Voici que le batonnier GIROUD de Grenoble a attaqué.
Tel autre demande un ordre national.
Le C.N.B. fait jouer les troupes de réserve. En termes miliaires, c'est signe qu'on perdre la guerre.
B.K.
Il se profile à un horizon pas si lointain que cela, qu'on va nous annoncer en chancellerie que le projet de suppression des avoués d'appel est renvoyé aux calendes grecques. Coïncidence, c'est justement à cause des difficultés financières européennes et même mondiales, nées de la crise grecque, qu'il faut revoir ses comptes et s'apercevoir qu'on a tous beaucoup plus de dettes que prévu.
Dans ces difficultés, dont il faut prier le ciel qu'il ne s'agisse pas d'une débâcle, Bercy a autre chose à faire qu'à aller foutre en l'air un milliard d'euros pour en donner encore davantage aux avoués et à leurs personnels en grasses indemnités et gros avantages. On rogne partout. Pensez au tarif des avoués, au passage.
De plus, les Espagnols qui ont présidé l'Union européenne depuis le 1er janvier et jusqu'à la fin juin, n'étaient pas emballés à l'idée de supprimer leurs puissants procuradores (je rappelle que je l'ai écrit l'an dernier, mais évidemment, personne n'a voulu me comprendre, ils sont tous plus savants que moi, parce qu'ils ont été élus). Ils ont eu ensuite une grosse raison financière de plus d'en ajouter, car eux aussi ils ont besoin de fric pour des choses plus sérieuses.
Là-dessus, en France, on s'est aperçu que les magistrats d'appel n'avaient pas vraiment envie d'avoir les avocats en première ligne comme interlocuteurs au lieu des avoués, réputés plus dociles, tandis que les personnels des greffes ne veulent surtout pas changer les habitudes.
Il se surajoute à tout cela que la chancellerie n'a pas prévu d'informatiser complètement les cours d'appel, pas plus que les tribunaux de première instance. Je dis bien d'informatiser. C'est-à-dire de créer des programmes suivis de traitement de dossiers. Attention, pas de traitement de texte comme actuellement. Des logiciels pour accueillir les textes des conclusions, les pièces, lancer les avis, relances, etc. ce qui n'existe pas. Car, actuellement, on liste, mais il faut ensuite aller chercher le support papier. Pas de confusions S.V.P.
Pas non plus l'informatique considérée comme le substitut de la photocopie. Allez donc voir les piles de dossiers papier sur les tables des audiences des juges d'appel et d'ailleurs.
Donc rien n'existe de tel et tout au plus, on se gausse de prétendre que les déclarations d'appel seront faites en ligne. Oui, peut être, et après ? Une fois qu'on aura ainsi fait appel, on fait quoi. Plus rien d'informatisé.
Et puis, personne n'est allé voir comment ça fonctionne ailleurs en Europe et aux Etats-Unis. Alors que ça fonctionne, mais sans agents secrets. On m'a même dit que certains nos représentants auraient fait croire à nous cousins Canadiens que les tribunaux français étaient tous informatisés. Les pauvres y ont cru. Ils ne croient heureusement plus maintenant cette assemblée de menteurs incompétents.
Alors, patience, j'en viens à ce que je veux dire. Dans cette débâcle judiciaire, certains vilains petits et même gros rigolos vont soutenir, suivez mon regard, que tout cela est la faute des avocats qui ont fait obstacle au R.P.V.A. à la mode NAVISTA.
Bande de menteurs, je vous dis non à l'avance.
Car, la vérité de ce qui manque actuellement n'est pas le vecteur de liaison avec les juridictions, qu'il faudra 5 minutes à régler une fois qu'on saura ce qu'aura dit Monsieur HATTAB, dont on attend le rappoprt pour demain (Mekthoub), mais le traitement ordonné des informations dans leurs greffes. Et là, les juridictions administratives, qui ont tout compris, ont quelques longueurs d'avance sur les faux agents secrets du judiciaire qu'on devrait être, obnubilés par le secret.
Bref, j'ai attaqué il y a déjà longtemps sur ce sujet, et j'attaque à nouveau, pour éviter la dérive que je vois arriver et les gros mensonges officiels, dont on a finalement l'habitude.
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