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LETTTRES DE MON BARREAU : EUREKA J'AI TROUVE LE BATONNIER DU BONHEUR

  • Par bernard.kuchukian le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté


On sait peut-être, enfin on devrait savoir, le soin extrême digne d'un constitutionnaliste avec lequel j'essaie de déterminer ce qu'est le bâtonnier de l'ordre des avocats.


Bizarrement, alors qu'ils devraient être des juristes, la plupart des avocats sont complétement étrangers à cette réflexion organique.


On sait que le bâtonnier est le chef administratif de l'ordre.


Pour la fixation des honoraires des avocats, il est une autorité administrative dont les décisions doivent être validées non pas par le greffier en chef, mais par le président de la juridiction, donc par une décision judiciaire. Et si elles ne sont pas ainsi validées, en cas de recours, elles peuvent être validées ou modifiées mais aussi par autre décision de justice, celle de la juridiction du premier président.


Le bâtonnier préside également le conseil de l'ordre. Dont il n'est pas membre. C'est quoi le conseil de l'ordre ? Moi, je dis que c'est le parlement de l'ordre.


Voilà donc notre bâtonnier chef de l'exécutif, et chef du législatif local.


Mais ce n'est pas tout. Le bâtonnier est également autorité de poursuite disciplinaire. Pas juge,, l'autorité de poursuite (pénale ou disciplinaire) n'est pas un juge, comme on nous l'apprend à STRASBOURG.


Enfin, en matière non pénale ni disciplinaire, il est juge de droit commun de tout le contentieux quel qu'il soit entre avocats. Ce dernier point étant actuellement soumis à l'interrogation d'une Q.P.C. posée à, la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, sur laquelle cette juridiction doit statuer prochainement.


Voilà donc un personnage protéiforme, chef de l'exécutif, du législatif, du judiciaire non pénal ni disciplinaire.


Auriez-vous jadis entendu parler de MONTESQUIEU et de la séparation des pouvoirs ?


Non, parce qu'à MARSEILLE, notre bâtonnier fait nous interroger maintenant sur ce qu'il appelle « le droit du bonheur ».


Dans les régimes dictatoriaux dérisoires, il y a en effet le bonheur, servi en plat principal aux foules imbéciles et serviles. Avant leur révolte. Mais c'est souvent long à bouger.


4 commentaires

Le droit au bonheur

Est un concept qui avait eu les faveurs du parti communiste, à la Libération, mais sans que ce parti parvienne à le faire inscrire dans la constitution.


Par la suite, et dans un tout autre registre, l'idée a été reprise par Claude François, lui aussi disparu prématurément, dans "La Ferme du Bonheur", que j'ai vainement recherchée sur daily motion.


Dans laquelle de ces deux catégories de penseurs votre Guide a-t-il puisé son inspirations?


RE: Le droit au bonheur

  • Par patrice.giroud le

Participait également de ce "droit au bonheur" le fameux "ministère du temps libre" de 1981 !


UNE ÉTUDE A ÉTÉ FAITE

  • Par Claude.B le

MERCI DE VOTRE COMMUNICATION

  • Par bernard.kuchukian le

Désormais, on devra s'adresser au batonnier par la formule:


"Camarade batonnier",


ou


"Frère batonnier". Ce sera mieux.


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