Santé Publique
Source : Le Figaro « La méningite à pneumocoques gagne du terrain en France »
http://www.lefigaro.fr/sante/2011/10/10/01004-2...
Le Figaro présente une étude du Pr Didier Guillemot (pharmaco-épidémiologiste, Institut Pasteur, Inserm, université de Versailles) présentée au congrès mondial sur les maladies infectieuses (ICAAC).
Cette étude met en évidence le fait que la vaccination contre la méningite à pneumocoques a augmenté en France depuis la campagne de vaccination. Ce qui est anormal et inverse aux prévisions logiques de toute campagne de vaccination d'autant que 85% des enfants de moins de 2 ans ont été vacciné!
Pour le Pr Guillemot « Il y avait en France en 2002-2003, un peu moins de 600 méningites à pneumocoques chaque année. Ce chiffre est passé à un peu plus de 800 par an en 2008-2009. [...] Nous avons observé une diminution des méningites à pneumocoques contre lesquelles le vaccin protège. En revanche est apparue une augmentation de ces méningites liées à des sérotypes non vaccinaux et sensibles aux antibiotiques ».
L'augmentation des méningites concernerait toutes les tranches d'âge, les moins de 2 ans transmettant potentiellement la méningite aux grands-parents...
Cette tendance semble être identique dans d'autres pays d'Europe.
Quelle peut donc être la cause de l'augmentation de ces méningites ? Serait-ce un phénomène de sélection naturelle, liée à l'efficacité du Vaccin? (Le vaccin aurait entraîné une sélection de souches de pneumocoques pathogènes contre lequel il est inefficace?
Le Figaro indique que le groupe de recherche du Pr. Guillemot est à la recherche des causes de cette augmentation paradoxale, alors que la vaccination a monté en puissance. Martine Perez tente une autre approche, plus originale, et plus "microéconomique". Selon elle, la cause de cette évolution pourrait être tout simplement « la campagne contre l'usage abusif des antibiotiques lancée en 2002 et qui a contribué à réduire de 25% les prescriptions dans les rhinites, les angines, les otites notamment »,
Explication : en prescrivant "mieux", et donc en prescrivant "moins", les médecins ont diminué la réponse antibiotique contre les pneumocoques, d'une manière générale, sur l'ensemble de la population. Ce qui a permis aux méningocoques de se développer plus.
Nous serions donc dans une phase d'épidémie de méningite à pneumocoques qui aurait été directement initiée par une politique de santé publique dont la justification médicale est pourtant avérée. http://www.frm.org/actualite/toute-l-actu/sante...
Elle retient que « deux hypothèses sont proposées pour expliquer la situation actuelle: soit les souches non vaccinales (et plus sensibles) sont devenues plus épidémiques. Et avec la réduction de consommation d'antibiotiques, elles se sont mises à diffuser plus largement dans la population. Soit, sous l'effet du seul vaccin, les souches non vaccinales occupent plus largement le terrain et sont devenues plus pathogènes, expliquant l'évolution à la hausse des méningites à méningocoques ».
La journaliste interroge son lecteur sur la pertinence du vaccin "Prevenar", qui « protège de 13 sérotypes de pneumocoques, [...] recommandé pour tous les enfants de moins de 2 ans ». Les conséquences en termes de santé publique de cette campagne de vaccination doivent être évaluées. Elle indique par ailleurs que les autorités sanitaires françaises ont reçu les conclusions de l'étude française et sont en train de réfléchir à cette question.
Quand on sait à quelle rapidité les autorités sanitaires françaises ont l'habitude de réfléchir, cela fait frémir, et promet de nombreuses méningites en perspective.
Voilà un problème qui devra être traité un jour : quelle pourrait être la responsabilité de l'Etat pour ses deux campagnes de santé publique jumelées (vaccination de la méningite et diminution des antibiotiques)? Car il semble bien que cette épidémie soit directement liée à cette campagne.
Du travail en perspective pour le juriste. Et du sang et des larmes pour les familles touchées.
Un article paru dans "Usines Nouvelles" m'interpelle tout particulièrement:
http://www.usinenouvelle.com/article/la-radioac...
Sous le titre "La radioactivité effraie les ports d'Europe", Barbara Leblanc retransmet l'inquiétude des différents ports européens face au risque de contamination nucléaire des coques des navires en provenance du Japon, en réaction à la découverte en Chine le 21 mars dernier de quantités anormales de particules radioactives dans le port de Xiamen sur un navire parti de Tokyo le 17 mars.
Ainsi, d'après Le Financial Times Deutschland, l'autorité portuaire de Hambourg mettrait en place un "plan d'urgence" en partenariat avec les douanes et les services de sécurité.
De même, Rotterdam exigerait des armateurs qu'ils obtiennent des capitaines des navires la liste des 10 derniers ports touchés.
Des professionnels tels que le Lloyd allemand anticipent des refus d'entrée au port de navires en provenance du Japon.
Les entreprise également s'organisent :
La CMA-CGM a mis en place une cellule d'urgence (essentiellement au niveau de la transmission d'information).
Ce qui amène à penser que la situation économique réelle est bien pire que ce que l'article donne à penser. Il ne s'agit pas simplement d'un "plan d'action local" mais de toute une économie qui risque d'être mise par terre!
En effet,
1- Qui prendra en charge les conséquences économiques (surestaries, frais de soutes, perte de cargaison...) dès lors que l'ensemble des contrats d'assurance exclut d'office les risques liés à la "désintégration du noyau atomique".
2- Quel sera le sort des marins embarqués sur ces navires interdits d'escale? Pourront-ils débarquer un jour? Etre pris en charge par un service médical quelconque ?
Car la quarantaine n'est pas applicable à ces situations, les nucléotides ayant une durée de vie d'au moins 30 ans!!!
3- Qui supportera le coût de la dépolution de ces coques? Lorsqu'on regarde le coût du désamiantage, on peut craindre que toutes les coques qui sont passé par le Japon depuis les fuites radioactives sont condamnées à un abandon de 30 ans au moins.
Autant de questions qui auront de lourdes répercussions économiques et juridiques, et dont les Tribunaux auront à connaître dans les années à venir.
A suivre, donc. Mais en perspective une lourde charge économique qui sera supportée exclusivement par les armateurs.
De quoi en mettre un grand nombre en faillite.
Et les marins sur la paille.
Ce qui est plus grave.
Ariel DAHAN
Avocat - Droit Maritime
Le 27 juin 2006, je publiais dans ce blog l'article "[Santé Publique] OGM - premières preuves des effets négatifs des OGM sur l'environnement".
Cet article présentait une étude longitudinale sur 16 ans par l'Institut pour la Protection des Plantes de Pékin qui démontrait l'impact négatif pour l'environnement du recours au plan de coton OGM. (Source : Sciences & Vie juillet 2010 p.34)
Depuis, de nouvelles preuves de la dissémination génétique des plants OGM tombent régulièrement.
En dernier lieu, c'est une étude menée par Jennifer Tank, de l'Université américaine "Indiana's University of Notre Dame" http://www.nd.edu/ qui vient jeter une nouvelle pierre dans le jardin Monsanto!
Cette étude (voir le lien ici) révelle que les insecticides secrétés par les plants de maïs génétiquement modifiés se retrouvent et diffusent dans l'environnement, jusque dans les torrents et rivières adjacentes aux champs de maïs OGM, jusque très longtemps après la récolte!
Explication: Le maïs trangénique en question (Maïs GE) a été conçu pour diffuser la protéine insecticide Cry1Ab. Or le pollen, les feuilles et les déchets de ces plants sont emportés par les pluies et les vents et se retrouvent dans les rivières.
Le taux de contamination est très important: Sur les 217 cours d'eau sur lesquels a porté l'étude, on retrouve des déchets de maïs dans 86% d'entre eux, et dans ces déchets, 13% contiennent la protéine Cry1Ab !
91% des ruisseaux de l'Indiana, de l'Iowa et de l'Illinois se trouvent à moins de 500 metres d'un champs de maïs, ce qui suppose que les secrétions des maïs et les protéines insecticides associées ont déjà pu pénétrer la "corn belt states”, plus grande région US de culture du maïs.
Des études précédentes avaient mis en évidence la possibilité pour les sécrétions des maïs transgéniques de se fondre dans les eaux de drainage et de ruissellement. Preuve que la nappe phréatique sera très rapidement contaminée.
Cette étude met en évidence le lien étroit entre la proximité des champs de culture transgénique et les sources d'eau, et le risque évident d'atteinte à l'écosystème au-delà des frontières du champs OGM.
Cette étude doit être ajoutée au dossier à charge contre les OGM, en ce qu'il apparaît clairement que le phénomène de contamination et de diffusion n'a pas été suffisamment évalué, et que le risque pour l'environnement est bien de voir une diffusion générale des principes actifs secrétés par les plants OGM, risques pouvant être plus pathogènes à terme que les principes chimiques initiaux.
Au delà de la simple information scientifique ou environnementale, se pose également une vrai question de droit, national et international:
En droit interne quelle sera la responsabilité du producteur OGM en cas d'une telle diffusion dans l'environnement ?
En France, dans le cadre de la loi sur l'eau, le producteur OGM doit être analysé comme un pollueur, et condamné à dépolluer l'ensemble du circuit acquifère du bassin situé en aval.
En droit international, quelle sera la responsabilité du pays du bassin versant, en cas de pollution transfrontière (or par définition, en Europe, il y aura nécessairement des pollutions transfrontières).
Sur ce point, la question est loin d'être réglée, les conventions internationales n'étant pas claires, et le droit communautaire n'ayant pas totalement réglé la question.
Question qui pourtant ne relève plus du droit interne, mais bien du droit communautaire, en tant que problème de santé des consommateurs et politique environnementale.
L'affaire reste donc à suivre. Un débat pour les prochaines élections européennes?
Ariel DAHAN
Avocat
Un étude longitudinale sur 16 ans par l'Institut pour la Protection des Plantes de Pékin a démontré l'impact négatif pour l'environnement du recours au plan de coton OGM. (Source : Sciences & Vie juillet 2010 p.34)
En effet, le Coton OGM a été introduit en 1997 en Chine pour diminuer le recours aux insecticides. Or, l'Institut pour la Protection des Plantes de Pékin constate, sur cette longue période pré & post introduction du coton OGM, que l'introduction du coton OGM a favorisé le développement de la population de Punaises.
Explication : le coton OGM, génétiquement modifié pour produire une toxine Bt cible exclusivement les chenilles, grandes ravageuses des cultures de coton. Or, si le coton OGM permet de se passer de l'insecticide pour préserver la culture du coton, il apparaît que l'insecticide avait également un effet éradiquant sur les punaises. L'arrêt de l'insecticide a donc créé, pour les Punaises, une niche écologique où prospérer sans pression écologique d'un autre concurrent (la chenille, laquelle est tuée par la toxine produite par l'OGM).
Ainsi le coton OGM repousse les chenilles mais constitue un biotope neutre pour les punaises qui peuvent y proliférer. Et se répandre sur les autres cultures avoisinnantes.
Selon l'Institut de Protection des Plantes, l'invasion des punaises concerne aujourd'hui 26 millions d'hectares de cultures autres que les plans de coton.
La Punaise envahit ainsi les exploitations de fruitiers voisins, depuis les champs de Coton OGM.
En contrepartie, le taux d'utilisation d'insecticide dédié aux punaises a augmenté sur les plantations concernées, et dépasse aujourd'hui le volume d'insecticides utilisés avant l'introduction du coton OGM.
La morale de cette mauvaise fable écologique est donc claire : il est urgent de présenter une estimation de l'impact des OGM sur les écosystèmes avant de les introduires.
Une pierre de plus dans le jardin OGM? La durée de l'étude pourrait le laisser penser.
D'autant qu'en 2008, une première alerte était publiée concernant ce coton OGM par la revue "Nature Biotechnology",
information reprise le lendemain par Le Monde:
Preuve supplémentaire qu'il est urgent d'intervenir et d'interdire les OGM, qui n'apportent rien de plus à l'agriculture.
Pour preuve qu'un développement agricole peut exister hors des OGM et des pesticides : Israël utilise depuis 10 ans des Chouettes et des Faucons Crécelles pour lutter contre les rongeurs nuisibles dans les plantations. L'expérience menée depuis 10 ans a permis de mettre un terme à l'usage de pesticides et a permis de réintroduire massivement deux espèces de prédateurs ayant un rôle positif sur l'environnement. Ce programme est à présent étendu à la Jordanie grâce à un partenariat exceptionnelle Israélo-Jordanien. Voir : http://kefisrael.com/2010/06/14/une-chouette-histoire-israelienne/
Ariel DAHAN
Avocat
Une équipe de chercheurs vient de faire faire à la médecine chirurgicale un bond en avant de 800 ans au moins, rattrapant enfin le fameux rayon guérisseur du Dr McCoy dans Star Treck (les plus jeunes apprécieront).
Le laboratoire Kochevar, du Welmman Center for Photomedicine, (Massachussets General Hospital, Harvard Medical School) vient de publier des résultats de 7 ans de recherches et développement d'un processus de cicatrisation considéré comme révolutionnaire: La Cicatrisation Tissulaire Photochimique (Photochemical Tissue Bonding).
Le processus de cicatrisation tel qu'il a été présenté permettrait de faire cicatriser définitivement toute plaie, sans suture ni "colle" chirurgicale, simplement en recouvrant les lèvres de la plaie d'un tissus spécifique, et en l'exposant à une émission de la lumière d'un laser de 532 nm (laser en couleur visible verte).
Cette exposition à la lumière, sans émission de chaleur, fait réagir le tissus posé sur la plaie, et entraîne une cicatrisation définitive immédiate.
Selon l'information qui est donnée par le Wellman Center for Photomedicine, les essais cliniques ont porté sur des sutures de cornées, de rattachement de fibres nerveuses, de tendons, de plaies chirurgicales difficiles à sutturer, et même de cartilage...
Les applications de cette technologie sont en apparence illimitées:
On pense d'une part aux applications de traumatologie (services d'urgence, champs de bataille...). Mais également à tout le champ des opérations chirurgicales complexes, ou encore aux opérations esthétiques.
Ce procédé sera très probablement le complément indispensable de toute activité de plein air.
Et le Droit dans tout ça?
Cette technologie est en train d'être approuvée par la Foods & Drugs Administration. Elle est considérée par l'OTAN comme une solution alternative au kit de suture du fantassin (Voir notamment la publication de cette recherche sur le site de l'OTAN). Il serait peut-être bon que les centres de recherche européens s'y intéressent également. A quand une homologation par l'AFSSAPS ?
Le débat sur l'innocuité des ondes radio-électriques et sur le danger des antennes-relai pour la santé publique est loin d'être clos.
De manière bien involontaire, les innovations technologiques d'INTEL et de NOKIA apportent la preuve que les ondes radio-électriques ont un effet notable sur l'environnement : Elles rechargeraient les batteries - preuve indubitable d'un transfert d'énergie.
L'information est donnée comme une avancée technologique : INTEL puis NOKIA ont démontré pouvoir recharger des appareils électroniques simplement en les exposant aux flux d'ondes WIFI.
Cette information apportait de l'espoir à tous les utilisateurs d'appareils portatifs autonomes (PDA, téléphones, ...) qui sont limités dans leurs déplacements par l'existences de prises murales... ou de chargeurs solaires.
Mais en même temps, il se peut qu'elle sonne le glas de toutes les technologies de communication haute fréquence. En effet, la preuve est apportée que les ondes WIFI diffusent bien de l'énergie, laquelle énergie a un effet remarquable sur son environnement.
On ne peut donc plus dire que les ondes WIFI n'ont pas d'effet sur l'environnement. Reste simplement à déterminer l'impact réel des ondes sur le biotope, humain ou animal. Car recharger un portable ne résoudra pas tous les problèmes de santé publique...
Information peut-être à charge dans le débat à venir.
Peut-on comparer le don d'enfant (le prêt d'utérus) à un don d'organe?
Quelques réflexions personnelles ainsi qu'un appel à réactions.
Alors qu'il est question de légiférer sur le recours aux mères porteuses, il me semble important de réfléchir aux notions mises en jeu par ce débat:
Définition:
Le processus de "mère porteuse" désigne l'acte par lequel une femme accepte de porter en son sein l'embryon fécondé d'un couple dont la mère ne peut porter un enfant jusqu'à son terme. L'enfant est donc le fruit de l'union (charnelle ou médicale) d'un homme et d'une femme, et détient le patrimoine génétique de ses parents.
Il n'a aucun lien génétique avec la mère porteuse, qui prête son utérus le temps de la gestation.
En revanche, la science nous apprends qu'il développe un lien psychique avec la mère "porteuse".
Le geste ne s'apparente donc pas à une adoption, puisque l'enfant est génétiquement celui des candidats à la parentalité, et non celui de la mère porteuse. Légalement, la mère génétique pourrait contester la filiation de l'enfant si la mère biologique cherchait à le reconnaître comme sien.
Le geste s'apparente plus à un abandon d'enfant, puisque l'enfant, né d'une mère connue apparente. Sauf à celle-ci à accoucher sous X. Et aux parents génétiques à déclarer l'enfant en leur nom. Ce qui pénalement s'appelle une substitution d'enfant.
Le geste est également totalement différent du don de gamètes, par lequel l'homme ou la femme font don de leurs gamètes à un tiers, et renoncent à revendiquer leur paternité sur l'enfant à venir. Bien au contraire, les gamêtes sont fécondées et réunies en un embryon dont ils revendiquent la paternité et la maternité génétique, sauf la gestation et l'accouchement.
Nature de la prestation de prêt d'utérus:
La prestation de prêt d'utérus est-elle ou doit-elle être contractualisée?
A mon sens, elle le doit. Car on ne confie pas un enfant à un tiers sans accord sur la garde de celui-ci. Or, le foetus doit être considéré comme un enfant. Il faut donc déterminer les responsabilités en présence.
En outre, si la mère porteuse vient à subir des maladies, accidents, ou autres liés à la grossesse, elle doit être en mesure de réclamer une indemnisation aux mandants, parents génétiques.
Cette prestation peut être qualifiée de contrat de travail ou de prestation libérale. La qualification juridique importe peu. En revanche, ce qui est important c'est que la prestation doit être qualifiée. Au même titre que le contrat de nourrice au sein de jadis.
Intérêt de l'Enfant
Les associations favorables au recour aux mères porteuses mettent en avant l'intérêt de l'enfant à naître. Mais c'est une malhonêteté intellectuelle grave ! A aucun moment l'intérêt de l'enfant à naître n'est considéré dans le processus de mère porteuse. En effet, ce processus est mis en place artificiellement par un accord entre les parents génétiques et la mère porteuse biologique, "avant" la conception même de l'enfant. L'intérêt de l'enfant n'a donc jamais été abordé lors de l'installation du processus de prêt d'utérus. Mais uniquement l'intérêt égoïste (même si légitime) des deux parents candidats.
Cependant, dans une conception extensive, on peut considérer de s'intéresser à l'intérêt du foetus constitué in vitro, dans la mesure où, celui-ci étant créé, il faut lui rechercher un hôte lui permettant de se développer suffisamment jusqu'à être viable et pouvoir naître. Mais il n'échappera à personne que l'intérêt de l'enfant n'est pris en compte qu'à partir du moment où les candidats parents ont pris le risque de concevoir un foetus, en connaissance de cause, sachant qui ne pourra être mené à terme dans l'utérus de la mère biologique. Il s'agit donc d'une inversion des priorités, et certainement également des concepts. Mettre l'enfant au centre du problème "avant" que le problème n'intervienne. Voir même créer le problème pour permettre à l'enfant d'exister. Il est difficile de ne pas comprendre l'intérêt moral des parents. Mais il est également difficile d'accepter de pervertir des notions aussi fondamentales que celle de l'intérêt de l'enfant à naître.
Assimilation du prêt d'utérus au don d'organe:
De nombreuses associations assimilent le prêt d'utérus au don d'organe : si l'être humain est libre de donner, volontairement, un organe de son corps, il est également libre d'aliéner temporairement l'usage d'un autre organe.
Cependant, autant je peux concevoir qu'on autorise un être humain à aliéner son propre corps (qu'est-ce d'autre que le travail?), autant je ne peux accepter qu'on assimile le recours à une mère porteuse à un simple don d'organe.
Pour la simple raison que l'organe n'a pas d'autonomie d'existence, et qu'une fois détaché du corps du donneur, il ne pourra vivre que dans le corps du receveur.
Alors que l'enfant qui sera conçu dans ces conditions n'est pas "donné" (on ne peut pas donner ce qu'on ne possède pas, et de fait, on ne possède pas un enfant). Il est, juridiquement, soit abandonné, soit revendiqué par les parents génétiques.
Et il possède une autonomie propre qui lui permet, s'il le souhaite, de retourner vers sa mère naturelle, même si non-génétique.
Droit à l'enfant:
Je réfute l'idée qu'il pourrait exister un éventuel "droit à l'enfant".
Aucun couple n'a "droit" à avoir un enfant. La question n'est pas posée en termes juridiques, mais en termes biologiques. Tel couple "peut-il" biologiquement, anatomiquement, génétiquement, avoir un enfant.
Evoquer le "droit" à l'enfant serait d'autant plus dangereux qu'il aurait un corrolaire nécessaire : le "devoir" d'enfant. Car il n'est de droit qu'autant qu'il existe des devoirs qui viennent en confirmer l'application. Or ce "devoir" d'enfant pourrait un jour imposer aux femmes fertiles de "faire" des enfants, nonobstant leurs choix. Il pourrait également remettre en cause le droit des femmes à disposer de leur corps, et à avorter.
Enfin, si l'on pousse le corrolaire à son maximum, le "droit" à l'enfant peut s'inverser en "permis" d'enfant. Si un couple peut un jour revendiquer un "droit" à l'enfant, il peut être envisageable qu'on vienne retirer ce "droit" à un individu ou à un couple, pour des raisons aussi diverses que variées. (moeurs, religion, sanction pénale...).
Raisons pour lesquelles je ne peux pas accepter, en l'état, la légalisation des mères porteuse. Sauf à créer un contrat particulier, par lequel la mère porteuse s'engage à renoncer par avance à ses droits parentaux sur l'enfant.
Or, en l'état actuel du droit français, de telles renonciations anticipées seraient nulles, et la mère pourrait les dénoncer après l'accouchement. Ce qui contraindrait les parents génétiques à une action en contestation de filiation naturelle de l'enfant.
C'est donc un vrai choix de société qui doit être fait.
Vous pouvez donner une idée du votre, anonymement, en votant ci-après.
[Santé Publique] Inquiétudes sur la prévention contre le Sida - préservatif ou anti-rétroviraux
De nombreux travaux indiquent que mes multithérapies anti-rétrovirales deviennent aussi efficace que les préservatifs en terme de prophylaxie contre le virus HIV.
Au point que certains scientifiques en arrivent à envisager les thérapies anti-rétrovirales comme un mode de prévention alternatif au préservatif.
Avis partagés, qui suscitent des interrogations en termes de santé publique.
A en croire les publications scientifiques, le meilleur moyen de lutter contre le risque d'infection par le virus du SIDA ne serait plus le préservatif, mais le médicament antirétroviral.
L'explication donnée par les scientifiques étant que le traitement diminue la charge virale du patient infecté, et par voie de conséquence diminue très fortement le risque de contamination.
Une étude suisse publiée en janvier 2008 affirmait qu'un patient séropositif qui, suivant un traitement antirétroviral, voit sa charge virale descendre en dessous du seuil de détectabilité des marqueurs, ne serait quasiment plus contaminant. (Commission Fédérale Suisse - source Bulletin des Médecins Suisses - janvier 2008)
Quasiment plus...
La nuance est de taille, s'agissant d'une maladie mortelle incurable dont la probabilité de rapport contaminant non-protégé est supérieure à 75% !
Pourtant, début 2009, le Conseil national français du SIDA - CNS - et l'Aide allemande contre le sida partagent la position de la Commission fédérale suisse sur cette question.
Le Conseil national français du SIDA rendant même un avis, destiné aux autorités sanitaires, dont les termes sont:
"sur un plan individuel, traitement et préservatif ne se distinguent pas au regard du 'risque zéro' "
Sur le plan éthique, la question a été posée à la demande des patients suivis en tri-thérapie, dont la charge virale était indétectable au regard des méthodes d'investigation actuelles (moins de 50 copies/ml de sang), lesquels patients, revenant à une vie "normale" souhaitent se projeter dans l'avenir et désirent arrêter d'utiliser un préservatif, ne serait-ce que pour avoir un enfant.
Des études menées au Brésil, en Espagne, en Ouganda, au Rwanda, en Tanzanie, à Taïwan, et en Zambie ont montré que les patients traités ayant une si faible charge virale ne contaminaient pas leurs partenaires lors de rapports non-protégés, alors que le taux de contamination pour les patients sans traitement dépasserait les 8%.
Au niveau statistique, si le risque de contamination est de 1/1000 par acte sexuel, et que le traitement antirétroviral diminue la charge virale de 10.000 fois, le "risque résiduel" de contamination d'un acte sexuel non-protégé avec un patient sous traitement antirétroviral avoisinerait le 1/100000, selon le Dr Hirschel, (responsable de l'unité Sida de l'Hôpital de Genève - source Sciences & Vie juin 2009 n° 1101).
Toutefois, au delà de cette euphorie statistique (à relativiser : sur une population de patients séropositifs de 33 millions dans le monde, celà laisserait passer 330 contaminations par an ! On gagne moins souvent au loto ...) le Pr. C. Rouzioux, de l'Hôpital Necker Enfants Malades (AP-HP Paris) rappelle que l'on retrouve des "quantités de virus" bien plus importantes "dans les sécrétions génitales de 5% des patients dont le virus était pourtant indétectable dans le sang". (ibidem source Sciences & Vie juin 2009 n° 1101).
Une étude internationale portant sur 1750 couples "sérodifférents" a été lancée en 2008, et ses résultats sont attendus pour 2016 (étude HTPN 052). Pourtant le CNS a choisi de ne pas attendre le résultat de cette étude. Pourquoi? Parce qu'elle a simplement changé d'objectif.
Jusqu'à présent, les démarches des organismes de santé tournaient autour du "risque zéro". Or ce risque zéro n'existe pas, selon la statisticienne Dominique Costagliola. La raison étant que la méthodologie statistique permettant d'aboutir à un risque zéro est impossible. Même en incluant l'ensemble de la population séropositive mondiale, les réponses statistiques seraient trop faibles pour être fiables, selon elle. Or précisément, le préservatif n'apporte pas une solution "risque zéro".
Tous les médecins rappellent que le préservatif, s'il apporte une sécurité proche de 100%, n'est pas fiable à 100%. En termes statistiques, les risques de contamination après rapport sexuel protégé par préservatif ou après rapport sexuel protégé par thérapie anti-rétrovirale seraient du même ordre de grandeur.
Les mêmes statisticiens conviennent que le cumul préservatif + traitement antirétroviral devrait donner une couverture doublée. Néanmoins il semble être acquit, comme une tendance de fond, que le traitement antirétroviral peut remplacer l'usage du préservatif comme moyen de lutter contre une contamination.
Si l'on déplace le débat, non plus sous l'angle scientifique ou statistique, mais sous l'angle juridique, on ne peut qu'être inquiet et choqué.
En effet, lorsqu'un patient séropositif a une relation sexuelle, le préservatif n'est pas un moyen de le soigner, mais de protéger son ou sa partenaire. Donc d'éviter une contamination sur la base d'un risque que le partenaire évalue (le préservatif étant alors conçu dans son intérêt même si médicalement le préservatif préserve les deux côtés de l'acte).
Au rebours, la thérapie anti-rétrovirale est une "thérapie". Mais cette thérapie repose sur un acte volontaire du seul patient et non de son partenaire. Si le partenaire a le choix d'imposer un préservatif, il ne peut pas imposer une thérapie, car cette thérapie n'est pas "visible" au moment de l'acte.
Donc rien ne vient garantir le partenaire à protéger que son partenaire séropositif a suivi sa thérapie antirétrovirale, et qu'il n'a donc pas de charge virale.
Bref rien n'indique le niveau de confiance que l'on peut avoir dans l'affirmation que le partenaire séropositif n'a pas de charge virale détectable. Alors que la présence du préservatif est confirmée visuellement et tactilement...
Et si le patient, pour de multiples raisons, ne suit pas son traitement régulièrement, sla charge virale peut subir des variations significatives d'un mois à l'autre, d'une semaine à l'autre...
Autant dire que le risque est fort important de voir relancer l'épidémie, simplement en voulant trop bien faire.
[Santé Publique] OGM - Certains gènes franchissent la barrière des espèces. A quand les OGM ?
La position fermement affichée par les producteurs d'OGM, que les gènes ne franchissant pas la barrière des espèces, le risque de dissémination de gènes d'organismes modifiés est nul, cette position est en train d'être remise en cause par les derniers éléments de la recherche.
Coup sur coup, deux découvertes viennent confirmer que certains gènes peuvent passer d'une espèce à une autre, et même d'un genre (végétal) à un autre (animal).
De quoi ré-alimenter le débat sur l'autorisation d'introduire dans les produits de consommation des organismes génétiquement modifiés.
De quoi également s'interroger sur la pertinence des méthodes de contrôle.
Une étude récente, de Yves BERTHEAU (Directeur de recherches de l'INRA Versailles), rendue publique par le mensuel "Science & Vie" sous le titre "Les OGM passent-ils dans le sang?" initie la polémique a propos d'une analyse du devenir de l'ADN du maïs Bt176. (S&V mars 2009)
En effet, son équipe de recherche a détecté, sur un groupe de bovins nouris au Bt176 des traces d'ADN de ce maïs transgénique dans le sang de la population d'étude. Preuve que l'ADN du maïs a bien franchis la barrière épithéliale de l'intestin des bovins, pour être assimilé et se retrouver dans son sang.
Le problème relevé par Yves BERTHEAU étant que la méthode habituelle utilisée pour détecter les traces d'OGM est insuffisante pour détecter les faibles traces d'ADN dans le sang, de sorte que les analyses réalisées actuellement sont insuffisantes pour garantir une fillière bovine sans OGM. Il faut donc faire confiance à la traçabilité documentaire.
Une seconde étude, plus fortuite, a permi à Mary RUMPHO (University of Maine) de mettre en évidence un transfert horizontal de gènes soit la capacité pour certaines espèces animales, d'assimiler un gène végétal spécifique, celui de la photosynthèse. (Science & Vie mars 2009 - New Scientist 24 nov. 2008).
En l'occurence, l'étude portait sur une Limace de mer, Elysia Chlorotica, qui a la particularité d'absorber, à l'occasion de ses premiers repas, des algues et d'en retenir les chloroplastes, cellules responsables de la photosynthèse chez le végétal. Or, après les avoir absorbé, ces cellules ne se dégradent pas dans son estomac, mais continuent leur fonction de génèse protéinique, ce qui permet à l'animal, en s'exposant régulièrement à la lumière, de générer le stock de protéines dont il a besoin pour sa survie.
Se passant ainsi d'autre source d'alimentation.
Une analyse génétique de cette limace "solaire" a permis de déterminer que le gène codant la fonction de photosynthèse (psb0) était bien assimilé par l'animal, et qu'outre cette assimilation, l'animal avait la faculté de le retransmettre à sa descendance directe.
Sans s'appesantir sur le sens biologique de cette découverte, ces deux informations présentées en même temps indiquent clairement qu'un gène d'une espèce végétale peut être transmis à une espèce animale qui l'aurait ingéré.
Ce qui pose clairement le problème du risque de l'expression accidentelle de certains gènes d'organismes modifiés chez l'animal ou l'Etre Humain qui l'auraient ingérés:
On sait que certains gènes ont un potentiel léthal à très court terme, ne serait-ce que le gène codant la stérilisation de l'organisme modifié. Que se passerait-il si ce gène, présent dans le maïs ou le soja OGM, venait à être assimilé par l'organisme évolué qui le consomme? Qu'il s'agisse du bovin ou de l'Humain, le risque est grand.
Il me semble donc important de réfléchir à nouveau à la question des OGM. Ce n'est pas parce qu'une technique existe qu'elle est bonne. Et ce n'est pas parce qu'elle est bonne qu'il faut l'utiliser.
Le principe de précaution devrait prévaloir.
Enfin, en corrolaire à cette information, il faut s'interroger sur la pertinence des méthodes de détection et de contrôle actuels, ainsi que sur la valeur juridique des affichages obligatoires. En effet, la question n'est plus uniquement de savoir détecter la présence d'"OGM" dans la composition de produits alimentaires. La question devient à très court terme de savoir comment détecter la présence de fragments d'ADN correspondant à l'expression d'un gène d'OGM.
Car, si l'interprétation de ces deux découvertes est cohérente, c'est bien toute la chaîne alimentaire qui se trouve à très court terme contaminée par l'expression d'un gène volontairement modifié.
Et en dépit des discours lénifiants des laboratoires et des distributeurs d'OGM, qui prétendent que les gènes modifiés ne se diffusent pas dans la chaîne alimentaire, il est évident que certains peuvent effectuement être diffusés et contamminer un ordre animal ou végétal, donc franchir allègrement la barrière des espèces.
Il est donc urgent d'interdire les OGM définitivement de la chaîne alimentaire. Ou a tout le moins de permettre un libre choix total et effectif au consommateur.
Ariel DAHAN
Avocat
La problématique des antennes relais n'est pas prête de disparaître. D'autant que ces antennes sont de plus en plus indispensables dans notre monde technologique. Il n'est plus envisageable d'être "déconnecté" du monde de l'information.
Les GPS, qui ont pourtant un mode essentiellement passif, sont de plus en plus interfacés avec un abonnement GSM. Les informations routières (type infotraffic) ou les informations RDS circulent elles-aussi via ces antennes relais, dispersées de manière de plus en plus dense.
Certains pensent que ces antennes présentent un danger pour la santé publique, en ce qu'elles augmentent l'occurence de cancers ou de troubles métaboliques majeurs. Ainsi, selon "Le Parisien"
« à Draveil (Essonne), neuf cas de cancer parmi les élèves et les parents d'une école bordée d'antennes-relais, relancent la polémique sur les dangers des émissions électromagnétiques ».
Le trouble à l'ordre public est suffisamment important pour que le Maire de la ville ait réclamé à la DDASS une enquête épidémiologique.
Très souvent, ces enquêtes aboutissent à une conclusion négative. Et certains scientifiques évoquent la théorie du "syndrome des immeubles insalubres". (affection dont l'origine semble être essentiellement psycho-sommatique et fondée sur la répétition d'une rumeur de désordre environnemental).
Le problème tient en partie à la méthode d'enquête: il est très difficile de démontrer un lien de causalité entre un désordre métabolique extrêmement rare et grave, et un incident environnemental, pour une simple question de ... population d'étude. Il faudrait, pour démontrer la causalité, prendre une population saine, et l'exposer volontairement à cette contrainte environnementale, pour rechercher l'occurence de désordres métaboliques.
Solution extrême qui n'est évidemment pas conforme aux normes de santé publique actuelles. Non plus qu'à l'éthique de la recherche épidémiologique.
Il faut donc croiser les données sur d'autres populations que celles locales. Avec le risque de mélanger les nuisances environnementales.
La question n'est pourtant pas nouvelle. La polémique des effets des champs magnétiques des lignes à haute tension remonte ... aux années 70. EDF avait alors résolu le problème en commandant une enquête qui avait eu le mérite de rassurer. Le problème étant que cette enquête n'était pas "indépendante" d'EDF.
Le même problème se pose aujourd'hui pour les antennes relais. Et pourtant certaines décisions jurisprudentielles tombent, pour refuser à des locataires le droit à une action judiciaire contre le bailleur.
La question est loin d'être tranchée, et il faudra bien un jour qu'une expertise scientifique opposable face le point sur cette problématique. Les ondes électromagnétiques sont-elles nocives pour la santé de l'être humain?
Les environnementalistes en sont déjà à soupçonner l'influence des antennes relais dans la disparition des abeilles, qui seraient perturbées par les champs magnétiques des antennes, et perdraient purement et simplement leur chemin, ne pouvant plus accéder à leur ruche.
Côté gouvernemental, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, indique (Source Le Parisien) que « le CHU de Besançon effectue actuellement une étude sur le sujet. Dès que nous saurons mesurer précisément l'impact des émissions électromagnétiques sur la santé, nous lancerons une étude épidémiologique sur la population française qui servira de référence ».
C'est bien là qu'est tout le problème : attendre, et attendre toujours.
Rien n'est pire que l'incertitude pour l'industrie. C'est très probablement l'une des raisons du retrait, ces dernières années, de certains constructeurs de téléphonie mobile d'un marché pourtant très porteur. Sans-doute préfèrent-ils éviter un risque de conflit qui ne serait pas assurable ?
Le problème est qu'il va devenir très difficile de vivre sans ces assistants nomades que sont les GSM et les GPS, qui fonctionnent sur autant de bandes de fréquence que de normes applicables, (Radio, Satellite, BlueTooth & Wifi).
L'autre problème est qu'il n'est pas possible pour une personne de choisir de s'exclure de cet environnement ondulatoire. Il existe bien certains gadgets présentés comme protégeant les utilisateurs des ondes électromagnétiques "nocives", mais pour l'instant, je n'ai pas connaissance de la moindre enquête établissant leur bon fonctionnement.
14/04/2009
Depuis la rédaction de ce post, plusieurs informations importantes sont intervenues:
D'une part l'Arrêt de la Cour d'Appel de Versailles du 4 février 2009 qui ordonne le retrait des antennes relais en faisant de-facto une des premières applications judiciaires du principe de précaution (voir mon commentaire n°3 en pied de ce post, intitulé Ouverture de la phase judiciaire du débat - reconnaissance du principe de précaution).
D'autre part, la publication par le Journal of environmental and biological medicine d'une étude du Pr Jean François VIEL, (Bensançon) portant sur un groupe de 200 volontaires afin de déterminer le niveau d'exposition quotidien aux ondes électromagnétiques. (source : 01.net)
Cette étude n'avait pas pour objet de déterminer la "dangerosité" de l'exposition aux ondes électromagnétiques, mais - s'agissant d'un déblayage - de déterminer le niveau réel d'exposition à ces ondes d'une population représentative.
On apprend ainsi qu'il existe une distance "focale" où le niveau d'exposition est maximal : là où le cône d'ondes envoyé par l'émetteur rejoint le sol. D'autant plus éloigné que l'antenne est élevée (en zone rurale, le niveau d'exposition peut ainsi être situé à plus d'un km, alors qu'en zone urbaine, il se situe aux alentours de 280 mètres).
Cette étude sera très certainement utilisée des deux côtés dans les débats judiciaires sur le retrait des antennes-relais : côté opérateur pour justifier que les requérants ne sont pas dans une zone "exposée", et côté requérants pour faire valoir qu'ils sont dans le cône, dans la zone maximale.
Cette étude a le mérite d'être un premier outil de réponse. Mais elle doit être maintenue comme ce qu'elle est : une simple étude portant sur un échantillon représentatif de 200 individus. Et en aucun cas une preuve, ni à charge ni à décharge. Juste une indication. Mais précisément, c'est celà aussi ce qu'il fallait au juge pour répondre dans le cadre du principe de précaution. Une indication...
15/04/2009
POur être objectif, il faut rajouter la contre-enquête de l'association PRIATERM qui conteste très fortement les résultats de l'étude du Pr. JF VIEL, et qui présente des chiffres d'exposition aux ondes électromagnétiques très différentes.
Contre-enquête d'autant plus intéressante qu'elle est réalisée directement par l'ANFR, Agence Nationale des Fréquences. (Voir le site CARTORADIO).
IL va y avoir du travail pour les experts, et pour les avocats :-)

