Un décision définitive du Juge de proximité de Lyon du 6 juin 2008, vient fixer les limites des obligations mises à la charge du voyagiste, lorsqu'un client de retour d'un voyage réclame des dommages et intérêts.
Il s'agissait d'un voyage en Australie avec une visite dans la communauté aborigène.
Le Juge analyse en particulier la spécificité du voyage et la difficulté à organiser avec des populations locales non encore habituées à ce type de contact et peu coutumiers de notre mode et rythme de vie.
Ces populations ne peuvent être jugées à l'aune de nos propres valeurs et il ne peut être exigé d'elles, le même rigeur dans le contact et l'organisation.
L'annonce de la transformation des participants en "homme différent" au terme du voyage ne devait être compris que comme un message purement publicitaire d'ailleurs incontrôlable et différent pour chaque personne.
Les conditions de la visite relatées dans le dossier chez les aborigènes, ne constituent pas un manquement aux obligations contractuelles de l'agence.

1 commentaire
-http://consodroit.fr
Bonjour,
Décision a priori intéressante. Pouvez-vous me communiquer les références de la décision.
Merci.
--
ENG
Blog en droit de la consommation
http://consodroit.fr