févr.
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DOSSIER ALGERIE FRANCAISE : LA BATAILLE POLEMIQUE VA COMMENCER

  • Par bernard.kuchukian le


Ceci est un hommage à notre confrère disparu Jean-Louis TIXIER VIGNANCOUR.


L'Algérie n'est plus française depuis le 2 juillet 1962, voici donc bientôt 50 ans. En fait, elle ne l'était plus depuis le 19 mars 1962, date de la signature à EVIAN des honteux accords qu'on sait, immédiatement parfaitement compris par le peuple de Bab-el-Oued, dont je suis qui s'était révolté et contre qui l'armée française venue investir ce quartier modeste a envoyé ses chars.


Qui a tiré aussi le 26 mars 1962 contre le peuple français en manifestation, la première fois depuis 1870, faisant 80 morts et 200 blessés devant la Grande-Poste d'ALGER et rue d'Isly, lorsque ceux des autres quartiers de la ville ont manifesté et marché vers nous pour nous apporter leur concours.


Je dis, j'écris, je témoigne de l'histoire. Vous savez, à 15 ans, on sait déjà, on est marqué, et on peut se souvenir ensuite.


Cinquante ans plus tard, cette affaire n'est pas terminée. Moi, je suis toujours en vie, et d'autres témoins nombreux avec moi. Nous n'oublions pas et ne permettrons pas l'oubli.


Des tensions vont commencer à s'exacerber. Déjà, une réunion a été justement empêchée dans un petit village du sud-ouest. Ce jour, on apprend que le maire de NICE qui craint évidemment pour sa place compte tenu du nombre de pieds noirs à NICE, est contre toute manifestation célébrant la liberté (sic) en Algérie.


La campagne et la bataille électorale présidentielle vont s'en mêler. SARKOZY qui a besoin de voix, est allé chercher celle des Arméniens, et il va essayer de siphonner celle des pieds noirs qui votent LE PEN.


Or, l'histoire m'a fait à la fois pied noir et arménien, ce qui j'en conviens, est dur à porter.


J'assume les deux. Je défends les deux.


Plus encore les Pieds noirs que les Arméniens, car j'ai vécu et souffert en direct. Et ça dure depuis 50 ans.


On ne va pas manquer d'attaquer mon peuple, et son juste sursaut dans l'O.A.S.


Il est déjà suffisamment monstrueux d'avoir perdu sa terre et une partie de son histoire. Il faudrait encore se repentir, ne seriez-vous pas tombés sur la tête ?


Je défendrai prenant, modestement, mais à mon niveau et dans le temps de l'histoire, la suite de nos confrères qui ont défendu ces hommes et ces idées. Les ISORNI, LE COROLLER, GOUTERMANOFF. Richard DUPUY, grand maitre de loge.


Mais plus spécialement Jean-Louis TIXIER VIGNANCOUR. Le défenseur du général SALAN.


C'est sans aucun doute dans l'exemple qu'il a été que j'ai embrassé la profession d'avocat.


J'imagine que notre blogosphère va traiter de cette question dans les jours, les semaines à venir. Normal.


Je dis que je veillerai personnellement à mon niveau et comme je pourrai, peu importe, il s'agira d'être en paix avec ma conscience, à la défense de mon peuple, de mon sang, de mes idées, de ma famille. Rappelez -vous Albert CAMUS et le discours de STOCKHOLM.


Ma mère avant mes idées.


Sauf que moi, je n'ai jamais eu à me poser la question existentielle de mon illustre compatriote.


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