Mise à part des cases à courrier, une table et une chaise, il n'y a plus aucun meuble dans le local de l'ancienne compagnie des avoués...
A la veille de la défaite du président sortant, je parle de celui de la République, le journal officiel paru ce matin publie un de ces décrets balais classique en fin de règne. Il est du 3 mai.
Il règle différentes choses et évoque le tarif des avoués. J'y reviendrai.
Il règle aussi le sort des biens des compagnies (régionales) de la chambre nationale des avoués, qui sont attribués à celle-ci, tandis qu'au 1er janvier 2015, l'ensemble du patrimoine de la Chambre nationale des avoués passera au Conseil national des barreaux.
Quelle chance ils vont avoir là-haut : on espère simplement qu'ils n'attendront pas cet héritage pour se séparer de Navista. Encore que je continue à douter de plus en plus.
Cette affaire me rappelle aussi ma jeunesse, lorsque témoin de la fusion de la profession d'avoué de première instance dans notre profession d'avocat, j'avais suivi le feuilleton de ce qu'on avait appelé à l'époque le « trésor des avoués ».
Chaque ordre d'avocat l'avait reçu de la chambre locale des avoués de première instance. Il parait qu'au final, ce trésor, ce n'était rien du tout : plus forts qu'Ali BaBa, ils s'étaient déjà tout partagé avant nous.


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