Les associations de protection de l'environnement peuvent-elles réclamer la réparation du « préjudice écologique » ?
Le colloque organisé le 24 mai 2007 par la Cour de cassation sur le thème « La réparation des atteintes à l'environnement » nous a permis de faire le point sur la question.
Cet événement était aussi l'occasion d'évoquer la directive 2004/35 du 21 avril 2004 relative à la responsabilité environnementale dont la transposition est en cours.
Du point de vue des ONG, la directive n'apporte rien de très utile en pratique.
Pour notre part, nous avons insisté sur le droit existant, souvent méconnu.
À titre d'exemple, les associations agréées de protection de l'environnement peuvent saisir les tribunaux d'instance pour demander la réparation du préjudice subi du fait de la méconnaissance par les exploitants d'installations classées de leur autorisation de fonctionnement.
Et ceci même en l'absence de pollution avérée, en invoquant un préjudice moral (et non un « préjudice écologique » terme impropre).
V. « La réparation des atteintes à l'environnement - Le rôle des acteurs dans le nouveau dispositif : les ONG »
Nous recommandons aussi particulièrement l'intervention de Mesdames Dominique Guihal et Françoise Nési, conseillers référendaires à la Cour de cassation, concernant l'articulation du nouveau dispositif prévu par la directive avec le droit commun.
Les interventions ont donné lieu à des actes mis en ligne sur le site de la Cour ci-dessous: http://www.courdecassation.fr/formation_br_4/2007_2254/assurances_responsabilites_9490.html
Nom : responsabilité env. point de vue des ONG.pdf
Taille : 71 Ko

1 commentaire
Bastia, Haute Corse - Pour une enquête sanitaire sur la décharge de Teghime
Les syndicats Cgt des personnels de la Communauté d'agglomération de Bastia et de la mairie de Bastia ont lancés l'alerte sur les risques sanitaires encourus par les personnels et les riverains de l'ex-décharge de Teghjime devenue un quai de transfert d'ordures ménagères exploité aujourd'hui par le SYVADEC.
Surplombant les quartiers sud de la ville de Bastia, le site de Teghjime abrite depuis bientot un demi siècle, des tonnes de déchets toxiques. (métaux lourds, amiante, PCB, boues d'épuration...).
Pourtant des études de cancérologues sur l'impact sanitaire des décharges sont claires et attestent "pour des populations vivant à proximité d'une décharge une diminution de leurs défenses immunitaires et donc une disposition accrue à développer un cancer"..
Les personnes signataires demandent qu'une enquete épidémiologique soit entreprise sur la population riveraine et que des analyses des sols soient effectués avant toute réhabilitation du site de Teghime.
Lien vers le texte : http://www.cgt-cab.org