affirmation est fausse: ".....Mais les enfants grandisent, et passent par différents stades qui les construisent petit à petit, et les libèrent des liens nocifs...." quand on grandit dans un milieu nocif (et qu'on y est maintenu par la lenteur de réaction de ceux qui ont le pouvoir de changer les choses), rien ne s'améliore tout seul, au contraire dans la plupart des cas l'enfant demeure marqué a vie et développe des troubles du comportement.


RE: Rien ne doit changer si les parents ne changent pas

  • Par Lulu le

Alors là, Pat... c'est fou ! j'aurai pas répondu mieux.


"Laissons grandir les enfants dans un milieu nocif... Laissons la justice agir lentement... Laissons les choses se faire jusqu'à ce que l'enfant soit adulte... En mesure de se défendre, donc ... "


Bref, la lenteur de la justice d'abord... la protection de l'enfance, après. loll




Le pervers n'est pas toujours celui que l'on croit

  • Par solution le

7 ans de procédure trois enfants équilibrés et excellents à l'école (désirés par les deux parents).


Ils sont tout à fait conscients des manquements de leur père qu'ils sont "contraints" de voir.


Ils ont bien conscience que leur père avec ses vélléités d'artiste et de "garçon" ne les voit que pour éviter d'être mal vu au yeux de la justice, mais ont bien conscience qu'il ne désire que "gagner" alors que leur mère n'a qu'un souhait les mener à bond port.


La perversité, il est vrai se cache dans les détails. Il est alors difficile de la faire reconnaître par la justice. Mais quand un père s'arrête de travailler pour éviter de payer une pension alimentaire, quand une multitude de preuves s'accumulent et que la justice ne fait rien pour compenser ce fait ; on se dit qu'il faut bien l'un des deux parents pour se battre. Mais cela à un prix non négligeable, alors bcp de parents à bout baissent les bras.


Il est un fait notoire que les familles monoparentales sont les plus démunies et c'est une constante.


Mis à part une Juge formidable à l'ONC et un avocat pertinent, la justice ne semble pas prête à défendre coûte que coûte l'enfant et ses droits.


Beaucoup d'avocats ne voient que l'argent et quelques juges peuvent faire des erreurs d'appréciations et brandir ce sacro-saint "pouvoir souverain".


Comme tout corps de métier, la justice n'est pas exempt d'erreurs et de faux pas. Il s'agit d'avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes durant ce parcours du combattant mais il est difficilement admissible d'accepter l'aléatoire lorsqu'il s'agit d'enfants.


A mon sens, il faut du cran pour être Juge et un bon avocat est celui qui, humblement vous parlera sans détour des possibilités qui vous sont offertes et leurs limites pour défendre vos enfants sans vous voir comme un simple chéquier ou lorgner sur votre hypothétique patrimoine.


RE: Le pervers n'est pas toujours celui que l'on croit

  • Par pat le

quand on lit ça: "Ils sont tout à fait conscients des manquements de leur père qu'ils sont "contraints" de voir. " on peut se dire que la manipulation n'est pas loin en effet.


RE: Le pervers n'est pas toujours celui que l'on croit

  • Par solution le

pat? Pourriez-vous développer ? Parler à demi-mots est à mon sens reservé aux manipulateurs. Internet permet de s'exprimer librement cela ne veut pas dire qu'il soit nécessaire de polémiquer sans raison.


Mes enfants sont grands, petits je n'ai jamais guider leur avis même s'ils émettaient des doutes "Papa a dit ça de toi, on le croit pas...Il a fait ça....Il m'a fait mal au bras en le tournant...Il refuse ceci et cela...", malgré leur doute je maintenais que leur père les aimait à ça façon.


Mais avec l'age ils ont pris conscience des manquements, des faux pas et de la psycho-rigidité de leur père. Il serait bien trop long de développer ici des années de conflit imposées par le père.


Je n'ai eu de cesse de les protéger, aujourd'hui, peu importe la bêtise de leur père, ils sont devenus de jeunes hommes équilibrés, plein de vie et intelligents.


Je comprends que ce témoignage dérange vos théories mais je ne peux laisser penser une telle chose.




RE: Le pervers n'est pas toujours celui que l'on croit

  • Par pat le

La forme de votre discours est celle qu'aurait adopté tout parent qui aurait voulu détruire l'image de l'autre parent dans l'esprit d ses enfants, et qui se réjouit du résultat...c'est vraiment typique , mais je peux me tromper....là ça vous va? je ne parle pas a demi mots.

Je n'ai pas de théorie, juste une longue pratique, vue d'en face!


RE: Le pervers n'est pas toujours celui que l'on croit

  • Par Attention le


Ne faites pas attention, solution, les positions de pat relèvent quasiment de la psycho-PAThie !

Pour lui les pères sont toujours au-dessus de tout soupçon, des Dieux le Père, et si l'enfant rejette son père, ce n'est JAMAIS pour de bonnes raisons, mais parce que sa mère n'est qu'une sal..... qui manipule son enfant !!!


Il dit qu'il n'a pas de théorie ? non, c'est une conviction congénitale !






RE: Le pervers n'est pas toujours celui que l'on croit

  • Par pat le

quand on prête beaucoup d'"attention" a des enfants qui racontent

du mal de l'autre parent et qu'on leur dit mais oui, il t'aime a sa façon....on a tout dit.

De deux choses l'une soit l'autre est le monstre que prétendent les Attention du monde entier et on fait un signalement, on porte plainte, soit on se tait.

...mais ce qui est parfaitement pervers et destructeur, c'est de susurrer a longueur d'enfance mais oui mon petit ton autre parent "t'aime à sa façon" oui je sais il est un "petit peu ignoble et pervers" mais que veux tu c'est ton parent...et moi j'ai tellement souffert à cause de lui...


Quant à la finesse d'analyse de notre chère Attention elle est a peu pres celle d'une division Panzer. Si un enfant rejette un parent c'est qu'il est maltaraitant. Tout le monde le comprend c'est pur bon sens. Reste a expliquer toute la psychologie de l'enfant mais là il faudrait plusieurs bouquins pour effleurer le sujet et ce n'est pas a sa portée.


Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté
Partage d'une publication
Modification d'une publication
Suppression d'une publication
Suivi des modifications d'une publication
Suivi des modifications d'un commentaire
Ajout d'un commentaire
Réponse à un commentaire