juil.
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DOSSIER AVOCATS : LA LIBERTE D'EXPRESSION ENCORE ELLE

  • Par bernard.kuchukian le
    (mis à jour le )
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Ce message est destiné à tous les bâtonniers et à tous les élus des conseils de tous les ordres de France, au président du Conseil national des barreaux et aussi aux élus.


Je le conseille aussi à notre confrère SPIZNER. Dans l'affaire BILGER


Une nouvelle fois, la France a été condamnée le 12 avril 2012 (54216/09) par la Cour de justice de l'Union européenne, pour violation des art. 6 et 10 de la convention européenne des droits de l'homme sur la liberté d'expression.


Plus exactement, la Cour a dit que la France a violé les droits de l'homme.


C'est l'affaire de LESQUEN.


On fait simple, ce dernier est un homme politique de Versailles, il a dénoncé avec virulence les élus sur des passations de marchés publics. En conseil municipal, il dit aux élus « je n'ai jamais compté les billets de banque avec vous dans la mallette, c'est le langage des voyous, des truands, des porteurs de mallettes. »


Condamnation en correctionnelle, en appel, pourvoi rejeté en cassation.


« Si le caractère politique de la polémique n'est pas contestable, pas de pertinence : - dénonciation ancienne et mal fondée, mise en cause de la probité de la partie civile pour satisfaire L'animosité personnelle, pas dans le but légitime de favoriser un débat d'idée dans un souci démocratique.


Non, non et non, dit la Cour de Strasbourg. La condamnation est une ingérence dans l'exercice de son droit à la liberté d'expression. Rappelant l'arrêt COSTA, vous savez celui dont je vous parle tout le temps, la Cour d'ajouter :


« Dans le domaine du discours, l'invective politique déborde souvent sur le plan personne l; ce sont les aléas du jeu politique et du libre débats d'idées, garants d'une société démocratique ».


Et encore « les adversaires des idées et positions officielles doivent pouvoir trouver leur place dans l'arène politique, discutant au besoin des actions menées par des responsables dans le cadre de l'exercice de leurs mandats publics (arrêt BRASILIER).


7 commentaires

Attention tout de même !

  • Par patrice.giroud le

Le débat politique n'est pas le débat judiciaire.


RE: Attention tout de même !

  • Par bernard.kuchukian le

1°. Pas d'accord


2°. Dans les rapports entre avocats, conseils de l'ordre, batonnier, etc. on est en politique.


Voyons, vous connaissez bien l'affaire du batonnier de PERIGUEUX radié parce qu'il avait truqué une élection. Au juste, après la cassation en 2009 de l'arret de Bordeaux le concernant, qu'est-il devenu ? Le savez vous ?


RE: Attention tout de même !

  • Par Pierre DOYEN le

Dès lors qu'il s'agit de la liberté d'expression, c'est bien politique. Critiquer le fonctionnement judiciaire, le travail du juge, cela concerne bien le troisième pouvoir de l'Etat. Critiquer l'Ordre est aussi politique. L'éleutheria, l' isonomia et l'isegoria, sont les droits de chacun d'entre nous, en vertu du fondement démocratique de la société. Ce sont par excellence des droits politiques. Et les actions nées de leur atteinte se retrouvent dans le débat judiciaire.


UNE PRECISION DE JEANNE KUCHUKIAN MON EPOUSE

  • Par bernard.kuchukian le

Henry du PLESSIS CASSO, vicomte de LESQUEN, Henry de LESQUEN, quoi, est l'un des membres fondateurs et animateurs du célébre club de l'Horloge, et grand militant catholique.


RE: UNE PRECISION DE JEANNE KUCHUKIAN MON EPOUSE

  • Par Pierre DOYEN le

Si les idées politique de Henry du PLESSIS CASSO, vicomte de LESQUEN, triomphaient, nous ne serions plus en démocratie, la religion catholique serait religion officielle de l'Etat. Le citoyen de plein droit serait nécessairement catholique, les autres seraient sans droit de suffrage et inéligibles. Enfin quoi, des citoyens de second ordre. Et notre discussion actuelle sur la suppression du serment et sur la liberté d'expression disparaîtraient faute d'objet, la société étant devenue théocratique. On n'y parlerait plus des droits de l'homme, mais des droits de Dieu! Or la liberté d'expression étant un droit égal pour tous, nous ne pouvions pas lui interdire de s'exprimer, au seul motif de l'aversion que nous inspire son idéologie. N'oublions pas que l'application de la maxime:" Pas de liberté pour les ennemis de la liberté", conduit inexorablement à la dictature.


ON EST BIEN D'ACCORD

  • Par bernard.kuchukian le

Et mon épouse n'est pas la copine du vicomte.


RE: ON EST BIEN D'ACCORD

  • Par Pierre DOYEN le

Je vous rassure je ne subodorais rien de tel. J'ai communiqué ma pensée en toute indépendance, sans me soucier de l'opinion politique éventuelle de quiconque!


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