Qui peut encore défendre le libéralisme ?
La période n'y prête pas tant l'amalgamme sémantique est grand entre les dérives d'un capitalisme financier "courtermiste" et la réalité d'une économie de marché fondée sur la liberté d'entreprendre.
Pourtant, nos institutions, notre droit, notre société sont bien fondés sur le libéralisme philosophique, même s'il connaît selon les pays des adaptations et des corrections.
Avec la crise, faut-il jeter le bébé avec l'eau du bain ? Certains le croient... Et peut-être commencent à être entendus.
Une citation trouvée ce matin dans une de ces multiples newsletters que nous recevons chaque jour, citation à mettre en regard de cette crise :
"La colombe légère, qui, dans son libre vol, fend l'air dont elle sent la résistance, pourrait s'imaginer qu'elle volerait bien mieux encore dans le vide."
KANT, Critique de la raison pure.
Cette résistance est le contrat social qui a fondé nos sociétés occidentales, un droit de raison et de responsabilité. Une responsabilité qui, si elle peut être collective, est aussi nécessairement individuelle.
Une citation bienvenue, ce matin. N'a-t-elle pas l'avantage de pouvoir s'appliquer aussi bien aux financiers inconséquents qu'aux détracteurs radicaux de cette liberté ?

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