Parmi les principes essentiels séculaires qui gouvernent la profession d'avocat, il y a la dignité, la conscience, l'indépendance, la probité et l'humanité.
L'avocat doit respecter également les principes d'honneur, de loyauté, de désintéressement, de confraternité, de délicatesse, de modération et de courtoisie.
Et à l'égard des clients, il doit faire preuve de compétence, de dévouement, de diligence et de prudence.
Depuis trois ans, pour que le droit lato senso diffusé sur la toile soit d'une certaine qualité à défaut d'être d'une qualité certaine, les avocats ont été incités par leur instance nationale suprême, le Conseil national des barreaux (CNB), à investir le net par la création de blogs [dont celui-ci] sur la plate-forme avocats.fr (cf. "Avocats.fr : Les avocats envahissent le net", 1er sept. 2007).
Ces blogs sont à l'image des êtres humains que sont les avocats, c'est-à-dire du bon et du mauvais ainsi que du très bon et du très mauvais.
Depuis trois ans, le droit a ainsi envahi le net mais les principes qui gouvernent la profession sont peu ou prou passés à la trappe.
C'est un tir fratricide entre un provincial ("Miscellanées: De la Cour d'appel de Toulouse (en fait de toute autre chose)", Bernard Kuchukian, 2 sept. 2010) et une parisienne ("La Cour d'appel de Toulouse", Brigitte Bogucki, 1er sept. 2010) qui m'amène à vous parler de l'inutilité des "réserves".
"Sous toutes réserves" est la formule classique que vous trouvez au bas des écritures de moult avocats.
"Les quelques lignes [du billet de Brigitte Bogucki] sont typiques", considère Bernard Kuchukian, "du parisianisme se prétendant hautain, mais en fait généralement quelconque, comme on dit des réserves au bas des écritures".
La formule "sous toutes réserves" est inutile, enseignait l'excellent confrère Jean-Claude Woog en 1992 au CRFPA de Paris, car de deux choses l'une, soit vous avez oublié quelque chose et les réserves n'y changeront rien, soit vous avez réalisé un chef d'oeuvre et les réserves sont... inutiles.
En aucun cas, les réserves, pas plus que les parisiens, ne peuvent donc être considérés comme "quelconques".
Alfredo Allegra
2 IX 2010


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