aquifères (4)
Je me permets de retranscrire in extenso l'information donnée par le Quotidien de l'énergie, Enerpresse (Groupe Moniteur), le Mardi 5 Octobre 2010, "il ne faudrait pas (encore) rater un train"...
"Lors de la première réunion du Comité national de la géothermie (CNG) qui s'est tenue hier lundi à Orly (où une installation de 10MWentrera en essais à la fin de l'année pour alimenter le site d'Aéroports de Paris), Jean-Louis Borloo a motivé ses troupes. Le ministre chargé de l'Energie a demandé à Philippe Vesseron, président du CNG, de lui présenter un plan couvrant l'ensemble des problématiques pour la fin janvier 2011. Le ministère entend «débrider» le secteur. Car si le Grenelle Environnement vise à multiplier par six la production géothermique et mobiliser 80 000 emplois en 2020 (contre 14 000 actuellement y compris avec l'aérothermie), le ministre veut que la filière ait encore plus d'ambition, avançant le chiffre de 200 000 emplois et une multiplication par «10 ou 15» des objectifs. C'est que la géothermie est identifiée comme l'une des 18 filières industrielles par le ministère. Et il ne faudrait pas (encore) rater un train. «Ne craignons pas la surchauffe», a déclaré leministre qui s'interroge quant à une réévaluation des objectifs du Grenelle.
Bien que toutes les propositions du Grenelle aient été instaurées, sur le plan opérationnel il reste encore du
travail. Le CNG mène donc des travaux sur trois sujets : la simplification administrative, la formation et la diffusion
de l'information vers chacune des parties. Le plan qu'a demandé J-L Borloo devra couvrir les questions de
certification (via un label ?) -- un enjeu majeur pour les installations en maison individuelle, pour P. Vesseron --
mais aussi la formation et la mobilisation des ressources d'outre-mer. Le ministre veut un plan qui règle les problèmes
et non qui les pose. Pierre-Franck Chevet a de son côté soulevé la problématique de l'offre de forage. Dans certaines régions, il n'existe aucune compétence en la matière, a rappelé le directeur général de l'énergie et
du climat au ministère. Or la solution géothermique (la vraie) serait déjà économiquement bien placée. Selon un conseiller du ministre, le coût global (installation, amortissement des investissements et exploitation) est de 5% moins cher qu'une solution gaz. En incluant bien sûr les subventions consenties dans le cadre du Fonds Chaleur de l'Ademe. Quant à la géothermie électrique, c'est surtout l'Outremer qui doit être en pointe. Et ce pour que la métropole puisse exploiter un jour son potentiel, estimé entre 6 000 MW et 9 000 MW."
Le JO fait paraître la délibération de la CRE du 14 janvier 2010 portant avis sur le projet d'arrêté fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie des nappes aquifères ou des roches souterraines telles que visées au 6° de l'article 2 du décret n° 2000-1196 du 6 décembre 2000: la forte dépendance des coûts de production d'installations produisant de l'électricité à partir de l'énergie géothermique à l'égard des caractéristiques du site d'exploitation ainsi que le manque de données économiques relatives au potentiel géothermique haute température en France métropolitaine ne permettent pas à la CRE de se prononcer sur les rentabilités induites par le tarif proposé pour des projets types développés dans le cadre de l'obligation d'achat.
Nom : Délibération_du_14_janvier_2010_version_initi.rtf
Taille : 9 Ko
L'arrêté fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie des nappes aquifières ou des roches souterraines (géothermie) a été publié au Journal Officiel du 24 juillet 2010. Les conditions sont les mêmes que
celles dévoilées par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie en janvier dernier. Le nouveau tarif de référence est ainsi fixé à 20 ce/kWh en métropole et 13 ce/kWh dans les départements d'outre mer et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Par rapport aux tarifs précédents, les hausses sont respectivement de 67% et de 30%. La prime d'efficacité énergétique augmente, elle, de 167% en métropole et reste inchangée dans les DOM.
Nom : Arrêté_du_23_juillet_2010_version_initiale.rtf
Taille : 20 Ko
La géothermie est l'exploitation de la chaleur stockée dans le sous-sol. L'utilisation des ressources géothermales se décompose en deux grandes familles : la production d'électricité et la production de chaleur. En fonction de la ressource, de la technique utilisée et des besoins, les applications sont multiples. La filière se distingue par le critère de la température. Ainsi, la géothermie est qualifiée de « haute énergie » (plus de 150°C), « moyenne énergie » (90 à 150°C), « basse énergie » (30 à 90°C) et « très basse énergie » (moins de 30°C). Il faut aussi distinguer la géothermie profonde, qui utilise véritablement la chaleur du sous-sol, de la géothermie de surface, qui utilise la chaleur du soleil stockée dans les premiers mètres du sol (pompes à chaleur).
La vérification de l'existence et de la localisation de l'énergie disponible dans le sous-sol, qu'elle soit contenue dans les terrains ou dans l'eau des aquifères et la détermination de ses caractéristiques afin d'en estimer le potentiel énergétique, font appel aux disciplines des géosciences comme la géologie, l'hydrogéologie, la géochimie et la géophysique. On peut également réaliser des forages de reconnaissance spécifiques. Les méthodes sont adaptées en suivant pour prélever et transférer l'énergie du sous-sol vers la surface. La transformation de l'énergie brute s'effectue au moyen de systèmes industriels ou bien par simple échange de calories (production de chaleur directe) quand cela est possible. La distribution de l'énergie vers les utilisateurs finaux passe soit par le réseau électrique dans le cas de production d'électricité, soit par les réseaux de chaleur dans le cas de production de chaleur centralisée pour des groupes d'immeubles. Pour des installations plus modestes (petits logements collectifs, bâtiments commerciaux, hôpitaux, maisons individuelles...), la distribution est limitée à sa plus simple expression.
La production d'énergie mécanique ou électrique s'obtient en faisant passer la vapeur issue du sous-sol au travers d'une turbine à vapeur. Ces applications concernent essentiellement les champs géothermiques moyenne et haute énergie.
En dehors des contrats de recherches et de forage, sont mis en place également des contrats de construction clé en mains et des contrats d'exploitation et de réseaux. La réglementation pour la protection de l'environnement, celle sur l'eau, et celle relative à la recherche et l'exploitation de gîtes géothermiques s'appliquent à cette filière.




