qui quitta le dernier l'Algérie (Sidi Bel Abbés), du 17 au 21 octobre 1968 par un pont aérien avec la BA 115 d'Orange où il stationne depuis.
C'était un peu chaud sur place...
B.K.
50 ans aujourd'hui. Rien n'a changé. Les mensonges sont toujours les mêmes.
Je cite Paul LOMBARD, (1997) il n'est pas pied noir lui.
"Après le mensonge de Vichy, le mensonge algérien a traumatisé une génération, contraint un million de pieds noirs à devenir des émules de Jean sans Terre et condamné 50.000 harkis, abandonnés dans des conditions déshonorantes, au supplice et à la mort.
Cette guerre - puisqu'il faut l'appeler par son nom - commença par un mensonge" l'Algérie française", se poursuivit par un mensonge," je vous ai compris", se termina en eau de boudin, -puisque le boudin c'est avant tout du sang- par un dernier mensonge "les accords d'Evian".
Dans cette guerre là, tout le monde a menti: les ministres et les généraux qui transformèrent des soldats en policiers. De GAULLE qui compris trop tard qu'il fallait détacher de la France ce terrible boulet. Les politiques Guy MOLLET, et François MITTERAND en tete qui prirent pour une révolte coloniale une révolution pas encore islamique."
qui quitta le dernier l'Algérie (Sidi Bel Abbés), du 17 au 21 octobre 1968 par un pont aérien avec la BA 115 d'Orange où il stationne depuis.
C'était un peu chaud sur place...
C'est bien cela, vous etes commandant.
Ce sont des commentaires de militaires extérieurs à mon pays que vous faites là.
Mon, je parle avec mes tripes. C'était ma terre, celle de mes ancêtres depuis 1832 date de l'arrivée du premier d'entre eux.
Je parle pour moi, mais que diraient mes parents aujourd'hui décédés ?
Vous savez, quand vous avez 15 ans, qu'un beau matin de juin, vous vous entassez dans une fourgonnette assis sur deux valises pour aller prendre le Kairouan, en quittant tout ce qui a fait votre vie jusque là, les proches, les voisins, les amis, le logement, la vie quoi, en sachant que plus jamais le monde que vous avez connu ne se reverra, et quand vous arrivez dans une ville hostile comme l'a été Marseille à cette époque, vous en avez gros sur le coeur.
Cinquante ans plus tard, je ne change pas une virgule.
Je suis bien retourné sur place. La seule chose qui n'ait pas changé est la tombe de mon grand père maternel. Celle de mon grand père paternel est désormais au milieu d'un champ pour les moutons.
Si on considère l'état de la région (le Mali est en passe de devenir l'Afghanistan du Magreb, l'Algérie est rongée par la corruption, la Libye est aux mains des gangs, la Tunisie dans le chaos).
La postérité a souvent tort, raille Sollers. Pourtant, l'histoire ne sera sans doute pas tendre avec les hommes politiques de la seconde moitié du vingtième siècle. Côté occidental.
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