janv.
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Les avoués défendent leur position face aux avocats

  • Par angel.la-torre le
  • Dernier commentaire ajouté

À l'occasion de la cérémonie des voeux à la Chambre nationale des avoués près les cours d'appel, le 24 janvier, le président, François Grandsard a souhaité répondre aux propositions de la commission Attali sur la libération de la croissance, notamment la suppression totale des avoués près les cours d'appel, remises au président de la République le 23 janvier dernier.


Le président de la Chambre nationale des avoués répond que « la spécificité du processus judiciaire ne permet pas d'appliquer les lois du marché, qu'il s'agisse de la qualité du produit ou de la loi de l'offre et de la demande ».


De même, « le nombre limité des études est un gage de qualité », a-t-il ajouté. Revenant sur la réforme de l'État, le président a indiqué que « dans le domaine de l'organisation de la justice, les officiers ministériels en général et les avoués en particulier ont un rôle particulier à jouer dans le cadre de cette réforme ».


Il a appelé de ses voeux une implication plus importante des avoués notamment dans la délivrance des certificats et des grosses, dans l'instruction des demandes d'aide juridictionnelle, dans l'instruction des dossiers.


Enfin sur la question d'une reprise de l'activité des avoués (2500 personnes) par les avocats, le président considère que la question n'était pas de savoir si cette activité était utile, la réponse affirmative « n'étant pas douteuse », mais de déterminer si cette activité pourrait être exercée par les avocats. À cet égard, une évaluation du rapport qualité/coût permettrait aux avoués d'établir « le concours qu'ils apportent à la fois aux justiciables et à l'organisation judiciaire ».


Il a également précisé que « le métier d'avoué et celui d'avocat sont deux métiers parfaitement différents ».


Pris des dépêches JurisClasseur de ce jour.


5 commentaires

Restons unis

  • Par laurence.leraille le

Ce rapport entre dans une stratégie qu'utilise le pouvoir depuis un certain temps; Monter les professions du droit les unes contre les autres. N'oublions pas que notre adversaire à tous, avocats, huissiers, avoués, notaires est et reste la Chancellerie


grande profession du droit

  • Par dominique.lopez-eychenie le

bien vu pour le commentaire précédent d'où l'idée d'une grande profession du droit à condition que le nivellement ne se fasse pas par le bas et la difficulté est que personne ne se voit en bas.

les formations disparates et dissociées ou les grandes écoles ont conduit à créer parfois des élites et en tout cas à les formater comme telles. ce problème est inexistant en Allemagne

la formation s'est améliorée globalement et s'est un peu plus uniformisée.

nous avons besoin de nous défendre car en nombre, nous sommes une goutte d'eau et nous n'avons pas le pouvoir de bloquer les routes pour faire parler de nous et descendre dans la rue doit rester exceptionnel


Avoué à la Cour ; une sinécure en or

  • Par Robert le



AVOUÉ A LA COUR : UNE SINÉCURE EN OR ?


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On assiste depuis plusieurs années à une paupérisation des avocats (nombreux sont ceux qui ne perçoivent pas l'équivalent du SMIC) due principalement à la très rude concurrence des grands cabinets à succursales multiples (Big Four) aggravée par la baisse très sensible du contentieux judiciaire (-20%)


En cette période où le Barreau connaît de graves difficultés, tel le village d'Astérix, une population de juriste arqueboutée sur ses privilèges prospère dans le silence : les avoués à la Cour.


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Quelle est la réalité de cette profession protégée, qui a réussi à se maintenir ?


Le recrutement : les temps sont finis où l'on était avoué de père en fils, mais cependant, malgré quelques récents efforts dans la formation, le niveau de recrutement des avoués est sensiblement inférieur à celui des avocats.


La véritable sélection s'opère par le numerus clausus. Outre l'aspect financier que constitue le rachat d'une charge, le candidat doit recevoir l'agrément de ses pairs et pour cela faire partie du sérail.

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La pratique : l'avoué est chargé de la procédure devant la Cour d'Appel.


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1/ la déclaration d'appel


On pourrait imaginer que tel l'avocat à la Cour de Cassation, l'avoué exerce un rôle de conseil auprès de ses clients ou de ses avocats correspondants en conseillant ou non de relever appel au vu du jugement qu'on lui soumet. Ce n'est pratiquement jamais le cas. A la décharge de l'avoué, il faut préciser que le délai d'appel n'est que d'un mois, alors que l'avocat à la Cour de Cassation dispose de deux mois pour déposer son pourvoi.


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Le rôle de l'avoué se limite donc à déposer au greffe de la Cour un imprimé appelé déclaration d'appel qu'une secrétaire apprend à remplir après quelques jours de formation. Tout avocat pourrait établir cette déclaration d'appel ainsi que cela se fait en matière sociale (Prud'hommes) ou devant les Cours Administratives d'Appel. Cela éviterait des appels parfois tardifs en raison des délais inhérents au passage obligé par l'intermédiaire de l'avoué.


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2/ les conclusions


Normalement les avoués devraient rédiger les conclusions venant au soutien de l'appel : ce n'est pratiquement jamais le cas.


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Deux hypothèses se présentent :


- L'avocat qui ne souhaite prendre aucun risque adresse à l'avoué des conclusions toutes prêtes sur lesquelles il ne reste à celui-ci qu'à apposer sa signature et son cachet. C'est le cas le plus fréquent. Dans cette hypothèse l'avoué n'est d'aucune utilité et, comme pour la déclaration d'appel, son intervention obligée ne fait qu'allonger le délai de transmission entre l'avocat et la Cour d'appel.


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- Assez rarement en province, pratiquement jamais à Paris, l'avocat adresse à l'avoué son dossier pour que celui-ci rédige les conclusions. Si le jeune avoué récemment installé plein d'ardeur et d'idéal rédige lui-même des conclusions, la réussite venant, l'avoué s'entourera de clercs diplômés et compétents qui rédigeront les conclusions qu'il signera. Rien donc que l'avocat ne pourrait faire en s'entourant de collaborateurs comme il le fait en première instance devant le Tribunal.

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3/ la mise en état de la procédure


L'avoué reçoit du greffe de la Cour des bulletins fixant les dates d'injonction et de plaidoiries, bulletins qu'il met religieusement sous enveloppe avec un mot d'accompagnement pour son avocat correspondant. Cette transmission pourrait bien sûr (à l'heure du fax et d'internet) se faite directement entre le greffe et l'avocat (comme au TGI, au Tribunal Administratif, etc...) l'avoué en tant qu'intermédiaire n'apporte rien si ce n'est un allongement des délais de transmission.

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4/ l'arrêt


Après les plaidoiries de l'avocat, la Cour rend son arrêt. Celui-ci est transmis par le greffe avec le dossier de plaidoirie à l'avoué qui le retransmet à l'avocat, sans autre forme de procès. Encore une fois une perte de temps, sans que l'intervention de l'avoué apporte la moindre valeur ajoutée.

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5/ l'exécution


Dans la plupart des cas, l'avocat fait lui même exécuter la décision par son huissier correspondant

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La rémunération de l'avoué :


Pour le prix de sa prestation hautement symbolique, l'avoué perçoit de la partie condamnée aux dépens un émolument calculé en fonction d'un tarif (sans commune mesure avec le tarif de la postulation des avocats).

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Ce tarif est d'ordre public et l'avoué a interdiction de percevoir un émolument supérieur à son tarif.

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La pratique est tout autre. En effet, l'avoué, lorsqu'il reçoit le dossier, demande à son client une "provision, à valoir sur les frais de procédure".

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A la fin du dossier, si l'adversaire est condamné aux dépens, l'avoué poursuit contre celui-ci le recouvrement de son état de frais, calculé conformément au tarif. Lorsque ce recouvrement est couronné de succès, l'avoué devrait normalement restituer à son client la provision perçue en début de procédure puisqu'il n'a pas le droit de percevoir d'émolument supérieur à son état de frais.

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En réalité dans la quasi totalité des cas, le dossier est archivé en l'état et la provision "étouffée" selon la formule imagée employée par la profession elle-même. Ce qui contribue a augmenter la rémunération de l'avoué d'un tiers, voire de 50 % selon les cas.

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Les chambres de discipline connaissent parfaitement cette technique (puisque ses membres l'utilisent eux-mêmes dans leurs études). Il en résulte que lors des vérifications des comptabilités de leurs confrères dont ils sont statutairement chargées les membres de chambre ferment les yeux sur cette pratique généralisée et contraire à la loi.

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En résumé : Le service rendu au justiciable est inexistant, l'intervention, que l'on peut qualifier de parasitaire de l'avoué, a pour effet certain d'allonger les délais de transmission et d'augmenter les risques de tardiveté.


La rémunération en fonction du tarif de l'avoué, récemment revalorisé, constitue un véritable péage pour accéder à la Cour d'Appel, un droit d'octroi comme on en connaissait sous l'ancien régime.

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Enfin non content de cette rémunération, les avoués aggravent de façon illégale au préjudice du justiciable le prix de leur intervention.


Pourquoi n'ai-je pas embrassé la carriere d'avoué...

  • Par seb. le

...Au lieu de prendre des risques inconsidérés au quotidien dans mon role de chef d'entreprise?


Je sais me servir d'un Photocopieur, d'une agrapheuse, d'un tampon, affranchir le courrier au tarif postal approprié et m'entourer de collaborateurs compétent dans les domaines ou je ne le suis pas...


J'ai donc toutes les qualités pour etre un parfait Avoué!

(Ou un bon à rien selon les points de vue).


Tout celà donne des hauts le coeur!

Comment voulez-vous que le simple quidam puisse avoir le moindre respect et la plus élémentaire confiance dans le systeme judiciaire français?


Recyclez donc vos avoués d'opérette dans les focntions d'administrateurs judiciaires, c'est tout aussi inutile et mafieu, ils y seront à leur aise!


Je m'en retourne à la préparation de la délocalisation de mon entreprise chez un de nos voisin plus pragmatique et moins sclérosé!


RE: Pourquoi n'ai-je pas embrassé la carriere d'avoué...

  • Par pif le

bête et méchant


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