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Parole d'avocat
Le marronnier journalistique actuel est le scandale des rémunérations des grands patrons.
En l'occurrence, il vaudrait mieux parler de forêt à génération rapide et spontanée.
Avant-hier, les stocks options des uns, hier les primes des autres.
Aujourd'hui, la retraite du dirigeant de la Société Générale... Demain comme il y a une semaine, les "Golden parachutes".
Le grand foirail de la vindicte populaire est dressé et chaque jour apporte son lot d'exécution médiatique. On parle ainsi beaucoup actuellement de morale pour mieux en appeler à la loi et à la réglementation.
Deux observations.
1. Peut-on réellement se satisfaire de la confusion des genres. Ce qui relève de la morale reste en ces temps de relativisme absolu extrêmenent subjectif. Faut-il fixer dans le marbre de la loi ou l'ébène du règlement des considérations subjectives totalement liées à une période de crise ?
2. Peut-on réellement se satisfaire de la confusion chronologique. Que le législateur ou le pouvoir réglementaire se saisisse pour l'avenir de ces comportements jugés choquants, nul ne peut lui en contester le pouvoir. Mais, faut-il pour autant à longueur de papier médiatique condamner le passé ? Une nouvelle réglementation n'ayant d'effet que pour l'avenir, la répétition ad nauseam de rémunérations passées ne sert qu'à la condamnation morale...
J'ai pour ma part toujours préféré un ordre social fondé sur la loi, fruit de débats et de compromis entre intérêts contraires, et sur les décisions de justice, fruits d'un débat contradictoire, plutôt que sur un ordre moral dont, en plus, on ne connaît ni le clergé, ni les fidèles.
Or, juridiquement, ces avantages sont le résultat de conventions validement passés entre les parties. Choquantes peut-être mais valides !
Voir la jurisprudence de la Cour de Cassation sur les "Golden parachutes"...
C'était avant la crise. A ce rythme là, fermons la Cour de Cassation, transférons ses pouvoirs aux grandes rédactions nationales et dressons quelques potences pour faire bonne mesure.
Surtout que les rédactions sont composés de journalistes dont l'indemnité de licenciement n'a rien à envier en coefficient à certains "Golden Parachutes" dénoncés. Il suffit pour cela d'appliquer la Convention Collective et le Code du Travail.
Pourquoi une indemnité égale à une année de salaire pour 10 années d'ancienneté serait plus choquante quand il s'agit d'un grand patron que quand il s'agit d'un journaliste ?
Les grands patrons à la lanterne ?
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Parole de confrère.
pour votre commentaire tout à fait réconfortant entre deux chapitres de DARROIS.
Et merci pour votre réponse sur votre page, même si je n'ai pas encore la solution à mon problème.
@ suivre
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