mars
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A chacun son métier et les procédures seront mieux gagnées

  • Par brigitte.bogucki le
  • Dernier commentaire ajouté

Dans les procédures de droit de la famille, la souffrance est souvent quotidienne, et il est légitime que chacun recherche aide et soutien auprès de ses proches mais aussi de professionnels de l'écoute ou autres tant il est parfois difficile de savoir quelle décision prendre quelle soit purement affective ou « patrimoniale ».


Cette assistance bienvenue et nécessaire. Mais par pitié, que chacun se limite à sa propre compétence quant aux conseils à donner.


J'en ai assez d'entendre mes clients m'indiquer quel remarquable conseil "juridique" leur ami plombier (qui a lui même divorcé un jour), leur psy voire leur pédiatre, leur généraliste ou pire encore, car eux ont en principe une formation juridique au moins minimale, leur comptable leur assistante sociale, le policier ou le gendarme qui les a reçus sans oublier l'inénarrable banquier qui affirme fréquemment sans rien connaître.


Ne payez plus la pension, au mépris du délit pénal d'abandon de famille, du risque de saisie sur salaire ou autres.

N'autorisez plus l'autre parent à voir l'enfant au mépris du délit pénal de non-représentation de l'enfant et du risque non négligeable que cela pèse sur les prochaines décisions judiciaires.

Vous devriez partir vivre à l'étranger au mépris des règles du droit international dont la France est signataire qui l'interdit et du risque de retour forcé de l'enfant au grand dam du parent qui a ainsi déménagé.


J'en passe et non des moindres; bref que de conseils donnés par des béotiens du droit, totalement ignorants des conséquences juridiques parfois désastreuses si par mégarde ils étaient suivis...


Le pire est sans doute que ces conseils, souvent donnés par des professionnels respectés d'autres matières (médecins et psy notamment) sont auréolés de leur compétences spécifiques. Le client est persuadé qu'un médecin (par exemple) dans lequel il a toute confiance ne saurait lui donner un conseil erroné et a la tendance, désastreuse, de le suivre au même titre que s'il s'agissait d'un avis médical!


Iriez-vous demander à votre électricien un avis médical? Non bien évidemment, alors ...


Vous noterez que les joyeux conseilleurs, qui ne sont, comme l'a si bien dit Monsieur de la Fontaine, pas les payeurs, ne s'engagent jamais à vos côtés.


Ils vous conseillent de faire ceci ou de ne pas faire cela, mais point d'écrit, aucune confirmation de leurs propos.


Et ceux qui ont le pouvoir d'écrire, le droit légal de faire connaître leur point de vue (médecin, psy, assistantes sociales, gendarmes et policiers...) ne veulent surtout pas vous écrire leurs "excellents" conseils. Ils savent qu'ils engageraient leur responsabilité et, soudain, les voici plus circonspects.


Alors :

  • que chacun conseille dans sa propre sphère de compétence
  • que lorsqu'un enfant est en danger, les professionnels de l'enfance osent l'écrire pour soutenir le parent auquel ils conseillent d'agir
  • que les amis se souviennent que leur procédure n'est pas la même que celle de quelqu'un d'autre et qu'il faut à chaque situation sa propre solution.

  • 19 commentaires

    Cela sent le vécu Maître!!!!

    • Par YARA972 le

    C'est oublier que certain de vos confrères, que certains d'entre nous payent très cher, sont aussi incapables (ou presque) que notre plombier!!!

    Je pense à l'avocat de la partie adverse, dans le dossier de mon concubin, qui ne connait même pas les délais "d'appel"!!!!! (c'est un exemple parmi d'autres)


    illusion

    • Par HELMAS le

    Bonjour.


    Il est illusoire également de penser que tous les avocats sont "droits" dans leurs chaussures !

    Quel est le pourcentage d'avocats qui s'investissent réellement dans leurs dossiers, sans une arrière-pensée financière ?

    Très peu ou trop peu !

    Quand l'étude d'une question et l'envoi d'un simple courrier à la partie adverse coûte 500 euros, cela me fait sourire !

    Nous sommes des milliers de parents qui ne peuvent pas suivre juridiquement, faute de ne pas pouvoir payer les honoraires très élevés des avocats !

    Je pense surtout aux parents qui ont un modeste salaire, mais suffisant pour ne pas obtenir l'aide juridictionnelle, même partielle.


    RE: illusion

    • Par brigitte.bogucki le

    voilà une remarque bien curieuse, être avocat n'est pas un sacerdoce mais une profession et la seule, pour beaucoup d'entre nous, source de nos revenus. Nous ne pouvons travailler pro bono en continu. Nous ne sommes pas des fonctionnaires payés par l'Etat, nous sommes des chefs d'entreprises avec des charges et du personnel, outre notre besoin propre et légitime de vivre décemment.

    Ne pas avoir "d'arrières pensées financières" dites vous, mais que voulez vous dire, comment voyez vous la chose?


    RE: illusion

    • Par HELMAS le

    Bonjour.


    Je pense que les avocats et les avocates sont, d'une manière générale, pas à plaindre.

    Les pères divorcés ont également des charges financières et un ou des enfants à élever le plus dignement possible.

    Mon désaccord est que des pères divorcés ne peuvent plus vivre décemment (besoin propre et légitime selon vos dires) à cause du système judiciaire français, où la simple requête - via un avocat ou une avocate - coûte 900 euros !

    Pour mon propre divorce, l'avocat m'a pris de "haut", a fait monter la contribution financière initialement établie à 220 euros à 250 euros puis 300 euros (pour "liquider" plus vite mon affaire) !

    La convention de divorce a été rédigée également d'une manière non appronfondie.

    Je peux donc dire que, sans grands efforts, cet avocat a encaissé 1900 euros pour un dossier "facile" !

    Alors, pas évident maintenant de trouver un conseil, digne de ce nom.



    si tous les avocats

    • Par sylvie le

    Oui Maître, si tous les avocats faisaient bien leur métier, on n'en serait pas à demander à droite à gauche le pourquoi, le comment, et le que faire. N'oubliez pas que beaucoup d'entre nous sommes à l'aide juridictionnelle, et donc que ces dossiers sont traités le plus souvent avec fort peu de sérieux, et donc que la fameuse égalité du citoyen devant la justice n'existe pas.

    C'est aussi la raison pour laquelle votre blog est si précieux avec vos publications régulières, et nous vous en remercions !


    ce n'est pas tout-à-fait juste

    • Par evematringe le

    J'ai aussi vu des avocats payés à l'AJ, donc pas grand chose, se démener pour leur client, et alors qu'ils pourraient monnayer leur talent par ailleurs.


    Ce n'est pas tant l'AJ qui pose pb (même si elle est notoirement insuffisante) que l'absence de sanction autre que la responsabilité professionnelle en cas de ratage.


    RE: ce n'est pas tout-à-fait juste

    • Par brigitte.bogucki le

    absolument et sachez, pour information, que lorsque nous travaillons à l'AJ non seulement nous ne gagnons rien (pas un peu, rien) mais dans les dossiers complexes, cela nous coute de l'argent.

    qui dit mieux, quelle professionnel accepte de payer pour travailler?


    RE: ce n'est pas tout-à-fait juste

    • Par savin le

    Yara92 toujours en revenir sur votre histoire perso, c'est navrant !


    Un bon avocat, je pense qu'il

    faut le choisir d'abord sur sa disponibilité envers son/sa cliente quitte parfois à payer le prix fort !

    Ensuite sa capacité à plaider un dossier bien préparé (grâce à son client...qui lui donnera et lui dira absolument tout...)

    Et enfin, sa compétence en la matière afin de se faire"entendre" par le magistrat....


    Si on a pas les moyens, vaux mieux parfois emprunter.....si on a rien à se reprocher...ou alors chercher absolument une entente avec son adversaire par l'intermédiaire de l'avocat et pas le plombier et encore moins les amis (ies).


    RE: ce n'est pas tout-à-fait juste

    • Par ruy le

    Mais tous, cher maître, tous à un moment ou un autre, et spécialement quand ils sont chefs d'entreprise avec des salariés, parce qu'il vaut mieux travailler honnêtement à un moment quitte à payer, que de ne rien faire.


    Mon avocat pénal défend maintenant mon adversaire !

    • Par RESISTANT le

    Bonsoir, j'apprends aujourd'hui que mon avocat qui m'était désigné par le BAJ pour les violences conjugales qui ont amené la condamnation de mon agresseur le défend maintenant pour la liquidation !

    Je précise que la Loi Ameline m'a laissée la maison en tant que victime, et c'est moi qui paye l'emprunt. C'est-à-dire que mon agresseur, qui de plus n'a payé aucune pension, me doit beaucoup d'argent sur plusieurs années. La liquidation de communauté est urgente (il n'était pas à la dernière audience) mais je suis obligée de récuser l'avocat adverse qui a eu connaissance d'informations confidentielles dans mes dossiers lorsqu'il était désigné pour moi.

    Etes-vous d'accord qu'il y a conflit d'intérêts ? Et je l'apprends la veille de l'audience de mise en état ! Quelle procédure faire maintenant pour que cet avocat ne participe plus à mes procédures en changeant de camp ? C'est une vraie trahison ! Et mon propre avocat ne veut rien faire contre ça...

    Merci pour votre réponse, je suis désemparée.


    RE: Mon avocat pénal défend maintenant mon adversaire !

    • Par ca parait evident le

    ecrivez au batonnier du barreau compétent , parceque ca parait evident qu'il ne puvait deontologiquement accepter. le fait que votre avocat refuse de reagir peut s'expliquer mais est a priori fort surprenant


    RE: Mon avocat pénal défend maintenant mon adversaire !

    • Par profane le

    un decret portant reglement interieur de la profession d'avocat dispose :


    Article 4 : les conflits d'intérêts (D. 12 juill. 2005 art. 7)


    Principes.


    4.1 L'avocat ne peut être ni le conseil ni le représentant ou le défenseur de plus d'un client dans une même affaire s'il y a conflit entre les intérêts de ses clients ou, sauf accord des parties, s'il existe un risque sérieux d'un tel conflit.


    Sauf accord écrit des parties, il s'abstient de s'occuper des affaires de tous les clients concernés lorsque

    surgit un conflit d'intérêt, lorsque le secret professionnel risque d'être violé ou lorsque son indépendance risque de ne plus être entière.


    Il ne peut accepter l'affaire d'un nouveau client si le secret des informations données par un ancien client risque d'être violé ou lorsque la connaissance par l'avocat des affaires de l'ancien client favoriserait le nouveau client.


    Lorsque des avocats sont membres d'un groupement d'exercice, les dispositions des alinéas qui précèdent sont applicables à ce groupement dans son ensemble et à tous ses membres. Elles s'appliquent également aux avocats qui exercent leur profession en mettant en commun des moyens, dès lors qu'il existe un risque de violation du secret professionnel.


    Les mêmes règles s'appliquent entre l'avocat collaborateur, pour ses dossiers personnels, et l'avocat ou la structure d'exercice avec lequel ou laquelle il collabore.


    MON AVOCAT PENAL DEFEND MAINTENANT MON AGRESSEUR !

    • Par RESISTANT le

    Merci beaucoup pour vos 2 réponses et pour la rapidité avec laquelle vous me donnez vos avis. Cela me rassure de voir que j'avais raison.

    Mon avocat désigné pour la liquidation, qui est un copain à lui (même barreau même âge) me répond maintenant qu'il ne s'agit que du postulant de monsieur. Et il écrit "Il ne me semble pas pertinent d'évoquer un conflit d'intérêt...". Je ne suis pas d'accord : il a vu tous mes dossiers et m'a assistée plusieurs années.

    En plus, l'avocat actuel pour la liquidation de communauté vient de supprimer dans mes conclusions (qu'il m'a demandées car il ne veut rien rédiger) toute mon argumentation du préjudice motivant la demande de D-I ! Et je n'ai aucun conseil de sa part. Les conclusions adverses sont tournées juridiquement, et les miennes n'ont pas été remaniées sous forme juridique ! Il s'est contenté de supprimer tout ce qui prouve mon état de victime (violences économiques, spoliations...).

    En plus il me cache les pièces adverses, si bien que je ne peux les contester car leurs chiffres sont surestimés ou inventés, pour pouvoir diminuer ma part, ce qui revient à un vol !

    Il a supprimé aussi la mention et les preuves de récusation du liquidateur qui était le propre notaire de monsieur qui voulait s'imposer depuis 2009 pour le favoriser (Art. 969 ACPC selon la Chambre, dont j'attends toujours la désignation d'un liquidateur neutre). Donc le juge va croire uniquement les arguments adverses avec un "PV de carence" erroné.


    Et depuis le début de sa désignation il me dit qu'on ne doit absolument pas évoquer les violences conjugales !!!

    J'ai l'impression d'une coalition pour me mettre à la rue...



    RE: MON AVOCAT PENAL DEFEND MAINTENANT MON AGRESSEUR !

    • Par marie le

    signez vos conclusions et demandez à votre conseil telles que , que vous en prenez la responsabilite. Sinon changez de conseil


    RE: MON AVOCAT PENAL DEFEND MAINTENANT MON AGRESSEUR !

    • Par maire le

    signez vos conclusions et demandez à votre conseil de les déposer telles que , que vous en prenez la responsabilite. Sinon changez de conseil






    RE: MON AVOCAT PENAL DEFEND MAINTENANT MON AGRESSEUR !

    • Par marie le

    "En plus il me cache les pièces adverses, si bien que je ne peux les contester car leurs chiffres sont surestimés ou inventés, pour pouvoir diminuer ma part, ce qui revient à un vol !"

    avez vous eu les conclusions adverses avec le bordereau de communication de pièces les mentionnant ? dans la négative notez dans vos conclusions qu'aucun bordereau de communication n'était joint aux conclusions adverses et par suite qu'aucune pièce n'a été communiquée justifiant les allégations des conclusions.

    Si le bordereau est joint faites une sommation de communication de pièces .

    Parlez en par la même occasion au bâtonnier.


    MON AVOCAT PENAL DEFEND MAINTENANT MON AGRESSEUR !

    • Par RESISTANT le

    Non c'était dans l'assignation adverse de mai 2010, qu'ils m'ont délivrée après avoir été absents à l'audience de liquidation. Personne n'en fait mention d'ailleurs de cette audience. Ce juge-commissaire a fait un "PV de tentative de conciliation" à la demande du notaire adverse et conclut, le 8 janvier 2010 "les renvoyons à placer une assignation" devant la même chambre.

    Dans leur assignation les adversaires évoquent une liste de montants à me déduire, par exemple une récompense de près de 8000 euros, sans aucune explication.

    Mon avocat a reçu leurs pièces et n'a pas voulu me les montrer, ni même leur bordereau, lors de notre RV récent.

    Je lui ai rappelé mes demandes par fax avec AR.

    Je suis en train d'écrire d'urgence à la juge saisie, qui fixe l'audience de mise en état pour demain.

    Je précise que mon avocat de liquidation a été désigné fin 2009 par l'autre (mon ancien avocat pénal) qui était bâtonnier durant 2 ans !!! J'ai maintenant de lourds soupçons sur des arrangements pour me spolier. (ils ont essayé de me mettre sous tutelle avec le notaire adverse, mais je suis soutenue par de nombreux médecins et experts)

    Merci pour vos réponses.

    Cordialement,


    Suite de l'affaire : refus de la bâtonnière

    • Par RESISTANT le

    Bonjour j'ai une réponse aujourd'hui, je m'attendais parfaitement à cette réponse vu tout ce que j'ai vécu depuis des années à cause de ce "barreau" car j'ai toujours vu qu'ils se soutenaient dans leurs fautes, entre eux.

    Elle me répond que c'est un postulant de mon adversaire donc elle classe ma réclamation.


    Merci de m'indiquer le recours à faire sur Paris, est-ce que quelqu'un pourrait me conseiller ?

    Entretemps, mon avocat m'a abandonnée et j'attends toujours la désignation du remplaçant... mais il y a une injonction de conclure dans quelques jours

    Merci d'avance à celui qui me répondra


    Oui... Enfin

    • Par Lulu le

    Ce qui me paraît assez kafkaïen dans ce monde du droit, c'est que nous devons payer des avocats (très cher !) pour leurs conseils qui se résument à de la pratique. Sachant que le droit, c'est incontournable, ce n'est pas du luxe, c'est une nécessité.


    Les avocats "montent" des dossiers... afin de les présenter à un fonctionnaire (le juge)... Qui n'a pas le temps de les regarder.


    Finalement, et à force de professionnalisation, les dossiers ne sont plus seulement "montés", mais carrément "ficelés".

    Tant et si bien que le juge (qui n'a déjà pas le temps), n'a plus accès à aucune sorte de début de compréhension ou d'appréhension de la situation.


    Mon propre conseil qui a fait ses études de droit avec vous...

    M'a dit :

    "La justice est mal faite ! Vous auriez du vous enfuir à l'étranger".

    Et même : "à l'audience, c'est vous qui parlerez, moi je ne peux rien faire pour vous".


    Je n'ai pas regretté d'avoir plaidé à sa place... Ni d'avoir gentiment rembarré l'avocate adverse des beaux quartiers avec un large sourire. Conseil fort cher mais, que comprenais donc cette personne au quotidien d'un enfant qu'elle n'a jamais croisé de sa vie ?


    Au moins, la juge a compris ce que j'avais à lui dire... Y compris sur l'art et la manière dont on envisage l'enfant en cas de séparation... Sur la manière dont il fallait qu'elle sauve son poste car Madame la juge se met elle même le nez dans son propre pétrin faute de réfléchir avant d'agir...Elle m'a bien entendue. Elle m'a bien comprise... Je n'ai pas de regret !


    Les avocats et le juges, c'est comme les clients et les plombiers... C'est pas toujours à la hauteur des honoraires.


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