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MISCELLANEES : DE LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE (EN FAIT DE TOUTE AUTRE CHOSE)

  • Par bernard.kuchukian le



Une consoeur parisienne, très active sur la blogosphère, au point qu'elle propose de consulter le jour même, contre paiement sur devis en ligne, vient cette fois ci justement de mettre en ligne des photos de la Cour d'appel de TOULOUSE, dont, manifestement, elle a fait récemment la découverte.


Les quelques lignes justifiant la place que prennent les photos, pour faire volume numérique, sont typiques du parisianisme se prétendant hautain, mais en fait généralement quelconque, comme on dit des réserves au bas des écritures.


C'est du genre :


« Mon Dieu, vous aussi (paysans demeurés de lointaine province), avez donc ici un tribunal, une cour d'appel, etc. ! Mais que c'est bien. Et vous avez aussi l'eau courante, l'électricité, le téléphone, et vous savez donc même lire et écrire ! Quelle chance ! Quel bonheur que la civilisation soit arrivée jusque là »


Je me souviens, il y a 40 ans de la réplique sanglante de notre confrère FILIPPI, alors bâtonnier d'AIX EN PROVENCE.


FILIPPI était un avocat corse de la classe des immenses grands pénalistes de l'avant guerre.


Entre autres réparties célèbres, il avait foudroyé un autre prétentieux avocat parisien, genre blanc-bec, venu plaider à la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, qui s'était présenté à lui et lui avait demandé comment on y plaidait, par une réponse des quatre mots suivants : « debout et en français ». L'imbécile hautain en déplacement n'avait pas demandé son reste.


Je replace cette histoire dans le cadre général de notre combat pour l'informatique, dans lequel la chancellerie a décidé que les Parisiens sont plus intelligents que les autres et en particulier les Marseillais : dites, là haut, vous continuez à « nous les briser menu ».


Ce style est-il plus compréhensible de vos si délicates petites oreilles ?


________________________


P.S. ajouté. Ma mère était une Bégué. C'est un nom du Sud-Ouest. Gimont, le Gers, la Gascogne. J'ai dans ma famille et ligne coté maternel des Boyer, toulousains pur jus (communion solennelle à Saint-Sernin S.V.P.) dont un que j'adore surnommé "Fricasse", qui conduisait, dans les années 1830 la diligence entre Toulouse et Montauban.


J'admets encore moins qu'une parisienne "récente" d'origine, puisse considèrer les Toulousains mes cousins comme des ploucs. C'est pourtant exactement comme elle l'a fait. Dommage que les cousins n'aient pas le courage de la remettre en place.


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