travail (1)
La liberté attribuée à chacun de choisir sa profession, la liberté de produire comme il l'entend, et la liberté de fixer le prix de ses produits et de les échanger comme il le juge convenable sont les trois éléments de la liberté du travail.
Choisir l'occupation la plus conforme à ses aptitudes et exercer sans entraves la ou les professions dans lesquelles on trouve un maximum d'intérêt à bien travailler n'est pas seulement le droit de chaque individu, mais une condition essentielle pour que le travail atteigne son plus haut degré d'efficacité et de puissance.
Personne, mieux que l'individu intéressé, ne sait ce que lui commandent ou lui permettent de faire ses goûts, ses aptitudes et les ressources dont il dispose.
La liberté du travail produit donc par elle-même la meilleure division des occupations et le classement le plus favorable des professions. Elle est, par conséquent, un principe d'ordre social.
Au demeurant, si l'on parcourt l'histoire des divers peuples, on les voit en effet devenir plus puissants, plus intellectuels, plus moraux et plus riches, à mesure que les travailleurs développent leurs facultés avec plus de liberté.
Le régime des castes et des corporations n'a-t-il pas eu pour effet de paralyser l'activité du travailleur gênant ainsi le déploiement de la puissance productive du travail ?
