bilan de gaz à effet de serre (6)

févr.
11

Journée d'études du CITEPA le 29 mars 2012 - Bilans GES : contexte, mise en oeuvre, perspectives

  • Par bertrand.degerando le

Un décret publié en Juillet 2011 oblige les entreprises de plus de 500 salariés et les collectivités d'au moins 50 000 habitants à réaliser un bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à fin 2012 (voir un précédent billet sur ce blog).


Dans ce contexte, le CITEPA organise en collaboration avec l'Association Technique Energie Environnement (ATEE), une journée destinée à répondre aux questions suivantes :


Quel est le cadre réglementaire ?

Qu'est-ce qu'un bilan GES?

Quels sont les enjeux de la réduction des GES pour l'organisation?

Comment réaliser un bilan GES, avec quels outils?

Quelles sont les méthodes françaises et européennes/internationales disponibles?

Comment replacer le bilan GES au sein d'une démarche d'amélioration des performances carbone et énergétique?

Une fois le bilan GES réalisé, quels sont les axes de progrès?

Aux côtés de l'ATEE, le CITEPA a convié des experts du MEDDTL, de l'ADEME, de la Commission Européenne, d'EPE et de l'APCC, de l'ABC ainsi que des industriels et des collectivités qui viendront témoigner sur la mise en oeuvre opérationnelle et les perspectives des bilans GES.


A retenir dés à présent pour les spécialistes : le 29 Mars 2012, au Jardin d'Acclimatation, Pavillon des Oiseaux, Paris 16ème.




Début : 29/03/12
Fin : 29/03/12
Lieu : Paris

Nom : 4 pages Citepa V2.pdf
Taille : 5 Mo


jardins d'acclimatation
75016 paris

nov.
14

Le SNIEBA ou l'amorce d'une volonté d'y voir plus clair

  • Par bertrand.degerando le

Je rappelle que l'Arrêté du 24 août 2011 relatif au système national d'inventaires d'émissions et de bilans dans l'atmosphère a mis en place un système d'inventaires nationaux et territoriaux des émissions de polluants atmosphériques, et de bilans d'émissions de gaz à effet de serre, dénommé système national d'inventaires d'émissions et de bilans dans l'atmosphère (SNIEBA). Le SNIEBA permet à la France d'estimer les émissions des principaux polluants atmosphériques et les émissions et absorptions de gaz à effet de serre par les différents secteurs d'ctivité.

L'arrêté prévoit que ce système doit être mis en place par le ministre en charge de l'écologie, qui peut confier la réalisation des inventaires nationaux à un organisme certifié suivant la norme ISO 9001, pour la réalisation technique des inventaires d'émissions dans l'air.

Le SNIEBA devrait permettre d'assurer la cohérence des résultats pour toutes les utilisations de ces données, en particulier celles permettant de répondre aux obligations résultant des directives et décisions européennes ainsi que des conventions internationales et de leurs protocoles. Il s'agit ici d'éviter l'empilement des différents types d'inventaires et de donner, on l'espère, un peu de clarté et de vérité dans les estimations des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre


JO, 13 septembre 2011, p. 15336


Nom : Arrêté_du_24_août_2011_version_initiale.rtf
Taille : 56 Ko


oct.
6

Les 6 gaz à effet de serre couverts par le bilan Carbone

Les gaz à effet de serre visés à l'article R. 229-45 du code de l'environnement sont :


― le dioxyde de carbone (CO2) ;


― le méthane (CH4) ;


― le protoxyde d'azote (N2O) ;


― les hydrofluorocarbones (HFC) ;


― les hydrocarbures perfluorés (PFC) ;


― l'hexafluorure de soufre (SF6).

Nom : Arrêté_du_24_août_2011_version_initiale.rtf
Taille : 3 Ko


La phase 3 du système communautaire d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre (SCEQE) qui débutera au 1er janvier 2013 pour se terminer le 31 décembre 2020, se prépare MAINTENANT.


Les installations concernées sont entrain de préparer leur demande d'allocation et de multiples questions se posent sur lesquelles déjà nous nous penchons pour un certain nombre d'entre elles.


Rappelons d'abord le contexte de cette nouvelle phase dont il n'est plus besoin de souligner qu'elle modifie le processus d'allocation des quotas par une suppression progressive de leur gratuité vers une mise aux enchères systématique (cf. les articles 10, 10 bis, 10 ter et 10 quater de la directive « quotas » modifiée en 2009 ci-dessous en version consolidée).


L'Etat français, comme les autres Etats membres du SCEQE, est tenu de notifier à la Commission européenne, avant la fin de l'année 2011, une liste des installations avec les quotas qu'il est prévu de leur allouer.


La liste des installations concernées exerçant au moins une des activités énumérées à l'annexe I de la directive « quotas » modifiée en 2009 (installations déjà soumises au PNAQ 2 et nouveaux entrants) sera établie par le Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, du Transport et du Logement (MEDDTL) sur la base de fiches d'allocation préparées par la DREAL qui les transmettront au MEDDTL au plus tard le 1er novembre 2011.


Ces fiches seront établies initialement à partir d'une demande d'allocation présentée par les exploitants comprenant un questionnaire type qui permettra d'indiquer tous les éléments relatifs à l'allocation :


- structure de l'installation

- production pendant les années de référence,

- production de chaleur

- consommations de combustibles et émissions de procédés.


A ce questionnaire (Cf. le questionnaire NIMs pour l'instant rédigé en anglais), devra être joint un rapport méthodologique comprenant une description technique de l'installation, la méthode de compilation des données, les différentes sources de données, les étapes de calcul et la méthode utilisée pour attribuer les émissions aux différentes sous-installations.


Ce rapport doit permettre à l'exploitant de motiver ses choix et le cas échéant de convaincre le vérificateur et l'Administration de leur bien fondé. De sorte qu'il est conseillé de l'appuyer alors d'une véritable démonstration juridique au-delà de celle évidemment technique.


La demande d'allocation sera assortie d'un avis d'assurance raisonnable d'un vérificateur indépendant auquel l'exploitant aura également explicité ses choix. Sans validation par le vérificateur, la demande ne pourra pas déclencher l'allocation de quotas.


Cette demande devra être adressée avant le 1er juillet 2011 aux DREAL (date maintenue à ce jour).


Nom : version consolidée directive quotas 2003-2009.pdf
Taille : 265 Ko


janv.
26

Les chiffres clés du climat (édition 2011)

  • Par bertrand.degerando le

Le Commissariat général au développement durable, la Direction Générale de l'Energie et du Climat et la CDC Climat Recherche publient les chiffres clés du climat pour 2011.

Sur les 1 038 Gt de CO2 libérés par les activités humaines depuis la biosphère et la lithosphère, l'atmosphère en a absorbé 605 et les océans 433. L'atmosphère est le réservoir le plus affecté par les activités anthropiques : la quantité de carbone absorbée a augmenté de près de 30 % par rapport à l'ère préindustrielle. Lire la suite dans le document Pdf ci-dessous...


Nom : chiffres_cles_du_climat_2011_cdc_climat_reche.pdf
Taille : 5 Mo


oct.
29

Grenelle 2: bilan des émissions de gaz à effet de serre (ou bilan carbone)

  • Par bertrand.degerando le

Un bilan des émissions de GES mis en oeuvre avant le 31 décembre 2012, puis tous les 3 ans, pour les entreprises et les collectivités



L'Etat s'est engagé, au titre de la loi « Grenelle 1 », à donner l'exemple. Dans le même temps, il engageait les collectivités publiques à cette même exemplarité. Cependant, en matière d'émission de GES, il ne saurait y avoir de véritable engagement sans bilan préalable. Les administrations de l'Etat devaient ainsi entreprendre « au plus tard en 2009 un bilan de leurs consommations d'énergie et de leurs émissions de gaz à effet de serre ». La loi « Grenelle 1 »ajoutait que l'Etat étudierait la possibilité d'imposer à certaines personnes morales l'obligation d'établir un bilan de leurs consommations énergétiques et émissions de GES d'ici à la fin 2013.

C'est non sans mal que la loi « Grenelle 2 » a instauré cette obligation d'établissement d'un bilan de GES pour certaines entreprises et collectivités. Plusieurs amendements sont venus en effet perturber la rédaction du projet de loi qui réservait cette obligation aux personnes morales de droit privé employant plus de cinq cents personnes « exerçant leur activité dans un secteur fortement émetteur dont la liste est fixée par voie réglementaire ». Les amendements visaient à expliquer, de manière assez juste d'ailleurs, qu'en ne retenant que les secteurs fortement émetteurs, seraient concernés essentiellement les secteurs soumis à quotas d'émission de GES qui ont déjà une telle obligation. L'objectif, rappelé par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale, étant « de mobiliser le plus largement possible les grands acteurs privés et publics français », la suppression de la limitation « aux personnes exerçant leur activité dans un secteur fortement émetteur » obligerait à un bilan : 3000 acteurs publics et privés, dont 2 460 entreprises de plus de 500 salariés, 100 établissements publics, 448 collectivités locales de plus de 50 000 habitants.

En outre, en retenant le plafond de cinq cents employés, le projet de loi excluait l'essentiel des entités exerçant sur les territoires d'Outremer, entités pourtant fortement émettrices de gaz à effets de serre. De sorte que pour tenir compte de cette spécificité, le seuil de 250 personnes a été retenu. Séquelle de cette bataille d'amendements, le 2° du nouvel article L.229-25 du Code de l'environnement a gardé malencontreusement une référence aux « personnes exerçant les activités définies au 1° », ce qui devra bien entendu être corrigé comme constituant une erreur matérielle du texte.

Ainsi désormais, les personnes morales de droit privé installées en Métropole et employant plus de 500 personnes, ou celles installées sur un territoire d'Outremer et employant plus de 250 personnes ; l'État, les régions, les départements, les communautés urbaines, les communautés d'agglomération et les communes ou communautés de communes de plus de 50 000 habitants et les autres personnes morales de droit public employant plus de deux cent cinquante personnes, sont tenus d'établir, avant le 31 décembre 2012, un bilan de leurs émissions de GES et doivent y joindre une synthèse des actions envisagées pour les réduire.

La loi « Grenelle 2 » précise que le bilan des collectivités publiques ci-dessus désignées porte sur « leur patrimoine et leurs compétences » ; précision apportée dans le cadre des travaux parlementaires pour insister sur le fait qu'au-delà de la notion de territoire, c'est le « champ d'action directe » des collectivités publiques qui est ici visé.

Les données seront collectées au niveau régional, ce qui paraît cohérent avec la compétence de ce territoire au titre du SRCAE (Cf. billet précédent sur ce blog). Elles seront rendues publiques et mises à jour par les personnes soumises à bilan, au moins tous les 3 ans. Le préfet de région et le président du conseil régional étant en charge de la coordination de cette collecte, ils devront réaliser un état des lieux et vérifier la cohérence des bilans.

Reste à savoir quelle est la méthode qui sera retenue pour l'élaboration de ce bilan ? En effet la loi « Grenelle 2 » ne précise rien à ce titre. Il n'est même pas précisé quels sont les gaz à effet de serre qui seront pris en compte. Or si les bilans doivent faire l'objet d'une vérification de cohérence, il conviendra qu'ils aient, en référence, un socle commun. Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargé de l'Ecologie, avait un temps indiqué, dans le cadre des travaux parlementaires, qu'elle était d'accord sur le fait qu'il ne devait pas y avoir de « méthode unique », raison pour laquelle d'ailleurs la Commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale avait adopté un amendement visant à mettre gratuitement à la disposition des collectivités et de leurs groupements non pas « la » méthode mais « une » méthode d'établissement de ce bilan. Finalement et in extremis, c'est à l'article L.222-26 du Code de l'environnement dernier alinéa, concernant les PECT, que fut convenu qu'un décret en conseil d'état pourrait déterminer « des méthodes de référence pour la réalisation des bilans prévus par l'article L.229-25 » du même code.

Il serait en effet opportun de prévoir une certaine harmonisation avec la déclaration des émissions de GES prévue dans le cadre du système d'échange de quotas, à l'article R. 229-20 du Code de l'environnement et à l'arrêté du 31 mars 2008. Dans l'attente de précision à ce titre, on indiquera d'une part, que les collectivités et leurs groupements pourraient faire appel à la méthode simplifiée du bilan carbone mise en place par l'ADEME, qui propose également une version pour les entreprises et d'autre part, qu'un des rapporteurs pour avis de la loi « Grenelle 2 » a mentionné un coût de 1000 euros pour un bilan carbone...



Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté