Ne nous racontez pas des salades, votre formation professionnelle continue obligatoire est un échec.
Son vice originel est son absence de légitimité dans une profession comme la nôtre où ne pas être au courant de ce qui se passe est mortel : l'avocat qui ne connait pas l'évolution jurisprudentielle l'apprendra à ses dépens et à ceux de son client dans l'affaire qu'il aura perdue. Au mieux, il se rattrapera, au pire il disparaitra.
A défaut d'avoir trouvé comment sanctionner ceux qui refusent le carcan des 20 heures annuelles, d'abord parce que techniquement, c'est compliqué à surveiller sérieusement, sans compter qu'il y a un cas de copains des contrôleurs éventuels qui n'y vont jamais, ensuite et surtout parce que les sanctions n'existent pas et ne peuvent pas exister, le Conseil national des barreaux a tourné la difficulté de deux façons. Au moins.
1°. Pour ceux qui entre dans la profession par le tour de l'extérieur, en exigeant un contrôle des connaissances de pratique et déontologie avant même la prestation de serment (le système ancien était la justification de participation à des sessions de ce type pendant deux ans).
2°. Pour les autres, subordonner le droit à faire état de sa qualité d'avocat spécialiste en telle matière à la justification de cette participation de 20 heures.
Sauf que l'expérience apprend que tout le monde se contrefout de savoir si son avocat est spécialiste ou non en telle matière.
Puisqu'encore une fois seul le talent et/ou les relations (avec une tendance certaine à celles-ci) comptent en la matière et que seul le résultat compte au final.
Comme j'aimerais que ce billet soit critiqué, vilipendé, détesté, hué, tout ce que vous voudrez, allez-y franchement, par celles et ceux qui vont démontrer que la formation professionnelle à 20 heures annuelles est la panacée.. universelle , comme disait jadis tel premier ministre pourtant normalien supérieur.

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