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DOSSIER MARSEILLE : Q.P.S. - LA VILLE EST DONC DIVISEE EN DEUX ZONES

  • Par bernard.kuchukian le
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Bien sûr, on va beaucoup parler de la création des zones prioritaires de sécurité.


C'est la Q.P.S., vous savez la question prioritaire de sécurité. Déjà, on entend les policiers protester contre l'affectation de des moyens ici, et pas d'autres là. On va vous dire qu'auparavant, on avait fait quelque chose du même genre, ou qu'après. M'en fous.


Au-delà de l'échec probable de ces mesures, c'est le principe de leur instauration qui m'intéresse. C'est-à-dire la révélation institutionnelle de l'existence de zones de non droit et de non sécurité en France. C'est le réalisme des socialistes français (1) désormais au pouvoir.


Pour MARSEILLE, c'est l'horreur. On a eu beau cacher les choses, et on la fait avec succès jusqu'ici, y compris par ce célèbre feuilleton télévisé « Plus belle la vie », les masques tombent.


Voyez la ville.


Partez du Vieux Port.


Remontez la Canebière, poursuivez tout droit, sur l'ancienne route nationale 8 qui va du Vieux Port à BRIGNOLES. C'est désormais la départementale D 908 qui traverse la ville suivant un axe sud-est (la mer) nord ouest (la terre).


Répartissez maintenant les arrondissements placés en zone prioritaire de sécurité avec les populations correspondantes.


Tous sans aucune exception sont à gauche de cet axe. Au nord. 3ème, 13ème, 14ème, 15ème et 16ème arrondissements. 80 km² sur les 240 de la ville au total. Un tiers de la ville.


Les autres, censés plus surs, sont tous à droite de cet axe. A l'est et au sud.


La frontière est bien tracée (2)


Ainsi donc, suivant la division sociologique (et politique) de la ville, celle-ci est désormais coupée en deux. La mer étant à l'ouest, Zone A, les quartiers nord, zone B, les quartiers est et sud.


J'espère qu'on n'aura pas de barbelés un jour ou l'autre comme à NICOSIE par exemple.

________________________________________


(1) Tiens, je viens de me rappeler leur prise de pouvoir en 1956, et le renforcement de leur défense de l'Algérie française à l'époque, sous Guy MOLLET, François MITTERAND, étant ministre de l'intérieur, Jacques SOUSTELLE, étant gouverneur général et Robert LACOSTE, étant ministre résidant. Je suis encore plus inquiet.

(2) Mon raisonnement mérite une petite correction, en sens contraire, de quelques centaines mètres pour deux arrondissements, le 4ème et le 13ème. Mais c'est plus en raison de la mauvaise division des ces arrondissements que par vérité sociologique.


2 commentaires

Sauf que

  • Par Jean Claude Grodingue le

la dernière fusillade à eu lieu à Mazargues, dans le 9ème, ce qui semble casser votre analyse et qui étend à tout Marseille ce foutoir.


ET L'EXPORTATION ?

  • Par bernard.kuchukian le

Vous reconnaissez donc qu'on peut parfaitement exporter productions et services.


C'est sans doute ce qui a été fait ici.


L'exportation de la violence urbaine est une importante activité économique. Par exemple pour aller encaisser le prix de la drogue vendue ailleurs. Ou voir le fonctionnement des filiales.


On comprend donc dans votre anonymat prudent que vous me trouvez moi meme trop restreint dans mon analyse géographique de la situation. C'est possible. Mais je rappelle que j'ai fait que commenter une décision gouvernementale.


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