Un article est paru dans le Figaro intitulé « les jeunes avocats touchés par la crise ».
On y apprend que 70% des avocats sortis de l'EFB en 2009 ont trouvé une place contre 92 % deux années plus tôt.
Rien de bien surprenant, les cabinets d'affaire ont souffert avec la crise et cela s'est répercuté sur les embauches.
La rémunération de ces jeunes confrères est partagée : 28% perçoivent plus de 4000 euros mensuels, 41% moins de 3300 euros et 31% entre les deux.
Ces chiffres ne sont toutefois pas à mon sens significatifs. Il s'agit en effet d'une « rémunération mensuelle » hors charge professionnelle. Il faut donc amputer ce montant de 40 % au moins, sous réserve des particularités (participation aux charges du cabinet, etc) qui diminuent un peu plus ce revenu.
Ensuite, ces chiffres sont ceux des confrères majoritairement parisiens (même si nous recevons en province de plus en plus de CV de confrères parisiens).
Vivre avec les revenus mentionnés est certainement plus difficile à Paris qu'en province. On constaterait de fortes disparités de revenus selon les barreaux, les spécialités etc.
Autre enseignement, la crise pousse les jeunes confrères à accepter des compromissions, comme déclarer faussement être à mi-temps pour être sous-payés pour un plein temps.
Enfin, j'ai appris que la profession fait toujours rêver (à quoi ?) avec une progression constante des candidats à l'examen.
Au final, rien de très nouveau...

2 commentaires
pas très encourageant
comme le titre l'indique.. un article à mon goût que peu encourageant pour les jeunes étudiants souhaitant exercer cette noble profession. Avenir décourageant ? Rémunération laborieuse? Doit-on croire ces "on-dit" ?????
don't worry be happy
Ne vous traumatisez pas sur votre avenir, chaque génération a ses angoisses et une très grande majorité surmonte les embûches. Le métier est difficile (plus ou moins qu'hier ?) mais il reste passionnant.
Je vais poster un article très bientôt sur les modestes conseils que je donne aux futurs confrères. Je ne prétends pas révolutionner les réponses, mais à force de lire des CV et de discuter avec des étudiants, j'ai acquis quelques idées.
bon courage à vous.