mai
20

DOSSIER EUROPE : GIBRALTAR EST UN POIGNARD BRITANNIQUE PLANTE EN ESPAGNE

  • Par bernard.kuchukian le
  • Dernier commentaire ajouté


J'arrange mais à peine la formule originale qui est en réalité de Fidel CASTRO, parlant de GUANTANAMO : « un punal plantado en en corazon de Cuba. »


Sauf qu'ici, la victime et le poignard appartiennent tous les deux à l'Union européenne et à l'O.T.A.N..


Il n'existe aucun autre exemple de revendication territoriale d'un Etat membre de l'Union à l'égard d'un autre Etat membre que cette affaire de GIBRALTAR.


Même à Chypre, autre membre de l'Union, mais justement pas membre de l'O.T.A.N., la partie nord est occupée par les Turcs, lesquels heureusement ne sont pas membres de l'Union européenne, mais seulement membres de l'O.T.A.N. (où ils n'ont plus rien à faire, et menacent tout au plus l'Arménie dont les frontières sont heureusement gardées par l'armée russe).


On sait que je n'apprécie pas toujours les Grecs, surtout par les temps actuels, mais eux au moins n'ont jamais touché le moindre cheveu du moindre Arménien ou Assyro-Chaldéen.


Que vient faire cette communication ici ?


Ceci, dans quelques semaines, pour le jubilée de la reine d'Angleterre, son petit fils va aller à GIBRALTAR, ce que dénonceront une fois encore les Espagnols, et avec force et raison.


GIBRALTAR a toujours été un problème pour l'Espagne. Le nom d'abord, qui leur rappelle de bien mauvais souvenirs.


GIBRALTAR, exactement JABAL TARIQ ( en arabe : lieudit TARIQ) qui vient de TARIQ IBN ZIYAD, général du 1er millénaire, connu un peu pour être de nos jours le nom d'un roulier de la C.N.A. N. entre ALGER et MARSEILLE. Surtout pour être celui qui a envahi le premier l'Espagne et en a fait une terre arabe pendant de nombreux siècles, avant la Reconquête terminée par les Rois catholiques.


Le traité d'UTRECHT ensuite qui en a fait l'injuste cadeau à la couronne d'Angleterre.


Seul le général FRANCO avait eu le cran de protester avec des montagnes d'arguments (j'ai au fond de ma bibliothèque les ouvrages de référence du Palais de Santa Cruz, le ministère espagnol des affaires étrangères). Il avait organisé un blocus, et même été jusqu'à fermer la frontière entre l'Espagne et Gibraltar en 1996, laquelle n'a été rouverte en 1985 qu'après sa mort.

Frontière, un bien grand mot pour ceux qui connaissent les lieux.


Imaginez arriver (vous étés en Espagne) sur une grande place centrale avec trois ou quatre restaurants donc un Mac' Do et un parking souterrain. Autour de la place une artère circulaire pour le passage d'une largeur de trois voitures. Sur un des cotés de cette artère, le poste frontière.


Vous avez quitté la LINEA, et vous êtes à GIBRALTAR. Une baraque. Après la baraque, où on contrôle votre identité documents à l'appui, la piste de l'aérodrome, mais à traverser dans le sens de la largeur seulement, qu'on ne passe pas évidemment au décollage et à l'atterrissage des avions, qui vont et viennent seulement vers le Royaume uni. De l'autre coté de la largeur de la piste, une grande rue, avec au bout une autre place et une autre rue bordée de magasins et de bars.


Dans les bars, tout vient d'Angleterre, y compris le Coca Cola (expérience personnelle), le costume des policiers est copié sur celui des Anglais, et les cabines téléphoniques sont comme là-bas. Heureusement, on accepte l'euro mais aussi le sterling. Le rocher est au dessus.

A vol d'oiseau, l'Espagne est à 500 mètres du centre.


Il faut comprendre et approuver ceux qui prochainement vont à nouveau exiger le retour de GIBRALTAR dans le royaume d'Espagne, au nom des grands principes juridiques européens.


2 commentaires

On m'avait appris que

  • Par laurent.epailly le

Djebel Al Tariq, c'était "le rocher de Tariq".


Du nom, bien sur, de Tariq, celui qui ira se faire battre à Poitiers et a posé le pied à Gibraltar depuis le Maroc avant d'envahir l'Espagne.


Quid ?


VRAI ET APPAREMMEN IMPOSSIBLE

  • Par bernard.kuchukian le

Autant pour moi, c'est bien le rocher = djebel. Pour connaitre les lieux, j'avoue que c'est saisissant quand on y arrive.


Pour le reste, ce que vous dire parait impossible: POITIERS, et Charles Martel, c'est 732. Or, ce Tariq là serait mort entre 711 et 720. C'est donc un autre général arabe (Ab der Rhamane ??)


Encore deux choses.


C'est après l'indépendance algérienne qu'on a exhumé localement TARIQ que tout le monde avait oublié. Comme on a exhumé aussi IBN KHALDOUN, alors que celui-ci a laissé une oeuvre écrite remarquable que je vous conseille de lire par exemple dans La Pléiade. Attention aujourd'hui on dirait que c'est un économiste de droite.


Quant à POITIERS, on prétend que la bataille n'a jamais eu lieu: Les Arabes chargés de leurs rapines faites jusque là n'ont pas voulu se battre contre les troupes de Charles MARTEL qui étaient décidées à en découdre. Les premiers sont repartis, et les autres sont restés là.


Aucun rapport je pense avec le dernier commentaire sur les Arabes fait par Nicolas BEDOS (1), fils de Guy BEDOS, sauf peut etre le fait que l'oncle de celui-ci Jacques BEDOS animait à ALGER la salle Pierre-Borde, sous le G.G., salle devenue IBN KHALDOUN après l'indépendance. Il y a comme cela des clins d'oeil de l'histoire.


----------

(1) "Les Arabes vont pouvoir recommencer à voler."



Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté
Partage d'une publication
Modification d'une publication
Suppression d'une publication
Suivi des modifications d'une publication
Suivi des modifications d'un commentaire
Ajout d'un commentaire
Réponse à un commentaire